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Philippines : rivalité USA/Chine/Japon pour des opérations militaires, aide humanitaire ou hégémonie ?

C’est clair, au delà des conséquences humaines, sanitaires et sociales, le typhon qui vient de frapper les Philippines a d’importantes conséquences géopolitiques. Preuve s’il en était besoin, Etats-Unis, Japon et Chine semblent vouloir rivaliser pour aider le pays sinistré … et surtout tenter de préserver leur poids économique et politique dans la région.

C’est ainsi que le Global Times, quotidien officiel chinois, a indiqué vendredi dans son éditorial que la Chine devrait envoyer des navires de guerre aux Philippines. Arguments invoqués : aider les victimes du typhon Haiyan mais également contrer l’influence des Etats-Unis et du Japon, alors qu’un conflit oppose gouvernement chinois et philippins depuis des mois avec en toile de fond – encore une fois – une forte odeur de pétrole et de gaz.

L’envoi de navires de guerres dans de telles circonstances est bien intentionné. Si Manille s’y opposait, cela témoignerait simplement de son étroitesse d’esprit”, a ainsi souligné le Global Times dans son éditorial.

« La Chine est forte et elle ne doit pas avoir peur de voir son offre rejetée, ou ses résultats critiqués par l’opinion internationale » martèle par ailleurs le journal. Ajoutant que « l’armée chinoise doit progressivement assumer un rôle plus vigoureux dans la diplomatie du pays. »

Rappelons que les relations diplomatiques entre les Philippines et la Chine sont loin d’être au beau fixe suite à un différend territorial en mer de Chine méridionale. Manille revendique en effet la souveraineté de l’atoll de Scarborough, à seulement 200 km des côtes philippines, alors que Pékin en a pris le contrôle en 2012.

Alors que le Japon a parallèlement annoncé vendredi qu’il se préparait à envoyer un millier de soldats pour renforcer les secours sur l’archipel et que les Etats-Unis, certes alliés historiques des Philippines, ont déployé sur place une impressionnante force militaire qui pourrait laisser penser à une véritable une invasion humanitaire (nous y reviendrons) le journal estime que « la Chine aussi devrait envoyer ses navires de guerre aux Philippines ». Ajoutant que « les soldats chinois sont de plus en plus souvent employés dans des missions de secours et d’assistance humanitaire à l’étranger. »

Selon le journal, l’envoi de militaires américains et japonais servent la stratégie de Washington pour étendre son influence en Asie. Affirmant même savoir de source diplomatique que le Japon avait conditionné l’accroissement de son aide aux Philippines par l’envoi de soldats.

Allant encore plus loin, dans les « propositions », le Global Times juge trop « délicat et prématuré » le recours à son porte-avions Liaoning, évoquant la possibilité pour la Chine de déployer son navire-hôpital, l’Arche de Paix, escorté de navires de guerre.

Néanmoins, le ministère chinois des Affaires étrangères a toutefois refusé de commenter les propositions du média d’Etat et encore moins de reprendre à son compte les orientations du journal.  Ajoutant que « l’éditorial en question représent(ait) seulement l’opinion du journal lui-même ». « Sur les moyens ou l’ampleur de l’aide de Pékin, la Chine prendra en temps voulu les décisions adéquates, en fonction de l’évolution de la situation et des requêtes des Philippines elles-mêmes, a poursuivi Hong Lei », porte-parole du ministère.

Précisons par ailleurs que la modique somme accordée par la Chine – 100.000 dollars – pour soutenir les Philippines a fait l’objet de vives critqiues, certains pointant du doigt le peu de générosité de la seconde économie mondiale. Controverse qui a poussé Pékin à annoncer jeudi le versement complémentaire de 10 millions de yuans (1,2 million d’euros), sous forme de couvertures, de tentes et autres soutiens matériels.

- Opération militaire US de grande envergure vers les Philippines : invasion humanitaire ?

