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Monsanto : une affaire de blé OGM qui tombe à pic … en plein changement climatique

Simple coïncidence ? Alors que les terres agricoles européennes se trouvent fortement inondées après pluies diluviennes,nombreuses précipitations et autres intempéries,  une « affaire » de blé OGM secoue depuis quelques jours le marché mondial des céréales.

Tandis que certains et non des moindres – y compris le Parlement européen – soupçonnent  les Etats-Unis via le projet Haarp d’influer sur le climat, cela laisse bigrement à réfléchir

Certes, Monsanto affirme à qui veut l’entendre ne plus vouloir faire de “lobbying” pour le développement de la culture des semences modifiées en Europe, indiquant ne pas vouloir demander de nouvelles autorisations pour leurs plantes génétiquement modifiées.

Mais c’est peut-être pour mieux se faire prier en retour … la commercialisation de « son » blé OGM pouvant devenir à terme le seuil moyen de ne pas voir les cours des céréales s’enflammer, tout en garantissant l’alimentation d’une importante partie de la planète. Laquelle pourrait se réunir dans des émeutes de la faim, en l’absence “de pain et de jeux” – si l’on n’y prenait garde.
Face à de tels risques – économiques et sociaux – Monsanto pourrait presque passer pour un sauveur …. alors qu’à l’heure actuelle, aucun type de blé génétiquement modifié n’est autorisé à la vente ou à la production, tant aux États-Unis qu’ailleurs.

- Du blé OGM retrouvé  dans des champs aux Etats-Unis

Le 29 mai dernier, l’USDA – ministère de l’Agriculture US a confirmé sur son site internet  que du blé génétiquement modifié résistant au Roundup avait été retrouvé dans l’État de l’Oregon.
Après avoir fait analyser plusieurs échantillons par ses laboratoires, l’USDA a ainsi précisé dans un communiqué de presse que « les analyses indiquent la présence de la même variété de blé résistant au glyphosate que celle que Monsanto avait été autorisé à expérimenter en champs entre 1998 et 2005 ». Ce blé GM avait en effet été expérimenté sur plus de 4000 hectares entre 1998 et 2005 dans 16 États américains.

Dans un communiqué publié vendredi, l’Association américaines des cultivateurs de blé, tente de minimiser l’impact, mettant en avant la nature isolée de cet incident. Et estimant en conséquence qu’il n’existe que peu de raisons scientifiques pouvant amener les gouvernements à suspendre les achats.

L’USDA a assuré pour sa part qu’il n’y avait aucune preuve permettant d’indiquer de manière formelle que cette variété de blé génétiquement modifiée n’est été intégrée à des approvisionnements commerciaux, affirmant par ailleurs qu’il n’y avait pas de risque pour la santé.

- Les exportations américaines impactées

Le Japon a quant à lui d’ores et déjà annulé une commande de 25.000 tonnes de blé tendre blanc, tandis que les meuniers coréens ont suspendu depuis mercredi leurs importations de blé tendre blanc américain. Coup dur pour les agriculteurs américains producteurs de blé, le marché nippon constituant leur premier marché d’exportation, devant le Mexique, le Nigeria et la Corée du sud.  A noter toutefois, que selon l’Association américaine des cultivateurs de blé, le Japon a continué d’acheter d’autres variétés de blé US ces derniers jours.

Tout en s’étonnant que cette affaire voit le jour après tant d’années de l’arrêt du programme, certains  analystes financiers redoutent un éventuel effet de contagion sur les marchés.

Au final, les exportations américaines pourraient être grandement impactées … à moins d’une mesure exceptionnelle permettant de commercialiser le blé OGM incriminé, le niveau mondial de production de blé étant parallèlement fortement affecté par les très mauvaises conditions climatiques qui frappent l’Europe depuis quelques mois.

Rappelons parallèlement que les Etats-Unis sont le premier exportateur mondial de blé, leur part de marché représentant 10%. La production américaine de blé représente un chiffre annuel de 18 milliards de dollars dont 45% est exporté. Le blé tendre blanc, variété du champ où a été retrouvé l’OGM, représente quant à lui 17% des exportations américaines.

