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Haïti : choléra, insécurité alimentaire et perte des récoltes « justifiant » une invasion humanitaire US ?

Elisabeth Studer Uncategorized 16 commentaires

Vous  souvenez-vous ?  Avant  même  le passage de l’ouragan Sandy sur les côtes de Haïti, je laissais entendre  que  la  tempête  pourrait  être l’occasion pour les Etats-Unis de   rejouer le scénario   d’une  invasion humanitaire. Les  choses  se font on ne peut plus  concrètes désormais, en  ce qui  concerne  les besoins  sanitaires  et le contexte local.

Selon  un diagnostic  de  la situation  effectuée  en urgence dès le 25 octobre  par les équipes humanitaires de Solidarités International, de « gros dégâts » sont à déplorer  dans les plus importantes zones à risques comme le département des Nippes et dans les camps de déplacés autour de Port au Prince.

Toujours  selon Solidarités International,   1 800 familles sinistrées et  une quarantaine de cas de choléra supplémentaires ont  été  détectés  dans les Nippes depuis le passage de Sandy.  A  noter  également  que certains centres de santé du département ont été complètement inondés.

 Au-delà des importants dégâts matériels,  l’organisation s’inquiète tout particulièrement de la « recrudescence des cas de choléra«   et  d’une « insécurité alimentaire grandissante« .  Observant  que « les fortes inondations ont grandement participé à la propagation du choléra (système d’assainissement inondé, défécation à l’air libre, contamination des points d’eau…) ».

Elle   pointe  également  du doigt  une « insécurité alimentaire grandissante », indiquant  que  « la période de sécheresse prolongée suivie de la tempête Isaac et de l’ouragan Sandy ont détruit les cultures et endommagés fortement les systèmes d’irrigation ». Ajoutant  que « de nombreux agriculteurs ont perdu leur outils agricoles et certains pêcheurs leurs bateaux ».

Solidarités International  indique par ailleurs que « les cultures sont ravagées, les arbres fruitiers arrachés et une partie du  bétail perdue ».  L’organisme  s’alarmant  :  il « faut agir vite si nous voulons sauver les cultures de novembre ».

« La baisse de la production vivrière, en parallèle de l’augmentation du prix de certaines céréales sur le marché engendre une forte hausse des prix de certains produits alimentaires. Les personnes les plus pauvres connaissent de plus en plus de difficulté à accéder à de la nourriture »  prévient également Solidarités International.

Alors  que certains  et non des moindres laissaient entendre  que le gigantesque séisme survenu à Haïti en 2010   n’était pas uniquement le fait de  Dame Nature, cette dernière ayant pu être « aidée »  dans son « travail »   par la mise en œuvre  d’une arme  sismique et climatique telle que le projet Haarp, on se  doit de noter que  l’île  sort  immensément meurtrie  par le passage de l’ouragan Sandy.

De telles  sortes  que l’état sanitaire et  alimentaire  du pays nécessitent   l’aide  internationale … et en tout  particulier le « soutien »  des Etats-Unis   ?  …. Il y  a fort à  le parier, indiquais-je  déjà il  y a quelques jours. Redoutant  qu’une   nouvelle  « invasion » humanitaire  US puisse voir le jour à Haïti.

Alors   que le pays a  d’ores  et déjà été dévasté  en 2010, et que des milliers d’habitants demeurent logés dans des abris provisoires, réseaux routiers et installations agricoles ont été dévastés  suite au  passage de Sandy.

Devant cette  situation,  le Premier ministre haïtien, Laurent Lamothe, a lancé  un appel à la solidarité internationale.  Estimant  la situation «effrayante» et  exhortant son équipe à agir «vite». Selon les statistiques présentées par les ministres,  les pertes enregistrées dans le secteur agricole s’élèveraient à plus de 104 millions de dollars.

«Plusieurs milliers de kilomètres de routes agricoles ont été détruites, des milliers de têtes de bétail ont été emportées par les eaux qui ont détruit des milliers d’hectares de plantations», a ainsi indiqué le ministre de l’Agriculture Jacques Thomas.
«Nous enregistrons de nombreux cas de choléra dans plusieurs régions alors que des hôpitaux et des centres de santé ont été détruits ou endommagés par Sandy», a par ailleurs alerté la ministre de la Santé publique, Florence Guillaume.

