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Attaques de Paris / fermeture des frontières : Globalia ou le terrorisme comme arme suprême de l’oligarchie

 Selon un dernier bilan,  au moins 120 personnes ont été tuées vendredi soir lors d’attaques simultanées à Paris, touchant plus particulièrement le théâtre Le Bataclan, d’après des sources proches du dossier.

Si comme moi, vous avez lu « Globalia », de Jean-Christophe Rufin, aussi monstrueux et inhumain que cela soit, ce qui s’est passé le vendredi 13 novembre 2015, à Paris, dans les alentours du Stade de France, ne vous a peut-être pas entièrement surpris. Aussi cynique et horriblement lucide soit-il …et effrayant quant aux conséquences sur nos libertés individuelles.

Le thème de Globalia ? le terrorisme. Ou plutôt : à qui profite le terrorisme … livre tout de même écrit par l’ancien ambassadeur de France au Sénégal en poste de 2007 à 2010, homme qui sait de quoi il parle et qu’on peut difficilement targuer de conspirationnisme.
Et c’est là où le choc qui secoue   toute la population française plongeant le pays dans le chaos revêt toute son importance.
Alors reprenons.
Globalia s’offre – à l’origine – comme une société «parfaite», un Etat « parfait » ayant réussi à unifier toutes les nations que nous connaissons aujourd’hui et isolé du reste du monde (les «non-zones») par une bulle de verre sous laquelle le climat est réglé par des canons à beau temps.
Son organisation et ses fondements ? une gouvernance mondiale ou plutôt une extension de la mondialisation, la globalisation poussée à son paroxysme. Laquelle passerait par la disparition des États, des religions, des références culturelles et identitaires, une abolition de toutes les frontières et de toutes les normes plus ou moins nationales, afin de créer une seule et unique identité, celle de citoyen du monde.

Un contexte – de prime abord – propice à la paix. Et à un immense et unique marché mondial, global, ou les profits ne connaîtraient plus aucune limite. Permettant au final à quelques très grandes firmes transnationales de multiplier leurs gains en détenant de façon antidémocratique de plus en plus de pouvoir.
Un endroit merveilleux de prime abord qui aurait – officiellement – pour souci de rendre ses citoyens heureux, les libérant de toutes contraintes matérielles en les prenant en charge de la naissance à la mort et disposant des moyens médicaux assurant une vie en bonne santé bien au-delà des cent ans.
Bien sur, pour être efficace, la machine Globalia devra au préalable laminer les États, plomber les communautés nationales, réduire l’homme uniquement à sa composante matérialiste, en faire un simple consommateur. En développant avant tout l’individualisme, l’égoïsme, le changement voire l’absence de valeurs fondamentales permettant d’éviter toute opposition structurée.

Car dans Globalia, l’homme y est considéré comme une espèce potentiellement dangereuse, livres, papier et stylos ont disparu (tiens ….!), les cartes géographiques ont été abolies et l’apprentissage de l’Histoire s’apparente à un délit.
Le drapeau de Globalia compte 250 étoiles, sa langue officielle est l’anglobal, la monnaie le globar et la devise «In Globe we trust» compte trois points : séparation stricte et définitive entre Globalia et les « non-zones », destruction de toute forme d’organisation politique dans lesdites non-zones … et maintien d’un haut degré de cohésion grâce à une forte armature de sécurité intérieure. Cerise sur le gâteau : dans ces « non-zones »vivent des tribus dont les membres sont désignés comme terroristes potentiels voulant la destruction de Globalia.
Car la recette « miracle » pour assurer la cohésion de Globalia, c’est la peur. Laquelle est agitée via trois « leviers » : le terrorisme, les risques écologiques et la paupérisation. Cela ne vous rappelle rien ?
Or, survient un jour où Globalia est confronté à un grave problème … : elle n’a plus d’ennemi …. ! Ce qui, convenez-un, est un facteur important d’explosion sociale, la peur de l’autre, de la mort et du ciel qui peut nous tomber sur la tête, assurant, vous en conviendrez, une cohésion du plus bel effet.
Les burocrates du BIM (Bureau d’identification de la menace), chargés de l’application concrète du slogan «La surveillance, c’est la liberté» tentent alors de trouver une « solution » .
«Un bon ennemi est la clef d’une société équilibrée », explique ainsi l’énigmatique et tout puissant Ron Altman dont nous nous apercevrons au final qu’il est loin d’être éloigné du monde de la finance planétaire désormais aux mains d’oligarques prêts à tout pour assurer leur pouvoir.
Face au problème crucial auquel il est confronté – « nous n’avons plus d’ennemi digne de ce nom, nous avons trop affaibli les non-zones » – notre homme trouvera au final une solution pour le moins explosive : « il ne suffit plus de perpétuer les formes de la tragédie, il nous faut un héros pour l’incarner » telle sera sa nouvelle devise. Sa stratégie sera alors bâtie autour d’un axe : la création d’un «Nouvel Ennemi».
Suivez mon regard ….
Bien évidement, la télévision de Globalia ne cesse de proclamer que les citoyens nagent en pleine « démocratie idéale où chacun y est libre de ses actes ». Le hic ? La fâcheuse « tendance naturelle des êtres humains » … « d’abuser de leur liberté, c’est-à-dire d’empiéter sur celles des autres ».
« La plus grande menace sur la liberté, c’est la liberté elle-même » prône un slogan « globalien ». Alors « comment défendre la liberté contre elle-même? » La solution « globalienne » est la suivante « en garantissant à tous la sécurité. La sécurité, c’est la liberté. La sécurité, c’est la protection. La protection, c’est la surveillance. La surveillance, c’est la liberté. »
Une référence à peine voilée à la justification du Patriot Act US et aux autres lois sécuritaires déployées au niveau mondial … et prochainement en France ?
Vous ne pourrez plus dire que Jean-Christophe Rufin ne vous avait pas prévenu quand Manuel Valls arrivera prochainement à faire passer des lois liberticides pour officiellement vous protéger et protéger votre liberté écrivais-je en janvier dernier  à la suite de l’attentat de Charlie Hebdo …

Désormais, alors  que l’Union européenne toute entière doit faire face à un afflux d’immigrés, les portes de la France seront closes. Avec forts arguments à la clé, oserais-je dire.

Face aux attaques  survenus à paris, le 13 novembre, François Hollande a en effet déclaré dans une allocution télévisée de trois minutes depuis l’Elysée  que deux décisions seront prises : l’état d’urgence sera décrété, ce qui veut dire que certains lieux seront fermés, la circulation pourra être interdite et il y aura également des perquisitions qui pourront être décidées dans toute la région parisienne. L’état d’urgence sera proclamé sur l’ensemble du territoire, a-t-il précisé.

“La seconde décision que j’ai prise, c’est la fermeture des frontières, nous devons nous assurer que personne ne pourra rentrer pour commettre quelque acte que ce soit. Et en même temps que ceux qui auraient pu commettre les crimes qui sont hélas constatés puisse également être appréhendés, s’ils devaient sortir du territoire”, a expliqué M. Hollande.

“Ce que les terroristes veulent, c’est nous faire peur, nous saisir d’effroi. Il y a de quoi avoir peur, il y a l’effroi. Mais il y a face à l’effroi une Nation qui sait se défendre, qui sait mobiliser ses forces, et qui une fois encore saura vaincre les terroristes“, a poursuivi le chef de l’Etat.

Le président a enfin demandé aux Français “de garder ici toute votre confiance dans ce que nous pouvons faire avec les forces de sécurité pour préserver notre nation des actes terroristes”.

Elisabeth Studer – 13 novembre 2015 – www.leblogfinance.com

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96 commentaires

  1. ES 14 novembre 2015 à 02:37

    Les personnes à l’activité “dangereuse” assignés à résidence

    Selon un journaliste du Monde, un décret a été pris en conseil des ministres, en plus de l’état d’urgence, selon lequel les personnes à l’activité jugée “dangereuse” sont assignés à résidence, les salles de spectacle sont fermés provisoirement. 1500 soldats supplémentaires sont mobilisés.

  2. ES 14 novembre 2015 à 02:39

    Le NDAA (National Defense Authorization Act ) sera-t-il à l’attentat de Boston ce que le Patriot Act fût pour la catastrophe du 11 septembre ? Qui sait …
    Précisons que l’acte criminel qui a frappé le marathon de Boston endeuille les Etats-Unis alors que le débat fait rage autour de la section 1021 de la loi de l’année fiscale 2012 du gouvernement fédéral américain, destinée à établir le budget du Département de la Défense US pour la période, certains de ces opposants y voyant une grave atteinte à la démocratie voire une étape dangereuse vers la création d’un Etat arbitraire outre-Atlantique.
    Rappelons qu’en décembre 2011, Barack Obama a ratifié la Section 1021 du projet de loi intitulé National Defense Authorization Act (NDAA), lequel donne au final pouvoir au gouvernement fédéral de mettre et de garder en détention pour une durée indéfinie n’importe quelle personne, y compris des citoyens américains … Pas de procédure régulière, pas d’accès à un avocat, les détenus ne disposant d’aucun élément leur permettant même de savoir s’ils seront à nouveau libres un jour …
    En effet, cette partie du NDAA fait table rase de certaines des protections constitutionnelles les plus importantes. Elle permet ainsi au pouvoir exécutif d’ordonner l’arrestation de tout citoyen US soupçonné d’activités terroristes ou d’association avec des terroristes. (Vous commencez à comprendre le lien avec Boston ? …)
    Les personnes placées en garde-à-vue par l’armée – désormais chargée de faire respecter la législation nationale soit dit en passant – peuvent perdre leur droit à une procédure et à un habeas corpus réglementaires, et être maintenues en détention pour une durée indéfinie dans les bâtiments … de l’armée.
    Cette loi permet de menacer activistes et dissidents, dont les droits étaient jusque-là protégés par le Premier Amendement, d’une incarcération à durée indéterminée dans les prisons militaires, y compris dans les colonies pénitentiaires maritimes. D’où la référence à Guantanamo établie par certains opposants .
    L’intitulé de la loi lui-même, « the Homeland Battlefield Bill » (loi sur le champ de bataille de la Patrie) affiche un air de totalitarisme qui ne présage rien de bon. Permettant de faire fi des droits les plus élémentaires sous prétexte que ladite patrie soit en danger …
    Dans le cadre du procès intenté par le journaliste Chris Hedges, les avocats maîtres Carl J. Mayer et Me Bruce I. Afran à l’encontre du Président Barack Obama et de son Secrétaire de la Défense, Leon Panetta, Maitre Mayer a quant à lui déclaré que « l’objectif principal du NDAA est de créer un système judiciaire violant la séparation des pouvoirs. » Estimant que « l’administration Obama a retiré la détention de la branche judiciaire pour la placer sous la responsabilité de la branche exécutive. »
    En mai 2012, la juge Katehrine Forrest, chargée du dossier a rendu une ordonnance annulant temporairement la Section 1021, en raison de sa violation des Premier et Cinquième Amendements de la constitution. Ordonnance rendue par la suite permanente le 12 septembre dernier.
    Précisons que l’administration Obama a fait appel contre la première ordonnance de Mme Forrest … preuve s’il en est, pour certains, que cette dernière n’agira pas en faveur de la protection des droits constitutionnels des citoyens US.
    « L’échec supplémentaire de l’administration à restaurer le habeas corpus, son utilisation de l’Espionage Act à six reprises pour faire taire les lanceurs d’alarme du gouvernement, son soutien au FISA Amendment Act « qui permet de mettre sur écoute téléphonique, de surveiller et d’écouter les conversations privées des citoyens états-uniens sans aucune justification », ainsi que son ordre d’assassiner des concitoyens en vertu de l’Authorization to Use Military Force (AUMF) de 2001, montrent que malgré toute sa rhétorique, B. Obama, à l’instar de ses adversaires républicains, est déterminé à supprimer tout obstacle se dressant devant le pouvoir illimité de l’état sécuritaire et de surveillance » note par ailleurs le journaliste Chris Hedges …

  3. ES 14 novembre 2015 à 02:44

    La préfecture de police a recommandé vendredi soir sur Twitter aux personnes qui se trouvent en Ile-de-France «d’éviter de sortir sauf nécessité absolue» après les attaques simultanées à Paris.
    La préfecture recommande également «aux établissements recevant du public, de renforcer la surveillance des entrées et d’accueillir ceux qui en auraient besoin d’interrompre les manifestations ou événements en cours en extérieur».

  4. ES 14 novembre 2015 à 02:49

    Communiqué à l’issue du Conseil des ministres

    Publié le 14 Novembre 2015

    RUBRIQUE : INTÉRIEUR ET SÉCURITÉ, NATION, INSTITUTIONS ET RÉFORME DE L’ETAT

    Le Conseil des ministres, convoqué par le Président de la République, s’est réuni le 14 novembre à 00h. Sur le rapport du Premier ministre, du ministre de l’Intérieur et de la Garde des sceaux, ministre de la justice, un décret déclarant l’Etat d’urgence a été adopté.
    *************************
    Il prend effet immédiatement sur l’ensemble du territoire métropolitain et en Corse. Il permet notamment d’interdire la circulation des personnes et d’instituer des zones de protection et de sécurité.
    *************************************************
    Un second décret a également été adopté pour mettre en œuvre des mesures renforcées dans l’ensemble des communes d’Ile-de-France.
    ************************
    Ces dispositions permettent l’assignation à résidence de toute personne dont l’activité est dangereuse, la fermeture provisoire des salles de spectacles et des lieux de réunion, la remise des armes et la possibilité de procéder à des perquisitions administratives.
    **************************************
    Par ailleurs, le Président de la République a décidé le rétablissement immédiat des contrôles aux frontières. Les services des douanes sont également mobilisés à cet effet.
    Les écoles, lycées et établissements scolaires et universitaires seront fermés ce samedi en Ile-de-France et les voyages scolaires annulés.
    Les hôpitaux ont été mobilisés. Le plan blanc a été déclenché.
    La cellule d’aide aux victimes des ministères des affaires étrangères, de la justice et de la santé, en lien avec la Préfecture de police, a été activée.
    Un conseil de défense a été convoqué ce samedi à 9h. D’ores et déjà 1500 militaires supplémentaires ont été mobilisés.
    ********************
    Le Président de la République restera à Paris et ne participera pas au G20.
    **********************************************
    Il sera représenté par le ministre des affaires étrangères et du développement international et par le ministre des finances et des comptes publics.