 - L’Union européenne vigilante sur le dossier 

En réaction, jeudi, la Commission européenne a recommandé aux pays membres de l’UE de mener des contrôles sur les importations de blé américain. Elle a ainsi informé les États membres par le biais du Système communautaire d’alerte rapide pour l’alimentation (RASFF), leur recommandant de tester les importations de blé tendre blanc.  Si le résultat s’avère « positif », le lot incriminé ne sera pas mis sur le marché.

Souhaitant assurer la protection des consommateurs européens, la Commission a par ailleurs demandé au ministère américain de l’Agriculture (USDA) de vérifier si des exportations de blé vers l’Europe auraient pu être affectées, et de l’en informer le cas échéant.
En tout état de cause, le dossier sera examiné le 10 juin prochain lors du Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale, composé de représentants des 27 pays européens.

Le blé tendre blanc représente 80% des volumes globaux de blé importés annuellement par l’UE, lesquels se chiffrent à un million de tonnes, l’Espagne étant le principal acheteur.

 - Monsanto met la pédale douce sur les OGM face à l’opposition actuelle

Simple hasard de calendrier ? C’est en marge de cet événement que la porte-parole de Monsanto en Allemagne, Ursula Lüttmer-Ouazane, a déclaré vendredi que la société ne chercherait à entrer que sur les marchés où ses plantes génétiquement modifiées étaient largement acceptées.
Ajoutant : “Nous sommes arrivés à la conclusion qu’il n’y avait pas de large soutien pour le moment”.
Le groupe indiquant parallèlement ne plus vouloir faire pression pour le développement des cultures génétiquement modifiées dans la plupart des pays d’Europe compte-tenu de l’opposition qui reste forte dans de nombreux pays.
Tout en déclarant que des semences modifiées ne seraient vendues “que là où elles bénéficient d’un large soutien de la part des agriculteurs, d’un large soutien politique et d’un cadre réglementaire qui fonctionne bien”. Essentiellement, en Espagne et au Portugal.  Pays d’ores et déjà moutons noirs de l’Union européenne … qu’une baisse des revenus agricoles plongerait dans le chaos.

 - Les exploitations céréalières de France et d’Europe durement frappées par des intempéries

Parallèlement, en France, au niveau national, le rendement de la récolte de blé de 2013 était estimé à 6,98 tonnes par hectare, en fin de semaine dernière. En chute de 4 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années.
Un chiffre enregistré avant les pluies diluviennes  qui se sont abattues en fin de semaine, laissant présager d’une situation encore plus préoccupantes.

Les conditions climatiques sont rudes depuis de nombreuses semaines, entraînant un retard végétatif significatif. La croissance des blés d’hiver s’avère trop lente tandis que les semis des cultures de printemps sont fortement décalés.

Denise Yoder, présidente de la FDSEA du Territoire de Belfort  indique pour sa part que 30 % des parcelles de céréales du Territoire de Belfort auront une importante perte de rendement cette année, et tout particulièrement l’orge et le blé, les céréales d’automne.
Indiquant même que sur certaines parcelles, les agriculteurs ne récolteront rien du tout et ne pourront même pas replanter autre chose, ayant effectué une déclaration « d’engagement céréales ». La raison à tout cela : pluie ou neige quasiment incessante depuis l’automne.

Au final, « les céréales qui sont sorties de terre demandent des traitements coûteux pour être viables « , poursuit la présidente. Des traitements vendus par Monsanto ? Qui sait …

« Les dégâts liés aux inondations et aux intempéries représentent des enjeux «considérables» pour les agriculteurs touchés, en particulier les éleveurs », a déclaré jeudi pour sa part le vice-président de la FNSEA, Joël Limouzin, en tournée dans plusieurs départements.
Ajoutant que pour les grandes cultures de céréales, «la saturation  est telle qu’aucune date ne peut être prévue», en ce qui concerne les travaux des champs.

- Des conditions climatiques influencées par le projet HAARP mené par la Défense US ?

Confortée dans nos dires par l’alerte du Parlement européen lui-même, nous avons d’ores et déjà laissé entendre ici-même  que tsunamis (tels  que Fukushima),  ouragans (tels  que Sandy ou Isaac), séismes (Haïti, Iran, Birmanie) ne seraient pas dûs uniquement à l’oeuvre de Dame Nature - cette  dernière pouvant être quelque peu aidée dans son œuvre par de véritables armes climatiques comme  HAARP (High-Frequency Active Auroral Research Program), gérées conjointement par l’US Air Force et l’US Navy.

