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Attentat de Boston : opportunité pour Obama de justifier le totalitarisme controversé du NDAA ?

Le NDAA (National Defense Authorization Act )  sera-t-il à l’attentat de Boston ce que le Patriot Act fût pour la catastrophe du 11 septembre  ? Qui sait …
Précisons que l’acte criminel qui a frappé le marathon de Boston endeuille les Etats-Unis alors que le débat fait rage  autour de la section 1021 de la loi de l’année fiscale 2012 du gouvernement fédéral américain, destinée à établir le budget du Département de la Défense US pour la période, certains de ces opposants y voyant une grave atteinte à la démocratie voire une étape dangereuse vers la création d’un Etat arbitraire outre-Atlantique.

Rappelons qu’en décembre 2011, Barack Obama a ratifié la Section 1021 du projet de loi intitulé National Defense Authorization Act (NDAA), lequel donne au final pouvoir au gouvernement fédéral de mettre et de garder en détention pour une durée indéfinie n’importe quelle personne, y compris des citoyens américains …  Pas de procédure régulière, pas d’accès à un avocat, les détenus ne disposant d’aucun élément leur permettant même de savoir s’ils seront à nouveau libres un jour …

En effet, cette partie du NDAA fait table rase de certaines des protections constitutionnelles les plus importantes. Elle permet ainsi au pouvoir exécutif d’ordonner  l’arrestation de tout citoyen US soupçonné d’activités terroristes ou d’association avec des terroristes. (Vous commencez à comprendre le lien avec Boston ? …)

Les personnes placées en garde-à-vue par l’armée – désormais chargée de faire respecter la législation nationale soit dit en passant – peuvent perdre leur droit à une procédure et à un habeas corpus réglementaires, et être maintenues en détention pour une durée indéfinie dans les bâtiments … de l’armée.

Cette loi permet de menacer activistes et dissidents, dont les droits étaient jusque-là protégés par le Premier Amendement, d’une incarcération à durée indéterminée dans les prisons militaires, y compris dans les colonies pénitentiaires maritimes. D’où la référence à Guantanamo établie par certains opposants .

L’intitulé de la loi lui-même, « the Homeland Battlefield Bill »  (loi sur le champ de bataille de la Patrie) affiche un air de totalitarisme qui ne présage rien de bon. Permettant de faire fi des droits les plus élémentaires sous prétexte que ladite patrie soit en danger …

Dans le cadre du procès intenté par le journaliste Chris Hedges, les avocats maîtres Carl J. Mayer et Me Bruce I. Afran à l’encontre du Président Barack Obama et de son Secrétaire de la Défense, Leon Panetta, Maitre Mayer a quant à lui déclaré que « l’objectif principal du NDAA est de créer un système judiciaire violant la séparation des pouvoirs. » Estimant que « l’administration Obama a retiré la détention de la branche judiciaire pour la placer sous la responsabilité de la branche exécutive. »

En mai 2012, la juge Katehrine Forrest, chargée du dossier a rendu une ordonnance annulant temporairement la Section 1021, en raison de sa violation des Premier et Cinquième Amendements de la constitution. Ordonnance rendue par la suite permanente le 12 septembre dernier.

Précisons que l’administration Obama a fait appel contre la première ordonnance de Mme Forrest … preuve s’il en est, pour certains, que cette dernière n’agira pas en faveur de la protection des droits constitutionnels des citoyens US.

« L’échec supplémentaire de l’administration à restaurer le habeas corpus, son utilisation de l’Espionage Act à six reprises pour faire taire les lanceurs d’alarme du gouvernement, son soutien au FISA Amendment Act « qui permet de mettre sur écoute téléphonique, de surveiller et d’écouter les conversations privées des citoyens états-uniens sans aucune justification », ainsi que son ordre d’assassiner des concitoyens en vertu de l’Authorization to Use Military Force (AUMF) de 2001, montrent que malgré toute sa rhétorique, B. Obama, à l’instar de ses adversaires républicains, est déterminé à supprimer tout obstacle se dressant devant le pouvoir illimité de l’état sécuritaire et de surveillance » note par ailleurs le journaliste Chris Hedges …

Eléments importants à noter alors que l’attentat de Boston n’a toujours pas été revendiqué : toujours selon Chris hedges, correspondant à l ’étranger pendant près de 15 ans de The Christian Science Monitor, National Public Radio, The Dallas Morning News and The New York Times  » le projet de loi est rédigé de manière extrêmement vague« . Il définit la « personne concernée, sujette à détention » comme « toute personne ayant fait partie de ou ayant soutenu de manière significative al-Qaïda, les Talibans, ou n’importe quelle autre force associée engagée dans des hostilités à l’égard des États-Unis ou de ses alliés, en ce compris toute personne ayant commis un acte de belligérance ou ayant soutenu de manière directe les dites hostilités en faveur de telles forces ennemies. »

Le projet de loi s’abstenant de donner plus amples précisions quant à la teneur des termes « ayant soutenu de manière significative », « ayant soutenu de manière directe » ou « n’importe quelle autre force associée ». Au mépris de nombreuses lois établies concernant le maintien de l’ordre interne, n’importe quel membre d’un groupe soupçonné par le gouvernement d’être une organisation terroriste pourrait être saisi et détenu par l’armée.
Or, le flou régnant autour des « justifications » et « motivations » de l’attentat de Boston permet – élément notable et non des moindres – de ramener dans le « droit chemin » et donc du côté de l’administration Obama toute brebis « égarée » qui aurait pu s’effrayer de tant d’arbitraires et du pouvoir accru de l’exécutif … L’absence de toute référence à une éventuelle implication d’Al Qaïda, de taliban ou autres groupes terroristes internationaux permettant de démontrer aux citoyens US que le danger peut être partout … et qu’il est donc justifié de se méfier de tout le monde … voire même d’emprisonner tout présumé coupable sans autre forme de procès … qui plus est avec le soutien de l’armée … puisque la patrie est en danger. Et par la même tout citoyen US, ce dernier étant extrêmement vulnérable en tant que représentant de ladite patrie aux yeux des terroristes.

Rappelons que la définition que donnait le Département de la Justice d’un terroriste potentiel dans le Patriot Act -récemment jugé inconstitutionnel par la justice américaine - était déjà extrêmement large. Incluant tout individu ayant des doigts manquants, possédant des munitions et des armes à feu imperméables ou ayant accumulé de quoi se nourrir pendant plus d’une semaine …

Or, simple hasard de calendrier ? Le 9 avril dernier, le comité chargé de la sécurité publique de l’Assemblée de l’Etat de Californie a approuvé à l’unanimité un projet de loi préservant les Californiens de leur le droit fondamental à une procédure régulière et à l’habeas corpus.

