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Globalia ou le terrorisme comme arme suprême de l’oligarchie mondiale …. au grand dam de Charlie Hebdo ?

Si comme moi, vous avez lu « Globalia », de Jean-Christophe Rufin, aussi monstrueux et inhumain que cela soit, ce qui s’est passé hier, 7 janvier 2015 dans les locaux de Charlie Hebdo, ne vous a peut-être pas entièrement surpris.
Le thème de Globalia ? le terrorisme. Ou plutôt  : à qui profite le terrorisme … livre tout de même écrit par l’ancien ambassadeur de France au Sénégal en poste de 2007  à 2010, homme qui sait de quoi il parle et qu’on peut difficilement targuer de conspirationnisme.

Et c’est là où le choc qui a secoué hier toute la population française plongeant le pays dans le chaos revêt toute son importance.

Alors reprenons.

Globalia s’offre – à l’origine – comme une société «parfaite», un Etat « parfait » ayant réussi à unifier toutes les nations que nous connaissons aujourd’hui et isolé du reste du monde (les «non-zones») par une bulle de verre sous laquelle le climat est réglé par des canons à beau temps.

Son organisation et ses fondements ? une gouvernance mondiale ou plutôt une extension de la mondialisation, la globalisation poussée à son paroxysme. Laquelle passerait par la disparition des États, des religions, des références culturelles et identitaires, une abolition de toutes les frontières et de toutes les normes plus ou moins nationales, afin de créer une seule et unique identité, celle de citoyen du monde.

Un contexte – de prime abord – propice à la paix. Et à un immense et unique marché mondial, global, ou les profits ne connaîtraient plus aucune limite. Permettant au final à quelques très grandes firmes transnationales de multiplier leurs gains en détenant de façon antidémocratique de plus en plus de pouvoir.

Un endroit merveilleux de prime abord qui aurait – officiellement – pour souci de rendre ses citoyens heureux, les libérant de toutes contraintes matérielles en les prenant en charge de la naissance à la mort et disposant des moyens médicaux assurant une vie en bonne santé bien au-delà des cent ans.

Bien sur, pour être efficace, la machine Globalia devra au préalable laminer les États, plomber les communautés nationales, réduire l’homme uniquement à sa composante matérialiste, en faire un simple consommateur. En développant avant tout l’individualisme, l’égoïsme, le changement voire l’absence de valeurs fondamentales permettant d’éviter toute opposition structurée.

Car dans Globalia, l’homme y est considéré comme une espèce potentiellement dangereuse, livres, papier et stylos ont disparu (tiens ….!), les cartes géographiques ont été abolies et l’apprentissage de l’Histoire s’apparente à un délit.

Le drapeau de Globalia compte 250 étoiles, sa langue officielle est l’anglobal, la monnaie le globar et la devise «In Globe we trust» compte trois points : séparation stricte et définitive entre Globalia et les « non-zones », destruction de toute forme d’organisation politique dans lesdites non-zones … et maintien d’un haut degré de cohésion grâce à une forte armature de sécurité intérieure. Cerise sur le gâteau : dans ces “non-zones”vivent des tribus dont les membres sont désignés comme terroristes potentiels voulant la destruction de Globalia.

Car la recette « miracle » pour assurer la cohésion de Globalia, c’est la peur. Laquelle est agitée via trois « leviers » : le terrorisme, les risques écologiques et la paupérisation. Cela ne vous rappelle rien ?

Or, survient un jour où Globalia est confronté à un grave problème … : elle n’a plus d’ennemi …. ! Ce qui, convenez-un, est un facteur important d’explosion sociale, la peur de l’autre, de la mort et du ciel qui peut nous tomber sur la tête, assurant, vous en conviendrez, une cohésion du plus bel effet.

Les burocrates du BIM (Bureau d’identification de la menace), chargés de l’application concrète du slogan «La surveillance, c’est la liberté» tentent alors de trouver une « solution » .

«Un bon ennemi est la clef d’une société équilibrée », explique ainsi l’énigmatique et tout puissant Ron Altman dont nous nous apercevrons au final qu’il est loin d’être éloigné du monde de la finance planétaire désormais aux mains d’oligarques prêts à tout pour assurer leur pouvoir.
Face au problème crucial auquel il est confronté – « nous n’avons plus d’ennemi digne de ce nom, nous avons trop affaibli les non-zones » – notre homme trouvera au final une solution pour le moins explosive : « il ne suffit plus de perpétuer les formes de la tragédie, il nous faut un héros pour l’incarner » telle sera sa nouvelle devise. Sa stratégie sera alors bâtie autour d’un axe  : la création d’un «Nouvel Ennemi».

Suivez mon regard ….

Bien évidement, la télévision de Globalia ne cesse de proclamer que les citoyens nagent en pleine « démocratie idéale  où chacun y est libre de ses actes ». Le hic ? La fâcheuse « tendance naturelle des êtres humains » … « d’abuser de leur liberté, c’est-à-dire d’empiéter sur celles des autres ».

La plus grande menace sur la liberté, c’est la liberté elle-même” prône un slogan « globalien ». Alors « comment défendre la liberté contre elle-même? » La solution « globalienne » est la suivante “en garantissant à tous la sécurité. La sécurité, c’est la liberté. La sécurité, c’est la protection. La protection, c’est la surveillance. La surveillance, c’est la liberté.”

Une référence à peine voilée à la justification du Patriot Act US et aux autres lois sécuritaires déployées au niveau mondial … et prochainement en France ?

Vous ne pourrez plus dire que Jean-Christophe Rufin ne vous avait pas prévenu quand Manuel Valls arrivera prochainement à faire passer des lois liberticides pour officiellement vous protéger et protéger votre liberté …

Pour en revenir au monde d’aujourd’hui, en y adaptant les « concepts » de Globalia, il ne semble pas totalement irréaliste d’imaginer que les mouvements islamophobes puissent servir au final les intérêts de l’oligarchie mondialiste, laquelle pourrait être tentée – si ce n’est déjà fait – de jouer sur les conflits communautaires pour renforcer son pouvoir. Et de diviser pour mieux régner … Une recette qui a prouve son « efficacité » à moult reprises. Et qui est clairement reprise par les « maîtres » de Globalia.

Mieux encore : le « matraquage médiatique anti-Islam » comme le dit lui-même Nicolas Bourgoin, démographe, docteur de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales et enseignant-chercheur a également « la vertu de préparer l’opinion publique à de nouvelles guerres sous couvert d’éradication du « terrorisme » permettant au passage de justifier dépenses militaires – à la plus grande joie des lobbies – et surveillance renforcée des populations.

Mieux encore : la propagande islamophobe permet de créer de toute pièce le portrait-robot d’un coupable idéal, lequel s’avérera bien utile pour gommer toute responsabilité des gouvernements … et des institutions telles que BCE et FMI  … dans l’avènement de la crise.

Cette « victime de substitution » disposant – toujours selon Nicolas Bourgoin – de toutes les bonnes vieilles qualités du bouc émissaire : « économiquement dominé, socialement isolé et politiquement fragile ».

Elisabeth Studer – 08 janvier 2015 – www.leblogfinance.com

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79 commentaires

  1. retrouvé le retour 9 janvier 2015 à 12:30

    Franchement le conspirationnisme n’a aucun avenir, toutes les analyses plus ou moins argumentées n’ont aucune importance dans le contexte de l’énorme crise de croissance qui se prépare.
    Pour que des états comme les USA naviguent à vue, en permanence, au bord du gouffre est bien plus porteur de difficultés.

    Je suis convaincu que le bateau US coule et il peut faire ce qu’il veut, les pompes misent en marche n’ont pas un débit assez important pour vider la coque.

    L’orchestre de la propagande peut jouer ce qu’il veut, nous allons couler le plus tranquillement du monde quand le circuit électrique sera dans l’eau.

  2. ES 9 janvier 2015 à 13:48

    certes mais Jean-Christophe Rufin est loin d’etre un conspirationniste ….

  3. Elisabeth Studer 10 janvier 2015 à 02:39

    La France en guerre, mais contre qui/quoi?

    L’attentat perpétré par les jihadistes contre « Charlie Hebdo » cherche notamment à provoquer des divisions au sein de la société française.
    Anthony SAMRANI | OLJ09/01/2015

    À quoi a servi la participation des troupes françaises dans les opérations de forces armées en Afghanistan, en Libye, au Mali, en Centrafrique et en Irak ? La France combat-elle aujourd’hui un ennemi qu’elle ne combattait pas déjà hier ? Voilà des questions qui se posent, au lendemain de l’attaque contre le journal satirique Charlie Hebdo, alors que plusieurs éditorialistes et hommes politiques ont employé le terme de « guerre ». Si l’attentat, du fait de sa dimension symbolique, peut largement être appréhendé comme une déclaration de guerre, applaudie d’ailleurs par de nombreux sympathisants des thèses jihadistes sur les réseaux sociaux, il ne faut pas pour autant négliger certaines clarifications essentielles : en guerre contre qui, et au nom de quelles valeurs ?

    (L’actu : Dans le nord de la France, l’hypertraque…)

    Les jeunes jihadistes ayant perpétré le massacre d’hier n’étaient pas seulement animés par une volonté « de venger le Prophète », ni uniquement par leur fascination pour le sang. Commandité ou non, ce crime relève surtout d’une double stratégie. En s’attaquant à un journal connu et critiqué dans tous les recoins du monde musulman pour avoir publié des caricatures du Prophète, les terroristes vont devenir, s’ils ne le sont déjà, de véritables héros dans l’univers de la jihadosphère. Le message qu’ils veulent faire passer est limpide : toute personne, ou plutôt tout infidèle qui ose s’en prendre à l’islam sera puni de mort. Et en parvenant à tuer, à la kalachnikov, des journalistes protégés par les forces de l’ordre au sein même de la capitale parisienne, ils obtiennent une nouvelle victoire dans la diffusion de ce message de peur et de haine, en créant de la sorte un extrême sentiment d’insécurité au sein de la population française en particulier, dans le monde en général.
    Ce qui permet de nourrir les fantasmes de leur second objectif : importer le conflit, et tout ce qu’il implique en matière de communautarisme, de discours exclusif et de choc sociétal, dans le territoire français. Ils misent sur l’implosion des valeurs de la République, sur la montée en puissance des théories d’extrême droite, sur la stigmatisation du musulman lambda et sur son potentiel ralliement à leur cause. En d’autres termes, plus la France déclare qu’elle entre en guerre contre l’islamisme radical, plus les adeptes les plus extrêmes de ce mouvement crient victoire. En ce sens, le scénario houellebecquien d’une France soumise à sa population musulmane est sans nul doute un fantasme non dissimulé pour nombre de jeunes jihadistes.