Précisant que la liste  des groupes industriels, des sociétés financières « partenaires »  du projet et autres lobbies était pour le moins édifiante,   Bae Systems – entreprise britannique travaillant dans les secteurs de la défense et de l’aérospatiale – et Carlyle – la sulfureuse société liée à Ben Laden Groupe et Bush - figurant en bonne place. Histoire de donner des éléments factuels pour ne pas se faire accusée de conspirationniste.

Rappelons que  le programme basé à Gokona en Alaska existe depuis 1992. Il fait partie d’une nouvelle génération d’armements sophistiqués géré par l’Initiative de Défense Stratégique (SDI). Opéré par le Conseil d’Administration du Laboratoire de Recherche sur les Véhicules Spatiaux de l’Air Force, HAARP consiste en un système d’antennes puissantes capable de créer « des modifications locales contrôlées de l’ionosphère » (la couche supérieure de l’atmosphère).

En août 2010, le très sérieux journal Ria Novosti, nous rappelait d’ores et déjà que les Etats-Unis travaillent depuis quelques années sur la capacité de contrôler le climat dans diverses régions du monde.  Cette technologie, développée dans le cadre du programme HAARP est capable de provoquer des phénomènes  tels que des sécheresses, des ouragans, des tremblements de terre et des inondations.

Andreï Arechev, l’auteur de l’article, indiquait par ailleurs que « du point de vue militaire, le projet HAARP  est une arme de destruction massive, un instrument d’expansion qui permet de déstabiliser sélectivement les systèmes écologiques et agricoles des pays et des régions ciblés. ».   « Il semblerait que les changements climatiques au service des intérêts politiques soient loin d’être un mythe » s’exclamait-il dès 2010.

Les développements dans le domaine d’armement climatique  semblent atteindre la « capacité de rendement prévue», en engendrant les sécheresses, en détruisant les récoltes et en provoquant sur le territoire de la « cible » toute une série de phénomènes anormaux  concluait-il enfin.

- Quand le Parlement européen s’alarmait lui aussi …

Un document faisant office de rapport du parlement européen sur l’environnement, la sécurité et la politique étrangère, explique parfaitement en quoi consiste le programme Haarp, « n’hésitant pas à révéler ses objectifs les plus obscurs » indique par ailleurs le site Mecanopolis.
Lequel précise que la Commission des affaires étrangères, de la sécurité et de la politique de défense a rendu ce rapport en date du 14 Janvier 1999. La commission ajoutant et recommandant : « L’opinion publique ignore pratiquement tout du projet HAARP et il est important qu’elle soit mise au courant ».
« En raison de l’ampleur de ces incidences sur l’environnement, HAARP constitue un problème global et il faudrait évaluer si les avantages que procure ce système compensent les risques encourus » indique ainsi le document. Le rapport indiquant très clairement que « ces travaux de recherche doivent être considérés comme extrêmement néfastes pour l’environnement et la vie humaine ».
« Ses incidences écologiques et éthiques doivent être évaluées avant la poursuite des travaux de recherche et la réalisation d’essais » était-il encore suggéré.

Sources : AFP, Reuters , Ria Novosti, Le pays.fr

Elisabeth Studer – www.leblogfinance.com  – 2 juin 2013

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9 commentaires

  1. Isabelle 3 juin 2013 à 07:47

    Moi ce que je sais, c’est qu’il a commencé à pleuvoir, juste après qu’ils aient dit que ce serait très grave(entre autre pour les centrales nucléaires qui ne pardonnent pas avec la sécheresse) si il ne pleuvait pas: tous les jours pendant un an seul possibilité de remplir les nappes phréatiques complétement vides! Et moi je me suis dit: Ce n’est pas possible, il ne peut pas pleuvoir tous les jours pendant un an. Et pourtant si, il a plu pratiquement tous les jours de juin 2012 à juin 2013!
    J’ai lu entre autre qu’il y aurait quelque chose d’Haarp en Finlande.Et maintenant on a 30 degrés en Laponie!
    Peut etre aussi, dans ces cas là, qu’il serait mauvais de jouer à l’apprenti sorcier!