Le texte, AB 351, déposé par le député Tim Donelly garantit le doit aux citoyens de l’Etat de Californie de s’affranchir de toute loi fédérale qui autoriserait leur détention indéfinie en violation de l’habeas corpus, y compris le National Defense Authorization Act (NDAA). Ce qui a le mérite d’être clair …
Connu sous le nom de California Liberty Preservation Act, le texte est soutenu par une coalition réunissant plusieurs courants politiques tels que Taxpayers for Improving Public Safety (Contribuables pour l’amélioration de la sécurité publique), Bill of Rights Defense Committee, le Comité sur l’Amendement n° 10, California American Civil Liberties Union.

Si l’amendement est approuvé, le projet de loi permettra de faire bouclier contre les assauts de l’Etat fédéral menaçant la garantie constitutionnelle des libertés civiles individuelles.

Dans un communiqué de presse publié après l’approbation de son projet de loi par le Comité, le député Donnelly a reconnu « son devoir de résister aux tentatives de Washington de dénier aux Américains leurs droits aux libertés les plus basiques».

Selon Donnelly, le NDAA donne au pouvoir exécutif – non seulement à Barack Obama mais également à tout futur président américain – un pouvoir sans précédent de maintenir en détention des citoyens US sans aucune forme de procès. Selon lui, « cela va à l’encontre des principes mêmes qui rendent l’Amérique grande, et viole l’engagement de notre pays à la primauté du droit ». « Quand protections constitutionnelles sont ignorées, l’hystérie raciste permet que des groupes vulnérables soient ciblés » a-t-il par ailleurs ajouté.

Mais la Californie n’est pas le seul Etat à réagir par rapport au « totalitarisme » du NDAA.

Dans le Montana, l’Assemblée de l’Etat a voté à l’unanimité un projet de loi (HB522) visant à interdire à toutes instances dudit Etat de fournir un «soutien matériel » ou « de participer à la mise en œuvre» des dispositions sur la détention indéfinie de la NDAA.
Le Sénat de l’Etat du Michigan a quant lui établi un même projet de loi. Lequel a fait l’objet d’un examen le 9 avril dernier par un Comité de l’Assemblée. En 2012, le gouverneur de Virgine, Bob McDonnell a signé l’adoption d’une loi allant dans le même sens. En mars dernier, le Conseil des Superviseurs de San Fransisco a adopté à l’unanimité une résolution basée sur des principes similaires, incluant notamment le refus de se conformer au texte fédéral.

Au final, si ces projets de loi sont adoptés, un nombre de plus en plus important d’Etats feront sécession. Selon les analystes, la position des Etats de Californie et du Texas devraient créer des ondes de choc et pousser d’autres Etats à les suivre.
Rendant de plus en plus difficile à l’Etat fédéral de maintenir en détention pour une durée indéterminée …

A moins que des attentats (à Boston …), des catastrophes (dans une usine d’engrais de même type que celle d’AZF à Toulouse ), des courriers suspects aux relents d’Anthrax ne changent la donne, « permettant » ainsi de justifier devant les citoyens US la nécessité d’instaurer de lois autorisant à incarcérer toute personne suspectée de les mettre en danger, en tant que représentants de la patrie. Tuant ainsi toute notion de présomption d’innocence

Elisabeth Studer – www.leblogfinance.com  - 18 avril 2013

Sources : The New American, Tenth Amendement Center , Chris Hedges , Resistance71

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32 commentaires

  1. Elisabeth Studer 19 avril 2013 à 00:34

    Impressionnant voire effrayant de voir comment la presse française – voire francophone – fait « abstraction » du NBAA malgré l’ampleur du pb ..

  2. Resistance71 19 avril 2013 à 11:09

    A lire :
    http://resistance71.wordpress.com/category/guerres-hegemoniques/

    notamment, très très intéressant :
    *****************************************

    Alors que les gens perdent la foi en leur gouvernement et que les médias corporatistes s’effondrent dans une banqueroute intellectuelle et morale, un nouveau média indépendant a jailli de l’internet. L’empire médiatique d’Alex Jones, qui pousse l’hypothèse de la fausse-bannière aussi loin qu’elle puisse être poussée, atteint maintenant de l’ordre de 5 à 10 millions de personnes par jour. Jeff Rense, Mike Adams, Mike Rivero, Veterans Today, American Free Press et les réseaux de presse étrangers de langue anglaise Russia Today (Russie) et Press TV (Iran), touchent également de larges audiences d’influence avec des rapports honnêtes d’information au sujet des évènements fausse-bannière.

    Aujourd’hui, ce n’est plus juste quelques intellectuels marginaux qui pensent “fausse-bannière” quand ils entendent un rapport sur un attentat domestique. Des millions de gens partagent leurs suspicions au sujet des attentats à la bombe de Boston sur Twitter, Facebook, la blogosphère et le média internet en général.

    Ont-ils raison ?

    Bien qu’il soit encore trop tôt pour le dire de manière sûre, l’attentat de Boston possède la caratéristique la plus importante d’une opération fausse-bannière: un entraînement anti-terroriste se déroulait simultanément pendant l’attaque réelle. Comme Webster Tarpley l’a très bien expliqué dans son livre: “11 Septembre la terreur synthétique fabriquée aux Etats-Unis”, des attaques fausse-bannière telles celles du 11 Septembre et du 7 Juillet 2005 à Londres, sont créées comme des “simulations”, des “entraînements” qui soudainement se déroulent vraiment. Ceci permet aux membres intérieurs de planifier et d’exécuter les attaques sous la couverture d’un entraînement, avec “la méchante équipe B” qui perpétue l’attaque pour de vrai, attaque qui était supposée être feinte.

    Le 11 Septembre 2001 a été précédememnt nommé comme la plus grosse opération spéciale, et de loin, de l’histoire des Etats-Unis, avec au total 46 exercices d’entraînement pré-planifiés ce jour là, incluant des simulations réelles d’avions s’encastrant dans les bâtiments, donnant ainsi la parfaite couverture aux véritables attaques planifiées de l’intérieur (tapez sur le moteur de recherche de votre choix “Tarpley 46 drills of 9/11” pour plus de détails.)

    Le 7 Juillet 2005 à Londres, des exercices anti-terroristes avaient lieu aux mêmes endroits où les bombes explosèrent. Peter Power, le plus gros consultant anti-terrorisme du Royaume-Uni, admit en direct à la télévision que toutes les bombes qui ont dévastées Londres ce jour ont explosé aux mêmes heures et mêmes endroits que les exercices programmés le prévoyaient.

    L’attentat de Boston fut-il un exercice qui fut réalisé pour de vrai ?

    Mobile, Alabama TV station Local TV 15 rapporta:

    Le coach de cross country de l’université de Mobile, qui était près de la ligne d’arrivée du marathon de Boston lorsqu’une série d’explosion se produisit, a dit qu’il pensait que cela était bizarre car il y avait des chiens sniffeurs anti-bombes sur les lignes de départ et d’arrivée.

    “Ils faisaient des annonces non-stop au haut-parleur disant que cela n’était qu’un exercice et qu’il ne fallait pas s’inquiéter”, a dit l’entraineur Ali Stevenson à la TV local 15. “On aurait dit qu’il y avait comme une sorte de menace, mais ils continuaient à nous dire que ce n’était qu’un exercice”.

