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Total de nouveau en piste à Chypre … en coopération avec l’Egypte, nouvel acquéreur des Mistral

Bingo ! Alors que nous soupçonnions quelque peu que l’accord entre la France et l’Egypte sur la vente des navires Mistral de DCNS pourrait avoir une forte odeur de gaz  …. les faits semblent nous donner raison … Jugez plutôt …

Le géant pétrolier français Total va étendre un programme d’exploration de gaz naturel en off-shore à Chypre, et ce après que les précédentes opérations de recherche en hydrocarbures  se soient  soldées par des échecs. C’est en effet ce que vient d’indiquer en début de semaine le ministre chypriote de l’Energie George Lakkotrypis, lors de sa visite en Égypte, dans le cadre d’entretiens tenus au Caire dans le domaine énergétique, Chypre et Egypte étant fortement liés sur ce dossier.

George Lakkotrypis s’est en effet  entretenu mardi dernier sur le sujet avec le Premier Ministre égyptien Sherif Ismail et le Ministre égyptien du pétrole Tarek El-Molla. L’objectif de la rencontre : «examiner les moyens de renforcer davantage la coopération entre Chypre et l’Egypte sur les questions des hydrocarbures » selon les termes mêmes d’une annonce officielle. Tout de même …

Difficile de croire qu’il ne s’agit que d’un hasard de calendrier …

-  Quand  Total se retirait de Chypre en janvier dernier -

Précisons qu’en janvier dernier, le ministre chypriote de l’Energie, George Lakkotrypis avait annoncé que le groupe énergétique français Total devrait abandonner ses travaux de prospection de gaz et de pétrole au large de Chypre. Raisons officielles invoquées : le groupe français n’aurait pas trouvé de cible importante pour entreprendre des forages d’essai. « Total n’a pas trouvé de structure ou cible géologique pour poursuivre ses obligations », avait alors précisé le ministre à la radio publique chypriote.

Réagissant à ces propos, Total avait alors confirmé avoir « récemment achevé les sondages géologiques, géochimiques et géophysiques des blocs 10 et 11, sans avoir pu identifier de cibles de forage potentielles. » Ajoutant que le groupe français était actuellement en discussion avec les autorités locales sur un potentiel programme de travaux d’exploration additionnels dans la zone.

Le ministre chypriote de l’Energie avait estimé que la décision prise par Total était avant tout liée à une volonté de « réduire ses pertes », motivée par des considérations de viabilité commerciale et « non par les tentatives d’Ankara d’empêcher l’exploration d’hydrocarbures au large de l’île » dont une partie est occupée par la Turquie. Rien que le fait de le mentionner signifiant tout de même que tel pourrait être bien être le cas, quoi qu’on en dise ….

Précisons à cet égard que Ankara pose comme préambule à l’exploitation de gisements d’hydrocarbures par le gouvernement chypriote-grec de la République de Chypre la signature d’un accord de paix, le but ultime étant que les Chypriotes et les Turcs bénéficient eux aussi de la manne pétrolière et gazière.

En octobre 2014, la Turquie avait affrété un bateau en vue de sonder les fonds marins dans la zone économique exclusive (ZEE) de la République de Chypre, à proximité d’un secteur où Nicosie a autorisé le consortium italo-coréen Eni-Kogas  à mener des explorations. En guise de réaction, Nicosie avait suspendu les négociations de paix, relancées huit mois plus tôt sous l’égide de l’ONU.

- Projet de gazoduc commun entre Chypre et Égypte : un enjeu crucial -

En septembre dernier, une immense réserve de gaz naturel – Zohr - a été découvert au large des côtes égyptiennes par le géant pétrolier italien Eni, faisant craindre à Chypre que son exploitation ne diminue fortement à terme la demande de l’Egypte en gaz naturel chypriote.

Certes, les responsables égyptiens avaient tenu alors à rassurer Chypre face à ses préoccupations, insistant sur le fait qu’ils conservaient un vif intérêt pour l‘importation de gaz issu du champ chypriote dénommé Aphrodite.