Quant aux Etats-Unis, l’agence France Presse elle-même parle d’opérations militaires. Il est vrai que le corps des Marines a annoncé mercredi que l’armée américaine continuait de renforcer les moyens mis en oeuvre pour porter secours aux sinistrés, avec l’envoi d’une douzaine d’avions et hélicoptères supplémentaires.

4 MV-22 Osprey supplémentaires ont ainsi quitté leur base d’Okinawa (Japon) en direction des Philippines, portant à huit le nombre de ces appareils impliqués dans les opérations de secours. Publicité garantie alors que l’appareil – mi-avion, mi-hélicoptère – bénéficie d’une autonomie, d’une rapidité et de capacités de fret d’un avion.

Huit avions cargo MC-130 – variante de l’Hercules – ont par ailleurs été envoyés en renfort, portant à 12 le nombre de ces appareils destinés à convoyer matériels de secours, eau ou nourriture. L’armada navale devrait quant à elle atteindre les zones sinistrées au cours des prochains jours.

Devaient arriver jeudi aux Philippines, selon une porte-parole de l’US Navy, le porte-avions George-Washington, escorté de deux croiseurs et d’un destroyer, totalisant une quinzaine d’hélicoptères. Un autre destroyer ainsi qu’un autre navire de ravitaillement font également route vers les zones sinistrées.

Deux navires amphibies, l’USS Germantown et l’USS Ashland, équipés de chalands de débarquement, d’installations médicales et d’unités de production d’eau potable ont pour leur part quitté leur base de Sasebo (sud du Japon) et sont attendus aux Philippines dans les prochains jours, selon les Marines.  Un autre navire de transport amphibie, l’USS Denver, demeurant en alerte à Sasebo, selon l’US Navy.

Quelques semaines après le shutdown – que tout le monde semble avoir oublié semble-t-il – le Pentagone a ainsi débloqué 10 millions de dollars à ce stade pour l’opération militaire, baptisée Damayan. Décidément la crise budgétaire US ne semble pas avoir affecté les dépenses militaires … les lobbies d’armement US pouvant se frotter les mains …

 - Quand Washington réaffirmait son soutien à Manille

Rappelons qu’en mai 2012, Washington a réaffirmé son engagement à soutenir Manille en cas d’agression extérieure, en vertu d’un accord conclu en 1951. Des propos tenus en réponse à une demande de soutien des Etats-Unis émise par les Philippines, Manille souhaitant ainsi que les Etats-Unis les aident à se «doter d’une défense qui soit un minimum crédible».

Le tout dans un contexte de tension accrue entre Chine et Philippines, compte-tenu d’enjeux croissants tant économiques que géopolitiques en mer de Chine.

Le fin mot de l’histoire ? Les pays de la région ont démarré depuis quelques mois des travaux d’exploration en offshore profond, alors que le potentiel de la région en hydrocarbures pourrait être gigantesque.

En 2008, un rapport de l’Energy Information Administration estimait d’ores et déjà ses réserves à 213 milliards de barils. Ce qui, le cas échéant, si l’on en croit les données de BP, surpasserait les réserves prouvées de tous les pays de la planète, en dehors de celles de l’Arabie saoudite et du Venezuela.

-   Quand la CIA s’intéresse  aux effets stratégiques du réchauffement climatique sur les régimes politiques

Un contexte qui pousse à réfléchir alors que c’est fort discrètement que  quelques jours  après la réélection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis que la CIA a annoncé officiellement avoir fermé sa cellule consacrée aux conséquences du changement climatique sur la sécurité nationale (Center on Climate Change and National Security) ….

Une   nouvelle  qui nous interpellait   fortement alors que nous laissions  entendre ici-même que l’arme  climatique  dénommée Haarp  (High-Frequency Active Auroral Research Program) et développée  notamment  par Bae Systems et Carlyle  – et donc  avec l’appui du lobby militaire lui-même,  soutien de  Mitt Romney  -  avait pu   quelque  peu   œuvrer  à la formation  d’ouragans comme  Sandy, bouleversant la population américaine  en plein élection  présidentielle.   Sans  parler de  son  passage dévastateur  sur les  îles  de Haïti et de Cuba, lequel pouvant « favoriser »  une invasion humanitaire US via des ONG « idéalement » placées  telles  que « Save The Children » .