Selon Johan Pelemen du bureau de l’ONU pour les affaires humanitaires (OCHA), la  situation  la plus préoccupante  concerne la  sécurité alimentaire. «Dans les prochains jours, il y aura une réduction de la disponibilité alimentaire locale, ce qui va entraîner une hausse des prix des produits de base», a-t-il ainsi estimé.

«Les bailleurs ne doivent pas se tourner ailleurs et oublier Haïti qui a encore des besoins humanitaires liés au séisme, auxquels sont venus s’ajouter les conséquences de l’ouragan», a par ailleurs insisté Johan Pelemen.

A l’heure où un ouragan approchait des rives de Haïti et de Cuba, nous nous  interrogions sur l’éventualité que les Etats-Unis usent d’une nouvelle arme climatique telle que le projet Haarp. Le fait que les  deux îles soient « visées » par un ouragan n’étant peut-être pas totalement dû au hasard …

Certains et non des moindres – tel que Hugo Chavez accusant les États-Unis d’avoir user d’une arme telle que Haarp pour provoquer le séisme d’Haïti, le but ultime pouvant être d’obtenir la main-mise sur Cuba et le pétrole du Venezuela … tout en réalisant un « test » grandeur nature d’une opération conduisant à l’anéantissement de l’Iran …grand allier du Venezuela.

Restant toujours factuelle, signalons qu’après le tremblement de terre, le Pentagone a annoncé que le navire hôpital USNS Comfort, qui se trouvait ancré à Baltimore, a rappelé son équipage et fait cap vers Haïti. L’amiral Mike Mullen, chef d’état-major interarmes, déclarant parallèlement que les Forces armées des États-Unis préparaient une réponse d’urgence au désastre.

Le général Douglas Fraser, commandant en chef du SouthCom, indiquait parallèlement que des bâtiments des Gardes-côtes et de la Navy avaient été dépêchés sur place. Le porte-avions polyvalent USS Carl Vinson étant envoyant de Norfolk avec une dotation complète d’avions et d’hélicoptères. Des groupes additionnels d’hélicoptères devaient se joindre au Carl Vinson par la suite.

Certains analystes notaient par ailleurs que l’Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID), intervenait déjà à Haïti  avant le séisme.

Parallèlement,un rapport russe laissait entendre que le département d’État, l’USAID et le SouthCom auraient débuté « l’invasion humanitaire »  en déployant 10 000 soldats et contractants, à la place de l’ONU, pour contrôler le territoire haïtien.

« L’aide internationale  n’a rien à voir avec les gens qui meurent de faim. Elle consiste à aider les pays à devenir des partenaires économiques », lançait quant à lui Frédéric Boisrond, sociologue et chargé de cours à McGill, expert en Stratégies d’affaires pour l’organisme à but non lucratif Solution Feedback actif et fondateur du YMCA d’Haïti, lequel figure parmi les 10 ONG les plus efficaces depuis le séisme  selon le Huffington Post.

Sources  :  www.solidarites.org, AFP, Reuters

Elisabeth STUDER – www.leblogfinance.com – 15 novembre 2012 -

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  1. Elisabeth Studer 1 mai 2013 à 23:38

    Bolivie: le président Morales expulse l’USAID

    Publié le 01.05.2013, 15h24

    Le président Evo Morales a annoncé mercredi l’expulsion de Bolivie de l’USAID, l’agence américaine pour le développement international, en l’accusant d’ingérence dans les affaires intérieures boliviennes. | Aizar Raldes
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    Le président Evo Morales a annoncé mercredi l’expulsion de Bolivie de l’USAID, l’agence américaine pour le développement international, en l’accusant de conspiration et d’ingérence dans la politique intérieure bolivienne.
    « Nous avons décidé d’expulser l’USAID de Bolivie. L’USAID s’en va de Bolivie », a lancé M. Morales dans un discours enflammé prononcé devant des milliers de personnes.