  5. ES 14 novembre 2015 à 02:58

    Via Courrier International
    ———————————
    L’état d’urgence déclaré
    “Le président Hollande a annoncé l’instauration de l’état d’urgence et la fermeture des frontières”, rapporte The Daily Telegraph. “La France doit être forte face au terrorisme. C’est une horreur. Nous avons mobilisé autant de forces que possible”, a déclaré le président français.

    Selon le Washington Post, “Il n’y a pas de revendication à l’heure actuelle mais les attaques sont néanmoins célébrées sur les réseaux sociaux liés aux groupes proches de l’Etat islamique.”
    Les faits
    Au moins une centaine de personnes ont été tuées dans une prise d’otage au Bataclan, dans le 11e arrondissement de Paris. Au moins 39 personnes auraient été tuées dans d’autres attaques menées à Paris et près du Stade de France, à Saint-Denis (93). Le quotidien britannique The Guardian couvre les événements en direct.

    Au moins trois fusillades ont eu lieu dans le centre de Paris, dans le 10e arrondissement, l’une devant le restaurant le Petit Cambodge, rue Bichat, une autre à l’intérieur du Bataclan, boulevard Voltaire dans le 11e, où une prise d’otage a eu lieu, et une troisième, rue de Charonne dans le 11e.

    Le DailyTelegraph évoque même six attaques vraisemblablement coordonnées. Outre le Stade de France, le Petit Cambodge, la rue de Charonne et le Bataclan, le quotidien britannique parle du Centre Pompidou et du Louvre.

    Des explosions ont retenti près du Stade de France, à Saint-Denis, pendant la première mi-temps du match amical France-Allemagne.
    “Le président François Hollande, qui était présent, a été évacué en hélicoptère, pour se rendre immédiatement au ministère de l’Intérieur et organiser une cellule de crise”, relate le quotidien espagnol El Pais. “Ces attaques coïncident avec le premier jour de mobilisation policière spéciale organisée pour le Sommet climatique qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre, signale aussi le journal. Depuis vendredi, la France avait suspendu pour un mois les accords de Schengen, en rétablissant les contrôles au frontières pour un mois. Le ministre espagnol des Affaires Etrangères a exprimé le soutien de l’Espagne à la France et a demandé ‘encore plus de coopération’ internationale contre le terrorisme à tous les niveaux’”.

    Les événements sont aussi à la une de la BBC, qui fait elle aussi un live. Elle y reprend les tweets du journaliste de Télérama Erwan Desplanques, en contact avec un témoin au Bataclan. Selon lui, “la Syrie a été mentionnée par les assaillants #bataclan. La salle est toujours bouclée. Des amis encore à l’intérieur.”

    Le site espagnol Infolibre titre: “Plusieurs attaques simultanées sèment la panique dans les rues de Paris”, avant de préciser que “les spectateurs présents au Stade de France ont été concentrés au milieu du terrain. Le match n’a pas été interrompu pour ne pas provoquer de panique”

    Le quotidien américain The New York Times que “les fusillades ont eu lieu non loin des locaux de Charlie Hebdo” et parle “d’attaques terroristes apparemment coordonnées.”

    “On aurait dit un feu d’artifice”, témoigne Emilio Macchio dans le Times of India. Cet italien était au Carillon, près du restaurant visé, et non loin des anciens locaux de Charlie Hebdo, quand les coups de feu ont retenti. Il n’a pas vu les tireurs, ni les victimes, et s’est enfui.
    Par ailleurs, rapporte le quotidien indien, un reporter de l’agence AP présent au stade de France, rapporte que les deux explosions étaient suffisamment fortes pour être entendue malgré le bruit des supporters. “Ces attaques surviennent alors que la France a renforcé ses mesures de sécurité à l’approche de la conférence sur le climat, qui commence dans deux semaines, de peur d’attaques terroristes et de manifestations violentes”, rapporte le Times of India.
    Les réactions internationales
    Première réaction internationale de la part de David Cameron, rapporte The Independent. “Je suis choqué par les événements qui frappent Paris ce soir. Nos pensées et nos prières sont avec le peuple français. Nous ferons tout ce que nous pouvons pour l’aider.”

    Le président américain Barack Obama a réagi très rapidement : “Nous assistons à une tentative intolérable de terroriser des civils innocents, ce n’est pas seulement une attaque sur Paris, ni contre le peuple de France, mais c’est aussi une attaque contre toute l’humanité et contres ces valeurs universelles que nous partageons.”

    “La capitale française secouée par une vague de violence”, titre en Allemagne la Süddeutsche Zeitung. “Le ministre des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier était présent dans le stade de France aux côtés du président Hollande. Steinmeier s’est dit ‘horrifié est bouleversé’, nous a indiqué le ministère. “Nous nous tenons aux côtés de la France !’

    La réaction d’Angela Merkel est publiée sur le site de la Frankfurter Allgemeine Zeitung. “Je suis profondément secouée par les informations et les images qui nous parviennent de Paris”, a déclaré la chancelière allemande. Ses pensées seraient “avec les victimes de ces attaques visiblement terroristes, avec leurs familles et avec toutes les personnes qui se trouvent à Paris.” Le gouvernement allemand a indiqué être en contact étroit avec le gouvernement à Paris et a exprimé la compassion et sa solidarité de la part des Allemands.
    Mariano Rajoy, le Premier ministre espagnol, a écrit sur le réseau social Twitter : “traumatisés par les nouvelles qui nous arrivent de Paris. La France sait que le peuple espagnol est à ses côtés”.

    Le journal russe Novaïa Gazeta relate que “la Russie étudie ces meurtres inhumains et est prête à apporter toute l’aide dans l’enquête sur ces actes terroristes”, selon le porte-parole Kremlin. Le président russe Vladimir Poutine exprime sa “profonde tristesse aux Français.”

    “L’attentat de Paris déclenche l’alarme dans toute l’Europe”, écrit le site italien La Repubblica. “Particulièrement en Italie, où le Jubilé doit commencer d’ici un mois. Le président du Conseil suit les développements depuis le palais Chigi et a déclaré : ‘l’Italie pleure les victimes et se joint a la douleur de ses frères francais. Frappée en plein coeur, l’Europe saura réagir.’

    Le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, s’est quant à lui exprimé avant de prendre l’avion pour assister au sommet du G20 en Turquie : “Le Canada est solidaire de la France en ce jour sombre et lui offre toute l’aide possible. Nous continuerons de travailler de près avec la communauté internationale pour aider à prévenir ces actes terribles et insensés. Nos pensées et nos prières accompagnent la population française tandis que nous pleurons leur perte”, cite le Globe and Mail.

    La Belgique, elle, a rétabli le contrôle aux frontières. “Le Premier ministre a également décidé, avec le ministre de l’Intérieur et la police, d’instaurer le contrôle de la frontière française, des aéroports et du chemin de fer”, reprend Le Soir.

  6. ES 14 novembre 2015 à 03:01

    Le Bataclan, une cible régulièrement visée
    Depuis des années, cette salle était la cible de groupes antisionistes. Le groupe de rock qui s’y produisait ce vendredi était en tournée en Israël cet été.
    PAR LE POINT.FR
    Publié le 14/11/2015 à 01:30 | Le Point.fr
    « Nous avions un projet d’attentat contre le Bataclan parce que les propriétaires sont juifs ». Cette phrase, glaçante au regard de la prise d’otages et du carnage qui aurait fait ce vendredi “une centaine de morts” selon des sources policières, a été prononcée dans les bureaux de la DCRI, en février 2011. Les services français interrogeaient alors des membres de «Jaish al-Islam», l’Armée de l’Islam, soupçonnées de l’attentat qui a coûté la vie à une étudiante française au Caire en février 2009. Ils panifiaient un attentat en France et avait donc pris pour cible la célèbre salle de spectacle parisienne.
    Des menaces à répétitions

    En 2007 et en 2008, le Bataclan avait déjà été sous la menace de groupes plus ou moins radicaux. En cause : la tenue régulière de conférences ou de galas d’organisations juives, notamment le « Magav », une unité de garde-frontières dépendant de la police d’Israel. En décembre 2008, alors qu’une opération de l’armée israélienne a lieu dans la bande de Gaza, les menaces autour du Bataclan se font plus précises

  7. ES 14 novembre 2015 à 11:23

    Oui, retrouve, vue l’ampleur des degats, on peut penser que certains instigateurs ne maitrisent plus leur “bête”…. :-(

  8. ES 14 novembre 2015 à 11:24

    Merkel convoque une réunion ministérielle après les attentats de Paris

    Berlin – La chancelière allemande Angela Merkel a annoncé convoquer pour samedi une réunion ministérielle de crise après les attentats qui ont frappé Paris la veille, et promis de tout faire pour aider la France dans le combat contre ces terroristes.

    Je me réunirai dans le cours de la journée avec les ministres concernés, pour aborder le développement de la situation en France et toutes les questions qui y sont liées, a déclaré Mme Merkel.

    Nous allons tout faire pour aider à la chasse des auteurs et des instigateurs (de ces attentats), et pour mener le combat ensemble contre ces terroristes aux côtés de la France, a-t-elle ajouté, en précisant que Berlin est contact étroit avec le gouvernement français.

    La chancelière estime que cet attentat contre la liberté ne concerne pas seulement Paris: il nous vise tous et il nous touche tous.

    Nous pleurons avec vous, a-t-elle déclaré à l’attention du peuple français.

    Face aux terroristes, Mme Merkel a martelé que notre vie libre est plus forte que toute terreur et a réaffirmé les valeurs qu’il faut plus que jamais renforcer dans toute l’Europe.

    Nous vivons d’humanité, de l’amour du prochain, et de la joie du vivre ensemble. Nous croyons au droit de chacun, de poursuivre le bonheur et de le vivre, au respect des autres et à la tolérance.

    (©AFP / 14 novembre 2015 10h05)

  9. ES 14 novembre 2015 à 11:25

    Hier, soir, je pensais egalement à l’Eurostar …. il circule ….
    business is businness …

    Attentats de Paris: réunion de crise et sécurité renforcée au Royaume-Uni

    Londres – Le Premier ministre britannique David Cameron devait présider samedi matin une réunion de crise après la série d’attentats de Paris qui a fait 128 morts, tandis qu’un haut responsable de la police a annoncé un renforcement des mesures de sécurité.

    Je présiderai une réunion du comité COBRA (réunion de crise, NDLR) ce matin à la suite des terrifiants et écoeurants attentats terroristes de Paris, a déclaré M. Cameron sur son compte Twitter.

    Vendredi, le chef de l’exécutif britannique s’était dit choqué par les attentats. Nos pensées et nos prières vont au peuple français. Nous ferons tout ce qui est possible pour aider, avait-il ajouté.

    Nous renforçons notre capacité à protéger le public, a déclaré de son côté Mark Rowley commissaire adjoint de la Metropolitan Police de Londres, citant notamment des effectifs et contrôles supplémentaires.

    Nous allons examiner les événements qui se déroulent aujourd’hui, a-t-il ajouté, sur la BBC.

    Alors que Paris a décidé le rétablissement immédiat des contrôles aux frontières, les Eurostars entre Paris et Londres circulaient par ailleurs normalement samedi matin et la compagnie proposait sur son site de rembourser les voyageurs qui souhaitaient annuler leur voyage vers Paris ce week end.

    En août 2014, face à la menace représentée par les centaines de Britanniques aguerris au jihad en Syrie et en Irak, le Royaume-Uni avait relevé son niveau d’alerte de sécurité de substantiel à grave.

    AFP / 14 novembre 2015 09h56)

  10. ES 14 novembre 2015 à 11:26

    Juges et avocats du monde entier … bientot au chomage technique …. ;-(

    Israël démolit les maisons de Palestiniens accusés d’attentats

    Les résidences de quatre Palestiniens ont été détruites par Israël en Cisjordanie occupée dans la nuit de vendredi à samedi, ont indiqué des sources concordantes israéliennes et palestiniennes. Ils sont accusés d’avoir commis des attentats contre des Israéliens.

    Ces démolitions de maisons ont eu lieu quelques heures après une attaque qui a coûté la vie à deux Israéliens, un père et son fils, près de Hébron. Il s’agit du plus grave attentat anti-israélien commis depuis un mois.

    L’armée israélienne a indiqué dans un communiqué avoir détruit les résidences, à Naplouse dans le nord de la Cisjordanie, de trois Palestiniens accusés d’avoir commis une attaque qui avait coûté la vie à un couple de colons le 1er octobre et marqué le début de la dernière vague de violences entre Israéliens et Palestiniens.

    Les domiciles de trois membres du Hamas à Naplouse ont été détruits, ont confirmé des sources de sécurité palestiniennes.

    Les forces de sécurité israéliennes ont démoli dans un cas un étage, et dans les deux autres cas deux étages de bâtiments comportant au total quatre étages, a constaté un correspondant de l’AFP sur place.

    La maison d’un Palestinien qui avait tué en juin un Israélien circulant sur une route de Cisjordanie a également été démolie à Silwad, au nord-est de Ramallah, a indiqué l’armée dans un communiqué. Cette destruction a été confirmée par un photographe de l’AFP sur place.