Annonce  à rapprocher également  de  nos  interrogations  sur l’éventualité que  certains séismes (Haïti, Iran, Birmanie) ne soient pas  dûs uniquement à l’oeuvre de Dame Nature,   cette dernière pouvant être – encore une fois -  quelque peu aidée dans son œuvre par de véritables armes comme le programme  Haarp, géré conjointement par l’US Air Force et l’US Navy.

“La CIA travaille depuis plusieurs années sur les implications du changement climatique pour la sécurité nationale. Dans le cadre d’un vaste remaniement des moyens d’analyse, ce travail continuera à être effectué par une équipe dédiée dans un nouveau centre qui se penche sur les questions économiques et énergétiques qui affectent la sécurité nationale américaine”, avait assuré un porte-parole de l’agence, Todd Ebitz, dans un communiqué.

Rappelons  que  la  cellule Center on Climate Change and National Security avait été mise en place en septembre 2009 sous l’autorité du directeur de la CIA de l’époque, Leon Panetta, après une série de rapports liant changement climatique et sécurité nationale. Objectif officiel   selon le communiqué de presse publié  lors de sa création : analyser les conséquences politiques, économiques et sociales pour les Etats-Unis — mais aussi pour des pays étrangers, sensibles ou vulnérables — de phénomènes comme la désertification, la montée du niveau des océans, les déplacements de population et la concurrence accrue pour les ressources naturelles. Rien que cela …

Intéressant également  de  noter   que  les informations disponibles  sur les activités de ce centre démontrent que la CIA s’intéressait surtout aux effets stratégiques du réchauffement climatique sur les régimes politiques. Un des sujets traités et non des moindres :  le dossier  concernant la ressource en eau en Asie et en Afrique ou l’impact sur les USA et leurs alliés des mouvements de population suscités par la désertification ou la montée des océans. Tout de même …

Des éléments sujet à  réflexion, indéniablement, alors qu’une note de l’ambassade de France à Washington laisse entendre que “les menaces à la sécurité américaine sont de plusieurs ordres. Les modifications du climat ainsi que l’augmentation des événements climatiques extrêmes (tempêtes, sécheresses, inondations) en fréquence, en intensité ou en durée risque d’engendrer des crises pour les ressources en eau, en nourriture et en énergie notamment. Les forces armées américaines pourraient donc être amenées à agir plus souvent pour résoudre des crises liées à des tensions pour les ressources naturelles ou pour apporter une aide humanitaire. En effet, les pays touchés risquent de ne pas avoir les capacités pour faire face à ces événements, en particulier s’il s’agit de zones déjà fragilisées ou dans un contexte politique instable” …

Où  quand le  climat – voire  les armes climatiques ? – laisse  la porte grand ouverte    à une invasion humanitaire  US

Elisabeth Studer – www.leblogfinance.com  – 16 novembre 2013

A lire également :

. Monsanto : une affaire de blé OGM qui tombe à pic … en plein changement climatique

. Haïti : choléra, insécurité alimentaire et perte des récoltes « justifiant » une invasion humanitaire US ?

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13 commentaires

  1. ES 17 novembre 2013 à 15:39

    RFI Philippines –

    Article publié le : samedi 16 novembre 2013 à 22:02 –
    L’Arabie Saoudite soutient les Philippines, premier pays d’origine de sa main-d’œuvre

    Une semaine après le passage dévastateur du typhon Hayan sur les Philippines, l’Arabie saoudite vient en aide aux victimes de l’archipel. Cet élan de solidarite est d’autant plus surprenant que c’est la première fois qu’un pays musulman comme l’Arabie saoudite apporte une contribution financière à l’un des pays les plus catholiques au monde. Doit-on voir aussi dans ce geste une tentative des autorités saoudiennes de faire oublier la vague d’expulsion massive de travailleurs étrangers en situation irréguliere intervenue ces dernières semaines ?