    (Lire aussi : Suspects jihadistes en France : l’impossible surveillance universelle)

    Le barrage républicain
    Aussi, tomber dans le jeu des jihadistes, leur donner raison, leur offrir cette victoire idéologique, bien plus importante que toutes les victoires militaires qu’ils ont déjà obtenues, serait une véritable catastrophe. La question de l’islam (politique) est déjà très présente dans la vie politique et intellectuelle française. Le risque est désormais élevé pour qu’elle devienne le point de clivage majeur au sein de cette société, confrontant ainsi les promusulmans aux antimusulmans, ou une partie des musulmans à une partie des non-musulmans.
    Les récupérations politiques de cet événement seront certainement décisives : à long terme, il pourrait profiter à la propagande de l’extrême droite européenne, en brisant le barrage républicain et en permettant d’évacuer toutes les tensions contre ceux qui sont déjà désignés par beaucoup comme les ennemis de l’intérieur. En somme, un cheval de Troie à l’intérieur d’une cité qui se pensait, jusqu’à hier, inatteignable. Voilà pourquoi le discours belliciste est extrêmement dangereux : il pourrait amener une partie des Français à se tromper d’ennemi et à devenir finalement le miroir de l’horreur qu’ils dénoncent à raison. La France est en guerre contre le terrorisme, pas contre l’islam.

    (Interview : « L’attaque contre “Charlie Hebdo” provoque des ondes quasi sacrées »)

    Depuis plusieurs années déjà, l’islam vit une crise existentielle, marquée par une dissolution des élites et dont les conséquences touchent directement les sociétés occidentales. Mais celles-ci font également face à une multitude de crises, pertes d’identité, nihilisme, matérialisme exacerbé, qui nourrit de façon inconsciente dans l’esprit populaire l’idée d’un choc des civilisations, d’une opposition fondamentale entre deux civilisations. Pourtant, le drame qu’a vécu la population française hier, et qui a provoqué l’indignation mondiale, n’est pas si différent de celui que subit le monde musulman au quotidien : des attentats terroristes. C’est pourquoi il est toujours nécessaire de rappeler, d’autant plus maintenant, que les musulmans sont les premières victimes de ce fanatisme du XXIe siècle. Alors que les deux mondes, dans leurs malheurs comme dans leur destin, sont plus liés que jamais, ils se comportent néanmoins comme s’ils étaient exclusifs l’un de l’autre. Et ouvrent ainsi une immense voie, entre ces deux rives, à un monstre hybride dont le but ultime est de tout simplement détruire les deux autres.

  4. retrouvé le retour 10 janvier 2015 à 15:43

    http://www.lorientlejour.com/article/905049/seoul-expulse-une-femme-apres-des-propos-favorables-a-la-coree-du-nord.html

    Je ne vois qu’une chose fondamentale dans cette article de l’Orient le Jour (site situé aux USA maintenant), merci ES de m’avoir signalé cette feuille de choux que j’avais un peu oubliée.

    ” Pour les opposants du gouvernement, la présidente Park Geun-hye, fille de l’ancien président autoritaire Park Chung-hee, mène actuellement une attaque frontale contre la liberté d’expression.” trop fort !! :)

  5. retrouvé le retour 11 janvier 2015 à 17:46

    ES il ne faut pas faire de fixation !! La terre est ronde et n’a pas un centre, un nombril, comme le croyaient les grecs qui se sentaient le besoin de le sculpter. Ni même centre où l’on doit se tourner à certains moment de la journée. Inutile pour certains de se caler contre le nombril il n’existe pas.

    Les pensées de Monsieur Soral sont nulles elles ne concernent que certains occidentaux qui se positionnent pour ou contre tel ou tel nombril déclaré.

    Ne nous laissons pas non plus égarer par les organisateurs de la pensée unique, jamais aucun des assassinés de Charlie n’auraient voulu de la pensée unique qui prétend les honorer, ni de son contraire.

  6. Elisabeth Studer 11 janvier 2015 à 17:56

    Je pense qu’alain soral ne fait pas une fixette … il explique tout simplement que les musulmans pourraient être les nouveaux juifs d’une 3eme guerre mondiale …

  7. Elisabeth Studer 11 janvier 2015 à 17:58

    Hitler , les nazis contre les juifs en 39-45
    Goldman Sachs, contre les mulsim pour une 3eme guerre mondiale ?

  8. retrouvé le retour 11 janvier 2015 à 22:09

    Qui peut croire qu’une guerre mondiale se limiterait à un ensemble de destructions “chirurgicales” !! visant spécifiquement les musulmans en plus !
    Non en cas de conflit on peut parfaitement penser à un déroulement totalement hors contrôle.
    La récupération politico médiatique d’aujourd’hui n’a aucune importance. Elle n’est que scandaleuse.
    Personnellement à la télé j’ai vu une chose invraisemblable un ensemble de policiers costumés à la “Dark Vador” pratiquement incapables de gravir un talus à 45°.
    Franchement je trouve cela humiliant qu’une telle image puisse être reprise partout dans le monde..

  9. ES 11 janvier 2015 à 22:30

    et cela http://www.franceinfo.fr/actu/politique/article/un-apres-l-affaire-merah-le-patron-du-raid-est-limoge-244577 vous ne trouvez pas cela bizarre ? il y en a plein qui ne sont pas floutées

    et ce qu’on ne vous dit pas c’est que Merah, il habitait à 2 pas de là …. http://www.ladepeche.fr/article/2008/10/18/482605-les-casernes-toulousaines-a-vendre.html caserne pérignon de la légion étrangère

    Mais on se fout de qui ??????????????????

  10. Elisabeth Studer 11 janvier 2015 à 22:32

    rigolo retrouvé : j’ai été moi-même “modéré” … ;-)

  11. Elisabeth Studer 11 janvier 2015 à 23:42

    dimanche, 11 janvier 2015 16:38
    Les espions israéliens, en route, vers la France

    Les espions israéliens, en route, vers la France
    IRIB- Le régime israélien envoie ses agents du renseignement intérieur et extérieur, en France.
    «Suite aux récentes évolutions terroristes, en France, Israël a décidé d’envoyer un certain nombre de ses agents du renseignement intérieur (Shabak) et du renseignement extérieur (le Mossad), en France, pour protéger les institutions juives, en France», a écrit le quotidien israélien, “Maariv”. «La coopération sécuritaire entre la France et Israël est très approfondie, mais Tel-Aviv cherche à promouvoir cette coopération», a précisé, encore, ce quotidien.

  12. retrouvé le retour 12 janvier 2015 à 00:38

    “rigolo retrouvé : j’ai été moi-même « modéré » … ;-)

    Le “modérateur” est dans le 3ème sous sol. Attention c’est bourré d’amiante. A partir du moment ou le portable d’Angela est écouté, pas de jaloux !!

  13. Manu 12 janvier 2015 à 06:47

    Oligarchie mondialiste = la “pieuvre” = Wall Street (Goldman, JPM) = Zionisme

    Le but ; enrichir les 0.001% au detriment du reste.

  14. retrouvé le retour 12 janvier 2015 à 11:35

    Ce qui est sur c’est que récupérer une réaction unanime de dégout face à des assassinats, c’est pas gagné d’avance! La tête autoproclamée du cortège on la connait par coeur.
    Faire défiler “des monarques” aux mains pleines de sang pour “défendre la République”
    c’est un peu trop tirer sur la ficelle.

  15. retrouvé le retour 12 janvier 2015 à 11:37

    ES Rigolo retrouvé ça veut dire

    1) que c’est rigolo ?
    2) Que je suis un rigolo?

  16. ES 12 janvier 2015 à 17:08

    on est d’accord manu, 100 % d’accord
    jean christophe Rufin et moi ne pouvions l’ecrire … merci à vous de l’avoir fait …

  17. ES 12 janvier 2015 à 18:33

    Le gouvernement va instaurer un régime de surveillance renforcée

    La tragédie de Charlie Hebdo est une véritable aubaine pour l’exécutif. Union nationale (et même internationale) affichée – avec à la clé une probable remontée dans les sondages –, coup d’accélérateur donné aux interventions militaires de la France au Moyen-Orient, tensions intercommunautaires et agressions répétées contre des musulmans ou contre leurs lieux de culte renforçant le pouvoir par effet de division et, last but not least, alourdissement à venir de l’arsenal antiterroriste qui va encore laminer un peu plus ce qu’il reste de libertés publiques. L’histoire récente montre que les événements dramatiques comme les attentats sont propices à toutes les régressions sécuritaires. Et pour ce qui est de serrer la vis et de renforcer le système de domination, la classe politique n’est jamais à court d’imagination. La députée UMP Valérie Pécresse propose même de s’inspirer du Patriot Act étasunien ! Rappelons que cette loi votée dans la foulée des attentats du WTC avait renforcé les pouvoirs des agences gouvernementales américaines, légalisé les écoutes téléphoniques, la surveillance des e-mails, des dossiers médicaux, des transactions bancaires, créé un statut juridique de « combattant ennemi » ou « combattant illégal » autorisant les Etats-Unis à arrêter et inculper sans limite des personnes suspectées de terrorisme et à incarcérer sans procès de détenus sur la base américaine de Guantanamo. Nous sommes encore loin de ce régime législatif mais les propositions de l’exécutif vont clairement dans cette direction en banalisant la surveillance des citoyens.

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    La réponse du gouvernement Valls à la fusillade de Charlie Hebdo est somme toute classique, la plupart des lois antiterroristes ayant été votées en réaction à des attentats. Ceux-ci constituent de véritables fenêtres d’opportunité justifiant la mise en place de mesures liberticides. La première loi qui instaure un régime pénal d’exception en France pour les faits de terrorisme est celle de septembre 1986 (loi relative au terrorisme et aux atteintes à la sûreté de l’État), votée après une série d’attentats particulièrement meurtriers. Celle de juillet 1996 tendant à renforcer la répression du terrorisme qui crée un délit « d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste » (passible de 10 ans d’emprisonnement) permettant une incrimination préventive sur la seule base d’appartenance à un groupe, à été votée dans un contexte similaire. Idem pour la loi sur la sécurité quotidienne de novembre 2001 et pour celle relative à la lutte contre le terrorisme de janvier 2006 (dans ce dernier cas, il s’agissait des attentats commis à Londres en juillet 2005). Cette dernière aggrave les peines encourues pour délit d’association de malfaiteurs et prolonge la durée de la garde à vue jusqu’à six jours en cas de “risque sérieux de l’imminence d’une action terroriste en France ou à l’étranger”. Plus près de nous, la loi sur la sécurité et le terrorisme de décembre 2012 qui renforce la surveillance des données de connexion et la loi Cazeneuve de novembre 2014 qui instaure une interdiction administrative de sortie du territoire ainsi qu’un délit d’entreprise terroriste individuelle, ont toutes les deux été votées suite à des actions qualifiées de « terroristes » (affaire Merah et fusillade de Bruxelles).

    Un attentat, une loi. Le dernier en date ne fera sans doute pas exception à cette règle. L’encre de la dernière loi antiterroriste est à peine sèche que l’exécutif annonce une nouvelle batterie de mesures antiterroristes toutes plus sécuritaires les unes que les autres : lutter contre « l’usage dévoyé d’Internet » en sanctionnant les « contenus d’incitation à la haine ou à la terreur », renforcer « les contrôles des ressortissants européens lors du franchissement des frontières extérieures de l’Union » et finaliser le fichier PNR (Passenger Name Record) européen » qui « permet l’échange des données concernant les passagers aériens entre les Etats membres ». Une mesure à « l’utilité irremplaçable » selon Bernard Cazeneuve, qui doit permettre « de suivre ceux qui se rendent sur le théâtre des opérations terroristes ou en reviennent ». Cet arsenal vient encore durcir les dispositions de la Loi de Programmation Militaire et notamment son article 20 qui instaure une véritable loi martiale numérique en légalisant l’accès des agences de l’État aux données de connexion des internautes. Cette mécanique qui renforce l’arsenal antiterroriste après chaque attentat est la même aux États-Unis et partout en Europe : le durcissement continu de la législation est une tendance lourde à l’échelle des pays occidentaux.