    Des heurts entre Palestiniens et soldats israéliens ont éclaté lors de la destruction des habitations et ont fait neuf blessés légers, ont par ailleurs indiqué des sources médicales palestiniennes.

    (ats / 14.11.2015 08h52)

  11. Habeas Corpus 14 novembre 2015 à 11:28

    Habeas corpus
    L’ordonnance ou mandat d’habeas corpus (en anglais writ of habeas corpus), plus exactement habeas corpus ad subjiciendum et recipiendum, énonce une liberté fondamentale, celle de ne pas être emprisonné sans jugement (contraire de l’arbitraire qui permet d’arrêter n’importe qui sans raison valable). En vertu de ce principe, toute personne arrêtée a le droit de savoir pourquoi elle est arrêtée et de quoi elle est accusée. Ensuite, elle peut être libérée sous caution, puis amenée dans les jours qui suivent devant un juge.

    Ses origines remontent à la Rome antique avec la provocatio, qui en est le précurseur, et son principe moderne naît dans l’Angleterre du Moyen Âge. Depuis, elle a été renforcée et précisée de façon à apporter des garanties réelles et efficaces contre la détention arbitraire par l’Habeas Corpus Act (« la loi d’Habeas Corpus ») de 1679. Devenue un des piliers des libertés publiques anglaises, elle s’applique dans les colonies et reste au xxie siècle présente dans la plupart des pays qui appliquent la common law. Aux États-Unis, elle a valeur constitutionnelle, ne pouvant être suspendue qu’en temps de guerre. En revanche, au Royaume-Uni, elle est restée strictement anglaise, ne s’appliquant ni en Écosse, ni en Irlande du Nord.

    On traduit souvent le latin habeas corpus par « sois maître de ton corps », qu’on interprète comme l’énoncé d’un droit fondamental à disposer de son corps, compris comme la protection contre les arrestations arbitraires. Cette traduction est erronée. Car en réalité, c’est par cette formule que commence l’ordre : habeas corpus ad subjiciendum qui signifie littéralement : « que tu aies le corps pour le soumettre », qui s’adresse au geôlier et non au prisonnier afin que celui-ci produise le détenu devant la Cour (« Aie le corps [la personne du prisonnier], [avec toi, en te présentant devant la Cour] afin que son cas soit examiné »).

  12. Habeas Corpus 14 novembre 2015 à 11:32

    Introduire l’”habeas corpus” dans notre droit, par Jean-Pierre Dintilhac, Jean Favard, Roland Kessous
    Le Monde.fr | 04.12.2009
    Le placement en garde à vue est une mesure grave puisqu’elle permet de priver une personne de sa liberté.

    C’est un pouvoir propre donné à la police sans qu’il lui soit nécessaire de recueillir l’autorisation de la justice pendant vingt-quatre heures.

    Le nombre de placements en garde à vue a considérablement progressé au cours de ces dernières années, et de nombreux observateurs s’interrogent sur cette inflation tandis que des abus manifestes sont de plus en plus fréquemment dénoncés.

    Cette situation ne répond pas aux exigences des articles 5 et 6 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme, lesquels constituent pourtant des normes incontournables pour tout système de procédure pénale.

    Un constat s’impose : alors que commissions, propositions et réformes se succèdent en France, le procès pénal est de plus en plus déterminé par la phase policière, qui ne répond pas pleinement aux prescriptions contenues dans ces articles.

    Tout procès pénal est, le plus souvent, précédé d’une enquête de police. Celle-ci consiste à constater des faits, à réunir des preuves et à recueillir des témoignages. A ce stade, il ne s’agit pas encore de procès, mais seulement de réunir des éléments sur les infractions et sur les auteurs présumés. L’autorité judiciaire n’intervient que s’il est nécessaire de recourir à des procédés d’investigation qui portent atteinte aux droits de la personne ou pour autoriser une prolongation de garde à vue.

    A la police incombe aussi l’interpellation des personnes suspectées (les présumées innocentes), soit en flagrant délit, c’est-à-dire pour des faits commis à la vue et au su de tous, soit qui ont vu les charges s’accumuler contre elles à la suite d’investigations.

    Si la police est bien dans son rôle jusque-là, il en va différemment à partir de l’interrogatoire pratiqué au cours de la garde à vue, car s’engage alors un processus qui met sur les rails une vérité policière qu’il sera très difficile de contester par la suite et qui deviendra souvent la vérité judiciaire.

    Les quelques “fiascos judiciaires” récents, dont l’opinion s’est émue, ont tous eu pour point de départ cette vérité policière sortie des locaux de garde à vue, relayée et amplifiée par la rumeur médiatique, parfois confortée par des prises de position de responsables politiques, puis entérinée par la justice.

    Mais pourquoi, peut-on se demander, l’institution judiciaire, éclairée par la défense, éprouve-t-elle alors tant de difficulté à remettre sur la bonne voie un processus mal engagé ?

    La réponse est simple : il est difficile, au cours du processus judiciaire qui suit la garde à vue, de contredire le contenu d’interrogatoires transcrits noir sur blanc sur des procès-verbaux signés non seulement par les policiers, mais également par les personnes interrogées.

    Que se passe-t-il à l’issue de la garde à vue ? Les procès-verbaux d’interrogatoire sont transmis au procureur de la République, qui a d’autant moins de motifs de mettre en doute leur contenu que, dans la majorité des cas, celui-ci est conforme aux déclarations reçues spontanément ou quasi spontanément.

    Le juge ou le juge d’instruction commencent eux aussi par lire les procès-verbaux, qu’il s’agisse de ceux qui portent sur les investigations ou de ceux qui contiennent les questions et les réponses formulées au cours des interrogatoires ; ce n’est qu’ensuite que les personnes concernées seront entendues. Dès lors, quelles que soient les précautions sémantiques prises par le code, celui qui a été mis en examen, s’il a avoué devant la police, sera bel et bien un présumé coupable : un présumé innocent est, en fait, un présumé coupable à l’égard duquel la loi demande à la justice de “faire comme si” il était innocent.

    Paradoxalement les différentes réformes concernant la garde à vue n’ont fait que renforcer le poids de cette vérité policière : plus la garde à vue est encadrée par des garanties et même, demain, par la présence d’un avocat qui pourrait assister aux interrogatoires au-delà de vingt-quatre heures, plus le contenu des procès-verbaux d’interrogatoires par la police acquiert une présomption de vérité qu’il est ensuite difficile de contester.

    Aussi, toute nouvelle réforme de la procédure pénale devrait commencer par modifier radicalement l’objet de la garde à vue en revenant à ce qu’elle était à son origine et à son sens étymologique : garder les personnes interpellées en flagrant délit ou sur la base de charges résultant d’investigations, puis les conduire devant un juge.

    C’est ensuite devant un juge que devrait s’ouvrir la première phase du procès : exposé des charges résultant des procès-verbaux établis par la police à l’issue des investigations et interrogatoire par le procureur puis contestation ou reconnaissance de culpabilité par l’auteur présumé assisté de son avocat.

    Selon la complexité, la reconnaissance des faits ou leur contestation, cette phase pourrait être la seule et se terminer par un jugement ou, au contraire, se poursuivre par de nouvelles investigations avec, ou non, placement en détention provisoire.

    Certains diront que cette manière de procéder serait beaucoup trop contraignante pour la justice ; mais dire cela, n’est-ce pas avouer que la justice préfère déléguer à la police la phase essentielle du premier interrogatoire et n’avoir plus, ensuite, qu’à “enregistrer” les aveux obtenus pendant la garde à vue en leur conférant le label de vérité judiciaire ?

    En outre, le système actuel est non seulement la source de certains dysfonctionnements, mais il est, en fait, très consommateur de temps : le juge d’instruction est souvent conduit à refaire partiellement ce qui a été fait par le policier ; la juridiction de jugement, à son tour, reprend les interrogatoires tant de la police que du juge d’instruction.

    A l’inverse, un premier interrogatoire, précédé de l’énoncé des charges, au cours d’un débat contradictoire – public et dont le contenu serait transcrit sur un procès-verbal rédigé par le greffier –, ne devrait donner lieu ni à réitération ni à contestation.

    Ce n’est qu’en modifiant ainsi l’objet de la garde à vue et en instaurant un véritable habeas corpus que pourraient être véritablement garantis les droit à la liberté et à un procès équitable tels qu’ils sont énoncés par les articles 5 et 6 de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

    Jean-Pierre Dintilhac est président de chambre honoraire à la Cour de cassation
    Jean Favard est conseiller honoraire à la Cour de cassation
    Roland Kessous est avocat général honoraire à la Cour de cassation

  13. retrouvé le retour 15 novembre 2015 à 16:50

    “ES 14 novembre 2015 à 11:23
    Oui, retrouve, vue l’ampleur des degats, on peut penser que certains instigateurs ne maitrisent plus leur « bête »…. ”

    Où est passé mon commentaire ? “A la trappe?” ? Probablement pour gagner de la place !! :)

  14. ES 15 novembre 2015 à 18:57

    je regarde

  15. ES 15 novembre 2015 à 19:02

    pas de trace de votre commentaire ni dans indésirable, ni dans corbeille ….
    vous disiez quoi ? ;-)

  16. retrouvé le retour 15 novembre 2015 à 22:39

    “pas de trace de votre commentaire ni dans indésirable, ni dans corbeille ….”
    vous disiez quoi ?”
    Fluctuat et mergitur !! :(

  17. Elisabeth Studer 15 novembre 2015 à 23:49

    yes …

  18. retrouvé le retour 16 novembre 2015 à 13:09

    Il est bien évident que les “journalistes” qui se sont déversés en propos stupides et criminels pour accuser les Russes au moment du massacre des enfants de Beslan seront jugés. Se sont des complices de ce que nous avons pu voir le vendredi 13 novembre 2015 à Paris

  19. ES 16 novembre 2015 à 20:55

    on en reparle, l’industrie de l’armement se frotte les mains …
    Une nouvelle rubrique “armement” dans leblogfinance depuis une semaine d’ailleurs …

    Washington autorise la vente de bombes à Ryad pour près d’1,3 milliard de dollars

    Washington – Le gouvernement américain a autorisé la vente de bombes et bombes guidées à l’armée de l’air saoudienne pour près d’1,3 milliard de dollars, a annoncé le département d’Etat lundi.

    Le Congrès devrait donner son feu vert à cette vente, qui a lieu au moment où des avions de l’Arabie saoudite bombardent les rebelles Houthis au Yémen.

    En dépit des critiques sur ces frappes accusées de coûter la vie à de nombreux civils, les Etats-Unis soutiennent leur allié saoudien, également engagé dans la coalition antijihadiste menée par Washington en Irak et en Syrie.

    L’arsenal saoudien est faible en raison de la cadence soutenue des nombreuses opérations de contre-terrorisme dans lesquelles est engagée l’armée de l’air, a souligné l’agence américaine de coopération militaire (DSCA).

    La commande saoudienne comprend 12.000 bombes de 200 à 900 kg, 1.500 bunker busters qui peuvent pénétrer des cibles fortifiées ou souterraines et 6.300 bombes guidées de type Paveway II et Paveway III.

    En plus de ces bombes, les Saoudiens doivent recevoir des équipements permettant de guider les bombes par satellite.
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    La vente proposée accroît la capacité de l’Arabie saoudite à faire face aux menaces actuelles et futures, a souligné la DSCA, assurant que la livraison encourageait la stabilité dans la région.

    Fin octobre, le gouvernement américain avait aussi approuvé la vente de quatre navires de guerre dernier cri à l’Arabie saoudite pour 11 milliards de dollars.

    Ryad veut moderniser sa flotte alors que les tensions s’accroissent dans la région, où les navires saoudiens sont notamment confrontés aux bateaux iraniens dans le Golfe, à l’est du pays.

    L’Arabie saoudite est actuellement à la tête d’une coalition militaire arabe qui bombarde, depuis mars, les positions des rebelles Houthis au Yémen.

    Selon l’ONU, ce conflit a fait quelque 5.000 morts, dont plus de la moitié des civils, depuis le début de cette intervention en soutien au gouvernement yéménite de Khaled Bahah, reconnu par la communauté internationale.

    (AFP / 16 novembre 2015 18h49)

  20. ES 17 novembre 2015 à 00:20

    http://www.20minutes.fr/paris/1693891-20150923-lagardere-rachete-bataclan-paris
    23/09/2015
    Lagardère Live Entertainment a racheté 70% de la salle de spectacles du Bataclan, aux côtés de ses gestionnaires actuels Jules Frutos et Olivier Poubelle, selon un communiqué de la société publié mardi.
    Le Bataclan, située boulevard Voltaire, est une salle de «café-concert» historique de Paris (1864) à l’architecture caractéristique en forme de pagode. Sa vocation a largement évolué au fil du temps: tour à tour dancing, lieu de spectacle accueillant des vaudevilles, du music-hall, des chansonniers et des revues, cinéma, puis de nouveaux dans les années 80 salle de concert rock, il offre aujourd’hui une programmation éclectique (théâtres, concerts).
    Alain Bashung, Lou Reed, Téléphone, NTM, Prince ont chanté au Bataclan. David et Cathy Guetta y ont organisé leurs premières soirées. La salle a accueilli les premiers one-man-show.
    Des travaux prévus dès 2016
    Depuis 2004, la salle est dirigée par Jules Frutos Alias et Olivier Poubelle (également co-directeur des Bouffes du Nord) et propose surtout des concerts («Fauve» le 26 septembre) et des soirées («Follivore», «Crazyvore» …)
    Lagardère Live Entertainment, centré sur le divertissement, détient plusieurs salles (Le Casino de Paris, Les Folies Bergère, 20% du Zénith de Paris) et est actif dans la production de spectacles (Florent Pagny, Grégoire, Love Circus, Enzo l’illusionniste) et d’événements pour des marques.
    Des travaux vont être effectués «dès 2016 pour améliorer les conditions d’accueil du public et des artistes», précise le communiqué.