Alors que les ressources en hydrocarbures situées au large de Chypre et d’Israël pourraient être un des enjeux de tout premier ordre dans la guerre du pétrole et du gaz à laquelle se livrent actuellement les grandes puissances mondiales, Nicosie et Le Caire ont  en effet signé en février dernier un protocole d’accord qui pourrait conduire le gouvernement chypriote à approvisionner en gaz son voisin égyptien via un gazoduc sous-marin (off-shore). Un tel projet permettrait en tout premier lieu à l’Egypte de solutionner son problème de pénurie énergétique, tout en offrant à Chypre la possibilité de s’affranchir d’une éventuelle tutelle financière russe, européenne, ou américaine. Voire israélienne.

Mais si Chypre souhaite réaliser des travaux d’exploration dans le champ gazier Aphrodite  récemment découvert au large du sud-est de l’île, ses réserves estimées ne sont pas assez importantes pour permettre à l’Etat chypriote de développer ses propres infrastructures d’exportation sur la terre ferme.

C’est fort d’un tel constat, que l’accord conclu en hiver dernier autorise la holding gouvernementale égyptienne Egas et la Compagnie nationale d’hydrocarbures chypriote à examiner des solutions techniques pour transporter le gaz naturel à travers un pipeline off-shore reliant directement le champ d’Aphrodite au territoire égyptien.

Rappelons que le champ Aphrodite découvert en 2011 par la compagnie américaine Noble Energy contiendrait, selon les estimations, entre 100 et 170 milliards de m3 de gaz. Des niveaux de réserves insuffisants pour pouvoir rentabiliser le projet d’usine de gaz naturel liquéfié à Vassiliko, près de la ville côtière de Limassol.

- La Méditerranée orientale : un secteur gazier prometteur … et convoité -

A noter que les recherches de Total s’intègrent dans une série de travaux de prospection et de production de pétrole menées par des entreprises internationales, incluant BP et ConocoPhillips, lesquelles ont réduit les budgets 2015 suite à la baisse des prix pétroliers. En 2014, le géant énergétique italien ENI a quant à lui mené des travaux d’exploration qui se sont révélés infructueux. La compagnie américaine Noble Energy a pour sa part trouve des réserves de gaz dans la zone en 2011.

Mais la donne a quelque peu changé depuis ces dernières semaines suite à l’annonce faite par Eni de la découverte du champ d’hydrocarbures, baptisé Zohr, lequel s’étend sur environ 100 km2 et pourrait contenir jusqu’à 850 milliards de mètres cubes de gaz. Plus encore, début septembre, le groupe énergétique italien a déclaré qu’il était prêt à céder une part de l’immense gisement de gaz naturel qu’il a découvert au large de l’Egypte. Volonté affichée : financer le développement de ce champ sans sacrifier ses dividendes. Une cession d’une part importante au géant pétrolier français Total serait-elle envisagée  avais-je alors suggéré ….

Dans une interview accordée au quotidien italien La Republicca, l’administrateur délégué Claudio Descalzi n’avait pas alors exclu une éventuelle cession de certains lots, qui pourrait permettre de « donner de la valeur et de la solidité au bilan financier » du groupe. Le groupe italien a déjà eu recours à cette pratique pour un gisement découvert au large du Mozambique, mais elle ne sera pas forcément indispensable dans le cas de Zohr, avait toutefois ajouté Claudio Descalzi. Lequel a tenu à préciser que les investissements étaient bien moins lourds qu’au Mozambique et que le gaz qui sera extrait du gisement égyptien sera destiné au marché local, où les prix du gaz sont déconnectés de ceux du pétrole.

Le montant des investissements initiaux pour lancer l’extraction de gaz s’élève à environ 3,5 milliards de dollars (3,1 milliards d’euros), a estimé quant à lui lundi Khaled Abdel Badie, qui dirige la compagnie publique égyptienne de gaz Egas (Egyptian Natural Gas Holding). Ajoutant que « lorsque le développement du gisement sera achevé, le montant total des investissements atteindra 7 milliards de dollars ».

Selon Jason Kenney, analyste chez Santander, Eni pourrait chercher à monétiser une portion conséquente de ce gisement, peut-être jusqu’à 30% ou 40%, dans les trois ou quatre années à venir.