    Union sacrée contre « la barbarie » sur fond d’islamophobie croissante et verrouillage des libertés publiques… l’histoire montre que l’indignation et la peur provoquées par un attentat sont généralement utilisées par le pouvoir en place pour renforcer le système de domination et justifier les pires régressions. Elle a aussi montré que ces bénéfices escomptés ont même conduit certains États à planifier des attentats sous faux drapeaux. Pour celui de Charlie Hebdo, les gains attendus sont déjà connus : préparer l’opinion à de nouvelles guerres et à de nouveaux sacrifices des libertés publiques, ce qui au passage justifie amplement la débauche de moyens déployés pour la « marche républicaine » de dimanche.

    https://bourgoinblog.wordpress.com/2015/01/12/le-gouvernement-va-instaurer-un-regime-de-surveillance-renforcee/

  18. retrouvé le retour 13 janvier 2015 à 00:00

    Les soit disant régimes de surveillance renforcée dans la pétaudière actuelle ?
    Quand des manifestations peuvent s’organiser aussi rapidement je voudrais bien savoir qui peut prétendre bloquer quoi que ce soit !!

  19. retrouvé le retour 13 janvier 2015 à 00:12

    La production massive de monnaie ne produit aucune inflation, tout simplement parce que l’argent produit est immédiatement gelé dans les poches de quelques personnes ( les prix des biens destinés à Monsieur tout le monde ne bougent pas car Monsieur tout le monde n’a rien dans les poches )
    Dans ce contexte la fraternisation avec la police n’est pas si simple que cela. On peut faire tous les fichiers que l’on veut !!

  20. ES 13 janvier 2015 à 01:37

    VU D’UKRAINE
    Lavrov marche pour la liberté ? Quelle erreur de casting !

    Alla Lazareva, rédactrice en chef de l’hebdomadaire de Kiev Oukraïnsky Tyjden, a pris part à la Marche républicaine. Comme beaucoup de ses compatriotes, elle dénonce la présence du ministre russe des Affaires étrangères.
    OUKRAÏNSKY TYJDEN | ALLA LAZAREVA
    12 JANVIER 2015| 0

    En regardant, avec beaucoup d’empathie et d’admiration, le peuple français se mobiliser pour la défense de la liberté, on reste perplexe face à un détail : la présence à Paris de Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, dans le cortège de dimanche dernier.

    Bien sûr, il n’était pas le seul représentant de pays oppresseurs de toutes sortes de libertés. Parmi les invités controversés, on voyait aussi le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu, le président hongrois Viktor Orbán, le dirigeant du Gabon Omar Bongo, le roi et la reine de Jordanie Abdallah II et Rania… Cependant, pour les Ukrainiens de France, traumatisés par la guerre du Donbass, c’est le chef de la diplomatie russe qui symbolisait l’ambiguïté et l’hypocrisie du moment.

    “Un partenaire dans la lutte antiterroriste”

    Peu après la fusillade à Charlie Hebdo, le secrétaire général de l’Otan, M. Jens Stoltenberg, a désigné la Russie comme “un partenaire dans la lutte antiterroriste”, en oubliant, peut-être, que ce “partenaire” mène lui-même des actions terroristes sur le territoire d’un pays voisin, et il y a quelques mois a abattu un avion civil, avec 298 personnes à bord. Est-il possible de combattre le terrorisme en s’alliant avec un Etat qui subventionne le terrorisme et le pratique au quotidien ? La politique internationale doit trouver la réponse à cette question assez vite. Aujourd’hui, le combat de la Russie contre le terrorisme ressemble trop à la lutte des abeilles contre le miel.

    Le monde s’est déjà fait avoir, une fois, après les attentats du 11 septembre 2001. Poutine avait su très habilement récupérer la situation à son profit, en se rangeant parmi les “combattants de la lumière” et en renforçant, au passage, son propre pouvoir. Le fakir parviendra-t-il une fois de plus à charmer le cobra, en jouant de la même flûte ?

    La politesse et l’hospitalité ont leurs limites

    Le 11 janvier, les Ukrainiens de France étaient nombreux à la manifestation en hommage aux victimes. Plusieurs parmi nous sont venus avec, à la main, des caricatures de Charlie Hebdo au sujet de la politique russe. Nous n’avions que l’embarras du choix, car le journal a souvent été critique vis-à-vis du Kremlin.

    Cette forme de solidarité personnalisée a été choisie pour rappeler une chose : la politesse et l’hospitalité, même au moment des épreuves, ont leurs limites. Lavrov dans le cortège pour la liberté, c’est un malentendu. La Russie de retour dans le club des adversaires du terrorisme, tant que la guerre non-déclarée contre l’Ukraine persiste, ce serait une grave erreur de la politique moderne. La France a toujours eu le sens du paradoxe ; le défi aujourd’hui, c’est d’avoir le sens de la responsabilité.
    Note :P ublié le 12 janvier
    OUKRAÏNSKY TYJDEN | ALLA LAZAREVA

  21. retrouvé le retour 13 janvier 2015 à 02:20

    Qu’ils rendent donc déjà à la Pologne la région de Lvolf que pépé Staline leur a donné !! :) :) :) :)

  22. ES 13 janvier 2015 à 13:43

    Entre Paris et Bagdad, 4 000 kilomètres. Et pourtant, à en croire l’Américain Nolan Petersen, peu de choses séparent l’ambiance dans certains quartiers de la capitale française de l’atmosphère ressentie dans les rues de son homologue irakienne.

    http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/attaque-au-siege-de-charlie-hebdo/sur-fox-news-un-expert-evoque-des-zones-interdites-aux-non-musulmans-en-plein-paris_795721.html#xtor=AL-67

    Des “ghettos” où la charia s’appliquerait

    Présenté comme un “journaliste spécialiste des zones de conflit”, il affirme sans sourciller que plus de 700 “no-go zones” existent en France. Comprendre, précise Fox News, des quartiers où les “non-musulmans” ne sont pas les bienvenus. Nolan Peterson évoque “les ghettos qui se sont formés autour des grandes villes, appelés banlieues [en français dans le texte]“. Des endroits où, explique-t-il, les islamistes recrutent dans la rue.

    De quoi parle-t-il exactement ? Fox News donne la réponse dans un article (en anglais), citant le chiffre de 751 “zones urbaines sensibles” (ZUS), délimitées par le gouvernement français. Des zones où, explique la chaîne, “le gouvernement a abandonné son autorité à la communauté musulmane” : “Beaucoup d’entre elles sont gouvernées par la charia.”

    Des quartiers comparés à l’Afghanistan et à l’Irak

    Apparu pour la première fois en 1996, le terme ZUS désigne en réalité les territoires définis “par les pouvoirs publics pour être la cible prioritaire de la politique de la ville, en fonction des considérations locales liées aux difficultés que connaissent les habitants”, précise l’Insee.

    A en croire Nolan Petersen, la vie est “assez effrayante” dans ces quartiers où des musulmans se baladent “avec des tee-shirts d’Oussama Ben Laden”. “Je suis allé en Afghanistan, en Irak, au Cachemire et parfois, cela ressemblait à cela, assure-t-il, sans être contredit un seul instant par son intervieweuse. Les Américains seraient choqués de savoir qu’à partir de la tour Eiffel, il suffit de prendre un taxi pendant dix minutes pour se retrouver dans des rues qui ressemblent à celles de Bagdad.”

    Des zones de non-droit en plein Paris ?

    Pour appuyer son propos, Fox News diffuse même en parallèle de son interview une carte de Paris sur laquelle apparaissent plusieurs zones délimitées en rouge, les fameuses “no-go zones”. Des quartiers situés au cœur de la capitale, dont les non-musulmans seraient donc prétendument exclus.

    En y regardant de plus près, on s’aperçoit que parmi ces zones de non-droit figurent donc les quartiers de Ménilmontant, de la porte Saint-Denis et de la porte Saint-Martin ou encore celui de la Goutte d’Or.

    Tous les médias américains n’ont pas cette vision quelque peu déformée de la réalité : fin décembre, le New York Times (en anglais) conseillait justement aux touristes américains de s’aventurer dans ces mêmes quartiers, qui permettent, selon le quotidien de référence américain, de plonger dans “le melting-pot français”.

  23. ES 13 janvier 2015 à 13:50

    Globalia est une fédération de zones sécurisées réparties sur toute la planète. D’immenses verrières la couvrent, la séparant ainsi de ces contrées interdites que sont les non-zones.

    En Globalia, qu’on se le dise : on est heu-reux !
    Tout le monde a ce qui lui est nécessaire pour une vie décente et tout le monde apprend grâce à la télévision ce qui lui est nécessaire.
    Pour bien se prouver qu’on est heureux, on célèbre chaque jour une fête: celle de la pluie, celle d’un vaccin, celle des enfants (même si en Globalia, c’est excessivement mal vu d’être un enfant),…

    En Globalia règne une démocratie qui se dit idéale. “Liberté, sécurité, prospérité”, telle est la devise globalienne.
    Seule ombre au tableau du bonheur, des attentats terroristes dont la télévision se fait régulièrement l’écho.
    Or, “La sécurité, c’est la liberté. La sécurité, c’est la protection. La protection, c’est la surveillance. LA SURVEILLANCE, C’EST LA LIBERTE.” Tout imprégné qu’il est de ce raisonnement, le globalien moyen ne voit pas d’inconvénient à ce que soit étroitement surveillée sa propre liberté permettant ainsi que, sous couvert de démocratie, soit de fait instaurée une souriante dictature.

  24. Elisabeth Studer 15 janvier 2015 à 23:04

    Nous y sommes …
    —————————–
    Publié par Guillaume Champeau, le Mercredi 14 Janvier 2015
    Cazeneuve ira aux USA convaincre Google, Twitter, Facebook…
    Le ministre de l’intérieur a annoncé qu’il se rendrait aux Etats-Unis pour voir les responsables des principaux fournisseurs de services en ligne, afin de les convaincre de collaborer plus étroitement à la surveillance et au contrôle des communications sur Internet, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.
    30

    Bernard Cazeneuve s’est vu donner jusqu’au 21 janvier pour proposer de nouvelles lois de surveillance et de contrôle sur Internet au premier ministre Manuel Valls. Sur France Inter ce mardi, le ministre de l’intérieur a évoqué les grandes lignes de ce qu’il pourrait suggérer, non seulement pour Internet, mais pour l’accroissement des dispositifs de mise sous surveillance.

    Sans reprendre à son compte les critiques contre la CNCIS, Bernard Cazeneuve a d’bord indiqué qu’il souhaitait augmenter le nombre, la fréquence et la durée des interceptions de sécurité, qui concernent également les données sur Internet, et revoir les modalités. “J’avais proposé de passer de 10 à 30 jours la durée de conservation des interceptions de sécurité pour pouvoir procéder à leur analyse dans le détail, parce que l’on a des interceptions complexes qui demandent des compétences multiples, linguistiques et autres. A ce moment-là, je n’avais pas trouvé d’accord avec le parlement pour le faire”, a-t-il rappelé au sujet d de la loi de novembre 2014.

