Le Blog Finance

Quand Sarkozy voulait bâtir un partenariat gagnant-gagnant avec l’Iran : les suites du contrat Eurodif

A l’heure où le dossier iranien est on ne peut plus brûlant, et que le Qatar pourrait bien intervenir dans l’ombre sur le dossier,  il me semble nécessaire de rappeler des faits que j’avais exposés en mars 2007 concernant la politique de carottes et de bâton menée par Nicolas Sarkozy envers l’Iran.
Edifiant …

A entendre les propos de Nicolas Sarkozy envers Téhéran, j’osais  craindre alors que tout comme pour Al Qaida, le candidat UMP d’alors  ne maîtrisait pas totalement le sujet et les accords passés entre l’Iran et la France …

Car tandis que Roland Dumas s’était rendu en hiver 2007 à Téhéran en vue de retrouver d’anciennes connaissances avec lesquelles il avait du notamment traité du dossier Eurodif, Nicolas Sarkozy avait évoqué la possibilité d’établir un partenariat gagnant-gagnant avec l’Iran…. après l’avoir menacé de sanctions en vue de régler le dossier nucléaire.

“Un peu osé tout de même de faire ainsi du chantage envers Téhéran alors que l’Iran demeure membre du consortium propriétaire de l’ usine d’enrichissement d’uranium du Tricastin exploitée par une filiale d’Areva et que Total est mise à mal sur le plan juridique pour ses relations un peu trop rapprochées avec l’Iran”, avais-je d’ores et déjà indiqué à l’époque.

I – Sarkozy : la carotte et le bâton face à l’Iran

La perspective d’un Iran doté de l’arme atomique est inacceptable, avait déclaré en mars 2007 Nicolas Sarkozy, allant jusqu’à demander à Téhéran de “choisir” sous peine de s’exposer à des “sanctions accrues”.

“La perspective d’un Iran doté de missiles nucléaires n’est pas acceptable car cette perspective ouvrirait la voie à une course aux armements dans la région ; elle serait une menace constante pour l’existence d’Israël et du sud-est de l’Europe”, avait alors déclaré celui qui n’était encore que le candidat de l’UMP à la présidentielle lors d’une conférence de presse consacrée aux questions internationales.
“C’est maintenant à l’Iran de choisir entre la coopération avec la communauté internationale et des sanctions accrues”, avait-t-il souligné. “Il ne faut pas hésiter à renforcer les sanctions car je crois à l’efficacité de ces sanctions”. Si Nicolas Sarkozy voulait nous attirer des attentats comme ceux ayant frappé la France, il n’agirait pas autrement, avais-je ajouté alors.

Le candidat UMP … mais pas le ministre de l’Intérieur – Nicolas Sarkozy avait toutefois proposé de suggérer à Téhéran d’échanger une capacité nucléaire civile contre un partenariat sur l’exploitation sur les champs gaziers. ”Dire ceci, c’est aussi pour moi une façon de dire à l’Iran qu’une coopération est possible, que nous ne sommes pas condamnés à la confrontation”, avait-t-il ajouté.

Soit Nicolas Sarkozy ne lit pas la presse, qui plus est le blog finance, ou nous avionsdepuis fort longtemps évoqué la possibilité d’un tel accord, soit il ignore tout d’éventuels accords passés avec Total, GDF, et Areva mais également l’Iran dans le cadre du consortium Eurodif, soit c’est une ruse pour tester la réaction des Six et de l’Onu face à une telle annonce …
Compte-tenu de ses réponses face aux questions concernant Al Qaida, je pencherai tout de même sur une méconnaissance du sujet de sa part, et l’expression d’un tempérament quelque peu frondeur, avais’je alors indiqué. « A moins qu’il ne veuille mettre à mal quelques « camarades du Parti » qui auraient pu faciliter de tels accords et qui, bien que sensés être du même camp, ne semblent pas être pour autant ses amis », avais-je ajouté.