    A 12:53 de l’après-midi, heure locale, le journal du Boston Globe twittait: “Déclaration officielle: Il va y avoir une explosion contrôlée en face de la bibliothèque dans la minute qui suit, ceci fait partie des activités de la brigade de déminage”.

    Puis presque deux heures plus tard, à 14:50, des bombes explosaient près de la ligne d’arrivée du marathon de Boston, tuant trois personnes en blessant plus de 100 autres.

    Juste une coincidence ? Peut-être. Mais alors que les plus grosses “attaques terroristes” de l’histoire récente des Etats-Unis, incluant les deux attentats du WTC et l’attentat à la bombe d’Oklahoma City, ont été des attaques perpétrés depuis l’intérieur du système et aussi alors que pratiquement tous les “complots terroristes” découverts sur le sol états-unien depuis le 11 Septembre ont été créés, facilités par le FBI, nous avons tous les droits d’être suspicieux.

    Les attentats à la bombe n’ont qu’un bénéficiaire: les gouvernements et les familles immensément riches qui les possèdent.

    Comme Vincent Vinciguerra, un des perpétrateurs des attaques terroristes de l‘opération Gladio l’avait expliqué: “Nous devions attaquer des civils, des gens, femmes, enfants, des innocents, des gens inconnus, sans aucune connexion avec le jeu politique. La raison était fort simple: pour forcer le public à se tourner vers l’État pour demander plus de sécurité.”

    Quelque soit la vérité derrière l’attentat de Boston, il semble que l’hypothèse de l’attaque fausse-bannière ait fini par infiltrer le discours des médias de masse. Et cela ne changera pas… du moins pas tant que le 11 Septembre et les autres crimes faux-drapeau aient été résolus et des mesures effectives instituées pour protéger le public contre l’agression de la terreur fausse-bannière.

  3. elisabeth 19 avril 2013 à 20:11

    http://rt.com/usa/obama-ndaa-detention-president-288/

    notamment
    President Barack Obama signed the National Defense Authorization Act of 2013 on Wednesday, giving his stamp of approval to a Pentagon spending bill that will keep Guantanamo Bay open and make indefinite detention for US citizens as likely as ever.

    The president inked his name to the 2013 NDAA on Wednesday evening to little fanfare, and accompanied his signature with a statement condemning a fair number of provisions contained in a bill that he nevertheless endorsed.

    The NDAA, an otherwise mundane annual bill that lays out the use of funds for the Department of Defense, has come under attack during the Obama administration for the introduction of a provision last year that allows the military to detain United States citizens indefinitely without charge or trial for mere suspicions of ties to terrorism. Under the 2012 NDAA’s Sec. 1021, Pres. Obama agreed to give the military the power to arrest and hold Americans without the writ of habeas corpus, although he promised with that year’s signing statement that his administration would not abuse that privilege.

    In response to the controversial indefinite detention provision from last year, Sen. Dianne Feinstein (D-California) introduced an amendment in December 2012 that would have forbid the government from using military force to indefinitely detain Americans without trial under the 2013 NDAA. Although that provision, dubbed the “Feinstein Amendment,” passed the Senate unanimously, a select panel of lawmakers led by Senate Armed Services Committee Chairman Carl Levin (D-Michigan) stripped it from the final version of the NDAA two week later before it could clear Congress. In exchange, Congress added a provision, Sec. 1029, that claims to ensure that “any person inside the United States” is allowed their constitutional rights, including habeas corpus, but supporters of the Feinstein Amendment say that the swapped wording does nothing to erase the indefinite detention provision from the previous year.

    “Saying that new language somehow ensures the right to habeas corpus – the right to be presented before a judge – is both questionable and not enough. Citizens must not only be formally charged but also receive jury trials and the other protections our Constitution guarantees. Habeas corpus is simply the beginning of due process. It is by no means the whole,” Sen. Rand Paul (R-Kentucky) said after the Feinstein Amendment was removed.

    “Our Bill of Rights is not something that can be cherry-picked at legislators’ convenience. When I entered the United States Senate, I took an oath to uphold and defend the Constitution. It is for this reason that I will strongly oppose passage of the McCain conference report that strips the guarantee to a trial by jury,” Sen. Paul added.

  4. Elisabeth Studer 19 avril 2013 à 22:48

    on croit rever …
    ————————
    Pour Washington, la situation des droits de l’homme se détériore en Chine

    WASHINGTON – La situation des droits de l’homme s’est détériorée en Chine en 2012, notamment dans les régions peuplées de Tibétains et de Ouïghours, ont averti les Etats-Unis vendredi dans leur rapport annuel mondial sur les droits de l’homme.

    Le climat des droits de l’homme a continué de se dégrader en Chine en 2012, écrit le département d’Etat américain dans son rapport présenté par le secrétaire d’Etat John Kerry.

    Washington s’alarme notamment de la répression à l’encontre de militants des droits de l’homme et dans les régions ethniques tibétaines et ouïghoures ainsi que de la censure sur internet.

    La diplomatie américaine fustige très régulièrement la Chine sur le dossier des droits de l’homme, en particulier sur le Tibet.

    Les individus ou groupes que les autorités considèrent comme étant politiquement sensibles sont extrêmement limités dans leur liberté de voyager, de se rassembler ou de pratiquer leur culte, s’inquiète le département d’Etat.

    M. Kerry n’a pas dit un mot sur la Chine dans le bref point de presse qu’il a donné vendredi en rendant public le rapport de son ministère.

    Il était toutefois à Pékin le week-end dernier et il avait alors assuré avoir soulevé auprès de ses interlocuteurs le cas de Chen Kegui, le neveu emprisonné du dissident Chen Guangcheng, lequel avait fui en 2012 sa résidence surveillée à Pékin avant que la Chine ne l’autorise à s’exiler aux Etats-Unis.

    Dans son rapport mondial sur les droits de l’homme, le département d’Etat dénonce aussi la situation déplorable en Corée du Nord où ceux qui font défection continuent de faire état d’exécutions extrajudiciaires, disparitions, détentions arbitraires, arrestations de prisonniers politiques et tortures.

    En Asie, Washington salue en revanche la démocratisation de la Birmanie depuis 2011, où le gouvernement a libéré plus de 700 prisonniers politiques et a permis à l’opposante historique Aung San Suu Kyi de devenir députée en avril 2012.

    La transition en Birmanie n’est toutefois pas achevée, avertit le département d’Etat, prévenant qu’il reste beaucoup à faire avant les élections législatives de 2015.

    (©AFP / 19 avril 2013 21h48)

  5. elisabeth 20 avril 2013 à 15:30

    Friday, 19 April 2013 16:00
    Michigan House Unanimously Passes NDAA Nullification Bill
    Written by Joe Wolverton, II, J.D.

    On Thursday, April 18, the Michigan House of Representatives unanimously passed a bill prohibiting state agents and law enforcement from participating with the federal government in the indefinite detention of its citizens.