  21. Elisabeth Studer 17 novembre 2015 à 00:37

    Interrogé sur les infrastructures d’évacuation de l’établissement, l’ancien propriétaire a clairement expliqué que “les salles recevant du public sont soumises à des règles drastiques que des commissions départementales de sécurité viennent vérifier tous les deux ans.”
    ********************

    La famille Touitou possédait le Bataclan depuis 1976 qui fut vendue au groupe Lagardère le 11 septembre 2015.
    **********************************

    Depuis des années, le Bataclan est la cible de groupes terroristes et antisionistes. En 2007 et en 2008, la salle de spectacle avait déjà été sous la menace de groupes plus ou moins radicaux. Les menaces avaient été proférées en raison de la tenue régulière de conférences ou de galas d’organisations juives, notamment le “Magav”, une unité de garde-frontières dépendant de la police d’Israël.

  22. retrouvé le retour 17 novembre 2015 à 01:14

    “Washington autorise la vente de bombes à Ryad pour près d’1,3 milliard de dollars”

    Qui peut vraiment dire, dans la situation actuelle, que ce n’est pas ES qui va les recevoir sur le cailloux ?? Ou d’autres !! :)
    D’un côté le kitsch humanitaire hollando-kouchnérien, de l’autre l’odeur vivifiante de la poudre !!

  23. Elisabeth Studer 18 novembre 2015 à 20:05

    L’état d’urgence fait tiquer les défenseurs des libertés publiques
    Publié le 18/11/2015 à 18:45 | AFP
    L’état d’urgence ne peut tout justifier, avertissent mercredi syndicats et associations, à la veille de l’examen parlementaire d’un texte qui risque selon eux de rogner sérieusement les libertés publiques.
    “C’est une fuite en avant”, estime Françoise Dumont, la présidente de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH), dont l’organisation avait mis en garde dès mardi contre l’instauration d’un “état d’urgence en permanence”.
    “Réformer la Constitution dans un contexte à chaud risque d’ouvrir la porte à un certain nombre de dérives, comme l’augmentation du pouvoir de l’exécutif ou des forces de police. Comme avec la loi sur le renseignement, le judiciaire risque de passer un peu à l’as”, affirme-t-elle à l’AFP.
    La révision annoncée de la Constitution focalise en effet l’attention. Pour le défenseur des Droits Jacques Toubon, il faut certes “résister et combattre, en employant tous les dispositifs que la loi républicaine comporte”. Mais “les exigences évidentes de la sécurité doivent être combinées avec le respect nécessaire des libertés individuelles et publiques”, avertit-il dans une déclaration écrite.
    L’état d’urgence a été annoncé par François Hollande juste après les attentats de vendredi, et un projet de loi prévoyant sa prolongation pour trois mois (jusqu’à fin février), sera soumis au vote jeudi à l’Assemblée nationale et vendredi au Sénat. Ce texte prévoit notamment un élargissement des assignations à résidence et des perquisitions administratives ainsi que la dissolution de groupes radicaux.
    C’est là que le bât blesse, pour les associations. “L’état d’urgence ne permet pas de s’affranchir de tout”, martèle Jeanne Sulzer, responsable juridique d’Amnesty International France, en rappelant l’existence de droits intangibles. “On touche là au coeur des libertés fondamentales”, ajoute-t-elle.
    Plus spécifiquement, la juriste s’étonne de l’extension de la dissolution administrative des groupes, une disposition déjà prévue “en cas d’urgence” par la législation actuelle: “Qu’est-ce que cela apporte de plus? Il est toujours préoccupant de prévoir des champs plus larges alors que le droit actuel est suffisant”.
    - “Dérapages” -
    Pour certains, le contexte politique a pesé dans les annonces du président. Le porte-voix du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, avait dénoncé lundi la “sidérante contribution à l’imaginaire sécuritaire” de François Hollande dans son discours au Congrès.
    Selon un sondage publié mardi, 84% des Français se disent prêts, après les attentats, à accepter davantage de contrôles et une certaine limitation de leurs libertés, pour mieux garantir leur sécurité.
    “Hollande a sorti la kalachnikov juridique pour échapper au procès de faiblesse”, estime Serge Slama, maître de conférence en droit public à Nanterre. “Heureusement qu’on a une séparation des pouvoirs solides en France, avec des garde-fou comme le Conseil d’Etat, mais il y a une prise de risque”, ajoute-t-il.
    Du côté des médias, si le SNJ se félicite que le décret exclue tout contrôle de la presse, il s’inquiète du “zèle de certains représentants des autorités” qui “laisse déjà entrevoir la multiplication de dérapages et d’initiatives malencontreuses, conduisant à restreindre la liberté d’informer au prétexte de l’état d’urgence”.
    Inquiétudes proches du côté des syndicats, notamment à la CGT, qui juge l’état d’urgence “peu utile” et “dangereux pour les libertés et les nombreuses luttes sociales en cours”.
    En filigrane, tous pointent la contradiction que représente une restriction des droits au nom de la démocratie.
    “Il est illusoire de penser que nous pourrons nous battre ensemble pour la défense de nos idéaux démocratiques si nous commençons à renoncer à ces idéaux”, estime ainsi la CGT-Paris dans son communiqué.
    “D’une certaine façon, cela fait le jeu des terroristes. Une société où il n’y a plus de liberté fondamentale, c’est la société dont les terroristes rêvent”, estime Françoise Dumont de la LDH.
    Au delà, c’est une pérennisation de l’état d’urgence que redoutent les associations. “Qui va prendre la responsabilité de lever le plan? C’est un peu comme Vigipirate”, ajoute Mme Dumont, qui soupire: “La question de Daech ne sera pas réglée début février”.
    18/11/2015 18:44:37 – Paris (AFP) – Par Claire GALLEN

  24. Elisabeth Studer 18 novembre 2015 à 20:44

    Surveillance. La mort définitive de la vie privée sur Internet

    LE TEMPS – GENÈVE
    Publié le 18/11/2015 – 13:05

    François Hollande a annoncé l’application de l’état d’urgence aux évolutions technologiques et plusieurs adaptations de la nouvelle loi sur le renseignement. Autant de mesures qui portent un coup fatal aux libertés fondamentales, selon ce journaliste suisse.

    Malgré leurs moyens, les services de renseignements français ont-ils failli à prévenir les attentats de Paris ? L’Etat islamique a-t-il utilisé des techniques de cryptage pour la préparation des attaques ? La classe politique française s’interroge sans apporter de réponses claires. Une certitude pourtant : outre les victimes, les terroristes ont définitivement tué la vie privée sur Internet.

    Lors de son discours devant le Congrès, lundi 16 novembre, François Hollande a annoncé l’extension pressentie de l’état d’urgence de douze jours à trois mois. La nouveauté se niche dans la volonté du président français d’appliquer ce dispositif administratif aux adaptations technologiques et aux menaces, car “la loi du 3 avril 1955 ne peut pas être conforme à l’état des technologies et des menaces que nous rencontrons”. Un projet de loi sera présenté au Conseil des ministres.
    Concrètement, en quoi consisteraient ces nouvelles dispositions appliquées à Internet ? Si les scénarios sont multiples, ils s’achemineraient tous vers un allégement de l’encadrement prévu dans la mise en œuvre des outils de surveillance et d’interception des communications prévus par la récente loi française sur le renseignement. Pour rappel, cette dernière valide le principe de la surveillance massive des communications électroniques avec l’assistance des opérateurs de téléphonie et des fournisseurs d’accès Internet.

    Loi sur le renseignement : la France plus à droite que les Etats-Unis

    Après son adoption par le Parlement le 24 juin 2015, la loi subit donc déjà des modifications. Lesquelles ? François Hollande n’a pas donné de détails mais nous savons déjà que ces ajustements toucheront deux volets du texte adopté l’été dernier. D’abord les dispositions de la loi sur le renseignement. Il s’agirait d’alléger les procédures imposées aux services qui souhaiteraient utiliser des moyens de surveillance. En d’autres termes, l’avis de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement ne serait plus obligatoire.
    Surveillance et détection

    Le deuxième volet de modifications toucherait les moyens mis en œuvre par la loi sur le renseignement. Ceux-ci seraient intégralement mis à la disposition du pouvoir judiciaire. Mais de quels moyens parle-t-on ? Les “boîtes noires” tout d’abord, capables de surveiller l’ensemble du trafic pour y détecter, grâce aux algorithmes, des “signaux faibles” de “menaces terroristes”. Mais aussi l’accès direct aux données de connexion Internet et la réquisition des données privées stockées sur les serveurs de Cloud, comme les fichiers, les courriers électroniques et les listes de contacts.

    Comme le soulignent les sites NextInpact et Numerama, ces mesures seraient disponibles de manière préventive pour l’anticipation des menaces et curative pour les magistrats dans le traitement d’affaires a posteriori. François Hollande précise que l’échelle des peines de certaines infractions sera “significativement alourdie”. Le versant budgétaire de cette réforme sera inscrit dans la loi de finances pour 2016.
    Pour l’heure, il ne s’agit que d’un cadre général mais ces propositions de modifications portent un coup fatal aux libertés fondamentales sur Internet et à leurs défenseurs, qui s’étaient mobilisés dans le sillage des révélations d’Edward Snowden sur les méthodes de surveillance de la NSA. Depuis le 13 novembre 2015, leurs revendications semblent bien vaines face à des Etats qui pactisent, sans rougir, autour de la surveillance totale. Dans l’ère post-attentats de Paris, la lutte contre l’Etat islamique passe aussi par une guerre contre les technologies de cryptage et leur démocratisation.

    Le débat est ravivé depuis que l’administration Obama suspecte les djihadistes de Paris d’avoir préparé les attentats par le biais de communications cryptées. Ces doutes émanent de John Brennan, directeur de la CIA, mais aussi des responsables de la police fédérale (FBI). Dans le New York Times, ils soulignent que certaines technologies compliquent le travail des services de renseignements dans leur accès aux éléments nécessaires dans la prévention d’éventuelles attaques. Barack Obama a d’ailleurs convié la France dans le club très sélect du renseignement des “Five Eyes” (Australie, Etats-Unis, Nouvelle-Zélande, Canada, Royaume-Uni).
    Les révélations d’Edward Snowden ont permis l’émergence et la démocratisation de plusieurs outils et d’applications de cryptage pour les messages SMS et les communications téléphoniques. On citera Signal, Telegram, Wickr, TrueCrypt, ProtonMail, Threema. Les commanditaires de ce qui pourrait être un attentat contre l’avion de la compagnie russe MetroJet, il y a peu, auraient utilisé Telegram. Mais concrètement nous n’en avons pas la preuve. Tout comme il n’est pas établi que les kamikazes de Paris ont utilisé le service chat de Playstation 4.

    Pour les défenseurs des libertés sur Internet, ces attaques contre la vie privée ne servent qu’à justifier des méthodes de surveillance controversées. Ils continuent de souligner que permettre aux autorités de disposer d’un accès spécial dans les communications chiffrées ne ferait que réduire la sécurité en ligne de manière générale. Cela signifierait également, selon eux, que les journalistes ou les personnes vivant sous des régimes autoritaires perdraient un moyen de pouvoir communiquer librement.

    La fin de la vie privée ?

    Les grands acteurs de la Silicon Valley que sont les Gafa (Google, Amazon, Facebook, Apple) rejetaient jusque-là les demandes d’accès aux données cryptées dans le cadre d’enquêtes importantes. Mais la donne pourrait changer s’il est avéré que les terroristes conversent par le biais de ces outils. Il y a de multiples raisons de se souvenir du 13 novembre 2015. Les kamikazes n’ont pas seulement massacré 129 personnes, ils ont enterré notre vie privée.

  25. Elisabeth Studer 18 novembre 2015 à 20:56

    Etat d’urgence : des syndicats de journalistes alertent sur la liberté d’expression
    JEAN-JACQUES RÉGIBIER
    MERCREDI, 18 NOVEMBRE, 2015
    HUMANITE.FR

    Des syndicats de journalistes mettent en garde contre les atteintes à la liberté d’expression et à la liberté de la presse que pourrait entraîner la prolongation de l’état d’urgence.
    Le Syndicat des avocats de France, avait déjà alerté que « porter atteinte aux libertés pour lutter contre le terrorisme, c’était précisément faire le jeu des terroristes ».

    C’est ce que rappelle aujourd’hui le syndicat des journalistes SNJ-CGT qui craint plus que jamais que la liberté d’expression des journalistes soit entravée par la mise en place pour une longue période ( 3 mois à partir du 26 novembre ) des mesures prévues par l’état d’urgence, ajoutant que « la loi sur le renseignement, votée cet été, était déjà un nouveau pas dans la surveillance généralisée des citoyens et des journalistes. »

    Une crainte partagée par le Syndicat National des Journalistes ( SNJ ) pour qui « le légitime souci de sécurité ne doit pas justifier des mesures inutiles et dangereuses pour le citoyen et la démocratie, notamment en matière de

    liberté d’expression et d’information ».

    Et le SNJ de pointer déjà « le zèle de certains représentants des autorités ces derniers jours ( qui ) laisse déjà entrevoir la multiplication de dérapages et d’initiatives malencontreuses, conduisant à restreindre la liberté d’informer, au prétexte de l’état d’urgence. « Parmi ces dérapages constaté par des journalistes sur le terrain, le syndicatdénonçe par exemple le refus d’une préfecture de communiquer des informations sans rapport avec les événements, une interdiction totalement injustifiée de filmer des commerces, assortie du contrôle des papiers des professionnels, et dans de nombreux départements, lundi, des directives très strictes des rectorats, interdisant l’accès des médias aux établissements scolaires au moment de la minute de silence.