L’annonce de la découverte faite par ENI, relayée immédiatement par le ministère égyptien du pétrole, semble de prime abord une bonne nouvelle pour le régime al-Sissi, qui multiplie les appels du pied aux investisseurs internationaux. Claudio Descalzi, s’était rendu alors en personne au Caire pour présenter au président Sissi cette découverte, laquelle représente notamment à ses yeux “la possibilité de s’émanciper dans les décennies à venir d’une dépendance énergétique tellement contraignante qu’elle l’a obligé, à peine soixante-douze heures plus tôt , à signer à Moscou un accord difficile avec les Russes de Rosneft sur la fourniture de gaz liquide”. Où l’on retrouve la Russie … Simple hasard …. ?

- Les sources d’approvisionnement de l’usine de liquéfaction chypriote : un enjeu de taille de la bataille énergétique -

Rappelons enfin qu’en mai 2013,nous laissions entendre que les sources d’approvisionnement de l’usine de liquéfaction qui serait construite à terme  sur le territoire chypriote pourraient constituer un enjeu de taille dans la bataille que mènent actuellement majors pétrolières russes, européennes et américaines pour  tenter de rafler un maximum de licences d’explorations dans les gisements off-shores fort prometteurs situés au large de Chypre.

Car, si jusque là, Nicosie tablait  sur l’apport des ressources de gaz  israéliennes pour rentabiliser la construction de cette usine, l’Etat hébreu envisageait alors de construire  sa propre usine de liquéfaction, voire de faire transiter son gaz via pipeline  à travers la Turquie. Parallèlement, Israël s’était rapproché d’Ankara de manière assez inattendue, présentant ses excuses pour la mort de neuf Turcs lors de l’arraisonnement en 2010 d’une flottille brisant le blocus de l’enclave palestinienne de Gaza. Fortement incité par les Etats-Unis à agir dans ce sens …

Pour  Chypre, l’absence  des apports gaziers d’Israël pour alimenter l’usine la contraint à attendre que de nouvelles réserves soient confirmées, rentabilité oblige, avions nous déjà fait remarquer. Elément non négligeable alors que l’Etat chypriote a un besoin crucial de ressources financières …

Au final, le territoire turc représente ainsi un élément fondamental pour Israël en vue de déterminer la route la plus rentable pour exporter son gaz.
Une situation certes complexe qui  donne donc à la Turquie  une position on ne peut plus stratégique entre Chypre et Israël.  Pouvant pousser quelques puissances hégémoniques à vouloir influer sur sa politique en déstabilisant le pays … avais-je indiqué en janvier dernier.

- Déjà une odeur de gaz lors de la vente de rafales à l’Egypte ? -

Rappelons enfin que lors de la vente de Rafales de Dassault  à l’armée de l’air égyptienne en février dernier, nous indiquions que les champs gaziers offshores situés aux larges d’Israël et de l’Egypte  avaient pu peser dans la balance, alors que le géant pétrolier français Total éprouvait alors quelques difficultés dans le secteur. La France aurait pu ainsi consentir à s’éclipser devant l’Egypte au large de Chypre en échange de ventes d’appareils, avais-je ajouté ….

Elisabeth Studer – 14 octobre 2015 – www.leblogfinance.com

A lire également :

Chypre : exportation de gaz vers l’Egypte via un gazoduc conjoint ? Un projet stratégique

Total abandonnerait sa prospection au large de Chypre et d’Israël, freiné par la Turquie ?

Achat de Rafale, enjeu de politique nationale … tant pour la France que pour l’Egypte ?

 

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14 commentaires

  1. Elisabeth S 19 octobre 2015 à 13:15

    un lien ?

    Total sur le point de céder la moitié de sa part d’un gisement en Russie

    Moscou – Le groupe pétrolier français Total est sur le point de céder la moitié de sa part de 40% dans le gisement de Khariaga, situé dans l’Arctique russe et dont il est opérateur, à la société publique russe Zaroubejneft, rapporte lundi le journal Vedomosti.

    Selon le quotidien économique russe, qui cite des sources gouvernementales et proches des sociétés concernées, la transaction devrait être finalisée en 2016 et représenter un montant inférieur à 100 millions de dollars.

    Contacté par l’AFP, Total a indiqué ne faire aucun commentaire. Zaroubejneft n’avait pas donné suite en fin de matinée.