    By a vote of 109-0, state representatives joined their colleagues in the state senate in protecting citizens of the Wolverine State from being apprehended and detained in federal prisons without trial. The state senate unanimously approved an identical measure in March.

    Representative Tom McMillin (R-Rochester Hills), the primary sponsor of HB 4138, spoke out in favor of his bill. “We’re standing up for the rights of people in Michigan, » McMillin said. “Due process should be a no-brainer.”

    It should be, but it isn’t. Not anymore.

    The Michigan bill is a direct nullification of provisions of the National Defense Authorization Act (NDAA) that purport to authorize the president to deploy the U.S. military to apprehend and detain American citizens inside the United States suspected by the president of aiding enemies of the homeland.

    Sections 1021 and 1022 of the 2012 NDAA purport to grant to the president the power to deploy the U.S. armed forces to apprehend and detain any person he suspects of aiding al-Qaeda or “associated forces.” Anyone imprisoned under these provisions will be denied their rights under the Fifth and Sixth Amendments, including the right to due process and the right to assistance of counsel.

    With regard to the latter, in 2011, Senator Lindsey Graham (R-S.C.) infamously told anyone who may be detained indefinitely, “Shut up! You don’t get a lawyer!”

    If states are to perform their obligation to stand as bulwarks of liberty, lawmakers must stand and refuse to allow Senator Graham, President Obama, or any other agent of the federal government to deprive citizens of those rights given to them by God and protected by the Constitution.

    The most potent weapon in the state arsenal against federal tyranny is nullification. Nullification occurs when a state holds as null, void, and of no legal effect any act of the federal government that exceeds the boundaries of its power as drawn in the Constitution.

    States retain the right to act as arbiters of the constitutionality of federal acts because they formed the union, and as creators of the compact, they hold ultimate authority as to the limits of the power of the central government to enact laws that are applicable to the states and the citizens thereof.

    As Congress continues to surrender to the president all legislative, executive, and judicial power, the need for nullification is urgent, and liberty-minded citizens are encouraged to see state legislators boldly asserting their right to restrain the federal government through application of that very powerful and very constitutional principle.

    Michigan becomes just the second state — Virginia was first — to pass an act nullifying the unconstitutional provisions of the NDAA. There are several states and local governments considering similar measures.

    Local and state lawmakers opposing the tyranny of the NDAA and indefinite detention stand on very sound constitutional ground in their battle against federal overreaching. Any unconstitutional act of the federal government is prima facie void and must not be given the respect or force of law. In fact, such measures are not law at all.

    As Alexander Hamilton explained in The Federalist, No. 33:

    If a number of political societies enter into a larger political society, the laws which the latter may enact, pursuant to the powers intrusted [sic] to it by its constitution, must necessarily be supreme over those societies and the individuals of whom they are composed…. But it will not follow from this doctrine that acts of the larger society which are not pursuant to its constitutional powers, but which are invasions of the residuary authorities of the smaller societies, will become the supreme law of the land. These will be merely acts of usurpation, and will deserve to be treated as such. [Emphasis in original.]

    The pair of bills in Michigan specifically forbid state and local law enforcement, including the state national guard, from aiding “an agency of the armed forces of the United States in any investigation, prosecution, or detention of any person pursuant to section 1021 of the national defense authorization act….”

    For his part, in a signing statement attached to the NDAA, President Obama assured Americans that he would never use this power to deny them of their due process rights.

    Representative McMillin doesn’t buy it. Speaking to MLive, he said, “I think more and more people are realizing that indefinite detention without due process is something we’ve got to push back on. It’s not every day that we do something to push back on what the federal government does, but this is a good example of an area where we should.”

    It is the obligation of all state legislatures to oppose any and all federal acts that exceed the narrow scope of the powers granted to the federal government by the states in the Constitution.

  6. elisabeth 20 avril 2013 à 15:34

    « On l’a eu » : satisfecit et spéculations dans la presse américaine
    Le Monde.fr | 20.04.2013 à 15h12 • Mis à jour le 20.04.2013 à 15h25

    « USA ! USA ! USA ! » C’est avec cette clameur patriotique que les habitants de Watertown, près de Boston, ont accueilli les policiers vendredi, rentrés victorieux de leur traque du second suspect de l’attentat qui a tué trois personnes au marathon de Boston. En liesse, les habitants, « dont la plupart portaient des vêtements de sport de Boston », applaudissaient, klaxonnaient, criaient « Boston fier ! Boston fort ! », ou encore le sempiternel « God bless America », rapporte Slate.

    Sans oublier les cris « B-P-D », en l’honneur du Boston Police Department, rapporte le Boston Globes, qui publie une vidéo et des témoignages : « C’est comme si on avait été en état de siège, et qu’il était désormais levé », s’enthousiasme un jeune homme. Les habitants, qui avait l’interdiction de sortir de chez eux pendant la « chasse à l’homme » de vingt-quatre heures, ont, en effet, vu se transformer, depuis leur fenêtre, leur quartier en « zone de guerre », rapporte le Boston Magazine.

    Ces émotions passées, l’heure est donc au satisfecit dans la presse américaine, comme l’illustre l’éditorial du Washington Post : « Les événements de vendredi ont montré que les Américains et leurs forces de sécurité intérieure sont mieux préparés pour répondre au terrorisme qu’il y a une décennie. »

  7. elisabeth 20 avril 2013 à 15:36

    Quand le Washington Post defend à sa manière le NDAA …
    —————-
    In pursuit of terrorists

    By Editorial Board,

    Saturday, April 20, 3:01 AM

    AS A SHOOTOUT followed by a manhunt paralyzed Boston on Friday, Americans saw on live television how potent even modest terrorist plots can be. Though the facts are still coming in, it appeared that two brothers, perhaps with accomplices, may have carried out Monday’s deadly bombings at the Boston Marathon and then forced the shutdown of the city on Friday as police worked all day to take one of them into custody. If the intention of the alleged bombers, 26-year-old Tamerlan Tsarnaev and his 19-year-old brother, Dzhokhar, was to terrorize and disrupt, they arguably succeeded, despite what appeared to be relatively crude tactics.

    At the same time, Friday’s events showed that Americans and their homeland security forces are better prepared to respond to terrorism than they were a decade ago. By collecting videos from surveillance cameras, authorities were able to single out the Tsarnaev brothers in just three days; by releasing images of them, they succeeded in forcing them into the open. On Thursday night, the suspects allegedly hijacked a car and killed a security guard before engaging police in a shootout in which Tamerlan Tsarnaev was killed. Police arrested Dzhokhar Tsarnaev after a standoff on Friday evening. It’s worth recalling that after a bomb exploded at the 1996 Olympics in Atlanta, it was not until months later, and more bomb attacks, that perpetrator Eric Rudolph was identified and not until 2003 that he was apprehended.

    Washington Post Editorials

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    Latest Editorials

    In pursuit of terrorists

    Editorial Board 3:01 AM ET

    The manhunt and arrest in Boston shows that we are better prepared to respond to attacks.