    Concernant Internet, “les décrets des dispositions concernant le blocage administratif et le déréférencement des sites seront adoptés au début du mois de février, (mais) il faut aller plus loin”, a prévenu le ministère de l’intérieur.

    “Il faut aller plus loin dans une sensibilisation des grands opérateurs Internet. Ce qui m’a frappé dimanche dernier, c’est la volonté de tous les ministres de l’intérieur, y compris les ministres américains qui ont toujours eu une position assez ouverte, de faire en sorte que nous ayons un contact étroit avec Twitter, Google, Facebook et autres opérateurs, pour dire “attention, là il y a un problème particulier, il faut que vous vous mobilisiez avec nous”. Il y a un travail de sensibilisation considérable à faire”.

    “Je me rendrai d’ailleurs prochainement aux Etats-Unis pour rencontrer mes homologues, et pour rencontrer aussi ces grands opérateurs d’Internet afin de les sensibiliser”, a-t-il annoncé.

    Il s’agira sans doute de les convaincre d’étendre la censure, comme Manuel Valls l’avait demandé il y a tout juste un an — presque dans les mêmes termes — au sujet de la censure de Dieudonné, mais aussi et probablement surtout de faire obstacle au chiffrement généralisé des communications qui est annoncé de toutes parts par les géants américains du web, depuis les révélations d’Edward Snowden. C’est la première mesure qu’a demandée David Cameron à son retour à Londres.

  25. retrouvé le retour 16 janvier 2015 à 12:44

    Incontrôlable. Depuis une bonne vingtaine d’année de véritables écrans de fumée, législatifs, médiatiques, monétaires, etc…
    Sont mobilisés pour cacher la réalité du terrain et permettre une vision biaisée de la situation dans sa réalité triviale.
    Toutes ces tentatives sont à courte vue, à plus long terme c’est perdu d’avance.

  26. ES 17 janvier 2015 à 23:48

    Me Abdoulaye Wade: “Je ne suis pas Charlie mais un musulman croyant pratiquant…”
    Samedi 17 Janvier 2015 à 10:35 | |

    “Le caricaturiste de Charlie Hebdo a abusé de tous ceux qui, chrétiens, musulmans, bouddhistes, non croyants, simples citoyens, qui se sont mobilisés, à travers le monde, non pas pour soutenir des extrémistes de la liberté d’expression, mais pour marquer leur réprobation de la vengeance aveugle qui se traduit par des morts, peut être de provocateurs, sûrement d’innocents qui n’ont aucun problème ni avec l’islam ni avec les musulmans.
    Après l’hommage rendu aux quatre coins du monde par l’humanité entière aux victimes du 11 janvier, point n’était besoin d’en rajouter, en reprenant en millions d’exemplaires une image blasphématoire pour les musulmans, parce qu’on est assuré d’être adulé comme un héros, héros de l’audace facile, gratuite. Point n’était besoin, pour ce caricaturiste animé par le seul sentiment de défi outrancier, de la répandre, au-delà de la sphère des clients habituels de Charlie Hebdo, en prétendant user de la liberté d’expression telle qu’il l’entend, lui, sans se préoccuper des conséquences chez ceux qui, libres aussi, ont le droit à la protection de leur sensibilité religieuse et celui d’exprimer leurs insondables blessures morales.
    Charlie Hebdo a abusé de la bonne foi de ceux qui, à travers le monde, ont voulu marquer la différence avec des extrémistes que l’on qualifie à tort de musulmans, marquer la différence avec les ennemis de la République.
    Je ne suis pas Charlie mais un musulman croyant pratiquant, Républicain pacifiste, militant des libertés et des droits de l’homme, qui condamne énergiquement l’assassinat froidement planifié et exécuté de journalistes de Charlie Hebdo ou d’autres organes de presse et d’innocents travailleurs. Je ne suis pas Charlie mais un musulman qui confond dans la même réprobation, les extrémistes de tous bords qui érigent en règle l’assassinat de populations désarmées, non pas pour les convertir dans une religion qu’elles ont déjà embrassée, pour la plupart, mais pour semer la terreur et établir sur le monde une hégémonie dont ils sont seuls à connaître la finalité.”

    Abdoulaye Wade, 16/01/2015
    https://www.facebook.com/abdoulayewade.officiel?fref=ts

  27. ES 17 janvier 2015 à 23:50

    bien dit :” Je ne suis pas Charlie mais un musulman qui confond dans la même réprobation, les extrémistes de tous bords qui érigent en règle l’assassinat de populations désarmées, non pas pour les convertir dans une religion qu’elles ont déjà embrassée, pour la plupart, mais pour semer la terreur et établir sur le monde une hégémonie dont ils sont seuls à connaître la finalité.” …

  28. ES 18 janvier 2015 à 00:08

    Attentats Charlie Hebdo : Une autre victime que l’on cache pour ne pas faire diversion

    Par Avic
    Mondialisation.ca, 17 janvier 2015

    Jean-Pierre Chevènement avait dit : « Un ministre, ça ferme sa gueule, ou ça démissionne ». Aurait-il pu dire : « Un commissaire, ça ferme sa gueule, ou ça se suicide » ? Ce qui semble avoir été fait, dans le cas du commissaire Helric Fredou du SRPJ de Limoges, retrouvé mort le jour des tueries en France, le 7 janvier 2015. Version officielle : suicide avec son arme de service, confirmé par la hiérarchie.

    Un jeune commissaire de 45 ans, plein d’avenir et d’ambitions, que l’on charge de faire une enquête sur une des familles des victimes du journal Charlie Hebdo et qui, le même jour, avant même de remettre son rapport dont on ne saura jamais le contenu, se donne la mort après avoir tranquillement rejoint son bureau. Conclusion ? Rien. Pourquoi chercher à embrouiller des choses pourtant simples, à savoir le meurtre de 12 journalistes (oubliez la jeune agent de police et tout le reste) par des djihadistes revenant du front qui ont eu la délicatesse de signer leur crime d’un retentissant « Allahou Akbar » saisi clair et net grâce au téléphone portable d’un des membres du journal placé sur le toit, à côté d’un autre collègue paré d’un gilet pare-balles ?

    Pourquoi un tel commissaire se suiciderait-il au tout début d’une enquête qui peut s’avérer être l’enquête du siècle ? Il était dépressif, disent les uns. C’est curieux comme la psychiatrie est souvent invoquée quand on veut éviter de chercher des réponses. Une tendance toute étatsunienne qui, maintenant arrive chez nous. C’est un moyen très commode pour écarter toute question mais, après tout, pourquoi pas ? Pour dire qu’il était dépressif, je présume que ceux de ses collègues qui l’affirment avaient connaissance d’un suivi médical ou quelque chose de ce genre, car ce n’est pas un peu de spleen de temps en temps qui fait un dépressif, sinon nous le serions presque tous. Mais alors, s’il était vraiment dépressif, comment sa hiérarchie peut-elle laisser un malade se balader avec son arme de service ? Qu’un professeur ou un chauffeur de bus avec des troubles psychiatriques continuent à travailler, c’est déjà limite, mais ne pas obliger une personne armée à s’arrêter c’est faire courir aux citoyens qu’il est censé protéger des risques mortels.

    Mais la dépression n’est qu’une hypothèse et, en tant que simple hypothèse, elle ne doit en aucun cas écarter les autres possibilités qui pourraient s’avérer plus crédibles et plus probables. Peut-être était-il lié, d’une manière ou d’une autre aux protagonistes des évènements du 7/1 ? Ou peut-être que, pour retrouver les assassins au plus vite, les pressions de la part de la hiérarchie étaient telles qu’il n’a pas pu les supporter. C’est très peu probable, parce que son enquête ne portait que sur les victimes.

    Il est cependant une question que tous les lieutenants Colombo du monde se posent en cas de suicide, et que les médias ont appris à ne jamais poser, c’est celle-ci : est-ce vraiment un suicide ? Et bien sûr, tout le monde se la pose. Si quelqu’un l’a aidé à appuyer son pistolet sur sa tempe, quelle pourrait en être la raison ? Aurait-il appris, lors de son enquête, quelque chose qu’il voulait divulguer et qui pouvait tout gâcher ? Lui mort, il n’y aurait plus de rapport. Et il n’y a pas eu de rapport. Ses successeurs sauront qu’il y a des choses à garder pour soi. C’est tout de même le deuxième suicide parmi les chefs dans ce même commissariat en à peine un peu plus d’un an. S’il a été aidé au suicide, cela tendrait à prouver que, même au plus haut niveau, jusque peut-être au sommet de l’état, personne n’est au courant de ce qui se passe réellement. La meilleure preuve en est que François Mitterrand semble n’avoir découvert certaines réalités que pendant sa présidence, avec sa fameuse remarque à la fin de son mandat sur la guerre menée par les Etats-Unis contre la France. Une autre conclusion pourrait également être tirée de ce suicide, s’il s’avérait être faux. Pour que l’on sache ce qui a été découvert et que des dispositions aient été si rapidement prises, c’est que la hiérarchie est infiltrée. L’on pourrait alors se demander si toutes les grandes administrations le sont.

    Ce ne sont là que quelques-unes des questions que tout le monde se poserait dans des cas de suicide comme celui-ci, surtout si la victime n’avait aucune raison apparente de mettre fin à ses jours. Pourquoi les médias ne se les posent-ils pas ?

    Avic – Réseau International

  29. Elisabeth Studer 18 janvier 2015 à 12:14

    “Apologie du terrorisme” : Amnesty International interpelle la France sur ses arrestations

    L’ONG estime que les dizaines d’arrestations réalisées en France sont parfois abusives et méconnaissent les conditions nécessaires à une infraction, vendredi 16 janvier.

    Par Francetv info
    Mis à jour le 17/01/2015

    Y a-t-il un risque de dérive judiciaire en France après les attentats ? C’est en tout cas l’avis d’Amnesty International, qui interpelle les autorités du pays après avoir dénombré 69 arrestations pour “apologie du terrorisme”. “Le risque est grand que ces arrestations violent la liberté d’expression”, estime l’ONG dans un communiqué (en anglais), diffusé vendredi 16 janvier.

    L’ONG juge l’”apologie du terrorisme” trop vague
    “La liberté d’expression ne doit pas être réservée à certains. L’heure n’est pas à l’ouverture de procédures inspirées par des réactions à chaud, mais bien plutôt à la mise en place de mesures réfléchies qui protègent des vies et respectent les droits de tous”, a déclaré John Dalhuisen, directeur du programme Europe et Asie centrale de l’ONG. Il considère que la définition de “l’apologie du terrorisme” reste vague, ce qui ouvre la porte à des abus, et évoque un “test décisif” pour les autorités françaises, “dans leur volonté de faire respecter les mêmes droits pour tous”.

    Amnesty International ajoute que la “provocation” ou “l’apologie d’un acte terroriste” sont des infractions réprimées par le Code pénal, depuis novembre 2014, ce qui “permet aux autorités d’accélérer les procédures”. En France, le délit d’apologie du terrorisme peut être puni d’une peine allant jusqu’à cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende, voire de sept ans et 100 000 euros, si les faits ont été commis en ligne. Après les attentats, la plus lourde peine concerne ainsi un homme de 34 ans, condamné à quatre ans de prison ferme à Valenciennes (Nord). Il avait fait l’apologie des frères Kouachi lors de son arrestation, en état d’ivresse, après un accident de voiture.