    Total détient 40% de ce gisement qui produit du pétrole depuis 1999 dans le district Yamalo-Nenets et dont il est opérateur. Zaroubejneft en détient 20%, le norvégien Statoil 30% et la compagnie russe NNK 10%.

    Vedomosti rappelle que l’exploitation de ce projet a donné lieu à plusieurs frictions entre ses propriétaires et les autorités, concernant la taxation et l’application de certaines normes environnementales.

    Dans le même temps, Total se concentre sur son mégaprojet gazier sur la péninsule de Yamal avec le groupe russe Novatek, également dans l’Arctique, et cherche à l’échelle mondiale à céder des actifs pour s’adapter à l’effondrement des cours du pétrole.

    Total a annoncé un programme de cessions d’actifs de 10 milliards de dollars entre 2015 et 2017 ainsi qu’une réduction de ses effectifs de 2.000 personnes.

  2. Elisabeth Studer 31 octobre 2015 à 14:15

    parfois bizarre … le « destin » …..
    je dis çà, je dis rien ….
    Le président russe Vladimir Poutine a ordonné samedi l’envoi d’équipes de secours russes sur les lieux du crash de l’avion qui s’est écrasé en Egypte avec 224 personnes à bord.
    Le chef de l’Etat « a donné l’ordre au ministre des Situations d’urgence (…) Vladimir Poutchov d’envoyer immédiatement, en accord avec les autorités égyptiennes, des avions du ministère des Situations d’urgence en Egypte pour travailler sur les lieux du crash », a indiqué le Kremlin dans un communiqué.
    M. Poutine a exprimé ses « profondes condoléances » aux proches des victimes et a demandé au gouvernement d’organiser « l’aide aux familles », est-il ajouté.
    Le ministre des Transports Maxime Sokolov doit également s’envoler sur les lieux de la catastrophe, ont rapporté les agences russes.
    Le Comité d’enquête, chargé des principales investigations en Russie, a annoncé l’ouverture d’une enquête et l’envoi d’une équipe d’enquêteurs sur place.
    Selon les « données préliminaires » dont dispose cet organisme, l’avion s’est écrasé 23 minutes après son décollage de l’aéroport de Charm el-Cheikh, station balnéaire prisée des Russes sur la mer Rouge dans le sud du Sinaï.
    A Moscou, un responsable de l’agence fédérale russe de l’aviation, Rosaviatsia, Serguei Izvolski, avait expliqué auparavant que l’Airbus-321 de la compagnie Kogalymavia avec 217 passagers et 7 membres d’équipage à bord avait décollé à 05H51 heure locale (03H51 GMT) et était en route pour Saint-Petersbourg.
    L’Egypte est l’une des destinations touristiques les plus prisées des Russes et ses plages sont desservies par de nombreux vols charters. Avec des prix bon marché, elle continue d’attirer de nombreux touristes russes, souffrant moins que les autres destinations au moment où la chute du rouble et la récession en Russie se traduit par une forte baisse des séjours à l’étranger.

  3. Elisabeth Studer 31 octobre 2015 à 17:28

    simple hasard ?????

    Le groupe Etat islamique en Egypte affirme avoir abattu l’avion russe

    Le Caire – La branche égyptienne du groupe jihadiste Etat islamique (EI) a affirmé samedi sur Twitter être responsable du crash de l’avion charter russe qui s’est écrasé dans le Sinaï, dans l’est de l’Egypte, faisant 224 morts.

    Plusieurs experts militaires interrogés par l’AFP estiment que les insurgés de l’EI, dont le nord du Sinaï est le bastion, ne disposent pas de missiles capables d’atteindre un avion à 30.000 pieds, mais n’excluent pas la possibilité d’une bombe à bord ou qu’il ait été atteint par une roquette ou un missile alors qu’il redescendait à la suite de défaillances techniques.

    Les soldats du Califat ont réussi à faire tomber un avion russe dans la province du Sinaï transportant plus de 220 croisés qui ont tous été tués, a affirmé le groupe extrémiste dans un communiqué posté sur sur ses comptes habituels Twitter.

