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Charlie Hebdo : quand l’Algérie mettait en place une formation des imams pour lutter contre l’infiltration des mosquées à quelques mois des présidentielles

Elisabeth Studer Actualités, Economie 2 commentaires

Alors que la France entière est en état de choc face à la folie meurtrière qui vient de mettre à mal la liberté d’expression de caricaturistes et de journalistes de renom de Charlie Hebdo tels Charb, Cabu, Wolinski, Tignous et Bernard Maris,   il n’est pas intéressant de revenir un instant sur les moyens mis en place par l’Algérie en janvier 2013 – basée sur la formation des imams – pour lutter contre l’infiltration des mosquées, et ce, à quelques mois des présidentielles ….

Alors  que l’Algérie  pourrait constituer  le point central de la stratégie militaire US au Mali  et au Sahel, et que François Hollande avait alors lui -même reconnu « le  rôle  très important » d’Alger  dans la crise malienne, Alger  comptait bien alors ne pas se laisser faire  … tentant d’éviter une montée des extrémistes qui pourrait être « ordonnancée »  par  des puissances soucieuses d’y mettre  le chaos pour mieux  y régner en  divisant. Et ce,  à quelques mois des élections  présidentielles prévues en 2014.

C’est  ainsi  que le ministère algérien des Affaires religieuses cherchait alors à définir  le rôle des mosquées sur le territoire algérien.
But affiché :   contrer les idéologies extrémistes.  Les moyens ?  Via une  formation des imams, afin, nous dit-on qu’ils soient en mesure de mieux comprendre les exigences d’aujourd’hui. Mais également  de recentrer ces religieux  dont le l’influence  est non négligeable sur faits et pensées des populations  sur les vraies  valeurs de l’islam. Histoire  que la religion ne soit pas récupérée  voire infiltrée  par  d’éventuelles contrées, lobbies et autres puissances enclins à utiliser   cette  arme du 21ème siècle  comme une  véritable  « propagande » pouvant  servir  leurs intérêts (politiques mais surtout  économiques ..).

Les autorités algériennes souhaitaient ainsi « éliminer l’idéologie extrémiste des lieux de culte et protéger ces derniers de l’influence des partis politiques et des organisations communautaires ». Cela a le  mérite  d’être  clair …

Depuis janvier 2013, Il est désormais interdit aux partis politiques et autres organisations de prêcher ou de discourir au sein des mosquées en Algérie.  Ce qui quelque  part glace le sang …. car cela signifie  aussi  que de telles  pratiques étaient admises jusqu’à présent … avec toutes les dérives que cela peut engendrer … et qui plus  est dans un pays   où les tensions  sociales  ont pu être  calmées jusqu’à présent  grâce à la manne  pétrolière  et  la place stratégique  dont il dispose  au niveau de  l’échiquier énergétique mondial.

Un projet de loi portant sur les organisations religieuses a été ainsi rédigé à cette date par le gouvernement algérien. Permettant la dissolution de toute organisation en cas « d’interférence dans le travail des responsables des mosquées et des écoles coraniques ». Une  manière  de combler le vide législatif qui, au début des années 1990, a permis au FIS, aujourd’hui dissout, « de contrôler les mosquées et les soi-disant organisations humanitaires », affirmait alors quant à lui  l’universitaire Ilham Saadi.
Ajoutant  que le FIS « avait transformé les mosquées algériennes en agences de recrutement pour des milliers de terroristes qui étaient manipulés par des pseudo-imams prêchant la haine envers tous ceux qui ne partageaient pas leur vision politique ».
Selon l’édition du 8 janvier 2013 du journal Echourouk, Ada Fellahi, adjoint du ministre des Affaires religieuses, a mis en garde quant à lui  contre l’infiltration pratiquée par les salafistes au sein des mosquées, soulignant qu’ils «ont bénéficié à ce jour d’une grande marge de manoeuvre ».
Le ministre algérien des Affaires religieuses Bouabdallah Ghlamallah  a quant   parallèlement indiqué    que « les lieux de culte doivent reprendre leur mission première ». Ajoutant lors d’un séminaire organisé à Alger le 1er janvier  2013 que « les mosquées doivent incarner l’unité de la nation, dans le sens où elles représentent le chaudron dans lequel se forge ce qui est la nature de la société ».
Estimant  que les imams « doivent être cultivés et conscients du rôle qu’ils assument dans la transmission du message éducatif de la mosquée, instillant les valeurs humaines et spirituelles aux jeunes ».

« En Algérie, les imams font partie intégrante de la nation, et c’est pourquoi ils doivent se montrer soucieux du respect envers les autorités sociales et travailler en harmonie avec toutes les autres institutions d’état », avait-t-il poursuivi.

Première  étape : assurer une meilleure formation à ces religieux, ces derniers  devant  ainsi  « évoluer conformément aux développements et aux changements sociaux ».

L’objectif étant  de former les imams à appréhender « les réalités de la société dans laquelle ils vivent, pour qu’ils soient mieux à même de contrer les partisans de l’idéologie fondamentaliste ».
Message encore une fois on ne peut plus clair …

Sources : Presse algérienne

Elisabeth Studer – www.leblogfinance.com – 8 janvier 2015

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2 commentaires

  1. Grover Angela 27 janvier 2015 à 01:06

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  2. ES 27 janvier 2015 à 08:52

    ca ca veut juste dire que cet article dérange ;-)

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