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Total : accord prochain avec l’Iran sur l’immense champ gazier partagé avec le Qatar ?

Simple hasard de calendrier ? Si la mise au ban du Qatar intervient alors qu’en avril dernier, l’émirat a annoncé qu’il souhaitait développer la production du plus grand champ gazier de la planète - qu’il partage avec l’Iran –  Téhéran inaugurant de son côté cinq phases du gigantesque gisement, le ministre iranien du Pétrole, Bijan Zanganeh a déclaré samedi que les autorités iraniennes espèrent signer dans les toutes prochaines semaines un accord avec le géant pétrolier Total sur une nouvelle phase d’exploitation du champ. Lequel est dénommé North Field ou North Dome au Qatar car  situé au large de la côte nord de l’État du Golfe, et Pars South (ou Pars Sud) en Iran, question de géographie, tout étant relatif dans ce bas monde.

« L’Iran et Total sont en train de conclure les discussions sur la signature du contrat pour le développement de la phase 11 de South Pars, et nous en sommes pratiquement aux ultimes étapes« , a ainsi indiqué le ministre. Ajoutant que le contrat était en cours d’examen par la NIOC, la compagnie nationale iranienne pétrolière, et qu’il pourrait être signé avant la fin de l’actuelle administration présidée par Hassan Rohani. Réélu en mai dernier, le président iranien doit former son nouveau gouvernement au mois d’août prochain.

En novembre 2016, le géant énergétique français Total a signé un accord de principe de 4,8 milliards de dollars en vue de développer la phase 11 de Pars South. Le temps des négociations douloureuses sur les dossiers Eurodif/Sofidif et l’enrichissement de l’uranium semblent n’être que d’un lointain passé. Il est vrai que l’Iran dispose des deuxièmes réserves mondiales de gaz après la Russie, et que le pays pourrait représenter une alternative de tout premier ordre  en cas de points de discordes accrus avec  Moscou.

Il s’agissait alors du premier consensus de ce type signé entre l’Iran et une majore pétrolière occidentale depuis l’entrée en vigueur de l’accord nucléaire conclu en juillet 2015 et la levée d’une partie des sanctions internationales en janvier 2016. Le protocole prévoit que Total sera l’opérateur du projet Pars South 11, et son actionnaire à hauteur de 50,1%, aux côtés de Petropars, filiale à 100% de la NIOC (19,9%) et de la compagnie nationale chinoise CNPC (30%).

Reste néanmoins, dans un tel contexte où géopolitique et pétrole sont intimement liés, que le groupe pétrolier attend encore la « décision finale » des Etats-Unis concernant l’Iran pour concrétiser ses projets dans le pays. Or, l’arrivée au pouvoir de Donald Trump fait redouter à certains que Washington durcisse sont attitude vis à vis de Téhéran. Ainsi, les Etats-Unis ont d’ores et déjà imposé de nouvelles sanctions contre l’Iran en raison de son programme balistique et de la situation des droits de l’Homme dans le pays.

L’Iran cherche également à attirer les grandes compagnies internationales en vue de développer son secteur énergétique. Début janvier 2017, Téhéran a ainsi qualifié 29 grandes compagnies européennes et asiatiques à répondre aux appels d’offres pour le développement des champs pétroliers et gaziers iranien.Parmi ces sociétés figurent notamment Total, Shell (Royaume-Uni / Pays- Bas), Shlumberger (pays-Bas), Eni (Italie), Gazprom et Lukoil (Russie), CNPC et Sinopec international (Chine).

En avril dernier, les responsables iraniens estimaient  que l’inauguration des phases 17, 18, 19, 20 et 21 de South Pars permettra à l’Iran d’augmenter la production de gaz du gisement  de telle sorte qu’elle pourra désormais rivaliser avec celle du Qatar. Information d’une importance majeure en terme de géopolitique et de diplomatie pétrolière avais-je alors indiqué,  précisant que ces  champs étaient convoités depuis des mois par les majors occidentales.

Le 26 mai dernier, en marge de l’assemblée générale des actionnaires de Total, Patrick Pouyanné, le PDG du groupe a déclaré que le groupe pétrolier avait toujours l’objectif de conclure l’accord avec l’Iran avant l’été. La semaine dernière, Bijan Zanganeh avait tenu quant à lui à souligner que la crise diplomatique actuelle entre le Qatar et les Etats arabes du Golfe, développée à l’initiative de l’Arabie saoudite, et de l’Egypte n’aurait pas d’impact sur les plans de développement du gisement que se partagent l’Iran et le Qatar.  »Nous continuerons notre travail comme prévu. Il n’y a aucun problème », a ainsi déclaré le 7 juin dernier le ministre iranien, deux jours après l’annonce faite par l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Bahreïn et l’Egypte de la rupture de leurs relations diplomatiques avec le Qatar, accusé de financer le terrorisme.