II – Sarkozy propose de créer une banque mondiale du combustible nucléaire

Toujours en mars 2007, Nicolas Sarkozy avait proposé la création, sous l’égide de l’Onu et de l’Agence internationale pour l’énergie atomique, d’une “banque mondiale du combustible nucléaire civile qui garantirait aux pays émergents les bienfaits de l’énergie atomique sans risque de détournement militaire”.

Le candidat UMP n’avait rien inventé, avais-je alors indiqué, rappelant puisqu’en novembre 2006, réunissant son conseil des gouverneurs à Vienne, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) avait étudié une proposition de Warren Buffett , deuxième homme le plus riche de la planète. Cet investisseur de 75 ans, à la tête d’un empire financier, avait alors promis d’offrir 50 millions de dollars à l’agence pour créer une banque mondiale du combustible nucléaire.
But affiché de cette structure en devenir : offrir l’accès à l’énergie nucléaire aux pays en développement, sans risque de prolifération des armes atomiques.
Les méthodes employées, voire la solution officiellement porposée pour régler le dossier iranien : les États ayant décidé de renoncer à maîtriser le cycle complet de l’atome, voire à se doter de la bombe – nous disait-on alors – ils pourraient – selon le mécanisme à mettre en place – recevoir de l’uranium faiblement enrichi en vue d’alimenter leurs centrales nucléaires, renvoyant au final (à Areva ? pour créer le Mox ?) le combustible usagé pour retraitement, le tout garanti à des prix fixés d’avance.

Annoncée le 19 septembre 2006 à Vienne, cette offre s’accompagnait de deux conditions : que l’AIEA supervise le projet et que les États donnent 100 millions de dollars de leur côté. Si ces voeux n’étaient pas suivis d’effets dans les deux ans, Buffett se considérerait dégagé de ses engagements. « Cette promesse de don est un investissement pour un monde plus sûr, soutenait-il alors.  Ajoutant : « j’espère qu’elle les incitera à faire décoller enfin le projet. »

L’idée d’une banque mondiale du combustible nucléaire n’est pas nouvelle. Depuis les origines de l’AIEA, en 1957, l’énergie nucléaire devait être rendue accessible au plus grand nombre possible d’États en quête de prospérité. L’AIEA offrait son assistance technique, fidèle à son slogan « Atomes pour la paix ».

Compte-tenu du contexte régnant en 2007, l’idée d’une banque mondiale du combustible avait obtenu le soutien intéressé des grandes puissances, à commencer par les États-Unis, la Russie et la France, lesquels y voient de fructueux débouchés pour leur industrie nucléaire.
En 2004, le président américain George W. Bush avait ainsi appelé de ses voeux un tel projet. La Russie avait de son côté annoncé le 26 octobre 2006 la naissance en 2007 du premier centre international d’enrichissement de l’uranium à Angarsk (Sibérie orientale), en collaboration avec le Kazakhstan.

III – Roland Dumas se rend discrètement à Téhéran

Toujours à l’hiver 2007, Roland Dumas s’é rendu un week-end à Téhéran, en vue de s’entretenir avec des dignitaires du régime sur le dossier du nucléaire iranien. Pour rappel , cet homme d’Etat est tout à la fois l’ancien ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand, mais également l’ex-président du Conseil Constitutionnel qui, le 22 janvier 1999, avait pris une décision favorable à Chirac sur la question de la Responsabilité Pénale du Chef de l’Etat, laquelle aurait pu être guidée par une certaine ”neutralité présidentielle” dans les affaires judiciaires le concernant.

Présenté par la presse iranienne comme un « envoyé spécial français », l’ancien ministre des Affaires étrangères n’était pas mandaté par Paris, le Quai d’Orsay évoquant alors un « déplacement privé ». Il ne serait pas non plus un émissaire du Parti socialiste.

« Mon voyage a été particulièrement utile, d’autant plus qu’il est intervenu dans une période brûlante », avait-il toutefois précise quelques heures après son retour à Paris.