    Il faut dire qu’au delà des effets de zèle, l’état d’urgence offre aux autorités publiques de très larges moyens légaux de restreindre l’activité d’investigation des journalistes, ainsi que du débat public dont ils sont les relais.

    Certes, le décret d’état d’urgence sous lequel est désormais placé le pays a supprimé une ancienne disposition du texte de 1955 qui permettait d’ordonner la censure de la presse ( elle n’avait en fait jamais été utilisé ), mais les pouvoirs donnés notamment aux préfets restent très larges.

    lls peuvent interdire la circulation des personnes ou des véhicules dans certains lieux et à certaines heures. Ils peuvent également décider des zones de protection ou de sécurité où le séjour des personnes est réglementé, ou bien encore interdire le séjour dans tout ou partie du département à toute personne cherchant à entraver, de quelque manière que ce soit, l’action des pouvoirs publics.

    Si l’on ajoute que le ministre ou le préfet d’un département peuvent ordonner la fermeture provisoire des salles de spectacles, des débits de boissons et des lieux de réunion de toute nature, ou bien interdire les réunions « de nature à provoquer ou à entretenir le désordre », on voit que l’arsenal qui pourrait permettre de restreindre les conditions d’exercice du débat public est loin d’être un fantasme.

    D’autant, souligne le SNJ, que le climat de la peur « peut laisser craindre une escalade sécuritaire et de nouvelles restrictions des libertés publiques ».

    Mais Véronique Marchand, la secrétaire générale adjointe du SNJ-CGT, pointe un autre risque dans la situation actuelle, qui viendrait cette fois de la presse elle-même. C’est celui de devenir « le simple haut parleur du gouvernement, de la police, ou bien de parler à la place des Français . » Elle rappelle ce mot d’Albert Londres, disant que le rôle du journaliste est de « porter le fer dans la plaie « et elle ajoute : « ce que le monde entier honore dans la France, c’est cet esprit des Lumières qui consiste justement à ouvrir le débat sur absolument tous les sujets, quelles que soient les circonstances. »

    Concrètement, en ce moment, insiste le SNJ-CGT, rien ne doit empêcher les journalistes d’interpeller et de questionner sur les conséquences des interventions militaires de la France dans le monde, sur les ventes d’armes, notamment aux dictatures militaires ou religieuses du Proche et Moyen-Orient, sur les alliances tournantes de la diplomatie française, ou sur les relations commerciales avec des États qui financent Daesh et dont l’idéologie constitue le terreau du terrorisme et de l’obscurantisme.

    Les journalistes ne doivent pas être « au service d’une propagande guerrière mais au contraire être les défenseurs du vivre ensemble », réaffirme le syndicat pour qui le « meilleur rempart contre la barbarie, c’est la liberté d’expression «.

  26. ES 19 novembre 2015 à 01:20

    Suite aux attentats de Paris on bat le tambour pour l’escalade militaire et la répression intérieure
    Par Bill Van Auken
    18 novembre 2015
    A la suite des terribles attaques terroristes ayant coûté à Paris la vie à 129 civils innocents, les réactions venues de l’establishment politique et des médias américains ont été aussi prévisibles que réactionnaires. Attisant les désirs de vengeance et exploitant le choc causé par les attentats revendiqués par l’Etat Islamique (EI), politiciens, experts et médias montent un barrage de propagande pour une escalade de l’agression militaire à l’étranger et une répression d’Etat policier dans le pays.
    Le directeur de la CIA, John Brennan, a été parmi les plus directs sur le front intérieur et a dit que les attentats de Paris devaient servir de « sonnette d’alarme ». Il a demandé une fin des «lamentations» sur l’espionnage par le gouvernement de toute la population des États-Unis et du monde, effectué au nom de la lutte contre le terrorisme.
    Des critiques républicains du gouvernement Obama ont exigé une brusque escalade de l’intervention militaire américaine au Moyen-Orient, certains appelant à l’envoi d’une nouvelle force expéditionnaire américaine en Syrie. Mitt Romney, l’ancien candidat républicain à la présidence, a appelé, dans un article d’opinion paru dans le Washington Post dimanche, à une «guerre contre l’EI ». Il y écrit que les Etats-Unis doivent « consacrer toutes les ressources nécessaires à une victoire – même des forces sur le terrain ». Dans une interview télévisée ultérieure il a précisé que cela signifiait l’envoi de dizaines de milliers de soldats en Syrie.
    Plus révélateur encore a été le comportement des médias à la conférence de presse de Barack Obama lundi, au sommet du G20 à Antalya en Turquie où le président américain a qualifié l’EI de «visage du mal» et déclaré que l’objectif de Washington était « d’affaiblir et finalement détruire cette organisation terroriste barbare ».
    Les correspondants des grands médias américains se sont levés l’un après l’autre pour aiguillonner le président pour qu’il annonce une politique militariste encore plus agressive.
    CBS: « Une campagne de bombardement de plus d’un an en Irak et en Syrie n’a pas réussi à contenir l’ambition et la capacité de l’EI de lancer des attaques en Occident. Avez-vous sous-estimé leurs capacités? Et allez-vous élargir les règles d’engagement des forces américaines pour entreprendre des actions plus agressives? »
    ABC, voulait savoir s’il allait « … répondre à [ses] critiques qui disent que [sa] réticence à entrer dans une autre guerre au Moyen-Orient, et [sa] préférence de la diplomatie sur l’utilisation de l’armée, rend les Etats-Unis plus faibles et enhardit nos ennemis ».
    CNN: « Je pense que beaucoup d’Américains sont frustrés de voir que les États-Unis ont la plus formidable armée du monde … Je suppose que la question est, si vous voulez bien pardonner l’expression, pourquoi ne pouvons-nous pas buter ces salauds? »
    Le sens de ces questions est clair. Après plus de 14 ans d’une «guerre» des États-Unis «contre le terrorisme» qui a plongé l’ensemble du Moyen-Orient dans le chaos et le carnage, une partie importante de l’élite dirigeante américaine exige de plus en plus une éruption plus meurtrière encore de l’impérialisme américain.
    Ce qui est délibérément occulté par cet élan de chauvinisme est que les attentats terroristes de Paris, et l’EI lui-même sont les produits directs de près d’une décennie et demie d’une intervention militaire américaine destinée à imposer l’hégémonie des États-Unis sur cette région riche en pétrole.
    L’EI s’est développé comme un sous-produit de la guerre américaine d’agression, non provoquée, contre l’Irak et de sa stratégie ultérieure de diviser pour mieux régner en exacerbant les divisions sectaires dans ce pays. Suite au renversement de Saddam Hussein, un autocrate laïque, par le gouvernement Bush, le gouvernement Obama – en alliance avec la France – s’est embarqué dans une autre aventure militaire, la guerre US-OTAN de changement de régime en Libye. Les impérialistes y ont utilisés les milices islamistes alliées à l’EI et à Al-Qaïda comme forces par procuration au sol.
    Ayant réussi à renverser et assassiner un deuxième chef d’Etat laïque, Mouammar Kadhafi, et laissé la Libye dans un état ??d’effondrement et de guerre civile permanente, le gouvernement Obama a décidé de répéter cette «réussite» en Syrie, où il a fomenté une guerre civile. Il s’est servi des mêmes organisations islamistes, renforcées par de vastes stocks d’armes en provenance de Libye et une armée de combattants étrangers acheminés depuis le Moyen-Orient, l’Europe et l’Asie centrale.
    Maintenant que l’EI a réussi à s’emparer d’un tiers de l’Irak et d’environ la moitié de la Syrie, Washington prétend être engagé dans une «guerre» contre cette organisation islamiste. Ses principaux alliés dans cette entreprise sont l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie, qui ont fourni l’inspiration religieuse et idéologique, les ressources financières et les armes qui ont permis à l’EI de réaliser ses avancées.
    Si après une année de frappes aériennes, l’envoi de milliers de soldats américains en Irak et maintenant le déploiement d’unités des forces spéciales en Syrie, cette «guerre» n’a pratiquement rien fait pour réduire l’extension géographique ou les effectifs de l’EI, ce n’est pas un hasard. L’objectif principal de Washington reste le changement de régime en Syrie dans le cadre de sa stratégie plus large d’affaiblissement de l’influence de l’Iran, de la Russie et de la Chine dans la région et sa préparation de confrontations militaires bien plus dangereuses. Dans la mesure où l’EI se bat contre les troupes du gouvernement syrien, il demeure un allié des États-Unis.
    Si Obama prétend avoir vu dans les événements de Paris le «visage du mal», il n’y a pas eu de tollé des États-Unis ou de leurs alliés quand l’EI menait des atrocités plus sanglantes encore contre les minorités religieuses syriennes et les populations soutenant le gouvernement de Bachar al-Assad. Pendant les quatre dernières années de guerre civile, le nombre moyen de décès quotidiens dans la population syrienne a dépassé le nombre de personnes tuées le 13 novembre à Paris.
    En outre, les attentats de Paris ne sont que le dernier d’une suite d’attentats du groupe islamiste à l’étranger. Alors qu’ils spéculaient sur une responsabilité de l’EI dans la destruction d’un avion de ligne russe et la mort de 224 personnes le 31 octobre, les médias occidentaux, soucieux de voir Moscou humilié dans son intervention en Syrie ont montré plus de mauvaise jubilation à peine dissimulée que d’indignation.
    De même, le double attentat suicide de la semaine dernière qui a tué au moins 43 personnes dans une banlieue ouvrière du sud de Beyrouth a été rapporté par presque tous les médias américains comme l’attaque d’un «bastion du Hezbollah », suggérant que les victimes civiles innocentes l’avaient bien cherché à cause de l’appui du mouvement chiite au gouvernement Assad.
    Le terrorisme en soi n’est pas considéré comme un problème critique pour l’élite dirigeante américaine. Obama a dit à la conférence de presse en Turquie que ses «conseillers civils et militaires les plus proches » lui avaient dit que l’envoi de dizaines de milliers de soldats en Syrie n’en vaudrait pas la chandelle.
    Le terrorisme, du point de vue de ces éléments du vaste appareil militaire et de renseignement des États-Unis, est une tactique utile lorsqu’il est dirigé contre les ennemis de Washington. Lorsqu’il frappe les Etats-Unis et ses alliés il fait simplement partie des frais généraux. Et on peut l’exploiter comme prétexte pour développer le militarisme et la répression de l’opposition politique.
    Les «conseillers» d’Obama ont finalement bien d’autres projets. Il y a un peu plus d’une semaine, le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter prononçait un discours affirmant que la Russie et la Chine, pas l’EI ou le terrorisme, étaient la principale menace pour les intérêts de Washington. Entraîné par sa crise insoluble et ses contradictions, l’impérialisme américain se prépare au plus grand acte de terreur de masse de l’histoire de l’humanité: une Troisième Guerre mondiale.
    (Article paru en anglais le 17 novembre 2015)