  2. ES 3 juin 2013 à 13:58
  3. ES 3 juin 2013 à 13:59

    Monsanto et la guerre du blé
    Date de diffusion : 21 mars 2004

    « Avec les cultures transgéniques, l’existence de notre façon de vivre est remise en question », déplore Marc Loiselle, un agriculteur canadien de la Saskatchewan. Les OGM, ce n’est pas pour lui, et il entend bien lutter contre leur commercialisation. C’est ce qu’il fait en s’opposant à la mise en vente du blé génétiquement modifié pour résister à l’herbicide Roundup, développé aussi par Monsanto, la multinationale des semences transgéniques.

    Mais, le 10 mai 2004, le géant américain annonce qu’il reporte le lancement de son blé transgénique. Développé à partir de 1997, ce blé génétiquement modifié est homologué en 2002. Sa commercialisation est autorisée au Canada. Mais, très vite, il se heurte à la réticence des agriculteurs et des consommateurs. Aussi, face au désintérêt de l’industrie canadienne, Monsanto retire son blé du marché.
    Monsanto et la guerre du blé

    • Monsanto est le numéro un mondial des semences avec son herbicide Roundup. Spécialisée dans les semences génétiquement modifiées, la société commercialise deux variétés d’OGM : le gène BT qui diffuse ses propres toxines insecticides, évitant la vaporisation de pesticides additionnels, et le Roundup Ready conçu pour résister à l’herbicide Roundup, le plus vendu au monde. L’agriculteur achète ainsi la semence et l’herbicide. Son chiffre d’affaires était de 5,49 milliards de dollars en 2000.

    • Créée en 1901, à Saint Louis, aux États-Unis, Monsanto est le fabricant de la saccharine, un succédané du sucre, elle est aussi la productrice du tristement célèbre défoliant, surnommé « agent orange », utilisé par les bombardiers américains pendant la guerre du Vietnam. Monsanto est aussi connu pour son hormone de croissance bovine (somatotropine bovine recombinée) en vente depuis 1994 sous le nom de Posilac. Celle-ci est autorisée par la FDA, la Food and Drug Administration, malgré les effets toxiques reconnus sur la santé animale, et la subsistance de doutes sur l’innocuité du lait des vaches traitées.

    • L’herbicide Roundup est un herbicide total composé de glyphosate, tuant tous les végétaux, excepté les plantes génétiquement modifiées qui lui sont résistantes. Développé en 1970, il est commercialisé depuis 1976 par Monsanto qui possède l’exclusivité des droits sur la production d’OGM résistants au Roundup, appelés Roundup Ready (littéralement, prêts pour le Roundup).

    • Par ailleurs, des études ont montré que le glyphosate, le principe actif du Roundup, pouvait se retrouver dans les parties comestibles des plantes. On a ainsi observé la présence de glyphosate dans des fraises, de la laitue, des carottes. De plus, les résidus de glyphosate peuvent être retrouvés dans l’alimentation même longtemps après le traitement à l’herbicide, selon une étude réalisée par l’Office of Pesticide Programs, en 1993.

    Monsanto et la guerre du blé

    Média : Radio

    Émission : Dimanche magazine

    Date de diffusion : 21 mars 2004

    24 mai 2005

  4. Elisabeth 3 juin 2013 à 21:42

    Grâce à un amendement discret glissé dans une loi pour l’agriculture

    Le «Monsanto act» met les OGM au-dessus de la loi aux Etats-Unis

    06-04-2013
    http://www.latribune-online.com/magazine/80872.html

    Par Grégoire Allix

    C’est un amendement discret glissé dans une loi budgétaire pour l’agriculture aux Etats-Unis, mais il provoque scandale et stupéfaction chez les défenseurs de l’environnement et les ennemis des OGM : la justice américaine ne pourra plus s’opposer aux mises en culture de plantes génétiquement modifiées, même si elles n’ont pas reçu d’homologation et sont de ce fait illégales.