Les experts estiment pour leur part  que  les exportations qataries de gaz naturel liquéfié (GNL) et de pétrole ne devraient être que très peu touchées par la crise avec le Qatar.  Si les échanges commerciaux du Qatar avec ses voisins du Golfe sont certes limités, ses exportations vers l’Arabie saoudite, estimées à 896 millions de dollars par l’ONU, seront néanmoins réduites à zéro. Les livraisons énergétiques du Qatar à destination du Japon et de l’Asie du Sud-Est  transiteront quant à elles par le détroit d’Ormuz, limitant l’impact des mesures. Premier exportateur mondial de GNL, le Qatar en livre annuellement 80 millions de tonnes via navires méthaniers. Seules 10% des volumes exportés sont destinés à des pays du Moyen-Orient, tels que les Emirats arabes unis et l’Egypte. Le Qatar exporte via gazoduc près de 3,1 milliards de pieds cubes de GNL par jour aux Emirats arabes unis et à Oman. En 2016, l’Egypte a pour sa part importé 60% de ses besoins en GNL du Qatar.

La major pétrolière Qatar Petroleum a indiqué la semaine dernière dans un communiqué que la situation commerciale demeurait inchangée  : “business as usual”, et ce, malgré la crise diplomatique impliquant Doha et ses voisins du Golfe. Qatar Petroleum avait tenu  par ailleurs à préciser que toutes ses activités ainsi que celles de ses filiales n’ont pas subi de perturbation tant en amont qu’en aval. Il en va de même pour toutes ses installations au niveau mondial.

Sources : Reuters, AFP

Elisabeth Studer – 18 juin 2017 – www.leblogfinance.com

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6 commentaires

  1. Elisabeth Studer 21 juin 2017 à 00:04

    Qatar: Washington se dit « perplexe » face à la position saoudienne

    Washington – Les Etats-Unis se sont dits « perplexes » mardi face aux explications apportées par l’Arabie saoudite et ses alliés du Golfe pour justifier l’isolement imposé au Qatar, et ont appelé les parties à régler rapidement leurs différends.

    Signe de l’impatience croissante de Washington face au rôle joué par Ryad dans la crise, une porte-parole de la diplomatie américaine a douté ouvertement de la justification donnée par les alliés du Golfe, qui accusent le Qatar de « soutenir le terrorisme ».

    « Maintenant que cela fait plus de deux semaines que le blocus a commencé, nous sommes perplexes face au fait que les Etats du Golfe n’aient pas donné au Qataris ni au public de précisions sur leurs accusations visant le Qatar », a déclaré Heather Nauert.

    « Plus le temps passe, plus le doute s’installe à propos des actions entreprises par l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis », a-t-elle ajouté, visant directement ces deux proches alliés de Washington.

    « A ce stade, nous faisons face à une question simple: est-ce que ces actions découlaient véritablement de leurs inquiétudes face au soutien présumé du Qatar au terrorisme? », a-t-elle asséné. « Ou est-ce qu’elles découlaient des griefs anciens entre les pays du GCC », le Conseil de coopération du Golfe, a ajouté la porte-parole.

    Ces déclarations surviennent après deux jours passés par le chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson, au téléphone avec de hauts responsables du Golfe.

    Chargé par le président américain Donald Trump de trouver une issue à cette crise, ce dernier a passé au moins 20 appels à Ryad et Doha, selon la porte-parole. Le Qatar abrite la base militaire américaine stratégique d’Al-Udeid, qui héberge près de 10.000 soldats américains et joue un rôle primordial dans les opérations contre le groupe Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie.

    L’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte ont rompu début juin leurs relations diplomatiques avec le Qatar, qu’ils accusent de « soutenir le terrorisme » et de se rapprocher de l’Iran, rival régional du royaume saoudien. Parmi eux, les pays du Golfe ont fermé leurs frontières terrestres et maritimes avec le richissime émirat gazier et lui ont imposé de sévères restrictions aériennes.

    « Nous encourageons toutes les parties à calmer les tensions et à s’engager dans un dialogue constructif », a souligné Heather Nauert. « Nous appelons à nouveau toutes les parties à se concentrer sur l’objectif central régional, et international, de lutte contre le terrorisme ».