  27. ES 19 novembre 2015 à 01:21

    Les médias allemands réclament la guerre et la dictature suite aux attentats de Paris
    Par Johannes Stern
    18 novembre 2015
    Quiconque lit les tribunes des deux grands journaux du dimanche en Allemagne aurait bien du mal à ne pas conclure que les élites allemandes considèrent les terribles attentats de Paris comme l’occasion de promouvoir leur programme droitier.
    Dans des articles portant des titres comme « En pleine guerre mondiale », « Ce n’est plus du terrorisme, c’est la guerre » et « Nous ne devons pas nous soumettre, nous devons lutter, » Berthold Kohler dans le Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung, Stefan Aust et Mathias Döpfner dans Die Welt am Sonntag appellent à la guerre et à la dictature avec une agressivité qu’on n’avait enregistrée précédemment que dans les milieux d’extrême-droite.
    Kohler, Aust et Döpfner ne sont pas n’importe qui. Ils font partie des soi-disant « journalistes alpha », ceux qui entretiennent les liens les plus étroits avec le gouvernement et les milieux sécuritaires et qui se sont servis de la crise ukrainienne pour faire une propagande de guerre contre la Russie et pour le retour du militarisme allemand.
    Köhler est, depuis 1999, l’un des quatre rédacteurs du Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ) et il participe régulièrement à la Conférence de Munich sur la sécurité. Döpfner, le PDG du groupe de presse Axel Springer SE, l’une des plus grandes sociétés médiatique d’Allemagne, est aussi membre du Global Board of Advisors du groupe de réflexion américain Council on Foreign Relations et figure sur la liste des participants aux réunions notoires du Bilderberg. Aust fut rédacteur en chef de Der Spiegel de 1994 à 2014 et il est depuis 1994 rédacteur en chef du journal conservateur de Springer, Die Welt.
    Dans leurs articles, tous trois établissent un parallèle direct avec le 11 septembre. Cette comparaison à elle seule en dit long sur le programme politique réactionnaire de ces journalistes. Les attentats terroristes du 11 septembre 2001, dont les circonstances exactes n’ont jamais été élucidées, servirent de prétexte aux gouvernements Bush et Obama pour mener des guerres illégales, imposer un réarmement militaire massif à l’extérieur et accroître les pouvoirs de l’Etat à l’intérieur du pays.
    Les Etats-Unis ont, au nom de la « guerre contre le terrorisme », envahi l’Afghanistan (2001) et l’Irak (2003). La guerre de l’OTAN contre la Libye (2011) et la guerre civile qu’elle a attisée en Syrie ont dévasté toute la région, tuant des millions de gens et faisant plus de réfugiés encore. Les Etats-Unis pratiquent dans le monde entier la torture et l’assassinat d’adversaires réels ou présumés de leur politique belliciste, ils espionnent l’humanité entière et mettent en place un Etat policier en Amérique.
    Des cercles politiques conservateurs et les médias allemands sont en train d’exploiter le choc des terribles attentats de Paris pour atteindre des objectifs similaires, qu’ils n’ont jusque-là pu imposer que de façon limitée. Ils ont deux objectifs principaux: d’une part, ils veulent promouvoir le retour à une politique étrangère et de guerre plus agressive, annoncée par le président Gauck et le gouvernement fédéral. D’autre part, ils prônent ouvertement l’établissement d’un régime autoritaire dans le but de briser une résistance populaire largement répandue au militarisme; cela en armant l’appareil d’Etat en vue des luttes de classe à venir.
    Pour faire progresser leur programme politique réactionnaire et « préparer » l’opinion publique à accepter la guerre et la dictature, les auteurs caractérisent les attentats de Paris comme un acte de guerre dont les « ondes de choc dépassent celles de jadis, » une référence au 11 septembre. Ils concluent que la prétendue « guerre globale » (Aust) ou « guerre mondiale » (Kohler) requiert des contre-mesures extrêmes.
    Kohler écrit que les événements survenus à Paris pourraient « avoir de lourdes conséquences – pour la France, pour l’OTAN et donc aussi pour l’allié le plus important, l’Allemagne. » Le rédacteur du FAZ réclame une intervention militaire plus agressive de l’Allemagne au Moyen-Orient. « La maxime de Merkel, qu’il faut combattre les causes du flot de réfugiés en Syrie, pourrait subitement connaître pour elle un changement de signification non désiré, » a-t-il dit.
    Kohler associe directement son appel à la guerre à un plaidoyer pour un régime autoritaire. « Plus que jamais c’est maintenant une affaire d’unité de l’occident. Et par conséquent qu’il montre sa volonté et son habilité à protéger ses valeurs, » a-t-il écrit ajoutant, « Compte tenu de l’ampleur de la menace et de l’asymétrie du conflit, ceci ne sera pas tout à fait possible sans l’imposition de restrictions des libertés qui sont à défendre, au besoin, par nos propres troupes en Syrie. Il ne sera pas possible de gagner cette bataille historique sans faire de sacrifices. »
    Il a conclu sa tribune apocalyptique par une attaque à peine dissimulée contre la chancelière Angela Merkel qui, malgré la répression qu’elle fait subir aux réfugiés, est considérée depuis longtemps dans les milieux de droite comme trop « molle. » Avant les attentats de Paris, les Allemands ne trouvaient « rien à redire à un visage aimable à la tête de leur gouvernement, » a déclaré Kohler, mais, à une époque comme celle-ci, « ils veulent et ils ont besoin d’en avoir un autre : un dur. »
    Aust s’en prend lui aussi violemment à Merkel et condamne « l’humanité exprimée dans la culture de bienvenue [de l’Allemagne] » comme étant « dangereusement naïve. » Il a non seulement la nostalgie d’un gouvernement « dur » mais jette une suspicion générale sur des centaines de milliers de réfugiés cherchant refuge en Allemagne pour fuir les conséquences de la politique belliciste occidentale. « L’appareil de sécurité, en veilleuse pendant des années, » a été « totalement dépassé », et l’ouverture des frontières a « permis l’exportation de la guerre. » Personne ne peut estimer « lesquels dans la foule des jeunes gens sont des réfugiés sans ressources ou lesquels sont… de violents islamistes. »
    Döpfner va encore plus loin dans ses diatribes contre les réfugiés. Il nomme d’un trait la « crise de réfugiés » et « la vague de terrorisme à Paris » les qualifiant tous deux « d’accélérateurs de combustion dans une culture de la guerre qui a longtemps couvé. » Sa nostalgie d’un régime autoritaire qui dirige une « culture de guerre » ne pourrait être plus apparente. « Les régimes non démocratiques du monde sont souvent virils et dirigés plus résolument, les sociétés démocratiques sont souvent faibles, indécises et hésitantes, » se lamente-t-il.
    Alors que « les Russes, les Chinois et la plupart des pays islamiques, » savent « ce qu’ils veulent, » et concrétisent leurs objectifs, « la plupart des démocraties… [recherchent] le dialogue, le compromis et surtout les acclamations de leur propre peuple. » La conséquence de cette politique est « l’inaction en Syrie. L’hésitation en Iran. Regarder ailleurs dans les régions radicalisées d’Afrique. »
    Le message de Döfner est clair: faire la guerre dans d’autres endroits du Moyen-Orient et agir brutalement contre les réfugiés suppose des déportations et des expulsions immédiates – qui à leur tour requièrent un régime autoritaire. Le patron de Springer exige notamment que soit mise en vigueur une « politique de la force » grâce à « une radicalisation du centre sociétal. »
    En Allemagne, le contenu politique et les conséquences historiques de telles expressions sont bien connus. La dernière fois que l’élite allemande a emprunté une politique de la « radicalisation du centre sociétal » dans le but de poursuivre une « politique de la force, » cela avait abouti à la terreur nazie, à la Seconde Guerre mondiale et aux pires crimes de l’histoire de l’humanité.
    Döpfner, Kohler, Aust et les cercles conservateurs dont ils sont les porte-parole ne disposent d’aucun soutien significatif dans la population mais leurs commentaires sont un clair avertissement. En réaction à la plus profonde crise du capitalisme européen et mondial depuis les années 1930, des sections de l’élite allemande sont de nouveau prêtes à envisager la guerre, la dictature et le racisme pour défendre les intérêts du capitalisme et de l’impérialisme allemands.
    (Article original paru le 17 novembre 2015)

  28. ES 19 novembre 2015 à 01:24

    « Nous devons être prêts à abandonner une partie de notre liberté. » Ce sont les mots prononcés hier par le procureur italien de la lutte antiterroriste, Franco Roberti. Une affirmation grave et sincère. La question ne concerne pas seulement Paris ; ceux qui le penseraient se bercent de douces illusions. Les événements parisiens du 13/11 marquent le début d’une nouvelle phase de l’histoire européenne, qui va voir la vie de millions de citoyens être radicalement modifiée.

    C’est la guerre, même si c’est une guerre différente de celle à laquelle on s’attendait. Et la guerre plus vaste, celle qui se rapproche, sera également différente de l’idée qu’on peut s’en faire. L’Italie est aussi dans le collimateur. Le Jubilée [prévu à Rome le 8 déc. prochain- NdT] sera l’occasion de rencontres de masses, de rassemblements, de prières collectives. Il faudra beaucoup de vigilance… et d’attention, de la part des organes de police, mais aussi de la part de chaque citoyen.

    Cela dit, ne nous arrêtons pas à l’apparence des choses et ne croyons pas que tout ce que nous voyons est vrai. L’extrémisme islamique est ce qui est visible. Mais il n’explique rien du tout. Ce n’est pas avec l’extrémisme islamique qu’on a bâti une armée – le fameux État islamique, ou EIIL – de 70 000 hommes. Il faut des ressources équivalentes à celles d’un État pour créer une telle puissance de feu, pour former des dizaines de milliers de combattants, et les expédier aux quatre coins du monde.

    Ce qui est visible n’est qu’une infime partie de la réalité. Il est stupéfiant de voir que les dirigeants européens ne le disent pas. Mais peut-être savent-ils parfaitement que ceux qui dirigent vraiment cette machine à semer la terreur sont les mêmes que ceux qui l’ont créée, et qui ont donné naissance à cette espèce de « Spectre » dans lequel des États islamiques (alliés de l’Occident) coexistent avec les services secrets occidentaux, à commencer par services français, dont la mission est de veiller à la sécurité de leurs concitoyens.

    Il convient de se pencher sur ce « Spectre », en grande partie occidental, c’est-à-dire issu des pays européens et des États-Unis. Ce sont eux qui ont créé le désastre libyen, et ceux égyptien, tunisien, yéménite, irakien. La guerre en Syrie a été voulue par l’Occident. Par conséquent, tout ce désastre est l’oeuvre aussi de l’Occident. Maintenant, François Hollande bombarde le fief de Daesh en signe de représailles. Mais cela ne servira à rien si la France ne cesse pas d’aider les rebelles syriens qui veulent abattre le régime de Bashar el-Assad. Et si les États-Unis ne font pas de même, ainsi que la Grande-Bretagne et la Turquie (voilà un allié de l’OTAN qui a été contribué de manière décisive à créer et à favoriser Daesh).

    En deux mots : on arrêtera le terrorisme seulement en changeant la politique de l’Occident (et d’Israël) vis-à-vis du monde arabe. Sinon, ce seront les peuples européens qui paieront le prix fort. Il y a une immense masse de jeunes qui peuvent facilement être enrôlés et qui sont prêts à mourir pour tuer. Il faut arrêter la main de ceux qui financent.

    Dernière minute : Poutine a révélé durant le sommet d’Antalya (Turquie) que l’argent servant à financer les terroristes de l’État islamique (EIIL) provenait de « 40 pays, et parmi eux, certains sont membres du G20. » C’est la thèse que je soutiens publiquement depuis bientôt quatre ans. Merci à Vladimir Poutine de l’avoir exposée publiquement, et surtout d’avoir eu la force et le pouvoir de le dire.

    Giulietto Chiesa

    Source : SputnikNews, le 16 nov. 2015

  29. ES 19 novembre 2015 à 01:28

    Tout est dit …
    ———————
    Dans l’heure des attentats de Paris, et sans preuve, a été gravée dans le marbre l’histoire que l’auteur est le groupe armé État Islamique. C’est ainsi que va la propagande.

    L’Ouest réussit toujours en faisant ainsi, puisque le monde est habitué à suivre sa piste. J’ai été surpris de voir, par exemple, les services de presse russes contribuer à la diffusion de l’histoire officielle des attentats de Paris, bien que la Russie ait si souvent elle-même souffert d’affaires fabriquées.

    Les médias russes ont-ils oublié le MH-17 ? L’histoire a été rapportée dans la minute où l’avion de ligne malais a été touché au-dessus de l’Ukraine orientale par un missile russe entre les mains des séparatistes. La responsabilité en a été attribuée à la Russie. Et c’est là qu’est la faute, malgré l’absence de preuves.

    Les médias russes ont-ils aussi oublié l’« invasion russe de l’Ukraine » ? Partout dans l’Ouest, cette histoire abracadabrante est prise pour parole d’évangile.

    Les médias russes ont-ils oublié ce livre de l’éditeur de journal allemand disant que tout journaliste européen de quelque importance est un joker de la CIA ?

    On aurait pu penser que l’expérience a appris la prudence aux organes de presse russes, à propos des explications qui viennent de l’Ouest.

    Comme ça, nous voici à présent avec ce qui a de fortes chances d’être une autre histoire bidon gravée dans le marbre. Tout comme les quelques Saoudiens armés de cure-dents ont déjoué la sécurité nationale des USA entière, le groupe État Islamique (EI) a réussi à se procurer des armes impossibles à acheter et à déjouer l’intelligence française en organisant une série d’attentats à Paris.

    Pourquoi EI fait-il cela ? Retour de flamme pour le petit rôle de la France dans la bestialité de Washington au Moyen-Orient ?

    Pourquoi pas les USA à la place ?

    Ou bien était-ce le but d’EI d’obtenir que les flots de réfugiés vers l’Europe soient bloqués par la fermeture des frontières ? le groupe État islamique veut-il vraiment garder tous ses adversaires en Syrie et en Irak quand il peut à la place les faire partir en Europe ? Pourquoi devoir tuer ou contrôler des millions de gens en empêchant leur fuite ?

    Ne vous attendez pas à des explications ou des questions des médias à propos de l’histoire qui est gravée dans le marbre.

    La menace pour l’establishment politique européen n’est pas EI. Les menaces sont la montée des partis politiques anti-UE, anti-immigrés : Pegida en Allemagne, le Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni, et le Front national en France. Le dernier sondage montre que Marine Le Pen du Front national est en tête dans la course à la présidence.

    Quelque chose devait être fait au sujet des hordes de réfugiés des guerres de Washington, ou les partis politiques de l’establishment seront exposés à la défaite contre les partis politiques qui sont aussi hostiles à l’asservissement washingtonien de l’Europe.

    Les règles de l’UE sur les réfugiés et les immigrants et l’acceptation par l’Allemagne d’un million de réfugiés, avec la lourde critique envers ces gouvernements d’Europe de l’Est qui voudraient ériger des barrières pour garder les réfugiés dehors, rendent impossible la fermeture des frontières.

    Avec les attentats terroristes à Paris, ce qui était impossible est devenu possible, et le président de la France a immédiatement annoncé la fermeture des frontières. Les fermetures de frontières se propagent. Le problème principal faisant monter les partis politiques dissidents sera désamorcé. L’UE sera en sécurité, et aussi la souveraineté de Washington sur l’Europe.

    Que les attentats de Paris soient ou non une opération sous fausse bannière dans le but d’obtenir ces résultats, ces résultats sont les conséquences des attentats. Ces résultats servent les intérêts de l’establishment politique européen et de Washington.

    le groupe État Islamique est-il si fruste pour ne pas avoir réalisé cela ? Si le groupe Etat Islamique est ce lourdaud, comment a-t-il si facilement couillonné l’intelligence française ? D’ailleurs, le renseignement français, peut-il être intelligent ?

    Les populations occidentales peuvent-elles être intelligentes au point de gober une histoire qui a été gravée dans le marbre avant qu’un élément de preuve ne l’étaye ? À l’Ouest, les faits sont fabriqués par les déclarations intéressées de régimes. L’enquête ne fait pas partie du processus. Quand 90 pour cent des médias US appartiennent à six énormes compagnies, il ne peut en être autrement.