    Il s’adressait à la foule pendant un rassemblement pour la Fête du Travail sur la place d’Armes de La Paz, devant les bâtiments des pouvoirs exécutif et législatif boliviens.
    Les Etats-Unis on regretté la décision bolivienne et contesté les allégations « sans fondement » du président Morales.
    « Le gouvernement américain regrette profondément la décision du gouvernement bolivien d’expulser l’agence américaine pour le développement international. Nous contestons les accusations. (…) L’objectif de l’USAID est d’aider le gouvernement bolivien et d’améliorer la vie quotidienne de la population », a déclaré le porte-parole adjoint du département d’Etat Patrick Ventrell.
    L’USAID, présente en Bolivie depuis 1964, se trouve dans ce pays « pour des objectifs politiques et non pour des objectifs sociaux », a affirmé M. Morales, une des figures de la gauche radicale latino-américaine.
    L’USAID et d’autres institutions liées à l’ambassade des Etats-Unis à La Paz « conspirent contre le peuple, et particulièrement contre le gouvernement national », a accusé M. Morales, qui dirige la Bolivie depuis 2006.
    En 2008, pour des motifs similaires, la Bolivie avait expulsé l’ambassadeur des Etats-Unis et l’agence anti-drogue américaine DEA.
    Washington avait répliqué en expulsant l’ambassadeur de Bolivie et en enlevant à La Paz des conditions douanières préférentielles.
    « Plus jamais l’USAID, qui manipule, qui utilise nos frères dirigeants, qui utilise des camarades de la base en leur donnant des aumônes ! », a déclaré le président bolivien.
    Dans son discours, M. Morales a critiqué avec virulence le secrétaire d’Etat américain John Kerry, qui avait déclaré en avril, devant la commission des Affaires étrangères de la Chambre des Représentants, que l’Amérique latine était « l’arrière-cour » des Etats-Unis.
    L’expulsion de l’USAID constitue notamment « une protestation contre ce message du chef de la diplomatie des Etats-Unis », a dit M. Morales.
    « Sûrement, (les Etats-Unis) croiront toujours qu’ici on peut manipuler politiquement, économiquement », a dit le président bolivien. « Mais cela, c’était dans les temps anciens ».
    M. Morales a publiquement chargé le ministre bolivien des Affaires étrangères, David Choquehuanca, de communiquer à l’ambassade des Etats-Unis l’expulsion de l’USAID, « cet instrument (de Washington) qui persiste à avoir une mentalité de domination, de soumission ».
    Après avoir été longtemps en froid, Washington et La Paz avaient signé en 2011 un accord prévoyant la normalisation des relations bilatérales et un échange d’ambassadeurs. Mais cette tentative de rapprochement a échoué.

    Le domaine où les désaccords sont les plus forts est la lutte contre la drogue. Après l’expulsion de la DEA, les Etats-Unis ont réduit leur contribution dans ce secteur à 5 millions de dollars, alors que le gouvernement bolivien a fait passer cette année le budget de la lutte contre la drogue de 26 millions à 34 millions de dollars, selon les chiffres officiels.

  2. ES 9 octobre 2013 à 23:10

    Haïti : des victimes du choléra porte plainte contre l’ONU
    Par Anne-Laure Frémont, AFP agence
    Publié le 09/10/2013 à 22:11

    Plusieurs études ont démontré que l’épidémie qui a fait plus de 8.300 morts avait été introduite en 2010 par des Casques bleus népalais.

    Pour eux, l’ONU doit payer. Les avocats de victimes de l’épidémie de choléra qui a fait plus de 8.300 morts en Haïti depuis 2010 ont annoncé avoir déposé plainte contre les Nations-Unies, ce mercredi devant un tribunal de New York. Lors d’une conférence de presse, l’avocat Ira Kurzban a expliqué que cette plainte en nom collectif, déposées par cinq Haïtiens, entend représenter toutes les victimes de l’épidémie introduite par des soldats népalais de l’ONU en octobre 2010. «C’est la pire épidémie de choléra au monde», a-t-il insisté.

    Au total, plus de 650.000 personnes ont été touchées par le choléra en trois ans. Une enquête des Centres américains de prévention et de contrôle des maladies avait conclu en juin 2011 que la souche du choléra avait été introduite par un contingent népalais de la mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) , dont les déjections avaient pollué une importante rivière au nord de Port-au-Prince. Des conclusions confirmées par une étude de l’université américaine de Yale. La plainte déposée ce mercredi rappelle que ces 1.075 Casques bleus népalais étaient arrivés entre le 9 et le 16 octobre 2010 en Haïti, et qu’ils avaient été entraînés dans les environs de la vallée de Katmandou (Népal), où sévissait à l’époque une violente épidémie de choléra.