    Des responsables américains ont démenti que ces déclarations signalaient un changement de position de Washington, mais elles tranchent toutefois nettement avec les déclarations de Donald Trump, qui avait semblé au départ prendre position au côté de l’Arabie saoudite face au Qatar.

    Le président américain avait ainsi accusé Doha le 10 juin d’avoir, au cours de l’histoire, « financé le terrorisme à un très haut niveau », faisant écho aux accusations de Ryad.

    Mais le département d’Etat a envoyé des signaux plus nuancés depuis le début de la crise, appelant le Qatar à « répondre aux inquiétudes de ses voisins » tout en demandant à l’ensemble des pays de la région de renforcer la lutte contre le jihadisme et d’assécher le financement des groupes extrémistes.

    (©AFP / 20 juin 2017 23h05)

  2. retrouvé le retour 22 juin 2017 à 07:56

    https://www.lorientlejour.com/article/1058600/le-roi-salmane-ecarte-son-neveu-en-designant-son-fils-comme-heritier-du-trone.html

    Trump est perplexe, le pauvre !! Le l’Emir vient de faire son élection. Encore plus fort, Momo envoyé au tapis volant par Momo !!

  3. Elisabeth Studer 3 juillet 2017 à 00:58

    Total, premier pétrolier occidental de retour en Iran

    Le groupe pétrolier français Total, à la tête d’un consortium international, va signer lundi à Téhéran un accord de 4,8 milliards de dollars pour développer un important champ gazier, devenant la première compagnie occidentale du secteur à revenir en Iran.

    « L’accord international pour le développement de la phase 11 de Pars-Sud sera signé lundi en présence du ministre du Pétrole et des directeurs de Total, de la compagnie chinoise CNPCI et de la société iranienne Petropars », a annoncé dimanche à l’AFP un porte-parole du ministère iranien du Pétrole.

    Le gaz produit « alimentera le marché domestique iranien à compter de 2021″, a précisé à l’AFP un porte-parole de Total, indiquant que le groupe « mettra en oeuvre le projet dans le respect le plus strict des législations nationales et internationales ».

    Le PDG du groupe français, Patrick Pouyanné, assistera en personne à la signature de ce contrat d’une durée de 20 ans, a détaillé le ministère iranien du Pétrole. Un accord préliminaire avait été signé en novembre 2016 à Téhéran.

    - Hostilité américaine -

    Il devait être finalisé début 2017 et la production – estimée à 370.000 barils équivalent pétrole par jour – commencer au bout de 40 mois. Mais M. Pouyanné avait affirmé en février que le groupe allait attendre pour connaître la politique de l’administration du président américain Donald Trump vis-à-vis de l’Iran.

    Cette signature intervient malgré la position hostile de M. Trump, qui dénonce régulièrement l’accord nucléaire conclu entre l’Iran et les grandes puissances, dont les Etats-Unis.

    La conclusion en juillet 2015 de cet accord avec les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne, a permis la levée en janvier 2016 d’une partie des sanctions internationales contre Téhéran.

    La position hostile des Etats-Unis a cependant rendu difficile la normalisation des relations économiques de l’Iran avec le reste du monde, notamment à cause de la réticence des grandes banques internationales à travailler avec Téhéran par crainte de mesures punitives de Washington.

    Mi-juin, le Sénat américain a voté à une écrasante majorité une nouvelle loi pour adopter de nouvelles sanctions contre l’Iran, notamment en raison de son « soutien à des actes terroristes internationaux ».

    La loi doit encore être examinée et adoptée par la Chambre des représentants et signée par le président Trump.

    L’Iran a dénoncé ces nouvelles sanctions en les qualifiant d’ »illégales et illégitimes ».

    Total détiendra 50,1% des parts du consortium qui exploitera le champ gazier, suivi du groupe China National Petroleum Corporation (CNPCI) avec 30% et de l’Iranien Petropars (19,9%).

    - Nouvelles opportunités -

    En 2004, Total avait déjà conclu un accord de principe avec l’Iran pour le développement de cette phase et pour la construction d’une usine de GNL censée traiter sa production. Mais il n’avait jamais été finalisé.

    En juin 2009, Téhéran avait signé un accord de près de cinq milliards de dollars avec la société chinoise CNPCI pour le développement de la phase 11 du champ de Pars-Sud. Celui-ci a été annulé début 2013 car la compagnie chinoise n’avait pas honoré ses engagements.