    Tandis que la Matrice grandit dans l’absurdité de ses affirmations, elle réussit malgré tout à devenir encore plus invulnérable.

    Paul Craig Roberts

    Article original en anglais : The Paris Terrorist Attacks and the “Official Story”: The Matrix Extends Its Reach, 14 novembre 2015

  30. retrouvé le retour 19 novembre 2015 à 13:19

    Que dit papa Gattaz de tout ce remue ménage qui énerve ES ? “Combien ça coûte ?????”
    D’où la réponse du service: “Pas très cher 30 € par Français” !!
    Quelques pingouins pour semer une merde aussi large, c’est là le problème. Pas dans la vie privée qui n’existe plus depuis bien longtemps et qui n’a jamais existé sur internet.

  31. retrouvé le retour 19 novembre 2015 à 14:07

    “En outre, les attentats de Paris ne sont que le dernier d’une suite d’attentats du groupe islamiste à l’étranger. Alors qu’ils spéculaient sur une responsabilité de l’EI dans la destruction d’un avion de ligne russe et la mort de 224 personnes le 31 octobre, les médias occidentaux, soucieux de voir Moscou humilié dans son intervention en Syrie ont montré plus de mauvaise jubilation à peine dissimulée que d’indignation.
    De même, le double attentat suicide de la semaine dernière qui a tué au moins 43 personnes dans une banlieue ouvrière du sud de Beyrouth a été rapporté par presque tous les médias américains comme l’attaque d’un «bastion du Hezbollah », suggérant que les victimes civiles innocentes l’avaient bien cherché à cause de l’appui du mouvement chiite au gouvernement Assad.”

    effectivement la propagande ambiante nauséabonde ressemble fort à celle du grand reich de 1000 ans du petit noirot à moustaches.
    Le chef c’est Fabius avec sa déclaration: “Assad ne mérite pas d’être de ce monde” !! Le borgne blondin ne la trouvait certainement pas très catho !!!
    Pour ce qui est du chant patriotique qui couvre chez nous, d’un voile pudique, le grand n’importe quoi télévisuel, j’ai dans la tête la version de Gainsbourg et les première mesures des Scarabés.
    La version du hollandais ne fera pas long feu !!

  32. ES 19 novembre 2015 à 21:47

    remarquez la version officielle n’est pas specifiquement un appel au calme et à la paix
    “Qu’un sang impur abreuve nos sillons” ….
    ca sent aussi une impurete nauséabonde et sanglante …

  33. ES 19 novembre 2015 à 21:49

    pas mal quand même de chanter cela à “tue-tête”, tiens parlons-en justement ;-)

    L’étendard **sanglant** est levé
    Entendez-vous dans nos campagnes
    Mugir ces féroces soldats?
    Ils viennent jusque dans vos bras.
    ***Égorger vos fils, vos compagnes!***

    Aux armes citoyens
    Formez vos bataillons
    Marchons, marchons
    ***Qu’un sang impur
    Abreuve nos sillons***

  34. ES 19 novembre 2015 à 21:49

    peace and love …. ou presque ;-)

  35. ES 19 novembre 2015 à 21:50

    Les jeunes apprécieront, qu’on les prenne pour de la chair à canon ;-) ….

    Tremblez, tyrans et vous perfides
    L’opprobre de tous les partis
    Tremblez! vos projets parricides
    Vont enfin recevoir leurs prix!
    Tout est soldat pour vous combattre
    S’ils tombent, nos jeunes héros
    La France en produit de nouveaux,
    Contre vous tout prêts à se battre.

  36. retrouvé le retour 20 novembre 2015 à 18:33

    La France révolutionnaire attaquée de toute part par des monarchies ( Les “anciens régimes”, les vrais) va foutre tout le monde par terre avec un nouveau système de calendrier pour démolir la débile semaine religieuse de 7 jours !! Un nouveau système de mesure, etc..
    Et une chanson confidentielle à l’époque qui devenue hymne officiel sonne tout à fait faux dans la bouche des quelques nigauds actuels qui prétendent gouverner

  37. retrouvé le retour 23 novembre 2015 à 02:39

    http://www.beinsports.com/france/football/news/irlande-bosnie-la-minute-de-silence-perturbee/138491

    Les copains de Kouchner et de tous les criminels tenants d’états religieux débiles !!

  38. Elisabeth Studer 23 novembre 2015 à 10:34

    eh eh retrouve : Bein sport …..appartient au Qatar ! :-)

  39. Elisabeth Studer 23 novembre 2015 à 10:38

    A lire article et COMMENTAIRES … en attente de la synthèse
    http://www.leblogfinance.com/2015/10/total-de-nouveau-en-piste-a-chypre-en-cooperation-avec-legypte-nouvel-acquereur-des-mistral.html

    ou pourquoi la France attaquée après la Russie

  40. retrouvé le retour 23 novembre 2015 à 18:30

    Oui et la Bosnie ? :(

  41. ES 27 novembre 2015 à 23:22

    et que bingo !!!
    Etat d’urgence: la France prévient qu’elle dérogera à la convention européenne des droits de l’Homme

    Strasbourg – La France a informé le Conseil de l’Europe de sa décision de déroger à la convention européenne des droits de l’homme, du fait de l’adoption de l’état d’urgence après les attentats de Paris, a annoncé l’organisation paneuropéenne dans un communiqué.

    Les autorités françaises ont informé le secrétaire général du Conseil de l’Europe, Thorbjorn Jagland, d’un certain nombre de mesures prises dans le cadre de l’état d’urgence instauré à la suite des attentats terroristes de grande ampleur perpétrés à Paris. Ces mesures sont susceptibles de nécessiter une dérogation à certains droits garantis par la convention européenne des droits de l’homme.

    Cette dernière reste cependant en vigueur en France et certains de ces droits ne pourront tolérer de dérogation, a prévenu le Conseil de l’Europe, notamment le droit à la vie et l’interdiction de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants.

    De même, l’interdiction de l’esclavage et le principe affirmé à l’article 7 — pas de peine sans loi — ne peuvent faire l’objet de dérogations.

    La notification de cette dérogation est prévue à l’article 15 de la convention européenne des droits de l’homme: en cas de guerre ou d’autre danger public menaçant la vie de la nation, un Etat signataire peut prendre des mesures dérogeant aux obligations de la convention, sous réserve d’en informer le Conseil de l’Europe.

    Il ne revient pas pour l’instant à l’organisation paneuropéenne de se prononcer sur le bien-fondé de cette démarche de la part de la France. En revanche, la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH), garante de la convention, pourra se prononcer sur la validité de cette dérogation, lorsqu’elle sera saisie de requêtes précises, alléguant d’éventuelles atteintes, par la France, aux droits fondamentaux.

    L’état d’urgence a été proclamé en France le soir des attentats meurtriers du 13 novembre à Paris et Saint-Denis (130 morts et plus de 350 blessés). Prolongé jusqu’à fin février par le Parlement, il donne à la police de nouveaux pouvoirs, sans passer préalablement par un juge, notamment pour les perquisitions ou la surveillance électronique de personnes.

    Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve avait rappelé jeudi que l’état d’urgence n’était pas l’abandon de l’Etat de droit parce que l’Etat de droit le prévoit.

    Il faut faire très attention à la manière dont sont mises en oeuvre les conditions de l’état d’urgence, avait souligné le ministre.

    (©AFP / 27 novembre 2015 12h44)

  42. Elisabeth Studer 2 décembre 2015 à 02:01
  43. ES 3 décembre 2015 à 00:31

    Attentats : les décrets sur l’état d’urgence adoptés avant même l’assaut du Bataclan

    Un haut fonctionnaire du ministère de l’Intérieur raconte dans une interview les conditions dans lesquelles l’état d’urgence a été déclaré dans la soirée du vendredi 13 novembre.
    Mis à jour le 01/12/2015 | 16:46 , publié le 01/12/2015 | 15:43
    “C’est la loi la plus rapide de la Ve République.” Dans un entretien accordé à l’agence de presse AEF, mardi 1er décembre, Thomas Andrieu, le directeur des libertés publiques et des affaires juridiques (DLPAJ) du ministère de l’Intérieur, revient sur la mise en place de l’état d’urgence, vendredi 13 novembre après les attentats de Paris et Saint-Denis, dont la prolongation pour trois mois commence à faire débat en France.

    “J’ai été saisi, vendredi 13 novembre à 22h30, de la décision du président de la République de déclarer l’état d’urgence”, explique-t-il. Soit immédiatement après l’évacuation de François Hollande du Stade de France, où il assistait à France-Allemagne. “Notre première mission a donc été de rédiger les décrets, qui ont été adoptés en Conseil des ministres à minuit.” Le gouvernement a validé cette option en moins de deux heures, sans même attendre le dénouement de l’assaut lancé au Bataclan, une vingtaine de minutes plus tard.

    “La mobilisation des parlementaires a été totale”
    En parallèle, “dès les premières minutes qui ont suivi les attentats, l’ensemble des préfets et des forces de sécurité intérieure ont été mobilisés”, se souvient Thomas Andrieu. Le ministère de l’Intérieur a ensuite rédigé les instructions aux préfets, signées par Bernard Cazeneuve, dès 7 heures du matin, le samedi 14 novembre.

    Le lendemain, dimanche, le projet de loi sur l’état d’urgence est finalisé. Il est soumis en Conseil des ministres le 18 novembre. Adoptée par le Parlement en 48 heures, la loi est promulguée le 20 novembre, et reconduit l’état d’urgence pour trois mois. “La mobilisation des parlementaires a été totale et unanime”, se félicite Thomas Andrieu, dans son entretien à l’AEF.

    Bientôt une révision de la Constitution ?
    Au total, plus de 2 000 perquisitions administratives ont été menées depuis le 14 novembre 2015. Elles ont donné lieu à 220 gardes à vue et ont permis de découvrir 320 armes – dont 31 armes de guerre – et entraînant 120 procédures judiciaires. Alors que ces perquisitions sont au cœur d’une polémique, Thomas Andrieu rappelle qu’”un lien direct avec le terrorisme n’est pas nécessaire pour prendre une mesure dans le cadre de l’état d’urgence, à condition qu’elle soit motivée et proportionnée”. En l’occurrence, selon lui, c’est le principe de “rétablissement général de l’ordre public” qui prime.

    L’urgence semble désormais la règle dans l’exécutif. Alors que François Hollande a réclamé une révision des articles 16 et 36 de la Constitution – sur les pleins pouvoirs et l’état de siège – la DLPAJ indique que “la rédaction de ce texte est bien avancée” et que le projet de loi pourrait être présenté très rapidement.

  44. retrouvé le retour 3 décembre 2015 à 13:08

    Il ne faut surtout pas confondre texte avec réalité, image avec réalité, etc … La réalité c’est plus fort que la propagande. Toutes ces lois et décrets sont en seconde ligne derrière une propagande qui devient progressivement de plus en plus débile !!
    Il nous reste, c’est sur, quelques décrets mis en place sous la pseudo-gouverne de “l’état français”. Tout cela est sans importance tant la crise qui se prépare va être monstrueuse..

  45. Elisabeth Studer 3 décembre 2015 à 21:47

    et la propagande et les attentats seront d’autant plus monstrueux que la crise sera monstrueuse …
    les lobbies jouent leur va tout / va ten guerre désormais car ils savent qu’ils sont fichus
    c’est dire la m…………… qu’on va avoir
    car la crise, là, on va vraiment l’avoir
    et pas de beneficiaires
    le crime ne profitera même plus à quelqu’un … :-(

  46. retrouvé le retour 3 décembre 2015 à 23:47

    Les crises se succèdent avec leurs suites, et pour le moment le remède “financier” trouvé pour celle qui nous concerne, et dont une des origines est la guerre en Irak, se sont les QE !! La production de monnaie. Débile !!
    Pour nous Européens nous devons en priorité couper avec les USA qui sont à l’origine du problème actuel. et surtout mettre en route l’idée de procès pour les fauteurs de troubles comme Fabius, Sarko, Juppé et les autres.

  47. retrouvé le retour 3 décembre 2015 à 23:48

    “Dans l’heure des attentats de Paris, et sans preuve, a été gravée dans le marbre l’histoire que l’auteur est le groupe armé État Islamique. C’est ainsi que va la propagande.” Franchement ES, tu ne vois pas la bande de barges, barbus et autres ???

  48. ES 4 décembre 2015 à 12:13

    si’l suffit d’etre barbu et barge ….. pour etre de l’EI …

  49. Elisabeth Studer 11 décembre 2015 à 23:59

    France. La “patrie des droits de l’homme” envisage de se doter d’un Guantánamo

    COURRIER INTERNATIONAL – PARIS
    Publié le 10/12/2015 – 16:04

    Le gouvernement français a demandé au Conseil d’Etat de se prononcer sur la possibilité d’interner de manière préventive dans un centre dédié des personnes fichées “S” par la DGSI. L’information a vivement fait réagir les journaux italiens.

    “C’est un projet passé presque en sourdine, mais qui risque d’ouvrir une nouvelle polémique dans la France frappée par deux fois en moins d’un an par le terrorisme islamiste”, écrit La Repubblica.

    Le journal de Rome réagit à une information diffusée le 9 décembre par Le Monde : le ministère de l’Intérieur a demandé au Conseil d’Etat, début décembre, d’examiner la possibilité de recourir à l’internement préventif de personnes qui font l’objet d’une fiche “S”, dans un centre dédié. Bref, “un Guantánamo à la française, résume Il Giornale. Un centre d’internement pour des milliers de suspects d’islamisme pas encore condamnés.”

    Guantánamo se vide… au compte-gouttes
    “Ces centres de détention pour djihadistes présumés seraient une première en Europe, l’unique précédent en Occident étant Guantánamo”, reprend La Repubblica. A la différence qu’ici la détention préventive serait validée par des magistrats administratifs plutôt que par un tribunal militaire, et qu’il pourrait s’agir de ressortissants français, tandis que le pénitencier américain – créé après les attentats du 11 septembre 2001 – ne concerne que les étrangers.