    Psychose anti-casques bleus

    L’ONU a toujours refusé de reconnaître sa responsabilité. Elle a donc rejeté en février les demandes d’indemnisation, au nom des «privilèges et immunités» dont elle bénéfice, et n’a pas non plus répondu à l’ultimatum lancé par l’Institut pour la justice et la démocratie en Haïti (IJDH, partie prenante dans la plainte) en mai dernier pour obtenir un accord d’indemnisation. Aujourd’hui, les Nations-Unies campent toujours sur leurs positions. «Il n’est pas dans les habitudes de l’ONU de discuter en public des plaintes déposées contre l’organisation», s’est contenté de déclarer un porte-parole, Farhan Haq. Il a de nouveau fait valoir que l’ONU «s’efforce de faire tout ce qui est en son pouvoir pour aider la population de Haïti à surmonter l’épidémie de choléra».

    Le scandale ternit toutefois l’image de l’organisation internationale: l’épidémie de choléra avait démarré dans un pays dévasté quelques mois plus tôt par le séisme du 12 janvier 2010 (250.000 morts). A l’époque, à cause des eaux usées et du mauvais état des installations sanitaires, la maladie s’était rapidement propagée au sein d’une population à bout de force, entrainant des scènes de violences inouies: des dizaines de personnes avaient notamment été lynchées à mort, accusées de pratiquer la sorcellerie pour propager le choléra. Quand les premières rumeurs impliquant la Minustah avaient circulé, une véritable psychose anti-casques bleus avait éclaté, donnant lieu à des affrontements meurtriers entre ces derniers et des manifestants.

    Selon Beatrice Lindstrom, de l’IJDH, il faudra dix ans et 2,2 milliards de dollars pour venir à bout du choléra en Haïti. L’ONU n’y a affecté qu’«1%» de cette somme.

  3. ES 8 novembre 2013 à 01:28

    Haïti: des milliers de manifestants exigent la démission du président Martelly

    PORT-AU-PRINCE – Plusieurs milliers de personnes ont violemment manifesté jeudi pendant plus de cinq heures dans la capitale d’Haïti Port-au-Prince pour exiger la démission du président Michel Martelly.

    Des groupes de jeunes manifestants venus des quartiers pauvres de Port-au-Prince se sont heurtés à des partisans du président Martelly dans certaines rues, faisant au moins deux blessés parmi les manifestants de l’opposition.

    Des proches de Martelly ont ouvert le feu sur nous. Il y a deux personnes blessées par balles, ont indiqué des manifestants à l’AFP.

    Les deux groupes ont échangé des jets de pierres sur plusieurs points du parcours de la manifestation qui a traversé toute la ville, provoquant des embouteillages monstres.

    De nombreux jeunes ont conspué le pouvoir en place, accusant le président Martelly de travailler pour ses proches et non pour le peuple.

    L’envoyée spéciale en Haïti du secrétaire général de l’ONU et les ambassadeurs du Brésil, du Canada, de l’Espagne, des Etats-Unis, de France, de l’Organisation des Etats américains (OEA) et de l’Union européenne ont appelé jeudi les acteurs politiques haïtiens à relancer le dialogue afin de trouver un consensus au blocage politique dans le pays.

    Ils ont appelé dans un communiqué les acteurs politiques à la continuation du processus de dialogue entre l’exécutif et le législatif afin d’arriver à une solution de consensus sur les questions politiques clés.

    Les représentants de la communauté internationale en Haïti estiment qu’il est dans l’intérêt de toutes les parties prenantes de la nation qu’une solution à l’impasse actuelle soit trouvée dans les plus brefs délais, et que cette solution soit mutuellement acceptée par les acteurs politiques ainsi que la société civile haïtienne, poursuit le texte.

    Les différentes branches du pouvoir sont divisées sur la tenue d’élections sénatoriales partielles qui doivent avoir lieu depuis près de deux ans et dont la tenue prévue en décembre paraît compromise.

    Une médiation conduite par des associations religieuses haïtiennes entre le président Martelly et les présidents du Parlement a échoué.

    Jeudi, les manifestants ont parcouru près de 20 kilomètres dans Port-au-Prince sous un chaud soleil, galvanisés par la musique et des slogans politiques dans lesquels ils se sont attaqués aux membres du gouvernement.

    Le cortège a finalement été dispersé par la police alors que les manifestants tentaient de franchir un barrage de la police interdisant l’accès au palais présidentiel.