    Le roi Abdallah vient d’accorder une dotation de plus de 37 millions de rials saoudiens (environ 7 millions d’euros) en faveur de la population philippine. Un geste de générosité plutôt rare de la part du souverain saoudien, plus habitué à intervenir auprès de populations en guerre comme les réfugiés syriens, qu’en faveur de victimes de catastrophes naturelles. Habituellement, les autorités saoudiennes restent discrètes. Elles évitent de communiquer sur des actions de solidarité de ce genre.

    De nombreux Philippins travaillent en Arabie saoudite

    Il faut rappeler, pour justifier ce geste royal, que les Philippins constituent la première main-d’œuvre dans le royaume, même si plus de 400 000 d’entre eux en situation irrégulière ont été expulsés ces dernières semaines du pays.

    L’aide saoudienne ne se résume pas seulement à une enveloppe financière. Des sociétés qui emploient des salariés philippins vont jusqu’à leur accorder des jours de congés afin de pouvoir rejoindre leurs familles dans les régions côtières dévastées par le typhon.

    Depuis une semaine, la communauté philippine en Arabie saoudite s’organise et s’active afin d’expédier vivres et vêtements à leurs compatriotes ou à leur famille dans l’archipel.

    De son côté, le ministre saoudien des Finances, Ibrahim Al-Assaf, a fait savoir que l’enveloppe de plus de 37 millions de rials saoudiens sera directement versée sur un compte spécial en coordination avec le gouvernement philippin.

  2. retrouvé le retour 19 novembre 2013 à 20:46

    “L’Arabie Saoudite soutient les Philippines, premier pays d’origine de sa main-d’œuvre”
    Un père Noël de cet acabit, franchement je ne vais pas ramoner ma cheminée cette année. On ne sait jamais.
    S’il ose, comme il va certainement arriver tout blanc, j’aurai au moins le plaisir de le voir repartir goudronné.

  3. ES 19 novembre 2013 à 20:52

    C’est MSC croisières qui devrait aussi envoyer de l’argent aux Philippines …

  4. ES 19 novembre 2013 à 20:57

    Après un faux départ, la semaine dernière, le procès de Francesco Schettino, commandant du paquebot Costa Concordia, dont le naufrage a fait 32 morts le 13 janvier 2012, s’est ouvert ce mercredi à Grosseto, en Toscane. Retour sur le milieu opaque du monde des croisières où toutes les dérives sociales sont permises. Au risque de mettre en jeu la vie des passagers.

    Le rituel était immuable. Au début de chaque croisière, le Costa Concordia présentait fièrement son équipage au son de la chanson de Michael Jackson We Are the World. Un hymne à la mondialisation repris en chœur par les passagers, loin de penser que cette ode était aussi celle de la course à la rentabilité, qui mettait en cause leur propre sécurité.

    Avec quarante nationalités différentes, l’équipage du Costa Concordia était pourtant loin du monde rêvé du king of the pop. Le chant des galériens aurait sonné plus juste… Sous les piscines à toboggan et les casinos, un autre monde se cachait à bord de ce «?temple du divertissement?»?: celui des travailleurs venus des pays les plus pauvres de la planète, sous-payés et travaillant des mois sans congés et sans avoir la chance d’apercevoir une vague sous le soleil.

    Opaque, le monde de la croisière est très difficile à pénétrer. Les syndicalistes y sont persona non grata. On dit même que les salariés surpris à leur parler seraient ajoutés à des listes noires officieuses. Mais quelques spécialistes permettent de se faire une idée de la vie à bord de ces géants des mers.

    Économiser sur la main-d’œuvre

    Long comme trois stades de football et haut comme un immeuble de vingt étages, le Costa Condordia était un mastodonte manœuvré par quelque 1?023 membres d’équipage. Une véritable «?entreprise de main-d’œuvre?», résume Patrick Chaumette, professeur en droit social à l’université de Nantes qui fait un raisonnement simple?: «?Si l’on veut accueillir un maximum de clients, il faut des prix défiant toute concurrence?; les coûts de fonctionnement de ces paquebots étant importants, il reste une seule variable d’ajustement?: la masse salariale.?»