    > Ce qu’il faut savoir sur le délit d’”apologie du terrorisme”

    Christiane Taubira invite les procureurs à la sévérité
    Par ailleurs, la ministre de la Justice Christiane Taubira a émis une circulaire, le 12 janvier, où elle rappelle aux procureurs que “les propos ou agissements répréhensibles (…) doivent être combattus et poursuivis avec la plus grande rigueur”. Mais selon l’ONG, les cas récemment signalés en France ne remplissent pas toujours les conditions nécessaires à des poursuites judiciaires, “même si les paroles prononcées sont révoltantes”. Ce n’est pas la seule ONG à s’inquiéter d’éventuelles dérives du système judiciaire français. Pascal Nakache, président de la Ligue des droits de l’homme, s’interroge ainsi sur l’utilité de ces condamnations, craignant que la prison radicalise les personnes condamnées.

  30. retrouvé le retour 18 janvier 2015 à 14:51

    ” les cas récemment signalés en France ne remplissent pas toujours les conditions nécessaires à des poursuites judiciaires”

    En effet peut-on punir quelqu’un qui dit “d.” est grand dans une langue exotique ? ou celui qui colle Un prénom très joli et un nom très vilain?
    Il est bien évident que le juge n’est nullement autorisé à faire la loi ( même fortement incité par un ministricule.).
    Mais il existe une seconde condition, la loi ne peut s”appliquer qu’interprétée par un juge. (Comme la très bien démontré Bon Papa Gastounet Flosse, condamné par une loi qui fixait 5 ans d’inéligibilité de façon automatique pour un élu corrompu ! Il a fait disparaitre l’article de loi !!)

    Si nous voulons maintenir juste en France une République Laïque, c’est totalement impossible dans le contexte actuel, surtout à cause de ces crétins d’Anglo-saxons.

  31. ES 20 janvier 2015 à 23:27

    on y va , direct … c’est même plus de la fiction
    —————————–

    ALLEMAGNE
    Une vraie démocratie ne cède pas à la terreur

    A Dresde, la police a décidé d’interdire la manifestation du mouvement Pegida, ainsi que celle de ses adversaires, sous prétexte de la menace terroriste. Mauvais signe pour l’état de santé de la démocratie allemande, estiment les journaux.

    Le mouvement Pegida, lors de son défilé à Dresde, le 5 janvier 2015. AFP/Robert Michael
    Voici donc “La démocratie selon Dresde”, titre le quotidien berlinois Die Tageszeitung, réagissant à l’interdiction des manifestation et contre-manifestation qui devaient avoir lieu ce 19 janvier dans le chef-lieu de Saxe. Comme chaque lundi, les manifestants du mouvement “contre l’islamisation de l’Occident” (Pegida) entendaient défiler – de même que leurs opposants. Mais la police le leur a interdit, à la suite des menaces de mort proférées à l’encontre du leader du mouvement, Lutz Bachmann. Le manque de précisions sur ces menaces et le retrait d’un droit démocratique fondamental – le droit de manifester – suscitent de nombreuses réactions critiques dans les médias.

    “Faut-il désormais passer du slogan ‘Je suis Charlie’ à ‘Nous sommes Pegida’ ? s’interroge la Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ). Les mêmes règles s’appliquent aux initiateurs de Pegida et aux manifestants de Dresde qu’aux caricaturistes de Charlie Hebdo : attaquer leur droit à la liberté d’expression est une attaque contre nous tous. Si des islamistes ont effectivement projeté d’attaquer leur manifestation ou l’un de leurs organisateurs, alors ils ont projeté d’attaquer le cœur de notre société.” Soulignant que ces réflexions ne sont en rien une forme de “solidarité avec Pegida”, la FAZ note que dans ce contexte menaçant “les deux côtés [Pegida et anti-Pegida] sont soudain dans le même bateau”.

    En conséquence, au nom de la démocratie, le quotidien conservateur opte pour le slogan “Nous sommes Dresde”, plaide pour le dialogue avec toutes les composantes de la société et s’offusque de surcroît que soit annulée une exposition du duo de caricaturistes Greser & Lenz programmée à Hanau pour le printemps 2015. Un recul qui témoigne de “la faiblesse de notre démocratie”.
    De même, la Süddeutsche Zeitung en appelle au respect des droits démocratiques fondamentaux et souligne que “la police n’est pas là pour interdire des manifestations mais pour faire en sorte qu’elles se déroulent en toute sécurité”.

    Une tonalité qui se retrouve également dans le quotidien alternatif Die Tageszeitung, qui juge “disproportionnée” l’attitude de la police de Dresde et exprime ses craintes : “Si cela devait faire école, ce lundi 19 janvier entrerait dans l’Histoire comme le grand jour de la victoire du terrorisme sur les libertés démocratiques.”

    COURRIER INTERNATIONAL | DANIÈLE RENON
    20 JANVIER 2015

  32. ES 31 janvier 2015 à 01:36

    Coup d’État en Suède ?
    Publié le 27 janvier 2015 dans Europe
    Le putsch tranquille de l’establishment suédois, et l’étonnante intuition de Michel Houellebecq.
    Par Pascal Titeux.

    La nouvelle n’a pas fait la « une » des médias, et c’est pourtant un des événements les plus inquiétants de ce début de siècle. Le dernier masque de la démocratie représentative, dans sa version postmoderne et corrompue, vient en effet de tomber.

    Cela ne surprendra pas les libéraux, qui savent à quel point l’étatisme électif peut se rapprocher à pas de loup des « vraies » dictatures, et de quoi il est capable lorsqu’il se sent menacé de perdre ses prébendes. On le voit déjà montrer les crocs, à grand renfort d’HADOPI, LPM et autres mesures « anti-terroristes ». Mais en Suède il vient de mordre pour de bon, et saigner peut-être à mort une démocratie déjà bien abîmée par le très politiquement correct « modèle suédois ».

    Les faits sont simples dans leur crudité cynique. Les dernières élections ont vu surgir un parti disons atypique, le mot « populiste » étant, en Suède comme ailleurs, un mot dépourvu de sens (tous les partis courtisent le peuple !). Avec ses 12%, le SD ne pouvait qu’être un parti d’opposition, mais lorsqu’un autre s’est joint à lui pour rejeter le budget, le gouvernement a été mis en minorité, et son budget invalidé : situation classique de « crise gouvernementale ». Dans toute démocratie, cela entraîne la démission du gouvernement, et chez nous ce serait un des cas où la dissolution s’imposerait. C’est si évident que dans un premier temps, le chef du gouvernement suédois, Stefan Löfven, a décidé, et annoncé pour le 22 mars 2015, la tenue de nouvelles élections.

    Jusqu’ici tout va bien, me direz-vous, le peuple va trancher.

    Mais voilà : les sondages se sont mis à dessiner une forte hausse du SD, l’amenant à des niveaux tels que ni l’alliance socialistes-verts, ni le centre-droit, ne puissent espérer gouverner. Craignant de perdre, avec leurs dernières plumes, les places qu’ils occupaient chacun leur tour dans une aimable alternance, ces partis ont décidé de se répartir les postes non plus alternativement mais simultanément, et pour toujours. En tout cas jusqu’en 2022, première date de révision de leur accord.

    Le coup d’État

    Stefan Löfven vient donc de revenir sur sa décision : les élections prévues pour 2015 n’auront pas lieu, et le résultat de celles de 2019 est d’avance neutralisé puisque l’entente des sortants, ou plutôt de ceux qui ne veulent pas sortir, est organisée jusqu’en 2022. La Suède aura donc la « chance » d’être la première démocratie du monde à connaître la composition de son gouvernement avant les élections, et à savoir qu’il restera en place indépendamment de leur résultat. C’est sûr que ça renouvelle le concept de démocratie, tellement même qu’il faudrait trouver un nouveau nom.

    Mais ce nom existe déjà : comment nomme-t-on un événement où les élections annoncées sont brutalement reportées, le pouvoir annonçant que de toute façon il restera en fonction quel qu’en soit le résultat ? Bien sûr, cela n’a pas été proclamé sur fond d’hymne national par un colonel dont la garde prétorienne vient de s’emparer de la télévision : la Suède n’est pas une république bananière. C’est du moins ce que les naïfs croyaient jusqu’ici. Car si la Junte est habillée en civil, et que le parlement fait partie de la farce, c’est quand-même, très exactement, ce qu’on nomme un coup d’État. C’est d’ailleurs ainsi qu’il est vécu de l’intérieur (cf. I.Carlqvist et L. Hedegaard) :

    « L’accord de décembre peut valablement être décrit comme un coup d’État en douceur, qui engage la Suède sur la route de l’autodestruction.

    En apparence, les institutions démocratiques de la Suède semblent intactes, mais à partir de maintenant elles ne sont plus qu’une coquille vide. L’accord de décembre organise ce qu’on pourrait définir comme un système parlementaire à deux faces. Le parlement officiel reste en place, mais dans l’ombre se tapit le parlement réel, constitué des chefs des sept partis du spectre politique traditionnel. Cette officine d’arrière-cour mène ses délibérations en secret, à l’abri de tout regard public. De temps à autre, elle présentera ses décisions au parlement, où la ratification ne sera qu’une formalité.

    Le nouveau système peut aussi être décrit comme une « dictature consensuelle ». Quel qu’il soit, celui qui gouvernera dans les huit prochaines années aura dans la réalité des pouvoirs de type dictatorial : ses budgets, fondements de toute politique, disposent d’avance d’une garantie d’approbation. En plus du budget, les partis de l’union ont annoncé qu’ils rechercheraient l’unanimité sur les questions de défense, sécurité, pensions et énergie. »

    Indifférence générale ou complicité ?

    Si cela s’était passé dans n’importe quelle Ukraine ou Zimbabwe ordinaire, la levée de boucliers aurait été unanime. Pas cette fois : à l’exception d’un bref article dans Valeurs Actuelles, aucun « Indignez-vous ! » vengeur. Pire : un « grand journal du soir », le même qui avait applaudi l’entrée des Khmers Rouges dans Phnom-Penh (décidément, on ne se refait pas), n’en a parlé que pour en faire un modèle : « Une fois de plus, la Suède donne l’exemple. Confrontés à la perspective d’une crise politique prolongée, les partis politiques traditionnels, de gauche à droite, ont décidé de s’unir pour permettre au gouvernement de fonctionner en neutralisant la capacité de nuisance parlementaire du parti populiste. » On admirera incidemment un des plus beaux exemples de langue de bois jamais énoncés dans la presse française. Des élus d’opposition qui votent contre le gouvernement, rejettent ses projets de loi, déposent des amendements, bref, des opposants qui s’opposent ? De la « nuisance parlementaire ». Vite, le parti unique, seule garantie d’un parlement sans nuisance !

    La question n’est pas celle des programmes des uns ou des autres ; elle est celle de l’honnêteté de ceux qui s’affirment démocrates, pour aussitôt s’accorder sur la neutralisation des votes qui ne leur conviennent pas. On est démocrate ou on ne l’est pas, le concept ne se divise pas plus que celui de liberté.