    Que dit l’article 735 de ce texte de loi, affublé du surnom de «Monsanto Protection Act» et désormais voté par le Congrès et approuvé par le président Barack Obama ? Que «dans le cas où une décision [d’autorisation de culture] est ou a été invalidée ou annulée, le ministère de l’Agriculture doit (…), sur simple demande d’un cultivateur, d’un exploitant agricole ou d’un producteur, accorder immédiatement une autorisation ou une dérogation temporaire». Ce, dans le but de «s’assurer que les cultivateurs ou d’autres acteurs sont en mesure de déplacer, planter, cultiver, introduire dans le commerce» les semences en question et les cultures qui en sont issues.

    Pour Greenpeace Canada, «la signature de cette loi par le président Obama ne permettra plus aux tribunaux américains d’empêcher la vente et la plantation de plantes OGM même si elles n’ont pas été approuvées par le processus pourtant déjà laxiste des autorisations et quelles que soient les conséquences pour l’environnement ou la santé».

    Les ONG soupçonnent le sénateur républicain du Missouri, Roy Blunt, décrit par le magazine Mother Jones, le 4 avril, comme «l’homme de Monsanto à Washington», d’être l’auteur de cet amendement.

    D’autres élus ont tenté de s’opposer au texte, comme le sénateur démocrate du Monatana Jon Tester. Selon lui, par cette loi, le gouvernement contraint son propre ministère de l’Agriculture à «ignorer une décision d’un tribunal qui interdise la plantation de cultures OGM parce qu’elles sont illégales».

    Une autre sénatrice démocrate, Barbara Mikulski (Maryland), a présenté des excuses publiques pour l’adoption de cette loi. La mesure a révolté les milieux démocrates et écologistes – une pétition baptisée «Food Democracy Now» a déjà recueilli 250 000 signatures. Mais le très droitier Tea Party a lui aussi fait part de sa colère face à une opération de lobbying qui fausse la libre concurrence. Les entreprises devraient «respecter les règles du libre-marché comme tout le monde, au lieu de recruter des lobbyistes pour réécrire les règles à leur profit à Washington», écrit ainsi le think tank conservateur Freedom Works. Le «Monsanto Protection Act» est censé n’être que provisoire : la loi dans laquelle il s’inscrit expire en principe au mois de septembre. Mais les défenseurs de l’environnement craignent que la décision ne crée un dangereux précédent. Cette affaire intervient alors que Monsanto, dont les semences alimentent 93% du soja, 88% du coton et 86% du maïs aux Etats-Unis, a annoncé, mercredi 3 avril, une hausse de 22% de ses bénéfices au deuxième trimestre. Et au moment où les Etats-Unis font pression sur l’Europe, dans le cadre de la négociation d’un accord de libre-échange, pour que les

    Vingt-Sept simplifient leur réglementation en matière d’importation de produits OGM, jugée «inapplicable» et «lourde», lundi 1er avril par le Bureau au commerce extérieur américain dans un rapport sur les mesures sanitaires dans le monde.

  5. Elisabeth Studer 4 juin 2013 à 00:11

    Le « Monsanto Protection Act » garantit la culture des OGM contre toute décision de justice. L’adoption de cet amendement a fait scandale aux États-Unis.
    http://www.novethic.fr/novethic/ecologie,environnement,ogm,l_industrie_biotechnologies_dessus_justice_americaine,139565.jsp

    L’influence de Monsanto sur le pouvoir fédéral américain a pris un nouveau tour. Un amendement glissé dans une loi budgétaire ratifiée fin mars empêche la justice américaine de suspendre la vente ou la culture de plantes génétiquement modifiées, malgré la remise en cause de leur homologation. Cet amendement a fait scandale outre atlantique, au-delà des opposants habituels aux OGM.

    Opposé à l’amendement, le sénateur démocrate du Montana John Tester a déclaré que l’article 735 en question est « un cadeau, pur et simple, qui représente une aubaine de plusieurs millions de dollars pour une poignée de grosses compagnies dans ce pays ». Plus étonnant, la droite conservatrice a aussi dénoncé le coup de force de Monsanto. Cité par le Guardian, le thinktank FreedomWorks, à l’initiative du Tea Party, estime en effet que « les entreprises devraient jouer le jeu de la libre concurrence plutôt que de recruter des lobbyistes pour récrire les règles à leur profit à Washington ». Face à l’indignation générale, la sénatrice démocrate Barbara Mikulski, présidente de la commission à qui incombait au final la responsabilité de la loi, a même présenté ses excuses. Elle a justifié cette adoption par le fait que l’amendement a été introduit dans une loi budgétaire d’une importance cruciale pour le gouvernement américain et qu’il n’a donc pas retenu toute l’attention nécessaire.