    Le contact avec le charter de la compagnie russe Kogalymavia, plus connue sous le nom de Metrojet, a été perdu 23 minutes après son décollage à l’aube de l’aéroport de Charm el-Cheikh, au bord de la mer Rouge, alors qu’il volait à une altitude de plus de 30.000 pieds (9.144 mètres) et après que le capitaine de bord s’est plaint d’une défaillance technique des équipements de communication, selon un responsable de l’autorité de contrôle de l’espace aérien en Egypte.

    Dans son communiqué, l’EI dit agir en représailles aux dizaines de morts (causés) quotidiennement par les bombardements des avions russes en Syrie.

    Depuis la destitution par l’armée du président islamiste Mohamed Morsi en juillet 2013, les jihadistes ont multiplié les attentats visant les forces de sécurité, notamment dans le nord de la péninsule du Sinaï, où des centaines de policiers et de soldats ont été tués dans des attaques spectaculaires.

    (©AFP / 31 octobre 2015 16h03)

  4. ES 1 novembre 2015 à 12:55

    Bcp de hasard de calendrier, tout de même …

    Démission d’un ministre israélien pour permettre un accord gazier

    Le ministre israélien de l’Economie a démissionné, a annoncé dimanche le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Son départ va permettre de lever un obstacle majeur à la conclusion d’un accord gazier avec un consortium comprenant le groupe américain Noble Energy.

    « Aujourd’hui, nous avons franchi un grand pas pour faire avancer la fourniture de gaz à l’Etat d’Israël. Le gaz constitue le moteur de croissance numéro un d’Israël pour les prochaines années », a dit le Premier ministre. « Nous ne serons plus dépendants de sources d’énergie d’origine étrangère », a ajouté M. Netanyahu.

    Le ministre Arye Deri « m’a annoncé son intention de démissionner de son poste de ministre de l’Economie, qui va me revenir. J’ai l’intention de confirmer l’accord », a affirmé M. Netanyahu, selon un communiqué de son bureau.

    Un accord gazier pour l’exploitation de champs gaziers au large des côtes méditerranéennes est bloqué depuis des mois en raison d’objections soulevées par l’Autorité de la concurrence. Arye Deri avait refusé d’user de ses prérogatives pour passer outre à ces objections.

    Gisement offshore
    Actuellement, Israël dépend essentiellement des importations de pétrole et de charbon pour assurer son approvisionnement énergétique. Noble Energy et l’Israélien Delek Group exploitent ensemble depuis 2013 le gisement osffshore de Tamar, à environ 80 kilomètres au large de Haïfa.

    Ils sont associés pour développer Leviathan, vaste champ au large de cette ville côtière. Son exploitation devrait commencer quand les réserves de Tamar commenceront à se tarir. Les accords entre le gouvernement et le consortium ont été remis en cause l’an passé par l’autorité de la concurrence, inquiète d’une situation monopolistique.

    (ats / 01.11.2015 11h51)

  5. ES 1 novembre 2015 à 12:58

    on en reparle bien évidemment
    grosse affaire de gaz entre Russie, Israel, Egypte ….

  6. ES 1 novembre 2015 à 13:04

    Crash en Egypte: la revendication par l’EI ne peut être considérée comme exacte selon la Russie

    Moscou – La revendication par le groupe Etat islamique de la responsabilité du crash du vol charter russe en Egypte, qui a fait 224 morts, ne peut être considérée comme exacte, a rejeté samedi le ministre des Transports Maxime Sokolov.

    La branche égyptienne du groupe jihadiste Etat islamique (EI) a affirmé sur Twitter avoir abattu l’avion. Cette information ne peut être considérée comme exacte, a commenté M. Sokolov, cité par les agences russes.

    Nous nous trouvons en contact étroit avec nos collègues égyptiens et les autorités aériennes de ce pays. A l’heure actuelle, ils ne disposent d’aucune information qui confirmerait de telles insinuations, a-t-il ajouté.

    De son côté, une source diplomatique russe, sous couvert d’anonymat, a indiqué à l’AFP qu’il était déplacé de parler d’une quelconque version tant que les causes de la catastrophe ne sont pas établies.

    Plusieurs experts militaires interrogés par l’AFP estiment que les insurgés de l’EI, dont le nord du Sinaï est le bastion, ne disposent pas de missiles capables d’atteindre un avion à 30.000 pieds, mais n’excluent pas la possibilité d’une bombe à bord ou qu’il ait été atteint par une roquette ou un missile alors qu’il redescendait à la suite de défaillances techniques.