    Pour cela, les compagnies maritimes peuvent compter sur les pavillons de complaisance et autres registres internationaux, qui facilitent la baisse des coûts salariaux (lire notre entretien p.?4). L’Italie ne fait pas exception à la règle. Depuis 1998, son registre international lui permet d’employer sur le même navire des officiers italiens rémunérés aux normes européennes et des marins extracommunautaires sous-payés. En prime, l’armateur est totalement exonéré de charges sociales.

    Les conséquences de cette déréglementation planétaire sont spectaculaires?: «?En trente ans, le transport maritime a augmenté de 400?% et en même temps son coût social a baissé de pratiquement 40?%?», calcule Jean-Paul Hellequin, président de l’association de défense maritime Mor Glaz et marin syndiqué à la CGT. Résultat de cette libéralisation du marché, sur les 1,8?million de marins dans le monde, les quatre cinquièmes viendraient des pays pauvres. «?Ça ne veut pas dire qu’ils font mal leur travail, mais on ne va pas les chercher par hasard?», souligne Jean-Paul Hellequin.

    Des «free-lances» ?ultra-précaires

    Pour les marins soumis au registre international, la précarité de l’emploi est la règle. Recrutés par des agences de main-d’œuvre dans leurs pays d’origine, ces «?free-lances?» partent en mer pour un temps d’embarquement pouvant dépasser les six mois. En matière salariale, les normes de la fédération syndicale internationale du transport (ITF) sont généralement admises pour référence?: quand un matelot français touche 1?650?euros pour huit heures de travail par jour, son collègue philippin touchera 1?400?euros, sans congés payés, pour douze à quatorze heures de labeur quotidien.

    De plus, les minima internationaux concernent les marins brevetés maritimes, ceux qui travaillent à la passerelle et à la machine. Le personnel hôtelier présent sur ces navires n’est lui soumis à aucune norme. Sur les 1?023 membres d’équipage présents sur le Costa Concordia, au moins les deux tiers avaient vocation à distraire ou prendre soin des passagers. Le salaire moyen de ce personnel de bord serait de 600?euros par mois. «?Ce ne sont pas des galériens pour autant, modère Arnaud de Boissieu, aumônier des marins au port de Marseille-Fos. Ils ont des contrats qu’ils sont libres de résilier. Un marin philippin, par exemple, va gagner quatre fois plus sur ces bateaux qu’en restant au pays. Ils disent qu’ils se sacrifient pour leur famille.?»

    Un bateau est une usine fonctionnant 24?heures sur 24, sept jours sur sept. Le rythme de travail est soutenu, stressant. «?Les cadences sont énormes, explique Véronique Aubert, de l’Observatoire des droits des marins. L’armateur met la pression pour que le navire passe peu de temps en escale, afin de payer moins de droits de port. La logique économique prime sur l’humain.?»

    Il existe au sein de l’équipage de ces paquebots une vraie hiérarchie, liée à l’origine géographique. Européens, les marins de navigation représentent?l’aristocratie. Plus les tâches sont dures et ingrates, plus les employés viennent des pays pauvres. Philippins et Pakistanais sont ainsi surreprésentés chez les marmitons et les femmes de ménage.

  5. retrouvé le retour 19 novembre 2013 à 21:00

    ” le Japon a parallèlement annoncé vendredi qu’il se préparait à envoyer un millier de soldats ”
    Toutes ces troupes en débandade c’est Bourbaki en pire! Nous vivons la fin de tous ces corps étrangers qui ne font qu’une chose mettre en péril les finances des états qui prétendent les projeter.
    La leçon de l’Indochine a été visiblement mal enregistrée

  6. retrouvé le retour 19 novembre 2013 à 21:07

    “Il existe au sein de l’équipage de ces paquebots une vraie hiérarchie, liée à l’origine géographique. Européens, les marins de navigation représentent?l’aristocratie. Plus les tâches sont dures et ingrates, plus les employés viennent des pays pauvres. Philippins et Pakistanais sont ainsi surreprésentés chez les marmitons et les femmes de ménage.”