    (©AFP / 08 novembre 2013 00h07)

  4. Elisabeth Studer 15 novembre 2013 à 01:14

    les termes de l’AFP sont clairs : OPERATION MILITAIRE ..
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    Philippines: l’armée américaine envoie des moyens de secours supplémentaires

    WASHINGTON – L’armée américaine continuait mercredi de renforcer les moyens mis en oeuvre pour porter secours aux sinistrés du typhon Haiyan aux Philippines, avec l’envoi d’une douzaine d’avions et hélicoptères supplémentaires, a annoncé le corps des Marines.

    Quatre MV-22 Osprey supplémentaires ont quitté leur base d’Okinawa (Japon) en direction des zones affectées de l’archipel philippin, portant à huit le nombre de ces appareils impliqués dans les opérations de secours, selon un communiqué.

    Mi-avion, mi-hélicoptère, cet appareil est doté d’une capacité de transport importante et peut parcourir des distances quatre fois plus longues que des hélicoptères traditionnels, à des vitesses plus importantes.

    Huit avions cargo MC-130, une variante du fameux Hercules, ont par ailleurs été envoyés en renfort, portant à 12 le nombre de ces appareils destinés à convoyer matériels de secours, eau ou nourriture. Près de 60 tonnes d’aide ont déjà été livrées, selon le corps des Marines.

    L’opération militaire, pour laquelle le Pentagone a débloqué 10 millions de dollars à ce stade, a été baptisée Damayan (aide nécessaire en tagalog, une des langues philippines).

    L’armada navale devrait de son côté atteindre les zones sinistrées au cours des prochains jours.

    Le porte-avions George-Washington, avec son escorte de deux croiseurs et d’un destroyer, totalisant une quinzaine d’hélicoptères sans compter des dizaines d’avions et d’immenses capacités de production d’eau potable, doit arriver jeudi matin, heure de Washington, soit tard jeudi heure des Philippines, a indiqué une porte-parole de l’US Navy à Washington.

    Mardi, le porte-parole du Pentagone George Little avait annoncé que le porte-avions devait arriver sur zone mercredi.

    La porte-parole de la Navy n’a pas précisé au large de quelles zones sinistrés le navire se positionnerait.

    Un autre destroyer ainsi qu’un autre navire de ravitaillement font également route vers les zones sinistrées.

    Deux navires amphibies, l’USS Germantown et l’USS Ashland, équipés de chalands de débarquement, d’installations médicales et d’unités de production d’eau potable ont pour leur part quitté leur base de Sasebo (sud du Japon) et sont attendus aux Philippines dans environ six jours, selon les Marines.

    Un autre navire de transport amphibie, l’USS Denver, reste de son côté en alerte à Sasebo, selon cette responsable de l’US Navy.

    De son côté, le président Barack Obama, qui avait appelé mardi son homologue Benigno Aquino pour l’assurer du soutien des Etats-Unis, a demandé mercredi à ses compatriotes de faire preuve de générosité et de solidarité envers les sinistrés.

    L’amitié entre nos deux pays est profondément enracinée, et quand nos amis sont en difficulté, les Etats-Unis viennent à leur aide, a affirmé M. Obama dans un communiqué.

    Aujourd’hui, j’encourage les Américains désireux d’aider nos amis philippins à se rendre sur (le site internet de la Maison Blanche) où se trouvent des liens vers des organisations humanitaires oeuvrant aux Philippines, a ajouté le président.

    Avec tant de familles et de collectivités nécessitant une aide d’urgence de nourriture, d’eau, d’abris et de médicaments, même les plus petites contributions peuvent faire la différence et aider à sauver des vies, a assuré M. Obama.

    (©AFP / 14 novembre 2013 03h03)

  5. Elisabeth Studer 15 novembre 2013 à 01:16

    Philippine, Chinese companies discuss possible joint oil and gas exploration in disputed sea
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    MANILA, Philippines – A Filipino-British company has begun talks with China’s state-owned offshore oil producer for a deal to jointly explore for oil and gas in the Reed Bank, a vast offshore area disputed between China and the Philippines, a Filipino official said Wednesday.

    Energy Secretary Jericho Petilla said the talks between London-based Forum Energy plc and China National Offshore Oil Corporation, or CNOOC, were at a preliminary stage. He added a commercial agreement could hopefully be reached despite the long-raging disputes over the Reed Bank.

    The talks were being held abroad, mostly recently in Hong Kong, he said.

    The alternative to not entering into a business partnership « is not to drill, probably forever. » Petilla said.

    President Benigno Aquino III said any such deal with China would have to conform to Philippine laws. The Reed Bank northwest of the Philippine province of Palawan lies clearly within his country’s exclusive economic zone, Aquino said.