    Gov. McDonnell’s freebie vacations

    Editorial Board 2:57 AM ET

    Why can’t the Virginia governor pay his own way?

    Take the local food movement global

    Editorial Board APR 19

    U.S. food aid dollars would be better spent on food, not shipping.

    .

    It was not clear Friday what motivated the attacks, but there was evidence that the Tsarnaevs, ethnic Chechens who had emigrated with their family from the Russian republic of Dagestan, were admirers of Islamic extremists. A YouTube account in Tamerlan’s name contained videos extolling jihadist ideology associated with al-Qaeda. Sadly, many Chechens have been drawn into jihadist organizations following two brutal invasions by the Russian army, in 1994 and 1999, the second ordered by Vladi­mir Putin. Though Chechen terrorists have mostly targeted Russia, fighters have also appeared in Iraq, Afghanistan, Syria and Pakistan’s tribal territories, and some have joined al-Qaeda.

    The Tsarnaev brothers had lived in the United States since 2002 and 2004, so their alleged plot, like that of a number of other domestic militants since 2001, may have been entirely homegrown. Undoubtedly, however, U.S. authorities will seek to learn if the brothers were advised or trained by Chechen extremists, al-Qaeda or another foreign group. NBC reported that Tamerlan traveled to Russia in January 2012 and returned in July.

    The FBI and other authorities have disrupted several bombing plots aimed at U.S. cities in recent years. This week’s events in Boston are a sobering reminder that not all such plots can be stopped and that even small attacks can impose relatively high costs. Much as some in Washington might wish it, the war against terrorism is not over.

    The Tsarnaevs, however, may have intended more mayhem: They were reportedly carrying more bombs when they were cornered Thursday. That they were stopped so quickly is testament to the effective work of Boston and federal authorities and the cooperation of the people of Boston.

  8. elisabeth 20 avril 2013 à 15:36

    At the same time, Friday’s events showed that Americans and their homeland security forces are better prepared to respond to terrorism than they were a decade ago. By collecting videos from surveillance cameras, authorities were able to single out the Tsarnaev brothers in just three days; by releasing images of them, they succeeded in forcing them into the open

    sans proces,

  9. elisabeth 22 avril 2013 à 23:57

    Réplique. La Chine publie un rapport sur les droits de l’Homme aux Etats-Unis
    La Chine a répondu aux critiques et déformations américaines sur la situation des droits de l’homme dans le pays en publiant un rapport sur les droits de l’homme aux Etats-Unis.

    Le rapport intitulé « L’Etat des droits de l’homme aux Etats-Unis en 2012″ a été publié par le Bureau de l’information du Conseil des Affaires d’Etat, gouvernement central chinois.

    La Chine soutient dans le rapport qu’il existe de sérieux problèmes concernant les droits de l’homme aux Etats-Unis qui suscitent les critiques de la communauté internationale, tandis que les Etats-Unis se considèrent comme le « juge des droits de l’homme du monde ».

    « Tout comme dans les rapports des années précédentes, celui-ci est rempli de critiques et de remarques irresponsables sur la situation des droits de l’homme dans plus de 190 pays et régions, dont la Chine », déclare la Chine dans son rapport.

    « Cependant, les Etats-Unis ferment les yeux sur leur situation déplorable des droits de l’homme et n’en font jamais état. »

    Renforcement de la surveillance des citoyens

    Les droits civiques et politiques des citoyens américains ont été encore plus restreints par le gouvernement, dénonce le rapport.

    Le gouvernement américain ne cesse de renforcer la surveillance des Américains ordinaires, en limitant et réduisant dans une très large mesure la liberté de la société, et en portant sérieusement atteinte à la liberté des citoyens, selon le rapport.

    Le Congrès américain a adopté en 2012 une loi qui autorise le gouvernement à mettre sur écoute et à surveiller les communications électroniques sans mandat.

    L’Agence nationale de sécurité collecte de manière « significative et systématique » les communications purement domestiques des Américains, en interceptant et stockant 1,7 milliard de mails, d’appels téléphoniques et d’autres types de communication, précise le rapport.

    La police abuse également souvent de son pouvoir, résultant en une augmentation des plaintes et des accusations pour violation des droits civiques.

    Le nombre de femmes victimes de violence domestique et d’agression sexuelle ne cesse d’augmenter aux Etats-Unis.

    Danvantage de crimes violents impliquant des armes à feu

    Les crimes impliquant des armes à feu posent de sérieuses menaces à la vie et à la sécurité personnelle des Américains.

    L’année dernière, plusieurs fusillades, dont celles dans une école à Oakland, dans un cinéma dans le Colorado, et dans une autre école dans le Connecticut, ont fait de nombreux morts et blessés.

    Les Américains sont les plus armés du monde en termes de nombre d’armes à feu par habitant, indique le rapport, citant la chaîne de télévision CNN, selon laquelle, 270 millions d’armes à feu sont possédées par des civils aux Etats-Unis, alors que plus de 100.000 personnes sont victimes d’armes à feu chaque année. En 2010, environ 30.000 décès ont été causés par les armes à feu.

    Le gouvernement américain a cependant fait peu en matière de contrôle des armes à feu

  10. Elisabeth Studer 8 juin 2013 à 16:49

    Des révélations sur l’espionnage des communications accablent Obama

    Le renseignement américain récolte les relevés téléphoniques aux Etats-Unis et aurait accès aux serveurs de groupes informatiques comme Google et Facebook, selon deux journaux. Ces pratiques sont héritées de l’ère Bush et ont été approuvées par l’administration Obama.

    La classe politique américaine a vivement réagi jeudi aux révélations du « Guardian » et du « Washington Post » sur ces pratiques, dont l’existence était soupçonnée mais n’avait encore jamais été confirmée.

    Le directeur du renseignement américain James Clapper a ainsi estimé que ces fuites menaçaient la sécurité nationale. Ces divulgations constituent « une menace potentielle à notre capacité à identifier et à répondre aux risques auxquels est confronté notre pays », a-t-il écrit dans un communiqué publié en fin de soirée.

    De son côté, la Maison Blanche a démenti espionner les citoyens américains ou les personnes vivant aux Etats-Unis, selon un responsable de l’administration Obama ayant requis l’anonymat.

    Un programme datant de 2007

    Le quotidien britannique « The Guardian » a publié une ordonnance de justice secrète forçant l’opérateur américain Verizon à livrer à l’Agence nationale de sécurité (NSA), à la demande du FBI, la totalité des données téléphoniques de ses abonnés, d’avril à juillet, en vertu d’une loi votée dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001.

    Des parlementaires ont ensuite confirmé que le programme existait sous cette forme systématique depuis 2007, mais ne concernait que les « métadonnées » telles que le numéro appelé et la durée d’appel, et non le contenu des conversations.

    Sécurité prioritaire

    Sans confirmer formellement l’existence de ce programme, la Maison Blanche a assuré qu’il était indispensable à la lutte antiterroriste.