    Les soldats du Califat ont réussi à faire tomber un avion russe dans la province du Sinaï transportant plus de 220 croisés qui ont tous été tués, a affirmé le groupe extrémiste dans un communiqué posté sur sur ses comptes habituels Twitter.

    Le contact avec le charter de la compagnie russe Kogalymavia, plus connue sous le nom de Metrojet, a été perdu 23 minutes après son décollage à l’aube de l’aéroport de Charm el-Cheikh, au bord de la mer Rouge, alors qu’il volait à une altitude de plus de 30.000 pieds (9.144 mètres) et après que le capitaine de bord s’est plaint d’une défaillance technique des équipements de communication, selon un responsable de l’autorité de contrôle de l’espace aérien en Egypte.

    (©AFP / 31 octobre 2015 16h33)

  7. ES 1 novembre 2015 à 13:06

    En revanche, pour la majorité des spécialistes, si l’EI est responsable du crash, il est peu probable qu’il ait utilisé des missiles. Un tel scénario nécessite une « grosse logistique » dont un camion-radar traqueur et des missiles longue portée, et les membres de l’EI « n’ont pas le matériel pour déglinguer un avion à 9.000 mètres d’altitude », selon Gerald Feldzer, ancien directeur du musée de l’Air et de l’Espace, interrogé par l’AFP.

    Pour atteindre un avion à cette altitude de croisière, « il faut disposer de missiles difficiles d’utilisation donc ça paraît peu probable », a renchéri Jean-Paul Troadec, ancien directeur du Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation civile (BEA). « Cela suppose des personnes entraînées et un équipement que l’EI n’a pas à ma connaissance », selon lui.

    Seule possibilité que l’avion ait été atteint par un missile : que l’appareil est subi une défaillance technique qui aurait obligé le pilote à descendre à basse altitude. L’avion aurait alors pu être atteint par un missile à courte portée. Assez improbable.

    En revanche, il est moins exclu qu’une bombe ait pu exploser à bord. Selon un expert militaire interrogé par l’AFP, « pour ce qui est d’une bombe dans l’avion, quelle que soit sa taille, si elle explose à 10.000 m d’altitude, l’avion est complètement désintégré en raison de la pressurisation. Mais il a pu se passer quelque chose ou quelqu’un à bord qui a pu forcer le pilote à descendre et qu’un engin ait explosé lorsque l’avion était plus bas ».

    Selon d’autres experts, les aéroports égyptiens ne sont pas très sourcilleux sur le contrôle des bagages. Hypothèse relayé par le spécialiste et journaliste David Thomson

  8. Elisabeth Studer 9 novembre 2015 à 01:58

    synthèse et liens entre eux des « hasards de calendrier » en cours …
    Au final , l’enjeu des hydrocarbures au large d’Israel, assurément ….

  9. ES 22 novembre 2015 à 20:50

    je n’oublie surtout pas de vous faire la synthèse des hasards de calendrier …
    d’autant qu’apres la Russie, je m’attendais avant le 13/11 à ce que la France soit touchée … …

  10. Elisabeth Studer 7 décembre 2015 à 01:18

    L’Egypte condamnée à payer 1,7 md USD à la compagnie israélienne d’électricité

    Jérusalem – L’Egypte a été condamnée à payer 1,76 milliard de dollars (1,61 md d’euros) d’indemnités à la Compagnie d’électricité d’Israël (CEI), après l’interruption de la fourniture de gaz à Israël, selon un communiqué de cette compagnie publique.

    La décision prise par trois arbitres de la Chambre de commerce internationale vise à compenser les pertes financières provoquées par l’arrêt des fournitures de gaz égyptien à la suite d’une série d’attentats contre le gazoduc reliant l’Egypte à Israël via le nord du Sinaï, a précisé le quotidien économique israélien Globes.

    La Compagnie d’électricité d’Israël a reçu le 4 décembre la décision des arbitres désignés sur la demande d’indemnités de la société EMG (Egypt Mediterranean Gaz) et des compagnies de gaz nationales égyptiennes, obligeant ces dernières à verser 1,76 milliard de dollars pour ne pas avoir fourni du gaz comme il était convenu, indique le communiqué de la CEI.