    Oui, il faudrait aussi chercher qui tire les ficelles de cette “belle affaire”.

  7. basstemperature 20 novembre 2013 à 11:05

    Haarp ? Et sans aucune honte vous écrivez des trucs pareils ?

    Révisez votre science physique apprise au collège et vous apprendrez que la soit disante arme climatique “haarp” est impossible …

    Une simple application de la loi d’archimède sur les fluides rend haarp impossible nul et non avenu : Un simple délire de complotiste sans la moindre culture scientifique

    Comment diable pourrait on réchauffer la troposphère en chauffant la Ionosphère des millions de fois moins dense alors que d’un archimède fera que les couches ne se mélangent pas et de 2 même si par l’opération du saint esprit elles se mélangeaient : Cela ne réchaufferait la troposphère de même pas un millionième de degrés …

    Haarp c’est pour les gogo qui ne savent mm pas qu’un fluide chauffé a l’origine moins dense qu’un autre + bas n’a aucune chance d’aller se mélanger avec celui + dense en bas … Il restera en haut coincé en haut …

    Pauvre naze …

  8. retrouvé le retour 21 novembre 2013 à 13:58

    “Pauvre naze …” Pourquoi “naze-ifier” cette pauvre ES, sur son propre blog !! Oui cette histoire de “‘harpe” c’est pas très malin et même un peu limite.
    Mais si l’on doit traiter de naze tous ceux qui véhiculent des idées bizarres, alors on va vers l’overdose ‘!

  9. ES 22 novembre 2013 à 00:07

    Ci-dessous un rapport pour le moins édifiant de la Commission européenne des affaires étrangères
    **
    (nase elle aussi ?????)
    ****
    , de la sécurité et de la politique de défense (rapport A4-0005/99 en date du 14 janvier 1999) sur les expériences menées par les Etats-Unis via le projet HAARP (High Frequency Active Auroral Research Project).

    « HAARP – Un système d’armement modifiant le climat »

    Le 5 février 1998, la sous-commission sécurité et désarmement du Parlement a procédé à une audition portant notamment sur HAARP. Des représentants de l’OTAN et des États-Unis avaient été conviés à la réunion. Ils ont toutefois choisi de ne pas venir. La sous-commission a déploré que les États-Unis n’aient envoyé aucun représentant à l’audition et qu’ils n’aient pas saisi l’opportunité de faire des commentaires sur le matériel présenté(24).

    HAARP est un programme de recherche sur le rayonnement à haute fréquence (High Frequency Active Auroral Research Project). Il est conduit conjointement par l’armée de l’air et la marine des États-Unis et par l’Institut de géophysique de l’université d’Alaska à Fairbanks. Des tentatives analogues ont lieu en Norvège, dans l’Antarctique, mais aussi dans l’ex-Union soviétique(25). HAARP est un projet de recherche utilisant un équipement terrestre, un réseau d’antennes. Chacune est alimentée par son propre émetteur pour réchauffer des parties de l’ionosphère(26) au moyen d’ondes radio puissantes. L’énergie ainsi générée réchauffe certaines parties de l’ionosphère, ce qui crée des trous dans l’ionosphère et des “lentilles” artificielles. HAARP peut avoir de multiples applications. La manipulation des particularités électriques de l’atmosphère permet de contrôler des énergies gigantesques. Utilisée à des fins militaires contre un ennemi, cette technique peut avoir des conséquences terribles. HAARP permet d’envoyer à un endroit déterminé des millions de fois plus d’énergie que tout autre émetteur traditionnel. L’énergie peut aussi être dirigée contre un objectif mobile, notamment contre des missiles ennemis.