    « La priorité numéro un du président est la sécurité nationale des Etats-Unis », a déclaré un porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest.

    Le système a permis d’éviter « un attentat terroriste important » aux Etats-Unis « ces dernières années », a même assuré le président républicain de la commission du Renseignement de la Chambre des représentants, Mike Rogers.

    (ats / 07.06.2013 14h36)

  11. Elisabeth 13 juin 2013 à 00:04

    La NSA fait valoir l’efficacité de son programme de surveillance contre le terrorisme
    Le Monde.fr avec AFP | 12.06.2013

    Les programmes de surveillance électronique et téléphonique de l’Agence de sécurité nationale (NSA) américaine ont contribué à empêcher « des dizaines d’actes terroristes », a affirmé mercredi 12 juin le directeur de l’Agence, le général Keith Alexander.

    « Il s’agit de dizaines d’actes terroristes que [ces programmes] ont contribué à empêcher (…) ici et à l’étranger », a-t-il déclaré lors d’une audition au Sénat américain, en précisant qu’il espérait rendre public le chiffre exact d’ici à une semaine. « C’est mon intention, je pousse pour y parvenir, peut-être plus tôt, a-t-il dit. Je veux que les Américains sachent que nous sommes transparents. »

    Selon l’espion en chef des Etats-Unis, le programme d’interception des communications d’Internet baptisé Prism a notamment joué un rôle crucial pour déjouer le projet d’attentat du métro de New York, en 2009, par le jeune Afghan Najibullah Zazi. « Non seulement il a été crucial, mais c’est grâce à lui que nous avons développé la piste. C’est lui qui nous a permis de savoir ce qu’il se passait », s’est-il justifié, en évoquant l’article 702 d’une loi votée en 2008 par le Congrès et qui encadre la surveillance d’internet.

    « TOUT DÉPEND DE LA CONFIANCE »

    Le patron de la NSA a fermement défendu ses programmes en rappelant qu’ils étaient strictement encadrés par la justice et le Congrès. « Etant donné la nature de notre travail, bien sûr, peu de personnes en dehors des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire peuvent connaître les détails de ce que nous faisons ou voir que nous fonctionnons tous les jours selon des règles strictes, et que nous rendons des comptes dans le cadre d’un des régimes de supervision les plus rigoureux du gouvernement », a-t-il écrit dans une déclaration déposée devant la commission du Sénat.

    « Tout dépend de la confiance. Nous fonctionnons de façon à conserver la confiance des Américains car cette confiance est une exigence sacrée », y explique-t-il. « Nous ne voyons pas de compromis entre sécurité et liberté. Ce n’est pas un choix, et nous pouvons et devons accomplir les deux simultanément. »

    Sa participation à cette audition, prévue depuis longtemps et consacrée à la cybersécurité, intervient six jours après les révélations sur deux programmes secrets de surveillance téléphonique et électronique, aux Etats-Unis et à l’étranger. Ces programmes hautement secrets ont été dévoilés par Edward Snowden, un ex-consultant informatique de la NSA, qui s’est réfugié à Hongkong avant de transmettre des documents au Washington Post et au Guardian.

  12. ES 9 août 2013 à 22:14

    09/09/2013 AFP

    Le président américain Barack Obama a annoncé vendredi qu’il allait « travailler avec le Congrès » pour réformer la disposition du Patriot Act prévoyant la collecte des métadonnées téléphoniques par la NSA, face à la polémique déclenchée par les révélations d’Edward Snowden. « Nous pouvons prendre des mesures pour mettre en place davantage de supervision, davantage de transparence et de garde-fous », a jugé Barack Obama lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche.

    Il a promis une « nouvelle ère » dans le renseignement avec une série de propositions pour garantir davantage de transparence et de garde-fous tout en assurant que les Etats-Unis ne souhaitaient pas espionner les « citoyens ordinaires ». Un responsable de la vie privée va être nommé à l’Agence nationale de la sécurité (NSA). Le président américain a ajouté que l’administration allait déclassifier des documents sur le renseignement.

    La rhétorique anti-américaine est en hausse depuis que Vladimir Poutine est redevenu président de la Russie, a-t-il par ailleurs estimé, tout en jugeant qu’il n’avait « pas de mauvaises relations » avec le chef du Kremlin. Le président américain, qui a annulé sa participation à un sommet avec son homologue russe prévu début septembre, a en revanche écarté l’idée d’un boycott des jeux Olympiques d’hiver de Sotchi, en Russie en 2014, estimant qu’un tel geste était « inapproprié ».

  13. Elisabeth Studer 3 octobre 2013 à 22:45

    Thursday, Oct 3, 2013 06:51 PM +0200
    California bans NDAA, indefinite detentions

    Gov. Jerry Brown signed a bill, promising that his state would refuse to cooperate with the NDAA
    By Natasha Lennard

    California Gov. Jerry Brown this week signed a bill in direct defiance of the controversial National Defense Authorization Act provision, which legalizes the indefinite detention of U.S. citizens. The California law, which garnered strong support through the state Legislature, bans any state cooperation with any federal attempts to indefinitely detain individuals.

    Under the NDAA, signed twice into law by President Obama, despite empty disavowals of the provision, the U.S. military is permitted to indefinitely detain people on the grounds of “national security” concerns. A lawsuit filed against the president by plaintiffs including Chris Hedges, Daniel Ellsberg and Noam Chomsky aims to quash the provision and is making its way through the appeals circuits — government attorneys defending provision 1021(b)(2) at every turn, while the plaintiffs assert that it constitutes an “erosion of basic principles of law.”

    The newly signed California law goes further than simply banning cooperation with the NDAA. It asserts that the state can cooperate with no federal indefinite detention attempts. In this way, the bill covers the concerns expressed by civil liberties advocates that the NDAA provision is merely retroactive legislation to juridically cover the tracks of the U.S. government, which has, according to some, already been indefinitely detaining individuals around the world under the remit of the Authorization for Use of Military Force (AUMF) act.

    State-level non-cooperation with indefinite detention is largely a symbolic act; after all, the military, under the orders of the executive, carry out such detentions. But California’s bill, along with similar bills that passed in both Virginia and Alaska, reflect important state dissent from egregious federal legislation and hopefully will do some work in reminding the public that the NDAA’s concerning provisions remain on the books.

  14. Elisabeth Studer 22 octobre 2013 à 23:25

    Agoravox
    —————
    [...]
    Pourtant très peu d’articles ont commenté la signature par le président des USA, en catimini pendant la trêve des confiseurs, du très controversé National Defense Authorization Act (NDAA), ou Loi d’Autorisation de la Défense nationale.

    Controversé en particulier par les mesures autorisant l’armée US à procéder à « la détention militaire illimitée contre qui que ce soit, où que ce soit dans le monde, et pour quelque raison que ce soit. »

    En clair, au lieu d’appliquer les promesse du candidat Obama de fermer le camp de détention de Guantanamo et de revenir sur les dispositions du Patriot Act contournant les conventions de Genève en instaurant le concept d’ennemi combattant, le président Obama fait exactement l’inverse :

    Il étend le concept de détention arbitraire et extrajudiciaire au sol même des USA et à ses propres citoyens sous l’accusation unilatérale et sans appel de « menace à la sécurité d’état ».