    La CEI précise avoir réclamé 4 mds USD d’indemnités en raison des dommages importants causés suite à l’interruption de la fourniture de gaz égyptien.

    Les autorités égyptiennes ont réagi à la décision des arbitres de la Chambre de commerce internationale, affirmant vouloir engager des procédures d’appel de ce jugement devant un tribunal suisse.

    L’Egypte a cessé ses fournitures en 2012, ce qui a contraint la Compagnie d’électricité d’Israël à se tourner vers d’autres énergies pour remplacer le gaz naturel égyptien dans ses centrales.

    Les irrégularités d’approvisionnement en gaz égyptien ont commencé en février 2011, obligeant Israël (…) à investir dans des solutions et coûts d’approvisionnement annexes non prévus, a déclaré à l’AFP la porte-parole de la compagnie, Iris Ben Shahal.

    Ce surcoût a atteint près de 2 milliards de dollars selon les estimations du ministère israélien des Finances et provoqué une hausse par étapes de 30% des tarifs de l’électricité pour les consommateurs.

    La compagnie israélienne a porté plainte en février 2012 auprès de la Chambre de commerce internationale tandis que la partie égyptienne a argué que l’interruption des livraisons de gaz relevait d’un cas de force majeure.

    L’Egypte avait commencé au printemps 2008 à livrer du gaz naturel à Israël, conformément à un accord bilatéral signé en 2005.

    Mais ces approvisionnements, qui assuraient plus de 40% de la fourniture de gaz naturel utilisé en Israël, avaient cessé en 2012 après de nombreuses attaques contre les installations qui traversaient le Sinaï – péninsule frontalière de l’Etat hébreu et de la bande de Gaza – où des groupes jihadistes sont très actifs.

    (©AFP / 06 décembre 2015 18h41)

  11. Elisabeth Studer 25 mai 2016 à 00:02

    Chypre: le président annule une réunion sur la réunification de l’île

    Nicosie – Le président de Chypre Nicos Anastasiades a annulé mardi une réunion prévue dans le cadre des pourparlers de paix, dénonçant ce qu’il considère comme une tentative de reconnaître la partie nord de l’île, occupée par la Turquie.

    Cette décision intervient après que M. Anastasiades, un Chypriote grec, eut renoncé à assister à un dîner organisé à Istanbul pour des chefs d’Etat auquel avait aussi été convié en dernière minute le dirigeant chypriote turc Mustafa Akinci, qui n’a pas le rang de président.

    Il s’agit du premier accroc sérieux dans les négociations de paix entamées il y a un an entre MM. Anastasiades et Akinci et visant à réunifier l’île méditerranéenne divisée depuis 1974.

    Avec regret, le président Anastasiades a établi que le terrain n’était pas propice pour tenir une réunion avec le leader chypriote turc le 27 mai, a déclaré dans un communiqué le porte-parole du gouvernement Nicos Christodoulides.

    Alors qu’il se trouvait lundi à Istanbul pour assister au Sommet humanitaire mondial, M. Anastasiades a décidé de ne pas assister au dîner lorsqu’il a appris que M. Akinci y serait également présent, qualifiant cette invitation d’inacceptable.

    Mustafa Akinci dirige la République turque de Chypre du Nord, autoproclamée et reconnue seulement par la Turquie.

    L’invitation adressée à M. Akinci par le président turc Recep Tayyip Erdogan a ainsi été vue, côté chypriote grec, comme une tentative de saper l’autorité du président chypriote et de donner plus de crédit au leader chypriote turc.

    A New York, le porte-parole adjoint des Nations unies Farhan Haq a souligné qu’il s’agissait d’une invitation des autorités turques et que l’ONU n’était pas impliquée.

    L’ONU n’a pas été informée formellement de la décision de la partie grecque de ne pas participer à la prochaine session de négociations, a-t-il indiqué.

    A cette étape importante du processus, le secrétaire général (Ban Ki-moon) tient à souligner que les deux dirigeants ont démontré un grand courage et une grande persévérance dans le processus et qu’ils ont fait beaucoup de progrès, donc il les encourage à redoubler d’efforts, a ajouté le porte-parole.