  6. Elisabeth Studer 5 juin 2013 à 22:57

    Des crues historiques menacent encore l’Europe centrale
    Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 05.06.2013

    Les inondations historiques qui ont déjà fait au moins 12 morts en Europe centrale continuaient, mercredi 5 juin, de menacer plusieurs villes d’Allemagne, de République tchèque et d’Autriche. La crue du Danube a fait un premier mort en Slovaquie, où le corps d’un homme a été retrouvé noyé dans le fleuve près d’un barrage hydraulique à Gabcikovo, dans le sud du pays.
    ?Mobilisation des militaires en Allemagne

    En Allemagne, quelque 40 000 pompiers ainsi que 5 000 militaires, parmi lesquels des membres de la brigade franco-allemande et des Néerlandais envoyés en renfort, luttaient aux côtés de milliers de volontaires pour éviter une catastrophe majeure. Ces inondations, qui ont réduit des villages entiers à l’état d’îlots, sont les pires que l’Allemagne ait connues depuis celles de 2002.

    “C’est une catastrophe pour l’Europe et pour l’Allemagne”, a déclaré le ministre de l’économie et de la technologie Philipp Rösler. Le président de la fédération de l’industrie allemande, Ulrich Grillo, a estimé que la catastrophe était même de nature à retarder la reprise économique. Les inondations ont contraint le constructeur d’automobiles Porsche à arrêter la production d’un de ses modèles, la Cayenne, sur son site de Leipzig, faute d’approvisionnement en pièces provenant de Slovaquie..

    Le gouvernement allemand a débloqué 100 millions d’euros d’aide d’urgence et reconnu qu’il y avait eu des dégâts matériels considérables : habitations endommagées, usines à l’arrêt, champs et fermes dévastés…

    ? Les crues menacent des usines de produits chimiques en République tchèque

    En République tchèque, à Prague, le calme a succédé à l’angoisse des jours précédents, causée par la Vltava, un affluent de l’Elbe. Jusqu’à présent les inondations ont déjà fait huit morts dans le pays. “Nous avons réussi à sauver les meubles et le reste (…) les dégâts ne seront pas aussi élevés qu’en 2002, quand nous n’avions absolument rien réussi à emporter”, expliquait Vera Chlupova, une habitante du quartier de Troja dont la maison a été inondée.

    A Prague, l’armée tchèque a construit des barrières pour arrêter l’évolution de l’inondation, le 3 juin 2013.

    La peur s’installait en revanche plus au nord. Les crues menaçaient plusieurs usines de produits chimiques, comme le fabricant d’engrais Lovochemie. Cinq personnes ont été arrêtées pendant qu’elles pillaient des domiciles évacués.
    ?Un mort en Slovaquie

    Les inondations ont fait un premier mort en Slovaquie, une personne dont le corps a été retrouvé mercredi dans le Danube, ont annoncé les services de secours.

    A Bratislava, le quartier Devin a été coupé du reste de la ville, l’eau ayant inondé la voie principale, sans toutefois causer de dégâts majeurs. Des centaines de badauds ont envahi les rives du Danube dans le centre de la capitale slovaque pour prendre des photos de la crue.

    A Bratislava, le quartier Devin a été coupé du reste de la ville, l’eau ayant inondé la voie principale, sans toutefois causer de dégâts majeurs. Photo prise le 5 juin 2013.

    Les autorités locales assuraient que les barrières installées le long du fleuve pourraient supporter les niveaux d’eau attendus. Le niveau des eaux devrait dépasser les 10 mètres jeudi, ce qui serait un record absolu.
    ?La Hongrie se prépare à la crue du Danube

    En Hongrie, Budapest se préparait à la crue du Danube, qui devrait battre le record de 2002. Des embouteillages paralysaient le centre de la capitale hongroise dont les quais ont été fermés par les autorités.

    Des employés de la ville préparent des sacs de sable le long du Danube, en face de l’île Margaret, à Budapest (Hongrie) le 5 juin 2013.