    L’accord nucléaire a aussi permis à l’Iran de reprendre ses exportations de pétrole vers l’Europe. Le pays entend développer et exploiter, en coordination avec des grands groupes étrangers, ses immenses réserves.

    De son côté Total espère que cet accord ouvrira d’autres « opportunités » dans les secteurs pétrolier, gazier et pétrochimique de l’Iran. Téhéran dispose des deuxièmes réserves mondiales de gaz, après la Russie, et des quatrièmes réserves mondiales de pétrole.

    Téhéran, qui a besoin d’énormes investissements étrangers, espère que l’arrivée effective de Total encouragera d’autres compagnies occidentales et asiatiques à sauter le pas.

    Ces derniers mois, de nombreux protocoles d’accord ont été signés par l’Iran et des compagnies européennes, asiatiques et russes.

    Depuis la levée des sanctions, Total est la troisième grande entreprise française à revenir en Iran, après les groupes automobile PSA et Renault

    (©AFP / 02 juillet 2017 14h24)

  4. ES 3 juillet 2017 à 23:13

    Total signe un accord gazier en Iran malgré les pressions américaines

    Téhéran – Le groupe français Total, à la tête d’un consortium international avec le chinois CNPCI, a signé lundi un accord gazier de 4,8 milliards de dollars avec Téhéran, malgré les pressions de Washington qui envisage de nouvelles sanctions contre l’Iran.

    En vertu de ce contrat d’une durée de 20 ans, le consortium investira 2 milliards de dollars (1,76 milliard d’euros) dès la première étape du développement de la phase 11 du vaste champ gazier offshore Pars-Sud.

    Total devient ainsi la première grande compagnie occidentale du secteur des hydrocarbures à revenir en Iran depuis la levée partielle des sanctions internationales en janvier 2016, en vertu de l’accord nucléaire signé en 2015 avec les grandes puissances, dont la France et les Etats-Unis.

    « Aujourd’hui est un jour historique pour Total, le jour où nous revenons en Iran », a déclaré le PDG du groupe, Patrick Pouyanné, lors de la signature de l’accord à Téhéran.

    « J’espère que cet accord entre une grande société européenne, française, et l’Iran va donner des idées à d’autres sociétés de venir en Iran parce que le développement économique, c’est la façon aussi d’apporter la paix », a déclaré à l’AFP M. Pouyanné.

    « Nous sommes là pour construire des ponts et pas pour faire des murs, nous nous développons en Iran, au Qatar, aux Emirats, partout où nous pouvons le faire », a-t-il ajouté.

    « Nous n’oublierons jamais que Total a été le précurseur », a pour sa part lancé le ministre iranien du Pétrole, Bijan Namadar Zanganeh.

    Selon lui, l’industrie des hydrocarbures iranienne a besoin de 200 milliards de dollars (176 milliards d’euros) d’investissement sur les cinq prochaines années.

    L’Iran dispose des deuxièmes réserves mondiales de gaz, après la Russie, et des quatrièmes réserves mondiales de pétrole, mais les compagnies étrangères restent globalement réticentes à investir dans ce pays en raison de sanctions américaines toujours en vigueur.

    Total a même nommé une personne chargée de surveiller et de s’assurer que les mesures américaines à l’encontre de l’Iran sont respectées. En évitant en particulier que l’argent ne soit acheminé aux Gardiens de la révolution, armée d’élite du régime, qui contrôlent de larges secteurs de l’économie, mais dont le rôle est dénoncé par les Etats-Unis.

    - Europe contre Etats-Unis -

    En vertu de l’accord conclu avec Total, le groupe français détiendra 50,1% des parts du consortium qui exploitera le champ gazier, suivi du groupe China National Petroleum Corporation (CNPCI) avec 30% et de l’Iranien Petropars (19,9%).

    Le PDG de Total a rappelé que son groupe « avait une longue histoire en Iran », évoquant le développement des phases 2 et 3 de Pars-Sud dans les années 1990.

    Le gaz produit « alimentera le marché domestique iranien à compter de 2021″, a précisé à l’AFP un porte-parole de Total.

    L’objectif est d’atteindre une production de 400.000 barils équivalent pétrole par jour. Les responsables iraniens misent sur un revenu de 54 milliards de dollars aux prix actuels durant les 20 ans que durera ce contrat.

    La signature de l’accord avec Total intervient quelques jours après une tournée du ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, en Europe.