    Le projet améliore la communication avec les sous-marins et permet de manipuler les conditions météorologiques mondiales. Mais l’inverse, perturber les communications, est également possible. En manipulant l’ionosphère, on peut bloquer la communication globale tout en conservant ses propres possibilités de communications. La radiographie de la terre sur une profondeur de plusieurs kilomètres (tomographie terrestre pénétrante) à la fin de découvrir les champs de pétrole et de gaz, mais aussi les équipements militaires sous-terrains, et le radar transhorizon qui identifie des objets à grande distance au-delà de la ligne d’horizon sont d’autres applications du système HAARP.

    Depuis les années 50, les États-Unis procèdent à des explosions nucléaires dans les ceintures de Van Allen(27) afin d’examiner les effets des impulsions électromagnétiques qu’elles déclenchent sur les communications radio et le fonctionnement des équipements radars. Ces explosions ont généré de nouvelles ceintures de rayonnement magnétique qui ont pratiquement entouré la terre tout entière.

    Les électrons se déplaçaient le long de lignes de champs magnétiques et créaient une aurore boréale artificielle au-dessus du pôle nord. Ces essais militaires risquent de perturber à long terme les ceintures de Van Allen. Le champ magnétique terrestre pourrait s’étendre sur de vastes zones et empêcher toute communication radio. Certaines scientifiques américains estiment qu’il faudra plusieurs centaines d’années avant que les ceintures de Van Allen retrouvent leur état initial.

    HAARP peut bouleverser les conditions climatiques. Tout l’écosystème peut être menacé, en particulier dans l’Antarctique où il est fragile. Les trous dans l’ionosphère causés par les ondes radio puissantes qui y sont envoyées constituent un autre effet très grave d’HAARP. L’ionosphère est notre bouclier contre le rayonnement cosmique. L’on espère que ces trous se refermeront, mais l’expérience acquise suite à la modification de la couche d’ozone donne à penser le contraire. Le bouclier de l’ionosphère est fortement percé à plusieurs endroits.

    En raison de l’ampleur de ces incidences sur l’environnement, HAARP constitue un problème global et il faudrait évaluer si les avantages que procure ce système compensent les risques encourus. Ses incidences écologiques et éthiques doivent être évaluées avant la poursuite des travaux de recherche et la réalisation d’essais. L’opinion publique ignore pratiquement tout du projet HAARP et il est important qu’elle soit mise au courant.

    HAARP est lié à la recherche spatiale intensive menée depuis 50 ans à des fins clairement militaires, par exemple en tant qu’élément de la “guerre des étoiles” en vue du contrôle de la haute atmosphère et des communications. Ces travaux de recherche doivent être considérés comme extrêmement néfastes pour l’environnement et la vie humaine. Personne ne sait avec certitude ce que peuvent être les effets de HAARP. Il faut lutter contre la politique du secret en matière de recherche militaire. Il faut promouvoir le droit à l’information et au contrôle démocratique des projets de recherche militaire ainsi que le contrôle parlementaire.

    Une série d’accords internationaux (“la convention sur l’interdiction d’utiliser à des fins militaires ou à d’autres fins hostiles des processus modifiant l’environnement, le traité sur l’Antarctique, l’accord établissant les principes des activités des États en matière de recherche spatiale, en ce compris la lune et d’autres corps spatiaux ainsi que la convention des Nations unies sur le droit maritime) font que HAARP est un projet hautement contestable non seulement sur les plans humain et politique mais aussi du point de vue légal. En vertu du traité sur l’Antarctique, l’Antarctique ne peut être utilisée qu’à des fins pacifiques(28), ce qui signifie que HAARP enfreint le droit international. Tous les effets des nouveaux systèmes d’armement doivent être évalués par des organes internationaux indépendants. Il faut encourager la conclusion d’autres accords internationaux afin de protéger l’environnement contre toute destruction inutile en temps de guerre.