    “La masse d’eau qui arrive est tellement énorme qu’elle représente une véritable menace pour les vies humaines, mais avec une bonne coopération, nous pourrons protéger tout le monde”, a déclaré le premier ministre Viktor Orban, n’excluant pas des évacuations massives dans les prochains jours.
    ?En Autriche, le port de Vienne inondé

    Le port de Vienne (Autriche) a été inondé, le 4 juin 2013.

    En Autriche, le Danube a atteint son pic à Vienne à la mi-journée. Le port de la capitale autrichienne a été inondé dès mardi, tout comme certains restaurants au bord du Danube. Des canalisations spécialement aménagées ont protégé le reste de la ville. Dans l’ouest de l’Autriche, la décrue était en cours, et les travaux de nettoyage de caves et de déblaiement des voies ferrées ont pu commencer.

  7. Elisabeth Studer 20 juin 2013 à 00:02

    ALERTE – Climat: la BM prédit des pénuries alimentaires d’ici 2040

    WASHINGTON – La Banque mondiale craint qu’une hausse de 2°C de la température du globe ne se produise d’ici à 2040 et ne provoque pénuries alimentaires et inondations, selon un rapport publié mercredi.

    Des températures extrêmes pourraient affecter les récoltes de riz, de blé, de maïs et d’autres cultures importantes, et menacer la sécurité alimentaire des pays pauvres, prévient l’institution, ajoutant que la part des populations sous-alimentées pourrait à terme flamber de 90% dans certains pays africains.

    (AFP / 19 juin 2013 10h15)

  8. ES 27 juillet 2013 à 13:19

    Coupures électriques et trains bloqués après la nuit d’orages en France

    Le Monde.fr avec AFP | 27.07.2013 à 06h54 • Mis à jour le 27.07.2013 à 11h57

    Les violents orages qui touchent depuis vendredi soir 26 juillet le sud-ouest et le nord de la France ont provoqué des inondations et d’importantes perturbations sur les réseaux ferroviaire et électrique du pays au moment où de nombreux vacanciers sont attendus samedi sur les routes. Une vague orageuse a traversé la France, du sud-ouest à la frontière belge, dans la nuit, et une nouvelle vague est prévue dans l’après-midi sur une bande allant du Sud-Ouest vers le Centre, l’Ile-de-France et le Nord, selon Météo France. Vingt-huit départements ont été placés en vigilance orange aux orages. “Ces orages pourront être localement très violents notamment en termes de chutes de grêle et de rafales de vent (100 à 120 km/h)”, souligne Météo France dans son dernier bulletin de suivi national.

    Carte de vigilance de Météo France, samedi 27 juillet à 11 h 20.
    ?144 000 foyers privés d’électricité

    Samedi matin, environ 144 000 foyers restaient privés d’électricité dans toute la France, selon la compagnie ERDF qui a dépêché plus de cinq cents techniciens sur le terrain. Ces coupures de courant concernaient en milieu de matinée 70 000 clients en région Poitou-Charente, 40 000 clients dans le Sud-Ouest, 8 000 dans le Centre, 4 000 en Normandie et 7 000 en Picardie. Quelque 11 000 foyers étaient également privés d’électricité dans le Nord-Pas-de-Calais et 4 000 en Alsace et Franche Comté. A Paris, le courant devait être totalement rétabli à la mi-journée.
    ?Le trafic SNCF perturbé vers le sud-ouest

    Entre Paris et Bordeaux, plusieurs TGV étaient “retenus” en gare samedi matin – deux TGV en direction de Bordeaux étaient bloqués à Paris et quatre TGV à destination de Paris étaient retenus à Bordeaux –, jour de grands départs en vacances. Une trentaine d’agents travaillent sur les voies pour “tronçonner” les arbres ou branchages qui ont endommagé les caténaires. A certains endroits “il y a un arbre tous les 200 mètres”, a expliqué un porte-parole.

    Une voie a pu être rouverte dans la matinée et les trains y circulent alternativement dans les deux sens, ce qui provoque des retards de “une à quatre heures”, selon la compagnie. Pour les trains supprimés ou qui ont plus d’une heure de retard, les billets seront remboursés ou échangés.
    ?Inondations et chutes d’arbres et de câbles sur la voie publique

    En Gironde (sud-ouest), une septuagénaire a été grièvement blessée à Pauillac par la chute du clocher de la ville sur sa maison. Les pompiers ont mis plus de quatre heures pour sortir la victime, ensevelie sous les décombres de sa demeure qu’il a fallu étayer. Dans ce département, particulièrement touché, les pompiers ont procédé à plus de mille interventions, pour l’essentiel pour des chutes d’arbres et de câbles sur la voie publique ainsi que des locaux inondés et des courts-circuits.