    Ce pas radical vers la militarisation de l’état policier et la déchéance des droits constitutionnels des citoyens américains arrive à un moment où les protestation comme les mouvements Occupy commencent à rallier de plus en plus de monde contre le système et sa faillite économique.

    « Nous assistons dans une quarantaine de villes à un effort coordonné [visant à étouffer la contestation] par la National Securities Administration et les militaire, sous la coordination des chefs de la police en place. C’est une politique de répression à l’échelon national » commente Ralph Schoenman, auteur, réalisateur et commentateur politique américain de Berkeley.

    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/ndaa-obama-elargit-la-loi-d-107670

  15. ES 22 novembre 2013 à 01:41

    Photos officielles: des médias protestent contre la Maison Blanche

    WASHINGTON – Des médias accrédités à la Maison Blanche ont protesté jeudi contre les pratiques de la présidence américaine consistant à diffuser des photos officielles d’activités de Barack Obama plutôt que d’autoriser des photographes de presse à y accéder.

    Les journalistes se voient régulièrement interdire de photographier ou filmer le président dans l’exercice de ses fonctions officielles, ont affirmé ces médias dans une lettre envoyée au porte-parole de M. Obama, Jay Carney.

    Ce texte a été paraphé par des organisations fédérant de nombreux médias, dont l’association des correspondants de la Maison Blanche, l’association des photographes de presse de la Maison Blanche, ainsi que des organismes de presse accrédités auprès de la présidence, dont l’Agence France-Presse.

    Dans cette lettre sans précédent depuis le début de la présidence de M. Obama en janvier 2009, ces médias reprochent à l’exécutif de remplacer le photojournalisme indépendant par des communiqués de presse visuels.

    Ils remarquent que la Maison Blanche de M. Obama a défendu la pratique de fermer certaines activités présidentielles aux journalistes en arguant du caractère privé de ces événements.

    Mais ces médias notent que très fréquemment, des photos de ces activités se retrouvent ensuite sur le site internet de la Maison Blanche ou son compte officiel sur le site de partage d’images Flickr, signées des photographes officiels de la présidence, employés de l’Etat.

    Les médias signataires de la lettre estiment que ces pratiques constituent une rupture problématique avec la tradition, et va à l’encontre des engagements du président en faveur d’une plus grande transparence.

    Comme s’ils bloquaient l’objectif de l’appareil photo d’un journaliste, des responsables de cette administration empêchent le public de bénéficier d’une perspective indépendante sur des événements importants de l’exécutif, selon la même source.

    Le porte-parole adjoint de la Maison Blanche, Josh Earnest, a assuré que l’envoi d’images officielles, en particulier via les réseaux sociaux, était destiné à donner davantage d’accès au président.

    Il existe des circonstances dans lesquelles il n’est tout simplement pas possible d’avoir des journalistes indépendants dans la pièce lorsque le président prend des décisions, donc plutôt que de le cacher aux Américains, ce que nous avons fait est de profiter des nouvelles technologies pour donner aux Américains un accès encore plus important, en photo ou en film, de ce qui se passe dans les coulisses, a-t-il ajouté.

    Je comprends la raison pour laquelle certaines personnes dans cette pièce en conçoivent du chagrin, mais les Américains en bénéficient clairement, a encore estimé le porte-parole lors du point de presse quotidien, organisé dans la salle de presse de la Maison Blanche.

    (©AFP / 21 novembre 2013 22h26)

  16. retrouvé le retour 23 novembre 2013 à 00:24

    J’admire cette possibilité qu’on certains de construire des barrages de mots pour tenter d’endiguer les « fleuves de réalité » qui se constituent à la faveur de cette crise naissante.

    Les textes actuels pondus par les services de l’état US n’ont pas une grande importance, car il sont, avant toute chose, les derniers gribouillis d’une équipe malmenée par le caractère implacable du réel .

    Pour l’attentat de Boston, on voit bien par exemple d’où vient l’erreur. Au départ on cherche uniquement à favoriser des islamistes pour faire monter la pression sur la Russie. Il faut mettre en // les enfants assassinés dans l’école de Beslan avec cet attentat.
    C’est vraiment pas glorieux !!

  17. ES 16 janvier 2014 à 01:30

    Obama s’oriente vers une réforme modeste des méthodes de surveillance

    WASHINGTON – Après sept mois de révélations et de controverse sur les programmes américains d’espionnage, le président Barack Obama devait répondre à Edward Snowden vendredi, en annonçant une série de réformes qui laisseraient toutefois en vie le programme Prism de surveillance d’internet.

    Selon le New York Times mercredi, le président ne devrait pas annoncer de révolution dans la façon dont l’Agence nationale de sécurité (NSA) récolte et stocke des milliards d’informations relatives aux communications téléphoniques et électroniques aux Etats-Unis et à l’étranger.

    Un groupe de cinq experts mandatés par Barack Obama a formulé en décembre 46 recommandations, en particulier sur le programme autrefois ultra-secret de récolte des métadonnées de l’intégralité des appels téléphoniques passés aux Etats-Unis, première révélation explosive d’Edward Snowden en juin 2013.

    Ces métadonnées incluent les numéros appelés, les horaires et durées des appels, mais pas les enregistrements des conversations. Leur exploitation ne viole donc pas, selon l’administration, le Quatrième amendement de la Constitution qui protège les Américains contre les perquisitions et saisies non ordonnées par la justice.

    Cette interprétation est contestée, y compris devant les tribunaux, par de nombreux parlementaires et associations de défense des libertés.

    Le quotidien a révélé aussi mercredi que la NSA était capable de pénétrer des ordinateurs qui ne sont pas connectés à internet grâce à un système d’ondes radio.

    Selon le journal, Barack Obama ne devrait pas suivre l’avis des experts, qui proposaient pour éviter tout abus que le stockage des métadonnées se fasse chez les opérateurs téléphoniques, et non dans les serveurs de la NSA.

    Mais son discours sera marqué, d’après le journal, par un esprit de réforme et laisse(ra) la porte ouverte à d’autres changements plus tard.

    Il devrait par exemple proposer la création d’un représentant public pour se pencher sur les problèmes de protection de la vie privée devant les cours secrètes régissant le système de renseignement.

    Le discours du président Obama, vendredi, déterminera non seulement l’orientation des programmes et de la politique de sécurité nationale, mais définira aussi son bilan en matière de libertés civiques, a estimé Anthony Romero, directeur général de la grande association de défense des droits civiques American Civil Liberties Union (Aclu).

    Imposer des limites plus strictes

    L’esprit de réforme pourrait être beaucoup plus timoré pour les programmes ciblés sur les étrangers. Le groupe d’experts s’était gardé de demander la suppression du programme qui a scandalisé les Européens: Prism.