    On justifie parfois les « exceptions » en ressortant la vieille fable : « Hitler a été élu démocratiquement, donc il y a des limites à la démocratie ». C’est historiquement faux, chacun le sait, mais finalement cela aide à mieux voir la connivence entre le fascisme et la démocratie « avec limites ». Car si Hitler n’a jamais eu de majorité dans un cadre pluraliste, la manière dont il s’est imposé est typique : il était minoritaire lorsque Hindenburg l’a nommé chancelier, dans un gouvernement « d’union nationale » où ne siégeaient de son parti que deux autres ministres. Saisissant leur chance, les nazis ont très vite organisé un changement des règles du jeu qui les rendrait aussi indéboulonnables que nos malins Suédois. Même ainsi, après que l’incendie du Reichstag leur eut donné prétexte à supprimer toutes les conditions d’un débat démocratique, ils n’ont cependant atteint que 43,9 %. Hitler n’a donc jamais représenté démocratiquement le peuple allemand (dont on peut critiquer la passivité, mais c’est un autre sujet). Son arrivée au pouvoir n’est pas la preuve d’une « faille » de la démocratie mais le résultat d’une de ces manœuvres de couloirs qu’on habille du joli nom de gouvernement d’union, négation même des choix différenciés de l’électorat. Les grands partis suédois ne font pas autre chose aujourd’hui, tout en jouant la vertu outragée, car désormais le totalitarisme est pleurnichard. À la naissance…

    La menace se rapproche

    Selon le traditionnel clin d’œil, « Toute ressemblance avec une situation française …», etc. Mais la plaisanterie ne fait pas vraiment rire : le fait est que cette histoire suédoise valide pour de bon, avec une variante mais l’essentiel y est, l’intuition de Michel Houellebecq. Qu’on n’aime ou pas ses thèmes et son style, cette sorte d’empathie sociale, cette aptitude à percevoir l’état du monde qui l’entoure, font de lui un prophète qui en vaut bien d’autres (aïe, blasphème !). Nous avons peu de temps devant nous pour en tirer les leçons.

    Le premier enseignement du coup d’État suédois comme du scénario de M. Houellebecq, c’est que les nobles envolées sur la démocratie, les valeurs républicaines, etc., explosent en un quart de seconde lorsque la caste au pouvoir se sent menacée. Le deuxième est que, contre cela, il n’y a aucune défense par le vote : le putsch se fait discrètement, en une nuit de négociations secrètes, et ensuite il est trop tard. Sauf à prendre les armes, ce qui nous amène à la troisième leçon : la seule solution pacifique est préventive et libérale : réduction maximale des pouvoirs de l’État. Au moins les dégâts seront-ils limités si les larrons de la foire aux voix s’entendent, et gageons qu’ils ne se gêneront pas plus ici qu’en Suède.

    Évidemment, le réalisme impose de songer au sevrage progressif des hommes de l’État, que la drogue du pouvoir rend dangereux, surtout à l’approche de l’état de manque. Au fond, c’est une sorte d’assurance-vie que les politiciens suédois ont cherché à se procurer. Mais le moyen qu’ils ont choisi, le coup d’État, fondé sur un déni de réalité et donc gros de catastrophes futures, est celui qui finit toujours mal. Il y aurait un autre moyen, plus élégant : en échange de son renoncement à s’occuper de nos vies, garantir une forme d’existence rémunérée à la classe politique, même lorsqu’elle ne représentera plus rien (j’écris au futur pour ne blesser personne).

    Ce ne serait pas une mauvaise affaire : un économiste plein d’humour mais plus sérieux qu’il n’y paraît a récemment montré que payer les plus inutiles des agents de l’État en leur demandant de rester chez eux aurait un bilan positif, sachant bien sûr qu’on n’en recruterait pas de nouveaux, et qu’il s’agirait d’une forme d’extinction en douceur. Car un emploi inutile mais inactif ne coûte que son salaire, tandis qu’un parasite actif coûte en supplément les dégâts qu’il fait tous les jours. C’est dire le gain potentiel dans le cas d’un gouvernement…

    C’est une piste à creuser, je vous la livre pour détendre un peu l’atmosphère pré-dictatoriale qui doucement se met en place. Une bouffée d’optimisme, avant la lutte qui s’annonce difficile mais qui n’est pas encore perdue : la démocratie en Suède vient de mourir, la lucidité de Michel Houellebecq est assez pessimiste, mais je m’efforce de croire, pour le temps qui nous reste, qu’un diagnostic lucide est la première phase d’un traitement réussi. Encore faut-il que le patient sorte du sommeil. Réveillons-nous, la Suède n’est pas loin.

  33. ES 31 janvier 2015 à 02:07

    https://www.youtube.com/watch?v=IdYmRerpfUU

    edifiant
    je reparle de la Turquie au plsu tot,
    edifiant

  34. ES 31 janvier 2015 à 02:35

    https://www.youtube.com/watch?v=CHVctZ7CJOk
    Au delà de son titre, cette vidéo souhaite avant tout nous donner le courage de régler le pb à sa source : “On ne règle pas le terrorisme en faisant du terrorisme d’Etat’ … à moins que les intérêts des oligarques soient de créer le terrorisme …. où l’on rejoint Globalia
    Au final, une exhortation à réagir en tant qu’adultes responsables pour résister à la manipulation de masse et vaincre le terrorisme en supprimant la peur. Prenons du recul, restons rationnels et lucides, et résistons !…. au final une vidéo magnifique pour son humanité.

  35. retrouvé le retour 31 janvier 2015 à 22:58

    http://www.tdg.ch/monde/Un-accord-interpartis-sort-la-Suede-de-la-crise-politique/story/30381571

    et un commentaire pour cet article, je suis totalement d’accord avec ce commentaire:
    “En somme, au lieu de prendre à bras le corps le problème que soulève l’extrême droite qui fait maintenant un sixième des voix alors qu’elle faisait zéro il y a dix ans, c’est de continuer comme si de rien n’était en muselant ce parti par un jeu politique et sans s’attaquer au problème comme s’il n’existait pas. Le seul résultat auquel ils vont aboutir c’est de faire monter encore plus ce parti.”

  36. ES 17 mars 2015 à 01:07

    Cinq sites internet bloqués pour apologie du terrorisme, une première en France

    Paris – L’accès à cinq sites internet accusés de faire l’apologie du terrorisme est bloqué depuis la fin de la semaine dernière en France, une première dans ce pays, a-t-on appris lundi auprès du ministère de l’Intérieur à Paris.

    Parmi ces sites figurent celui d’al Hayat Media Center, une branche du groupe État islamique (EI) chargée de sa communication, le site Mujahadia 89 ou encore islamic-news.info, selon cette source.

    Tous sont catalogués par le ministère comme se livrant à l’apologie du terrorisme, diffusant des images de décapitation et relayant la propagande et les discours d’EI.

    Cette possibilité de blocage de sites internet est l’une des mesures phares de la loi antiterroriste votée en novembre par le Parlement français.

    Elle avait été critiquée par la commission consultative des droits de l’homme, qui estimait l’intervention d’un juge nécessaire pour ordonner et contrôler le retrait d’un contenu illicite et le blocage d’un site internet.

    Je ne veux pas que sur internet il y ait des sites qui conduisent à prendre les armes, a justifié le ministre français de l’Intérieur Bernard Cazeneuve lundi soir.

    Je fais la différence entre la liberté d’expression et la diffusion de messages qui relèvent de l’apologie du terrorisme, ces messages de haine sont un délit, a-t-il expliqué.

    L’ordre de blocage a été émis par l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication. Les fournisseurs d’accès, auparavant identifiés par les services de renseignement, ont ensuite eu 24 heures pour appliquer la décision.

    Nous sommes en phase d’évaluation et de rodage, a insisté un représentant du ministère de l’Intérieur devant la presse, nous allons voir comment cela va répondre en face. Il a reconnu que l’ordre de blocage a été donné au fournisseur mais pas à l’hébergeur ou l’éditeur des sites – ce qui serait plus efficace – qui n’ont pas été identifiés.

    En dépit de cette faiblesse dans le dispositif, le ministère a précisé que d’autres opérations de même type allaient viser d’autres sites, plusieurs dizaines étant potentiellement concernés.

    Parmi les autres mesures de cette loi antiterroriste figure l’interdiction administrative de sortie du territoire des candidats au jihad.

    Six Français âgés de 23 à 28 ans qui s’apprêtaient à partir en Syrie ont ainsi vu leur passeport confisqué mi-février pour une durée de six mois renouvelable pendant deux ans.

    Une quarantaine d’autres interdictions sont déjà en préparation, avait annoncé le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve fin février.

    (©AFP / 16 mars 2015 20h05)

  37. ES 6 mai 2015 à 02:08

    L’Association des victimes du terrorisme opposée à la loi Renseignement
    Alors que le gouvernement défend son projet de loi renseignement par la nécessité de renforcer la lutte contre le terrorisme, l’Association française des victimes du terrorisme (AFVT) s’inquiète du projet de loi, qui ne garanti pas assez “le respect des fondamentaux démocratiques”.

    Voilà qui ne va pas aider le gouvernement. Alors que Manuel Valls avait axé tout son discours à l’Assemblée nationale sur les attentats de janvier 2015 et que le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve le relaie régulièrement pour dire ô combien les redoutables boîtes noires sont essentielles pour traquer les futurs terroristes en puissance, voici que l’Association française des victimes de terrorisme s’ajoute à la longue liste des opposants au projet de loi Renseignement.

    “Notre Association en appelle au législateur sur la nécessité de la mise en place d’instances de contrôle indépendantes visant à prévenir toute instrumentalisation de l’outil du renseignement et toute dérive pouvant fragiliser notre pacte républicain”, écrit l’AFVT dans un communiqué. “Aussi nécessaire soit-elle”, la lutte contre le terrorisme “doit néanmoins garantir le respect des fondamentaux démocratiques : la présomption d’innocence, la protection de la vie privée, la protection des sources et la confidentialité pour les professions concernées, notamment celles de magistrat, d’avocat, de médecin et de journaliste, pour ne citer qu’elles”.

    L’association se dit inquiète par certaines dispositions du projet de loi, et demande “davantage de garde-fous législatifs”, notamment concernant le “fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions terroristes”, qui prévoit de conserver pendant 20 ans les identités et coordonnées de toute personne condamnée en première instance pour une affaire de terrorisme (y compris si la condamnation est ensuite annulée ou réformée), ou même de toute personne qui serait simplement mise en examen dans une telle affaire, si le juge d’instruction l’ordonne.

    “La lutte contre le terrorisme exige une vigilance républicaine spécifique”, conclut l’AFVT.

    L’association a été fondée pour prendre la suite de SOS Attentats par Guillaume Denoix de Saint-Marc, dont le père est mort dans l’attentat du DC-10 d’UTA, en 1989, lors de l’explosion en vol de l’avion qui reliait Brazzaville à Paris. “J’avais en tête le modèle d’une structure pérenne, efficace et en prise directe avec la société, pour porter assistance aux victimes et contribuer à l’abolition du terrorisme, dans le respect des droits de l’Homme et du droit international”, écrit-il dans un édito. Or justement, les droits de l’homme et le droit international ne sont pas respectés par le projet de loi Renseignement.