    Quelque 20 000 personnes sont fichées “S” – sous surveillance car considérées comme potentiellement menaçantes pour la sûreté de l’Etat – par la DGSI [Direction générale de la Sécurité Intérieure, service de renseignement du ministère de l’Intérieur], dont la moitié pour radicalisation islamiste. L’autre moitié concerne des membres d’autres mouvements considérés comme terroristes (le PKK ou la branche armée du Hezbollah), des hooligans, et des éléments violents de l’extrême droite ou de l’extrême gauche, rappelle encore le quotidien italien qui s’inquiète :

    Ce n’est qu’une des nombreuses propositions de réforme étudiées par l’exécutif dans le cadre de l’état d’urgence déclaré le 13 novembre, mais c’est sans doute la plus choquante pour la patrie des droits de l’homme”.

  50. retrouvé le retour 12 décembre 2015 à 00:42

    “Quelque 20 000 personnes sont fichées “S” – sous surveillance car considérées comme potentiellement menaçantes pour la sûreté de l’Etat ”
    C’est sur Jean Moulin aurait été fiché S, il ne faut pas craindre les fiches, ce système est sans avenir.

  51. Elisabeth Studer 12 décembre 2015 à 01:24

    avez vus regarde complements d’enquete hier soir ?
    et l’historie de cette personne confinée dans sa ville car assignée à résidence, qui doit pointer 3 fois par jours au commissariat
    parce que sa mere habite pres de charlie hebdo ? et qu’il a eu le malheur d’aller la voir , donc fiche S

  52. retrouvé le retour 12 décembre 2015 à 11:41

    C’est sur que bloquer des écolos à la maison pour permettre au microcéphale Fabius de jouer le président, c’est légèrement mesquin !!
    Mais sait-il lui même où il va ?
    Plus personne n’a vraiment d’objectifs, il faut faire une sorte de parti unique en mélangeant ce qu’il reste de guenilles rescapées du premier tour pour essayer de barrer la route à un FN qui ne sait pas plus que les autres où il va !! Franchement !!

  53. Elisabeth Studer 12 décembre 2015 à 13:11

    oui, quand on regarde les “pubs” des partis c’est tout à fait cela avec un relent tout de même extremiste à droite …
    et le gvt Hollande qui veut un Guantanamo ! ou est la gauche , le social ????????

  54. Elisabeth Studer 12 décembre 2015 à 13:13

    reste qu’il y a quinze jours, on voulait fermer les mosquées, on criait aux islamistes sans rien connaitre du Coran, on mettait des drapeaux français partout … et maintenant on peste contre le FN …
    soyons lucides
    les moutons se laissent dresser comme des veaux, et apres, ils s’étonnent !!

  55. Elisabeth Studer 22 janvier 2016 à 19:37

    France: Hollande veut prolonger l’état d’urgence pour trois mois

    Paris – Le président français François Hollande veut demander au Parlement la prolongation pour trois mois, au-delà du 26 février, de l’état d’urgence instauré après les attentats de novembre à Paris, a rapporté vendredi le dirigeant du Parti communiste (PCF) après avoir été reçu à la présidence.

    Le président nous a confirmé que plusieurs textes seraient présentés le 3 février en Conseil des ministres, dont la prolongation pour trois mois de l’état d’urgence, a déclaré le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, à l’issue d’un entretien avec le chef de l’Etat.

    La présidence française n’a pas confirmé à ce stade cette information.

    Décrété le 13 novembre au soir des pires attentats (130 morts, des centaines de blessés) commis en France depuis la Deuxième Guerre mondiale, l’état d’urgence doit s’achever le 26 février.

    François Hollande, qui a consulté ces derniers jours les principaux dirigeants et partis politiques du pays, a jugé mercredi probable de le proroger au-delà de cette échéance, selon le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone.

    Mais la question fait débat dans le pays, où des magistrats, des partis de gauche et des associations de défense des droits de l’Homme s’inquiètent de ce régime d’exception conférant à la police des moyens d’actions renforcés sans contrôle d’un juge judiciaire.

    François Hollande ne nous a rassurés que sur un seul point: c’est que l’idée que l’état d’urgence serait prolongé tant que dure la menace de Daech (ndlr, acronyme arabe du groupe Etat islamique) n’est pas fondée, a ironisé vendredi Pierre Laurent.

    Il faisait référence à l’émoi suscité dans la matinée par un entretien du Premier ministre socialiste Manuel Valls à la BBC, dans lequel le chef du gouvernement a estimé que la France pouvait utiliser tous les moyens face au terrorisme jusqu’à ce qu’on puisse en finir avec Daech.

    Ces déclarations ont été interprétées par certains opposants comme une volonté de maintenir l’état d’urgence pendant des années, une intention que les services du chef du gouvernement ont catégoriquement démentie.

    Depuis son entrée en vigueur, l’état d’urgence a permis de procéder à près de 400 assignations à résidence et 3.000 perquisitions.

    Pour la première fois, le Conseil d’Etat, la plus haute juridiction administrative française, a décidé vendredi de suspendre l’une de ces assignations à résidence et condamné l’Etat à verser 1.500 euros à l’homme concerné.

    La Ligue française des droits de l’Homme a saisi mercredi cette instance, en demandant de mettre fin à tout ou partie des contraintes de l’état d’urgence.

    Mardi, des experts des Nations unies ont recommandé à la France de ne pas prolonger l’état d’urgence au-delà du 26 février, estimant qu’il imposait des restrictions excessives et disproportionnées aux libertés fondamentales.

    (AFP / 22 janvier 2016 18h30)

  56. Elisabeth Studer 13 février 2016 à 18:09

    Valls: il y aura d’autres attentats d’ampleur en Europe, c’est une certitude

    Munich (Allemagne) – C’est une certitude qu’il y aura d’autres attentats d’ampleur en Europe, a affirmé samedi le Premier ministre français Manuel Valls lors de la Conférence sur la sécurité de Munich (Allemagne), en estimant que le monde était entré dans une époque d’hyperterrorisme.

    Nous devons cette vérité à nos peuples: il y a aura d’autres attaques, des attaques d’ampleur, c’est une certitude. Cet hyperterrorisme est là pour durer, même si nous devons le combattre avec la plus grande détermination, a dit Manuel Valls.

    La semaine dernière à Paris, le Premier ministre français avait déjà affirmé que le niveau de la menace d’attentats était actuellement sans doute supérieur à celui d’avant les attentats jihadistes du 13 novembre.

    Nous sommes entrés, nous tous le sentons bien, dans une nouvelle époque caractérisée par la présence durable de l’hyperterrorisme. Un hyperterrorisme qui se trouve à la confluence d’un pseudo-messianisme religieux et de l’usage de la terreur de masse, a affirmé le Premier ministre lors de cette conférence, surnommée le Davos de la sécurité.

    Nous devons en être pleinement conscients, et agir avec une très grande force et une très grande lucidité. Je le redis devant vous, comme je le dis à mes concitoyens: nous avons changé d’époque, a-t-il ajouté lors d’une table ronde à laquelle participait notamment son homologue russe Dmitri Medvedev.

    Comme le président François Hollande jeudi soir, M. Valls a appelé la Russie à arrêter de mener des frappes en Syrie qui touchent la population civile.

    Je le dis sans aucune ambiguïté et en confiance, à Dmitri Medvedev: la France respecte la Russie et ses intérêts, (…) mais nous savons que pour retrouver la voie de la paix et de la discussion, les bombardements de la population civile doivent cesser, a-t-il dit.

    Quant à l’accord obtenu à Munich entre les Etats-Unis, la Russie et leurs principaux alliés pour faire cesser les hostilités en Syrie, M. Valls a salué une étape, mais qu’il faut maintenant d’urgence concrétiser dans les faits.

    Le Premier ministre a enfin réitéré son message sur le risque d’effondrement du projet européen, sur fond de crise migratoire et de risque de sortie du Royaume-Uni de l’Union des 28.

    Le projet européen peut reculer et peut même disparaître si nous n’y prenons garde, a lancé M. Valls.

    Il disparaitra derrière la montée des égoïsmes et des populismes. Et ce serait là, pour nous tous, un grand pas en arrière, a-t-il dit.

    (AFP / 13 février 2016 10h11)

  57. retrouvé le retour 14 février 2016 à 01:00

    . “Cet hyperterrorisme est là pour durer ”
    Le vrai problème c’est qu’il risque de nous déborder, ceux qui ont mis en place un conflit religieux d’une telle ampleur à nos frontières seront jugés dans un avenir plus proche qu’ils ne le pensent !!

  58. retrouvé le retour 14 février 2016 à 11:28

    http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/462926/boko-haram-drame-humanitaire-dans-le-sillage-des-djihadistes

    Un exemple d’analyse superficielle !! Depuis des dizaines d’années il était très compliqué de se rendre dans le nord du Cameroon où il existait une hostilité “religieuse” latente. Boko est parfaitement dans son jus !! Pourquoi nier les conflits “religieux du Tchad, De la Rep Centrafricaine, de Côte d’Ivoire, etc ..? Alors que les US ont mis en place un Soudan du Sud sur des bases “religieuses?
    Ne pas voir que les conflits religieux déclenchés dans l’ancien Empire Turc font tâche d’huile dans l’ensemble du monde musulman c’est stupide.
    C’est exactement comme cacher que les casques à pointe d’Oradour sur Glane ne venaient pas tous du Schleswig-Holstein:

    “Ces événements marquèrent profondément les consciences ; leurs conséquences judiciaires suscitèrent une vive polémique, notamment à la suite de l’amnistie accordée aux Alsaciens « Malgré-nous » qui avaient participé au massacre. Depuis 1999, le souvenir des victimes est célébré par le Centre de la mémoire d’Oradour-sur-Glane, situé non loin des ruines du village à peu près conservées en l’état.”

  59. Elisabeth Studer 3 mars 2016 à 00:12

    L’Assemblée nationale a voté, ce soir, l’assouplissement des règles d’usage des armes par les forces de l’ordre, dans le cadre du projet post-attentats de réforme pénale examiné en première lecture. A côté des cas de légitime défense, un nouveau régime d’irresponsabilité pénale doit bénéficier aux policiers, gendarmes, douaniers et militaires qui auront fait un usage de leur arme en cas “d’absolue nécessité” contre quelqu’un qui vient de commettre ou tenter de commettre un meurtre et qui s’apprête à recommencer.

    Cette mesure clé du projet de loi de “lutte contre le crime organisé, le terrorisme et leur financement” vise “à sécuriser l’action des forces de l’ordre” lors du “périple meurtrier” de personnes, comme ce fut le cas lors des attentats de janvier et novembre 2015, a dit le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, qui a promis des actions de formation et d’entraînement. Face aux critiques de certains à gauche, Bernard Cazeneuve a assuré que sa mesure était “loin d’un permis de tuer”. Elle ne s’appliquera pas par exemple à “un braqueur en fuite” qui a tué “par voie de conséquence de son action principale”, c’est-à-dire son méfait.

  60. retrouvé le retour 3 mars 2016 à 09:14

    Les principales victimes de “l’arme la maison”, sont le policier ou le gendarme, dans le cas de dépression.
    Puis les enfants jouant avec l’arme ou l’entourage proche, le conjoint avec lequel est né un conflit dans le couple par exemple.
    mais j’ai connu en Pologne une véritable virée punitive sur le voisinage, une cage d’escalier entière !!
    Allons nous dans cette direction “l’américaine” ?

  61. Elisabeth Studer 3 mars 2016 à 17:30

    ca va permettre de “faciliter” les “suicides” de policiers ou gendarmes un peu trop curieux et professionnels , alors

  62. Elisabeth Studer 3 mars 2016 à 17:32

    En parlant de panamza … je suppose retrouve, que vosu etes au courant :
    http://www.panamza.com/290216-panamza-en-garde-a-vue/

  63. Elisabeth Studer 10 mars 2016 à 21:49

    A voir absolument ce soir !
    http://www.programme-tv.net/cinema/1969099-secret-defense/

    loin d’être de la fiction ….

  64. ES 12 mars 2016 à 02:25

    «En l’état actuel du texte, la France peut basculer dans la dictature en une semaine»

    “Dans une interview au Figaro, le nouveau bâtonnier de Paris, Frédéric Sicard, s’inquiète du fonctionnement de la justice en France et d’une série de lois qui «grignote l’État de droit». Depuis son élection et son entrée en fonction, en janvier 2016, Frédéric Sicard, le nouveau bâtonnier de Paris, porte-parole et patron des avocats parisiens, dresse un portrait relativement sombre du fonctionnement de la justice française. Dans une interview au Figaro, le 1er mars, il revient sur les conditions particulières de son arrivée au barreau de Paris, marquée par l’encombrement des tribunaux et l’arrivée d’une «série de lois qui grignote l’État de droit», notamment après les attentats de novembre.”

    Source : Slate

  65. retrouvé le retour 12 mars 2016 à 23:34

    “En parlant de panamza … je suppose retrouve, que vosu etes au courant ” Non pas du tout, désolé !! :(
    Par contre j’ai dans mon expérience perso une affaire qui touche papi directement avec une histoire de gendarme qui se tire deux balles dans la tête !!

    Notre hispanique ministre du dedans doit poursuivre l’ennemi intérieur comme le fait le grand Duduche dans un dessin de couverture de Cabus à la belle Epoque de Hara-kiri Hebdo !!

    Pour ce qui est de la liberté de la presse, voir ce que faisait pèpère Robert MENARD ci-devant Maire de Béziers dans une vie antérieure !!

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Ménard

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