    Cet outil est défendu par le renseignement comme l’un des plus efficaces de la NSA. Il permet d’accéder aux courriels, photos et communications échangées sur les sites internet les plus utilisés dans le monde, notamment les messageries Gmail et Hotmail, ou encore le service de tchat vidéo Skype, par les étrangers vivant hors des Etats-Unis.

    Google, Microsoft, Apple et les autres géants d’internet contestent fermement donner à la NSA un accès spécial à leurs serveurs, mais leur image a souffert.

    Ils veulent avoir le droit d’être plus transparents sur les données qu’ils donnent, et dans quelles conditions, explique à l’AFP Mark Rumold, de l’Electronic Frontier Foundation, qui défend les libertés sur internet.

    Selon le New York Times, Barack Obama pourrait appeler à la mise en place de garde-fous pour protéger la vie privée des étrangers.

    L’écoute de dirigeants étrangers, et notamment de la chancelière allemande Angela Merkel, avait elle aussi choqué. M. Obama envisagerait de limiter les interceptions de courriels et appels de dirigeants alliés.

    Le Congrès serait au final invité à voter ses propres mesures.

    Le débat consiste à déterminer si le gouvernement doit avoir le pouvoir de créer des bases de données massives d’informations sur ses citoyens, déclarait mardi le sénateur démocrate Patrick Leahy, qui veut imposer des limites plus strictes sur les pouvoirs de surveillance de l’Etat.

    Mais le consensus politique qui garantit en 2001 l’adoption facile du Patriot Act a volé en éclat, rendant le parcours parlementaire imprévisible.

    Nous espérons que le président ne se contentera pas d’être un observateur passif des délibérations du Congrès, s’est inquiété Kate Martin, directrice du Center for National Security Studies, en pointe sur les questions de libertés fondamentales.

    (©AFP / 16 janvier 2014 00h01)

  18. es 8 janvier 2015 à 12:02

    Pour rappel ….

  19. ES 8 janvier 2015 à 12:37

    Article à relire d’urgence avant que Valls nous ponde le même genre de supposée loi …. et en plus, vous verrez , on en redemandera !!!!

  20. retrouver le retour 8 janvier 2015 à 13:38

    La réalité est un boulet pour les concepteurs de système de propagande.
    Moi Hara kiri Hebdo je connaissais bien. En novembre 1970, j’ai vu passer devant moi 146 ambulances réquisitionnées pour transporter le même nombre de corps. La semaine suivante le journal était interdit à la suite du fameux « Bal tragique à Colombey 1 mort »

    Les censeurs de cette époque nous jouent aujourd’hui la tristesse, Les Marcellin et autres Papon ne sont plus là pour arborer leurs médailles, mais il sont avantageusement remplacés.

    On peut pleurer Cabus et les autres mais l’on doit surtout dénoncer les Fabius et autres nains style Sarko

  21. es 8 janvier 2015 à 17:02

    tout à fait ….. d’ailleurs enter Sarko et Cabu il y avait déjà une tres sombre histoire

  22. es 8 janvier 2015 à 17:11

    ou sarko et plantu avec les mouches plutôt

  23. retrouvé le retour 9 janvier 2015 à 12:21

    Oui effectivement tous ces hypocrites sont avant tout des incapables qui meritent plus que les mouches.
    Obama peut maintenant se rendre tranquillement à notre ambassade sans avoir besoin « de relever les compteurs » de nos services. Inutile de mettre trop de « plombiers » au travail, puisque l’état US s’est pondu depuis plusieurs année d’une loi l’autorisant à intercepter toute communication passant par son sol.

  24. ES 9 janvier 2015 à 13:36

    c’est cela … et je prepare un article sur la fait que vient d’etre construit au sénégal un nouveau centre de congrès …. financé par la Turquie, intermédiaire bien docile … et construit par des Turcs qui ont du se regaler à mettre des micros partout … sachant que Dakar est la ville ou sont organises tous les forums et congrès de l’Afrique de l’ouest réunissant ministres et Pdts …

  25. ES 9 janvier 2015 à 13:37

    Diamniadio …. Diam .. la paix en wolof ….

  26. ES 9 janvier 2015 à 13:50

    le hasard a voulu que je tombe sous le nez – vraiment sous le nez – sur le document de demande par Etat sénégalais de deblocage de 7,8 millions d’euro, 3eme avenant au contrat avec Turkish Bank … je l’ai même pris en photo ….

  27. ES 6 mai 2015 à 02:09

    L’Association des victimes du terrorisme opposée à la loi Renseignement
    Alors que le gouvernement défend son projet de loi renseignement par la nécessité de renforcer la lutte contre le terrorisme, l’Association française des victimes du terrorisme (AFVT) s’inquiète du projet de loi, qui ne garanti pas assez « le respect des fondamentaux démocratiques ».

    Voilà qui ne va pas aider le gouvernement. Alors que Manuel Valls avait axé tout son discours à l’Assemblée nationale sur les attentats de janvier 2015 et que le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve le relaie régulièrement pour dire ô combien les redoutables boîtes noires sont essentielles pour traquer les futurs terroristes en puissance, voici que l’Association française des victimes de terrorisme s’ajoute à la longue liste des opposants au projet de loi Renseignement.

    « Notre Association en appelle au législateur sur la nécessité de la mise en place d’instances de contrôle indépendantes visant à prévenir toute instrumentalisation de l’outil du renseignement et toute dérive pouvant fragiliser notre pacte républicain », écrit l’AFVT dans un communiqué. « Aussi nécessaire soit-elle », la lutte contre le terrorisme « doit néanmoins garantir le respect des fondamentaux démocratiques : la présomption d’innocence, la protection de la vie privée, la protection des sources et la confidentialité pour les professions concernées, notamment celles de magistrat, d’avocat, de médecin et de journaliste, pour ne citer qu’elles ».

    L’association se dit inquiète par certaines dispositions du projet de loi, et demande « davantage de garde-fous législatifs », notamment concernant le « fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions terroristes », qui prévoit de conserver pendant 20 ans les identités et coordonnées de toute personne condamnée en première instance pour une affaire de terrorisme (y compris si la condamnation est ensuite annulée ou réformée), ou même de toute personne qui serait simplement mise en examen dans une telle affaire, si le juge d’instruction l’ordonne.

    « La lutte contre le terrorisme exige une vigilance républicaine spécifique », conclut l’AFVT.

    L’association a été fondée pour prendre la suite de SOS Attentats par Guillaume Denoix de Saint-Marc, dont le père est mort dans l’attentat du DC-10 d’UTA, en 1989, lors de l’explosion en vol de l’avion qui reliait Brazzaville à Paris. « J’avais en tête le modèle d’une structure pérenne, efficace et en prise directe avec la société, pour porter assistance aux victimes et contribuer à l’abolition du terrorisme, dans le respect des droits de l’Homme et du droit international », écrit-il dans un édito. Or justement, les droits de l’homme et le droit international ne sont pas respectés par le projet de loi Renseignement.

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