    The territorial conflict has hampered oil exploration in the offshore area, Petilla said, but added the Philippines needed to find a way to tap its potentially huge oil and gas deposits to meet his country’s growing energy demand. Natural gas deposits at a nearby offshore field called Malampaya are expected to run out in 2024, he said, adding it takes about a decade to develop such a gas field.

    China and the Philippines, along with Brunei, Malaysia, Taiwan and Vietnam, have been contesting ownership of the clusters of mostly barren islands, islets, reefs and surrounding waters in the South China Sea for years. There have been fears that the disputes could spark Asia’s next major armed conflict and block free passage in the busy sealanes, where the bulk of the oil and cargo that fuel Asia’s bustling economies are transported.

    Chinese ships tried to drive away a Philippine exploration vessel at the Reed Bank in March 2011. A Philippine general deployed two air force planes but the Chinese patrol ships have left by the time the aircraft reached the contested area.

  6. Elisabeth Studer 15 novembre 2013 à 01:20

    pourquoi votre fille est muette …
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    Extrait Le Figaro

    Pour faire pièce à la puissance chinoise, les pays de la région se rapprochent des États-Unis. Un besoin qui coïncide avec le «retour de l’Amérique en Asie» proclamé par Barack Obama. Dans cette dernière poussée de fièvre, Washington se garde de gesticulations intempestives. Mais a réaffirmé son engagement à soutenir Manille en cas d’agression extérieure, en vertu d’un accord conclu en 1951. Il y a dix jours, les Philippines ont demandé le soutien des États-Unis pour les aider à se «doter d’une défense qui soit un minimum crédible». L’aide militaire américaine devrait presque tripler en 2012.

    Cette dernière tension intervient alors que les enjeux, tant économiques que géopolitiques, ne cessent de monter en mer de Chine. Les pays de la région se lancent dans l’exploration en offshore profond, alors que le potentiel de la région en hydrocarbures semble énorme.

    Un rapport de l’Energy Information Administration de 2008 estimait déjà ses réserves à 213 milliards de barils. Ce qui surpasserait les réserves prouvées de tous les pays de la planète, l’Arabie saoudite et le Venezuela exceptés, selon une étude de BP.

  7. Elisabeth Studer 20 novembre 2013 à 00:48

    Haïti: des heurts entre la police et des manifestants anti-gouvernementaux

    PORT-AU-PRINCE – La police haïtienne a fait usage de gaz lacrymogène lundi à Port-au-Prince et dans la deuxième ville du pays pendant des heurts avec des manifestants hostiles au président Michel Martelly, a rapporté un journaliste de l’AFP.

    A Cap-Haïtien, la deuxième ville du pays, des journalistes locaux ont affirmé à l’AFP avoir été frappés par les forces de l’ordre, en marge d’un rassemblement de l’opposition que la police a tenté de disperser à l’aide de gaz lacrymogène.

    Selon le témoignage des journalistes, un manifestant aurait été blessé par balles.

    Dans la capitale, quelque 10.000 protestataires étaient réunis dans le centre et tentaient à la mi-journée de se rendre dans le quartier de Pétion-Ville, où des partisans du président Michel Martelly manifestaient, eux aussi.

    Devant l’éventualité d’un face-à-face, Saint-Ville, un ingénieur qui soutient le président, a assuré à l’AFP que nous n’allons pas nous battre avec des Haïtiens qui sont nos frères, même s’ils sont opposés au pouvoir. Ils ont été manipulés par l’opposition.

    Dans la matinée, des heurts ont éclaté entre des étudiants hostiles au chef de l’Etat et la police nationale haïtienne dans le centre de Port-au-Prince. Les agents ont fait usage de gaz lacrymogène.

    Outre la démission de M. Martelly, les manifestants réclament de meilleures conditions de vie.

    Face à eux, la police et les troupes de la mission de l’ONU en Haïti (Minustah) ont été déployées en nombre.

    Ces dernières semaines, les rassemblements anti-gouvernementaux se sont multipliés et ont donné lieu à des heurts avec les partisans du chef de l’Etat, en poste depuis mai 2011.

    Au début du mois, un cortège de l’opposition avait ainsi essuyé des jets de pierre et des tirs de la part de supporteurs présumés de M. Martelly, faisant au moins trois blessés par balles.

    (©AFP / 18 novembre 2013 19h14)

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