    M. Anastasiades a indiqué qu’il était déterminé à poursuivre les pourparlers de paix pourvu qu’il y ait un respect mutuel (…) et non des décisions unilatérales visant à rehausser le statut d’un pseudo-Etat.

    De telles décisions (…) non seulement n’aident pas le processus en cours mais lui portent préjudice, selon le communiqué.

    Après plusieurs échecs ces 40 dernières années, des pourparlers de paix sous l’égide de l’ONU ont été relancés en mai 2015 et sont vus comme la dernière chance de réunifier l’île.

    Beaucoup estiment que la bonne entente entre les deux dirigeants, qui se rencontrent de façon régulière, peut créer un climat de confiance favorable à la conclusion d’un accord de paix mais ce dernier incident risque d’alourdir l’atmosphère des négociations.

    Chypre est divisée en deux depuis l’invasion en 1974 de sa partie nord par la Turquie en réaction à un coup d’Etat visant à rattacher le pays à la Grèce.

    Les autorités de la République de Chypre n’exercent leur autorité que sur la partie chypriote grecque de l’île, soit ses deux-tiers sud.

    (©AFP / 24 mai 2016 21h48)

  12. Elisabeth Studer 22 décembre 2016 à 00:52

    ExxonMobil, Total et Eni retenus pour l’exploration de gaz offshore à Chypre

    Nicosie – Le géant pétrolier américain ExxonMobil associé à Qatar Petroleum ainsi que les groupes français Total et italien Eni ont été retenus par Chypre pour l’exploration de gaz au large de l’île, a annoncé le gouvernement mercredi.

    Huit groupes s’étaient portés candidat en juillet pour obtenir des permis d’exploration dans trois blocs (6, 8 et 10) en mer Méditerranée, certains regroupés en consortium.

    Les trois candidats retenus vont maintenant commencer les négociations avec le gouvernement chypriote pour établir des contrats d’exploration. Si ces négociations aboutissent, les contrats seront soumis au Conseil des ministres. S’il les approuve, les compagnies retenues se verront délivrer des permis d’exploration.

    Le géant américain ExxonMobil associé avec un partenaire du Qatar a été retenu pour le bloc 10, le plus convoité, face à un consortium composé de Total et Eni et au groupe norvégien Statoil, ont précisé des responsables chypriotes.

    Total et Eni se rattrapent toutefois en voyant leur candidature commune retenue pour le bloc 6. Le groupe italien va également négocier avec le gouvernement chypriote pour le bloc 8.

    Les zones ouvertes à l’exploration lors de ce dernier appel d’offres sont situées près de l’endroit où Eni a fait d’importantes découvertes offshore dans le champ gazier égyptien Zhor, qui pourrait abriter 850 milliards de mètres cubes.

    La découverte de Zhor a suscité l’espoir que de nouvelles richesses puissent être extraites au large de Chypre.

    Total dispose déjà de droits d’exploration sur un bloc situé près de Zohr en vertu d’un précédent appel d’offres.

    En 2011, la firme américaine Noble Energy a été la première à découvrir du gaz au large de Chypre dans le champ Aphrodite, dont les réserves sont estimées à 127,4 milliards de mètres cubes de gaz.

    Le bloc dans lequel se trouve Aphrodite a été déclaré commercialement viable, mais Noble associé aux sociétés israéliennes Delek et Avner ainsi qu’au britannique BG n’a pas encore commencé l’exploitation.

    Eni a déjà obtenu dans le passé des permis d’exploration (trois blocs, 2, 3 et 9) dans la zone économique exclusive de Chypre et devrait commencer l’exploration sur la côte sud de Chypre l’année prochaine.

    Total compte aussi commencer l’exploration dans le bloc qu’elle détient déjà en 2017.

    Chypre espère devenir un acteur énergétique majeur en Méditerranée orientale et construire un terminal à terre pour exporter du gaz vers l’Europe et l’Asie. Mais pour que ce projet soit économiquement viable, il lui faut trouver davantage de réserves gazières.

    Chypre cherche en outre à pouvoir transférer le gaz du champ d’Aphrodite vers l’Égypte via un gazoduc sous-marin.

    (©AFP / 21 décembre 2016 13h48)

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