    M. Zarif avait été reçu vendredi par le chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, après avoir rencontré le président allemand, Frank-Walter Steinmeier, et le Premier ministre italien, Paolo Gentiloni.

    Téhéran cherche à renforcer les relations avec l’Union européenne face à une administration américaine hostile.

    « Malgré l’hostilité déraisonnable des Etats-Unis, l’UE reste engagée à l’égard de l’accord nucléaire et de l’entente constructive » avec l’Iran, avait écrit M. Zarif dans un tweet.

    - Difficultés pour investir -

    L’administration Trump dénonce régulièrement l’accord nucléaire de 2015 et la Maison Blanche a annoncé pour les prochaines semaines un réexamen de la politique américaine en ce qui concerne cet accord.

    Mi-juin, le Sénat américain a voté en faveur d’un projet de loi en faveur de nouvelles sanctions contre l’Iran, accusé de « soutien à des actes terroristes internationaux ». Il doit encore être examiné par la Chambre des représentants.

    Les grandes banques internationales hésitent à travailler avec Téhéran par crainte de mesures punitives de Washington. La probabilité d’un renforcement des sanctions a aussi refroidi les ardeurs de sociétés comme le groupe d’hydrocarbures britannique BP alors que d’autres entreprises comme Shell (Pays-Bas/Royaume-Uni) ou Gazprom (Russie) ont pour l’instant conclu seulement des accords préliminaires.

    « Les compagnies qui opèrent en Iran vont continuer à affronter une série de problèmes structurels, notamment la corruption, la bureaucratie, une instabilité potentielle » et la réticence de certains, notamment dans la classe politique, « à permettre une implication étrangère dans l’économie », souligne la société consultante BMI Research dans une note publiée lundi.

    Depuis la levée des sanctions, Total est la troisième grande entreprise française à revenir en Iran, après les groupes automobiles PSA et Renault.

    sgh/feb/iw/cj

  5. ES 3 juillet 2017 à 23:13

    Total prendra part à un nouveau mégaprojet gazier dans l’Arctique russe

    Logo du producteur de gaz russe Novatek, à Paris le 2 juin 2015 / © AFP/Archives / ERIC PIERMONT
    Le groupe français Total prendra part aux côtés du russe Novatek à un nouveau mégaprojet de gaz naturel liquéfié (GNL), Arctique-2, dont la construction est prévue dans le Grand Nord russe, a annoncé lundi le PDG de Total Patrick Pouyanné.

    Ce projet géant sur la péninsule de Gydan, dans la mer de Kara, dont la fin de la première phase de construction est prévue en 2022-2023, doit à terme produire autant que le projet Yamal, actuellement en construction dans l’Arctique russe par un consortium comprenant Total.

    « Nous allons définitivement prendre part au projet. Nous détenons presque 19% du capital de Novatek et la réponse est pour moi évidente », a indiqué M. Pouyanné dans une interview au quotidien russe Vedomosti.

    Cette participation sera « au minimum de manière indirecte, via notre partenariat avec Novatek. Une participation directe dépendra des conditions, mais nous avons cette volonté », a-t-il ajouté.

    Total est déjà associé à Novatek, le numéro deux russe du gaz, dans la construction d’une usine de liquéfaction de gaz sur la péninsule de Yamal, disposant de ressources considérables mais situées au nord du cercle arctique, à 2.500 kilomètres de Moscou, posant de grandes difficultés techniques liées au climat et à l’isolement.

    Le financement de Yamal, qui doit produire 16,5 millions de tonnes à partir de 2019, a été compliqué par les sanctions imposées contre Novatek par les Etats-Unis à cause de la crise ukrainienne.

    M. Pouyanné s’est également prononcé lundi en faveur d’une levée de ces sanctions, qui « ne nuisent pas seulement à la Russie, mais également à l’Europe ».

    « Les sanctions économiques ne sont pas une solution à un problème diplomatique. Elles représentent la fin du dialogue et de relations normales », a-t-il déclaré.

    (©AFP / 03 juillet 2017 14h06)

  6. retrouvé le retour 5 juillet 2017 à 23:26

    « Le groupe français Total, à la tête d’un consortium international avec le chinois CNPCI, a signé lundi un accord gazier de 4,8 milliards de dollars avec Téhéran, malgré les pressions de Washington »

    http://www.la-croix.com/France/L-Iran-francais-Total-vont-signer-accord-gazier-48-mds-USD-2017-07-02-1300859697

    On devrait acheter du gaz de schiste subventionné US !! On verra bien si cette petite niaiserie durera !!

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