  38. Elisabeth Studer 29 août 2015 à 21:51

    et voilà comment on met en place un flicage des personnes dans le train …

    Thalys: les Européens veulent des patrouilles conjointes et des billets nominatifs dans les trains internationaux

    Paris – Une vingtaine de ministres européens ont appelé samedi au renforcement des patrouilles conjointes et à l’extension du recours aux billets nominatifs dans les trains internationaux longue distance, pour renforcer la sécurité après l’attaque dans un Thalys le 21 août.

    Ces mesures figurent dans une déclaration commune publiée à l’issue d’une réunion à Paris des ministres de neuf pays, qui ont également appelé la Commission européenne à renforcer la législation sur les armes à feu, et les services de renseignements à intensifier leur coopération.

    La France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Italie, l’Espagne, la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas et la Suisse jugent par ailleurs indispensable de mettre en oeuvre des opérations de contrôle simultanées et coordonnées sur des trajets ciblés, a déclaré le ministre français de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, lisant cette déclaration.

    Les 26 pays de la zone Schengen ont aboli les frontières physiques et le principe de libre circulation des personnes interdit de réintroduire des contrôles systématiques aux frontières.

    Le 21 août en gare de Bruxelles, le Marocain Ayoub El Khazzani, 25 ans, est monté à bord d’un Thalys en provenance d’Amsterdam et à destination de Paris avec un fusil d’assaut, un pistolet automatique, 270 balles, un cutter et une bouteille d’essence dissimulés dans ses bagages.

    Ce jeune homme, repéré auparavant pour ses prises de position radicales, a visionné une vidéo de prêches jihadistes avant de sortir ses armes. L’intervention de plusieurs passagers, notamment de trois militaires américains en vacances, a permis de le maîtriser avant qu’il ne fasse un carnage.

    Il a été inculpé pour tentatives d’assassinats en lien avec une entreprise terroriste. Quatre des passagers qui l’ont maîtrisé ont été décorés par le président français François Hollande, quatre autres le seront ultérieurement.

    (©AFP / 29 août 2015 18h47)

  39. retrouvé le retour 30 août 2015 à 09:11

    “et voilà comment on met en place un flicage des personnes dans le train ”

    Le train est le meilleur endroit pour un corps à corps victorieux avec un homme armé comme un nigaud. L’espace réduit permet d’intervenir sans avoir besoin de trop se déplacer.
    Par contre prétendre prendre de véritables mesures de protection dans l’espace public est totalement fantaisiste, Cela est impossible financièrement.en particulier.

  40. Elisabeth Studer 30 août 2015 à 13:40

    un train, on peut le bloquer et fermer ses portes
    controle de l’espace au maximum

  41. retrouvé le retour 30 août 2015 à 15:11

    Nos ancêtres n’utilisaient pas ce genre de méthode avec les trains entre 1942 et 44 !!
    Je maintiens que vu la largeur du couloir, notre zozo passait forcément à portée de main de quelqu’un capable de lui sauter dessus, et c’est ce qui est arrivé !!

  42. Elisabeth Studer 30 août 2015 à 21:42

    vu d’Algérie ….
    http://www.liberte-algerie.com/dilem/dilem-du-24-ao%C3%BBt-2015

    il est vrai que ca tombait qd même super bien que des soldats US soient là juste à point …

  43. Elisabeth Studer 30 août 2015 à 21:46

    a lire entre les lignes …
    en principe le meilleur est toujours à la fin … ici ,c’est la DGSE ….
    ——————————
    PUBLIÉ LE 24/08/2015 À 18:38
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    Les Américains qui ont participé à la neutralisation d’Ayoub El Khazzani dans le train Thalys vendredi 21 août n’auraient jamais dû être dans la voiture 12. Bien installés dans un autre wagon, c’est pour obtenir un meilleur signal Wifi qu’ils ont finalement migré vers ce wagon 12 où Ayoub El Khazzani a tenté de réaliser son attaque. “Nous avions des billets de première classe pour la voiture où s’est déroulé l’incident mais nous étions installés ailleurs initialement car nous n’arrivions pas à trouver ce wagon, a expliqué l’Américain Anthony Sadler lors d’une conférence de presse. On a fini par changer de wagon parce que le Wifi n’était pas vraiment bon dans ce wagon, et puis, nous avions des billets de première donc on s’est dit autant aller en première. Nous avons donc décidé de rejoindre cette voiture après environ une demi-heure de trajet”.

    Sieste et arme enrayée

    Sur le papier, l’attaque envisagée par Ayoub El Khazzani ne pouvait qu’engendrer une tragédie de grande ampleur. Pourtant, une succession de petits éléments a empêché le massacre. Tout d’abord, Ayoub El Khazzani a été repéré et taclé une première fois par un Français qui avait reconnu le bruit métallique du chargement d’une arme. L’arme du terroriste semble ensuite avoir connu des dysfonctionnements. “Je pense que son arme s’est enrayée… On a tous eu énormément de chance”, a résumé le Britannique Chris Norman qui a aidé les Américains à ceinturer Ayoub El Khazzani.

    Le plus probable est qu’il n’a pas correctement engagé le chargeur dans la culasse de sa Kalachnikov, estimait Jean Gillet, un instructeur de tir spécialiste des armes de guerre. “Il était sans doute stressé, ou il s’était drogué pour supporter le stress”, confiait-il à l’AFP. “Ça l’a mis dans un état second, donc une vigilance amoindrie, qui a fait qu’il a sans doute mal engagé le chargeur. “Dans ce cas le chargeur n’est pas verrouillé : quand il tire il percute une chambre vide, le coup ne part pas (…) C’est sans doute un manque de formation. Quand on forme un soldat, les répétitions de manipulations servent à leur inculquer des automatismes. On leur apprend à contrôler le verrouillage”, ajoute-t-il.

    Autre détail qui participe de cette idée que la chance a véritablement été au rendez-vous ce vendredi, l’un des Américains était profondément endormi au moment de l’attaque. C’est en entendant le tireur se débattre avec le Franco-Américain qui a été blessé et hospitalisé, qu’il s’est soudainement réveillé. “Allons-y, vas-y Spencer, vas-y !”, lui aurait alors lancé son ami.

    Le facteur chance déterminant

    “Nous avons clairement eu de la chance”, résumait Alain Chouet, ancien chef du service de renseignement de sécurité à la Direction Générale de la Sécurité Extérieure (DGSE). “Le gars qui se tire dans le pied ou qui ne sait pas se servir de sa kalach’, c’est pas tous les jours. Bientôt, il y en aura un qui n’oubliera pas le cran de sécurité. Et là on aura un problème. Un gros”, expliquait-il dans les colonnes de Libération. L’amateurisme du terroriste associé au courage des passagers, dont trois Américains présents sur les lieux par simple volonté de vouloir surfer avec plus d’aisance sur internet, semblent être les ingrédients de ce miracle.

  44. Elisabeth Studer 30 août 2015 à 21:47

    ce que j’ai ecrit le 8 janvier 2015 :

    Vous ne pourrez plus dire que Jean-Christophe Rufin ne vous avait pas prévenu quand Manuel Valls arrivera prochainement à faire passer des lois liberticides pour officiellement vous protéger et protéger votre liberté …

  45. retrouvé le retour 30 août 2015 à 22:07

    Il n’existe aucune loi liberticide dans l’absolu, dans certains contextes, et c’est ce qui est en train de se produire, la perte de contrôle peut devenir totale.
    Il n’existe que des données, l’avancée des techniques en particulier, les techniques fixent un état des lieux des possibilités à un moment donné.est bien plus important que la “loi”.

  46. retrouvé le retour 30 août 2015 à 22:35
  47. Elisabeth Studer 30 août 2015 à 23:41

    lisez aussi Katiba de Rufin
    http://www.france24.com/fr/20100505-al-qaida-senegal-afrique-islamisme-diplomatie-rufin

    tout de même ancien ambassadeur de France au sénégal …. et on en reparle
    il sait de quoi il parle, et va encore plus loin …

  48. Elisabeth Studer 14 novembre 2015 à 01:36

    ou comment justifier la fermeture des frontières face au monde entier

    oui, je sais, je suis cynique … mais lucide ….
    ———————————————————–

    Attentats: état d’urgence, frontières fermées, plusieurs dizaines de tués

    Paris – Le président français François Hollande a annoncé dans la nuit de vendredi à samedi que l’état d’urgence avait été décrété sur tout le territoire, les frontières fermées, décrivant une horreur après plusieurs attaques simultanées à Paris qui ont fait plusieurs dizaines de tués.

    Deux décisions seront prises : l’état d’urgence sera décrété, ce qui veut dire que certains lieux seront fermés, la circulation pourra être interdite et il y aura également des perquisitions qui pourront être décidées dans toute la région parisienne, a expliqué M. Hollande dans une allocution télévisée de trois minutes depuis l’Elysée.

    L’état d’urgence sera proclamé sur l’ensemble du territoire, a-t-il précisé.

    La seconde décision que j’ai prise, c’est la fermeture des frontières, nous devons nous assurer que personne ne pourra rentrer pour commettre quelque acte que ce soit. Et en même temps que ceux qui auraient pu commettre les crimes qui sont hélas constatés puisse également être appréhendés, s’ils devaient sortir du territoire, a expliqué M. Hollande.

    Nous avons, sur ma décision, mobilisé toutes les forces possibles pour qu’il puisse y avoir la neutralisation des terroristes et la mise en sécurité de tous les quartiers qui peuvent être concernés a-t-il dit.

    J’ai également demandé qu’il y ait des renforts militaires, ils sont en ce moment sur l’agglomération parisienne pour être sûr qu’aucune attaque ne puisse de nouveau avoir lieu, a-t-il ajouté.

    Très grave, le président de la République a évoqué des attaques terroristes sans précédent, chiffrant le bilan à au moins plusieurs dizaines de tués, beaucoup de blessés, évoquant ouvertement une horreur.

    J’ai une pensée pour les victimes, très nombreuses, pour leurs familles, pour les blessés, nous devons faire preuve de compassion et de solidarité, a-t-il dit.

    Ce que les terroristes veulent, c’est nous faire peur, nous saisir d’effroi. Il y a de quoi avoir peur, il y a l’effroi. Mais il y a face à l’effroi une Nation qui sait se défendre, qui sait mobiliser ses forces, et qui une fois encore saura vaincre les terroristes, a aussi déclaré le chef de l’Etat.

    Au moins 39 personnes ont été tuées vendredi soir lors d’attaques simultanées à Paris, selon un dernier bilan, a-t-on appris de sources proches du dossier.

    Le président a enfin demandé aux Français de garder ici toute votre confiance dans ce que nous pouvons faire avec les forces de sécurité pour préserver notre nation des actes terroristes.

    (©AFP / 14 novembre 2015 00h27)

  49. MICHAUD 20 novembre 2015 à 20:10

    Etat d’urgence, allongé à trois mois, on est en plein dedans…

  50. ES 21 novembre 2015 à 01:53

    oui, merci de conforter mes pensées ….

  51. retrouvé le retour 21 novembre 2015 à 10:48

    Franchement quitter ses chaussures sur un aéroport à Londres ou le même style de mesures ici où là alors que l’on est confronté à un remue ménage religieux de ce type c’est pathétique.