Parti vendredi, Roland Dumas répondait à une invitation d’Ali Akbar Velayati, le conseiller diplomatique d’Ali Khamenei, guide suprême de la république islamique. « Velayati est très proche de Khamenei. Nous nous sommes connus lorsque j’ai réglé avec lui le contentieux Eurodif et l’affaire des otages au Liban », rappellait alors Roland Dumas.
Quel joli préambule pour signifier que l’objectif de l’entrevue était très certainement de discuter de cet épineux dossier.

« Il m’a reçu peu avant l’annonce de la libération du skipper français Stephane Lherbier. Il m’avait dit qu’Ali Khamenei allait ratifier la grâce », racontait-t-il, « pour l’anecdote ».
Un geste diplomatique important de la part de l’Iran et absolument pas neutre, avais-je toutefois indiqué alors.

Car la détention du français aurait pu très certainement avoir comme justification première la volonté de Téhéran d’obtenir ainsi une monnaie d’échange. Qui dit libération, pourrait donc laisser suggérer que l’ “échange” a eu lieu …

Parallèlement, Ali Akbar Velayati s’activait sur la scène internationale, défendant selon Roland Dumas, un « paquet de propositions ».
Parmi elles, figure en bonne place l’idée de confier à un consortium international géré par les Européens le traitement de l’uranium sur le sol iranien. Il s’agirait de relancer, via Eurodif, la coopération franco-iranienne qui avait abouti à la construction du réacteur nucléaire à usage civil de Darakhoin, près d’Ahwaz.

L’Iran, qui conserve un siège vacant au conseil d’administration d’Eurodif, ne disposait plus à cette date de parts dans la société, selon Le Figaro.
Bloqué après la chute du chah, le différend financier entre la France et l’Iran avait été réglé en 1989 par Roland Dumas et Ali Akbar Velayati, les ministres des Affaires étrangères de l’époque. Le chef de la diplomatie française avait officialisé la fin de la brouille avec l’Iran de Khomeyni mais l’assassinat, deux ans plus tard à Paris, de l’ancien premier ministre Chapour Bakhtiar par des tueurs du régime iranien avait mis fin au rapprochement.

Roland Dumas s”était alors montré plus que conciliant sur le dossier nucléaire iranien, considérant même la détention par Téhéran de l’arme nucléaire comme un « élément d’équilibre dans la région ». « Avoir la bombe atomique n’est pas forcément un facteur aggravant », avait-il affirmé en mars 2007, en marge de la polémique sur les propos tenus par Jacques Chirac dans un entretien avec le New York Times et Le Nouvel Observateur.
« C’est un facteur de rétablissement de l’équilibre et qui dit équilibre dit maintien de la paix », avait-il assuré. « À l’inverse, si dans une région du monde, un pays puissant, surarmé, dispose de la bombe atomique, c’est lui qui fait sa loi », avait-il ajouté.
Soit des propos diamétralement opposés aux positions de Ségolène Royal, adversaire déclarée du nucléaire iranien sous ses formes militaires mais aussi civiles.
« Mes interlocuteurs iraniens suivent avec attention et parfois incompréhension l’attitude de la France. Ils m’ont interrogé sur les déclarations de Ségolène Royal », affirmait Roland Dumas, qui n’a plus de responsabilités au Parti socialiste. « Il est possible qu’elle s’assouplisse si elle devient présidente », avait-il ajouté alors. » Sous-entendu, on la briefera

IV  – L’Iran la France et Eurodif

Rappelons – car c’est le coeur du dossier – qu’Eurodif,est un Consortium propriétaire d’une usine d’enrichissement de l’uranium implantée dans le site nucléaire du Tricastin à Pierrelatte dans la Drôme, et exploitée par une filiale de Areva NC, Eurodif SA.