    Les rues du centre de Bordeaux ont été brusquement inondées vendredi soir après 23 heures par plusieurs centimètres d’eau et plusieurs quartiers de la ville étaient toujours privés d’électricité et de téléphone samedi matin. Des arbres étaient couchés sur des voitures, attestant de la force du vent. Plus de 600 vacanciers ont dû être évacués de deux camping de la région.
    ?Vigilance canicule dans l’Isère et le Rhône

    L’Isère et le Rhône sont en vigilance orange pour la canicule. Ce samedi matin, il fait autour de 25° sur le sud du département du Rhône et entre 18 et 22° sur l’Isère. Le pic de chaleur devrait être atteint samedi après-midi avec des valeurs de températures maximales comprises entre 35 et 38°.

  9. Elisabeth Studer 3 juin 2015 à 23:52

    Le naufrage de “L’Etoile de l’Orient” dû à une tornade

    Le naufrage de l’Etoile de l’Orient a été probablement provoqué par le passage d’une petite tornade qui a frappé brièvement la région, selon la météo chinoise. Le bateau de croisière a coulé lundi soir sur le Yangtsé avec plus de 450 personnes à bord.

    Le district de Jianli, dans la province centrale du Hubei, a été touché en effet par le passage de ce phénomène climatique, rare en Chine, qui s’est déplacé rapidement. Il était accompagné de vents de plus de 117 km/h et de précipitations de plus de 64 mm en une heure, a indiqué le Bureau d’Etat à la météorologie (BEM) sur son site internet mardi soir.

    Le mot chinois utilisé par cette agence nationale peut également se traduire par “cyclone”. Le terme a été improprement employé dans la presse officielle chinoise anglophone, mais la description donnée du phénomène répond à celle d’une tornade.

    Un employé du BEM joint mercredi a indiqué à l’AFP que les responsables en charge du dossier n’étaient pas joignables. Ils ont tous été envoyés sur les lieux du drame.

    La tornade a duré entre 15 et 20 minutes, à l’heure où le navire a chaviré. Elle avait un diamètre d’environ un kilomètre et un caractère “régional, de dimension limitée et s’est déclenchée soudainement”, selon le BEM, qui ne précise pas sa localisation ni sa trajectoire exacte.

    Témoignages de rescapés
    Le prévisionniste en chef de l’agence météo, Yu Xiaoding, cité dans la presse, a précisé qu’elle rentrait apparemment dans la catégorie “supérieure à EF-1″ sur l’échelle Fujita, communément utilisée, soit une catégorie classée comme “modérément destructrice”. Sur l’échelle de Beaufort, la tornade était accompagnée de vents de force 12, précise le BEM.

    La description du phénomène correspond aux témoignages d’un rescapé et du capitaine de L’Etoile d’Orient, qui a survécu au naufrage. Selon eux, le navire, déjà pris sous un violent orage, a été soudainement frappé par ce qui a été traduit par un “cyclone”, provoquant sa gîte quasi immédiate et son naufrage en moins de deux minutes.

    Dix-huit corps retrouvés
    Deux cents plongeurs ont été mobilisés mercredi pour retrouver plus de 400 personnes. Le bilan s’élève pour le moment à 18 morts. Seuls 14 des 456 occupants de l’Etoile de l’Orient, dont le capitaine, ont été retrouvés vivants.

    Les secouristes craignent que le fleuve en crue n’ait charrié les corps loin du lieu du naufrage, dont le bilan pourrait être sans précédent depuis 70 ans en Chine. Trois ont déjà été retrouvés 50 km en aval, près de Yueyang, dans la province du Yunnan, voisine de celle de Hubei. La zone de recherche s’étend sur 220 km, selon la télévision.

    Le Premier ministre Li Keqiang, qui s’est rendu sur place, a demandé aux secouristes de faire le point régulièrement et en toute transparence.

    (ats / 03.06.2015 11h47)

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