  52. ES 21 novembre 2015 à 19:51

    même pas de demande de carte d’identité sur vols interieurs
    si les Allemands stoppent quelque peu les Français à la frontière allemande … le retour se fait comme dans du beurre.
    ce n’est qu’un beau discours …. pour nous préparer au flicage, au vrai, via internet, telephone et GPS …

  53. retrouvé le retour 22 novembre 2015 à 01:38

    Après avoir une seule fois signalé sur une boite gmail le fait qu’une personne était atteinte de la maladie d’Alzeimer, le titulaire du compte gmail a reçu des avalanches de pubs pour des maisons de retraite “alzeimer”. A mourir mais de rire!!
    Es si tu veux correspondre sans que tes messages électroniques ne fuitent, tu dois te lancer très fort dans la crypto.
    Toutes ces manoeuvres débiles ne sont rien, nous allons dans le mur. attache ta ceinture, vérifie les air bag ou alors saute !!!

  54. Elisabeth Studer 22 novembre 2015 à 12:41

    oui, attendez quelques minutes ….

  55. retrouvé le retour 22 novembre 2015 à 12:50

    “Le point central de la stratégie américaine visant à maintenir la suprématie mondiale qu’ils ont acquise en 1990 avec l’effondrement de l’URSS est d’empêcher la seule alliance qui peut la leur contester: l’alliance de l’Europe avec la Russie.”

    http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/11/20/31001-20151120ARTFIG00289-les-attentats-de-paris-contraignent-obama-a-reviser-sa-strategie-au-moyen-orient.php

    C’est bon pour les buts de ces crétins US et GB !! Qui ne sont pas les nôtres. Pour le reste toute une équipe de futurs clients pour des Tribunaux Internationaux (des Vrais) est toujours accrochée au manche. On verra quand la crise financière se déclenchera.
    Ce n’est pas la mer Egée qu’ils vont devoir traverser sur leurs pédalos mais 8000 km d’eau salée assez agitée.

    J’ai bien regardé à la télé le nid d’Aigle de l’autre petit moustachu, si les Français de Molle sont arrivés dans ce paysage alpestre, c’est que ces E….. d’Amerloques en contact avec la Mafia les avaient fait dégager du Val d’Aoste !!!
    Dans l’Europe qui se prépare ……

  56. retrouvé le retour 22 novembre 2015 à 13:10

    “les Etats-Unis approchant de l’autosuffisance avec le pétrole et le gaz de schiste.” Et ta soeur !! Pour quel coût ?
    Il ne faut, c’est sur, pas prendre la totalité d’un article du Figaro pour argent comptant ! Il faut faire comme pour la soupe religieuse, trier et oublier un peu certains passages !! :) :):)
    d…. est analphabète et visiblement il ne s’est pas penché dans le détail des gribouillis de ses “prophètes” !!! Les états religieux de ” l’Asie Mineure” sont une épine dans notre pied.

  57. Elisabeth Studer 22 novembre 2015 à 14:11

    pret au decollage …. crimée, libye , argentine, mali
    sur tous les fronds …. :-(

  58. ES 27 novembre 2015 à 23:21

    et que bingo !!!
    Etat d’urgence: la France prévient qu’elle dérogera à la convention européenne des droits de l’Homme

    Strasbourg – La France a informé le Conseil de l’Europe de sa décision de déroger à la convention européenne des droits de l’homme, du fait de l’adoption de l’état d’urgence après les attentats de Paris, a annoncé l’organisation paneuropéenne dans un communiqué.

    Les autorités françaises ont informé le secrétaire général du Conseil de l’Europe, Thorbjorn Jagland, d’un certain nombre de mesures prises dans le cadre de l’état d’urgence instauré à la suite des attentats terroristes de grande ampleur perpétrés à Paris. Ces mesures sont susceptibles de nécessiter une dérogation à certains droits garantis par la convention européenne des droits de l’homme.

    Cette dernière reste cependant en vigueur en France et certains de ces droits ne pourront tolérer de dérogation, a prévenu le Conseil de l’Europe, notamment le droit à la vie et l’interdiction de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants.

    De même, l’interdiction de l’esclavage et le principe affirmé à l’article 7 — pas de peine sans loi — ne peuvent faire l’objet de dérogations.

    La notification de cette dérogation est prévue à l’article 15 de la convention européenne des droits de l’homme: en cas de guerre ou d’autre danger public menaçant la vie de la nation, un Etat signataire peut prendre des mesures dérogeant aux obligations de la convention, sous réserve d’en informer le Conseil de l’Europe.

    Il ne revient pas pour l’instant à l’organisation paneuropéenne de se prononcer sur le bien-fondé de cette démarche de la part de la France. En revanche, la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH), garante de la convention, pourra se prononcer sur la validité de cette dérogation, lorsqu’elle sera saisie de requêtes précises, alléguant d’éventuelles atteintes, par la France, aux droits fondamentaux.

    L’état d’urgence a été proclamé en France le soir des attentats meurtriers du 13 novembre à Paris et Saint-Denis (130 morts et plus de 350 blessés). Prolongé jusqu’à fin février par le Parlement, il donne à la police de nouveaux pouvoirs, sans passer préalablement par un juge, notamment pour les perquisitions ou la surveillance électronique de personnes.

    Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve avait rappelé jeudi que l’état d’urgence n’était pas l’abandon de l’Etat de droit parce que l’Etat de droit le prévoit.

    Il faut faire très attention à la manière dont sont mises en oeuvre les conditions de l’état d’urgence, avait souligné le ministre.

    (©AFP / 27 novembre 2015 12h44)

  59. Elisabeth Studer 12 décembre 2015 à 00:01

    France. La “patrie des droits de l’homme” envisage de se doter d’un Guantánamo

    COURRIER INTERNATIONAL – PARIS
    Publié le 10/12/2015 – 16:04

    Le gouvernement français a demandé au Conseil d’Etat de se prononcer sur la possibilité d’interner de manière préventive dans un centre dédié des personnes fichées “S” par la DGSI. L’information a vivement fait réagir les journaux italiens.

    “C’est un projet passé presque en sourdine, mais qui risque d’ouvrir une nouvelle polémique dans la France frappée par deux fois en moins d’un an par le terrorisme islamiste”, écrit La Repubblica.

    Le journal de Rome réagit à une information diffusée le 9 décembre par Le Monde : le ministère de l’Intérieur a demandé au Conseil d’Etat, début décembre, d’examiner la possibilité de recourir à l’internement préventif de personnes qui font l’objet d’une fiche “S”, dans un centre dédié. Bref, “un Guantánamo à la française, résume Il Giornale. Un centre d’internement pour des milliers de suspects d’islamisme pas encore condamnés.”

    Guantánamo se vide… au compte-gouttes
    “Ces centres de détention pour djihadistes présumés seraient une première en Europe, l’unique précédent en Occident étant Guantánamo”, reprend La Repubblica. A la différence qu’ici la détention préventive serait validée par des magistrats administratifs plutôt que par un tribunal militaire, et qu’il pourrait s’agir de ressortissants français, tandis que le pénitencier américain – créé après les attentats du 11 septembre 2001 – ne concerne que les étrangers.

    Quelque 20 000 personnes sont fichées “S” – sous surveillance car considérées comme potentiellement menaçantes pour la sûreté de l’Etat – par la DGSI [Direction générale de la Sécurité Intérieure, service de renseignement du ministère de l’Intérieur], dont la moitié pour radicalisation islamiste. L’autre moitié concerne des membres d’autres mouvements considérés comme terroristes (le PKK ou la branche armée du Hezbollah), des hooligans, et des éléments violents de l’extrême droite ou de l’extrême gauche, rappelle encore le quotidien italien qui s’inquiète :

    Ce n’est qu’une des nombreuses propositions de réforme étudiées par l’exécutif dans le cadre de l’état d’urgence déclaré le 13 novembre, mais c’est sans doute la plus choquante pour la patrie des droits de l’homme”.

  60. ES 23 février 2016 à 00:09

    a lire et à relire : tous les jours un peu plus vrai …

    cf.
    Vous ne pourrez plus dire que Jean-Christophe Rufin ne vous avait pas prévenu quand Manuel Valls arrivera prochainement à faire passer des lois liberticides pour officiellement vous protéger et protéger votre liberté …

  61. ES 21 décembre 2016 à 13:05

    surtout quand vous faites un attenta, n’oubliez pas de laisser vos papiers à la police, merci !

    Attentat de Berlin: la police recherche un Tunisien

    Berlin – La police allemande est à la recherche d’un Tunisien dont un document d’identité a été retrouvé dans le camion qui a foncé sur un marché de Noël lundi soir à Berlin, affirment deux journaux allemands mercredi.

    Selon des informations du quotidien Bild et de la Allgemeine Zeitung de Mayence, l’homme est connu sous trois identités et trois âges différents. Selon le site de l’hebdomadaire der Spiegel il est originaire de Tataouine (sud).

    Les enquêteurs ont retrouvé ce document d’identité sous le siège du conducteur dans la cabine du poids-lourd qui a délibérément foncé sur des chalets en bois d’un marché de Noël très fréquenté, tuant 12 personnes. L’attentat a été revendiqué par les jihadistes du groupe Etat islamique.

    Cet homme est connu des services de police pour des coups et blessures mais il a disparu avant d’être jugé, il est en outre considéré comme dangereux car lié à un grand réseau islamiste, selon Bild.

    L’assaillant a pris la fuite. Un Pakistanais, arrêté peu après sur un lieu proche de l’attentat, a été finalement relâché mardi soir.

    Le papier d’identité retrouvé dans le camion est un document remis à un migrant dont la demande d’asile a été rejetée sans pour autant qu’il puisse être expulsé.

    Il a été émis par les autorités locales de Kleve, une ville de Rhénanie du Nord-Westphalie, située à la frontière avec les Pays-Bas, selon le quotidien régional de Mayence.

    La Tunisie est l’un des plus gros fournisseurs de combattants étrangers aux mouvements jihadistes, quelque 5.500 Tunisiens sont partis ainsi combattre en Syrie, en Irak ou en Libye.

    C’était aussi un ressortissant tunisien qui avait précipité un camion dans la foule à Nice le 14 juillet dernier, faisant 86 morts. Là aussi l’attentat avait été revendiqué par le groupe EI.

    (©AFP / 21 décembre 2016 11h45)

  62. ES 6 décembre 2018 à 20:02

    petit rappel ….

  63. ES 6 décembre 2018 à 20:30

    tiens qd on parle du loup :
    La Cour constitutionnelle limite la fouille des GSM par la police

    echo.be
    https://www.lecho.be/economie-politique/belgique-general/La-Cour-constitutionnelle-limite-la-fouille-des-GSM-par-la-police/10076547

  64. Elisabeth Studer 7 décembre 2018 à 10:00

    merci bcp pour ce lien, que je regarde en détail merci encore

  65. ES 13 décembre 2018 à 19:09

    merci ! et personne n’en parle et encore mois réagit !
    ca me rappelle une conférence de Visa pour l’Image à perpignan ou les journalistes reprochaient à Google de ne pas leur fournir tout cuit des statistiques …. a tomber par terre ….

  66. retrouvé le retour 13 décembre 2018 à 22:22

    https://www.ledevoir.com/monde/etats-unis/543430/l-ex-avocat-de-trump-michael-cohen-condamne-a-3-ans-de-prison

    Encore un futur ministre de la justice !! Le juge Mümü finira victime de ses trafics et de ses maîtres. Il ne faut pas craindre cette équipe un peu baroque de pseudo justiciers.

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