  10. Elisabeth Studer 25 novembre 2013 à 01:13

    Zone de défense aérienne chinoise : Tokyo met en garde contre le risque d’événements imprévisibles

    TOKYO – Le Japon a mis en garde dimanche contre le risque d’événements imprévisibles après l’établissement par la Chine d’une zone d’identification de la défense aérienne, dont le tracé inclut des îles sous contrôle japonais.

    Le ministre japonais des Affaires étrangères Fumio Kishida a déclaré à la presse que le Japon ne pouvait accepter la décision japonaise. Elle constitue, a-t-il dit, un geste unilatéral qui nous amène à considérer le danger d’événements imprévisibles dans la zone litigieuse en mer de Chine orientale qui inclut l’archipel des Senkaku (des îles appelées Diaoyu par les Chinois), sous contrôle japonais mais revendiqué par Pékin.

    M. Kishida a indiqué que le Japon étudiait la possibilité de porter ses protestations à un niveau plus élevé, s’attirant une réplique courroucée de Pékin.

    A Séoul, le ministère sud-coréen de la Défense a jugé regrettable que la nouvelle zone de défense chinoise empiète également sur sa propre zone de défense aérienne, à l’ouest de l’île de Jeju. Selon une source militaire, les deux zones se recoupent sur une région de 20 kilomètres de large sur 115 kilomètres de long.

    Nous allons parler de ce problème avec la Chine afin d’éviter que cela n’affecte nos intérêts nationaux, a indiqué le ministère sud-coréen de la Défense dans un communiqué.

    Samedi, le secrétaire d’Etat américain John Kerry a dénoncé une décision unilatérale de la Chine. Une escalade ne va qu’accroître les tensions dans la région et créer le risque d’un incident, a-t-il mis en garde.

    Le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel a réaffirmé samedi que les îles Senkaku sont incluses dans le traité américano-japonais, c’est à dire que Washington défendrait le Japon si cette région était attaquée.

    Les Etats-Unis, dont 70.000 soldats sont stationnés au Japon et en Corée du sud, ne respecteront pas la nouvelle zone de défense chinoise, a-t-il indiqué.

    Dimanche, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Qin Gang, a rejeté fermement les déclarations du chef de la diplomatie japonaise en les qualifiant de sans fondement et complètement fausses.

    Selon l’agence de presse officielle Chine Nouvelle, M. Qin a également exhorté les Etats-Unis à ne pas prendre partie dans cette affaire. La Chine a protesté auprès de l’ambassadeur américain à Pékin Gary Locke et a demandé à Washington de revenir sur ses déclarations, qu’il a qualifiées d’erronées, a-t-il indiqué.

    Le porte-parole du ministère chinois a assuré que la zone de défense chinoise a pour but la protection de la souveraineté de l’Etat chinois ainsi que celle de la sécurité de l’espace territorial et aérien du pays. L’établissement de cette zone ne vise aucun pays en particulier et n’affectera pas la liberté de survol dans l’espace aérien concerné, a-t-il ajouté.

    La création de la nouvelle zone s’accompagne de règles que devront observer tous les avions qui la traversent, sous peine d’intervention des forces armées, a indiqué samedi le ministère chinois de la Défense dans un communiqué.

    Les aéronefs devront notamment fournir leur plan de vol précis, afficher clairement leur nationalité, et maintenir des communications radio leur permettant de répondre de façon rapide et appropriée aux requêtes d’identification des autorités chinoises.

    La tension est vive autour des îles Senkaku, revendiquées par Pékin sous le nom de Diaoyu, dans les eaux desquelles les bateaux de garde-côtes chinois ont multiplié ces derniers mois les incursions.

    Le ministre japonais de la Défense, Itsunori Onodera, avait estimé fin octobre que ces incursions chinoises répétées constituaient une zone grise entre temps de paix et situation d’urgence.

    Depuis plus d’un an, les relations sino-japonaises sont au plus bas en raison de ce différend territorial, qui s’est envenimé après la nationalisation par Tokyo en septembre 2012 de trois des cinq îles de l’archipel.

    (©AFP / 24 novembre 2013 23h58)

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