L’uranium enrichi produit par Eurodif est utilisé comme combustible par les centrales nucléaires françaises et de nombreuses centrales étrangères. L’uranium enrichi produit par Eurodif alimente environ 90 réacteurs à eau pressurisée, la filière nucléaire la plus largement répandue dans le monde, dont 58 réacteurs français. L’usine produit à elle seule 25% de la consommation mondiale d’uranium enrichi. Eurodif SA compte parmi ses clients EDF et plus de 30 compagnies d’électricité.

Eurodif est une coentreprise créée en 1973 entre 5 pays : la France, la Belgique, l’Italie, l’Espagne et la Suède.
En 1975, la part suédoise de 10% dans Eurodif était parvenue à l’Iran à la suite d’un accord franco-iranien. La société française nationalisée Cogéma et le gouvernement iranien ont alors fondé la Sofidif (Société franco–iranienne pour l’enrichissement de l’uranium par diffusion gazeuse), possédant respectivement 60% et 40% des parts. En retour, la Sofidif a acquis une part de 25% dans Eurodif, ce qui donnait à l’Iran sa part de 10% dans Eurodif. Le Shah d’Iran a prêté un milliard de dollars US (et encore 180 millions de US$ en 1977) pour la construction de l’usine Eurodif, en vue d’obtenir l’autorisation d’acheter 10% de la production d’uranium enrichi du site. Suite à la révolution islamique de 1979, l’Iran suspend ses paiements et réclame le remboursement du prêt en faisant pression sur la France.

En avril 1979, le premier ministre Raymond Barre inaugure l’usine d’Eurodif. Dans le même temps, l’Ayatollah Khomeiny rompt le contrat de fourniture de centrales nucléaires passé avec la France. Mais il confirme l’actionnariat dans Eurodif de l’Iran qui possède toujours alors 10% des parts de cette usine. La France refuse de laisser l’Iran exercer son statut d’actionnaire d’Eurodif.

En 1981, après la mise en service de l’usine Eurodif, l’Iran réclame 10% de la production d’uranium enrichi auquel ils ont contractuellement droit, ce que la France refuse. De 1981 à 1991, le régime des mollahs est soupconné d’avoir perpétré plusieurs assassinats, prises d’otages et attentats meurtriers.

Le 17 novembre  1986, après plusieurs attentats meurtriers à Paris, et l’enlèvement de journalistes français (Jean-Paul Kauffmann, Michel Seurat, …) retenus en otage au Liban par des groupes liés à l’Iran, la France rembourse 330 millions de dollars, mais refuse de fournir toute livraison d’uranium enrichi. Le même jour se produit l’assassinat de Georges Besse, le fondateur d’Eurodif. En décembre 1987 a lieu un 2e versement officiel de 330 millions de dollars par la France à l’Iran.

Le 5 mai  1988, entre les deux tours de l’élection présidentielle, les otages français sont libérés. Le premier ministre Jacques Chirac assure dans un accord avec l’Iran des « garanties politiques sur l’octroi sans restrictions par le gouvernement français de licence d’exportation d’uranium enrichi » et le rétablissement du statut d’actionnaire de l’Iran dans Eurodif sous la condition du retour des derniers otages du Liban.
En septembre 1989, le président François Mitterrand confie à François Scheer la formalisation d’un accord définitif de règlement du contentieux franco-iranien. Finalement un accord est trouvé en 1991 : la France remboursa plus de 1,6 millard de dollars. L’Iran est rétabli dans son statut d’actionnaire d’Eurodif via un consortium franco-iranien nommé Sofidif, avec le droit de prélever 10?% de l’uranium enrichi à des fins civiles.
De source diplomatique française, on indique que « l’Iran est bien membre d’Eurodif. Mais en l’absence de centrale nucléaire civile opérant en Iran, il n’y a pas de livraison d’uranium enrichi. »

Sources : AFP, Le Figaro, Wikipedia

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31 commentaires

  1. ES 20 février 2015 à 21:24

    ce que dit aussi roland Dumas

  2. retrouvé le retour 23 avril 2017 à 14:32

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