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Mali : 2 journalistes de RFI enlevés et tués après la libération d’otages au Niger, stratégie du chaos ?

La “trêve” n’aura duré que peu de jours … Alors que 4 salariés d’Areva pris en otages depuis de nombreux mois ont été libérés cette semaine, deux journalistes de RFI ont été enlevés samedi par un commando au Nord du Mali, à Kidal. Evènements qui laissent sous entendre – s’il en était besoin – que les dossiers concernant Niger et Mali et Sahel dans son ensemble sont fortement liés, nous y reviendrons. Une forte odeur de pétrole et la présence d’uranium étant susceptibles d’influer grandement sur la donne.

Selon une source gouvernementale malienne, les deux journalistes - Ghislaine Dupont et Claude Verlon – ont été enlevés sur la route de Tin Essalit au Nord, alors qu’ils venaient de quitter le domicile d’un membre du Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA), une organisation politique et militaire touarègue du Nord-Mali.

Selon le gouverneur Adama Kamissoko, les otages auraient été enlevés par quatre hommes à bord d’une Toyota à Kidal-ville, sans qu’aucune revendication n’ait eu lieu à l’heure actuelle. Pour l’heure, l’enlèvement n’a pas été revendiqué. Le Journal du Mali indique pour sa part qu’un hélicoptère de la force Serval aurait décollé pour suivre leur trace.

Un préfet de la région, la sécurité malienne et des sources touarègues du MNLA ont par la suite  confirmé l’information selon laquelle les deux journalistes français enlevés samedi à Kidal ont été tués.

Quelques minutes après le début de la poursuite des ravisseurs des deux Français, on nous a informés que leurs corps ont été retrouvés criblés de balles à l’extérieur de la ville“, a déclaré Paul-Marie Sidibé, préfet de la localité de Tinzawaten, qui est basé à Kidal.

Un haut responsable du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA, séparatistes touaregs) a également déclaré que les corps avaient été découverts à l’extérieur de Kidal.

Les deux journalistes se trouvaient en reportage pour l’opération spéciale de RFI au Mali qui doit se dérouler du 6 au 7 novembre. Ils s’étaient d’ores et déjà rendus à Kidal pour suivre le premier tour de l’élection présidentielle qui s’est tenu récemment dans le pays.

Rappelons par ailleurs qu’en février 2013, soit quelques jours après l’attaque d’In  Amenas en Algérie,  le groupe  public énergétique  algérien Sonatrach  avait annoncé  qu’il allait suspendre les opérations d’exploration pétrolière au niveau du bassin de Taoudeni, au nord du Mali. Raisons  invoquées : la détérioration des conditions de sécurité dans la zone.

Une  information loin d’être anodine alors que ledit bassin contient des gisements attisant les convoitises, lesquels sont répartis sur les territoires  de la Mauritanie, du Mali et de l’Algérie. La situation qui prévaut actuellement dans  la région du Sahel actuelle pouvant ainsi être fortement liée aux  richesses pétrolières dont elle est dotée.

De quoi mettre le feu aux poudres, voire inciter certains gouvernements et lobbies pétroliers et militaires à mettre en œuvre une véritable  stratégie du chaos,  permettant  notamment de justifier l’implantation  d’une base militaire US dans la région du Sahel, et  plus  particulièrement  au Niger avec l’Africom. Ce qui est désormais chose faite.

La presse algérienne rappelait parallèlement que  depuis 2007, l’Algérie   avait du faire face  à une rude concurrence avec des compagnies internationales pour la prospection pétrolière dans le bassin de Taoudeni, tel  le français Total  mais  également Woodside, Dana, IPG, le chinois CNPCIM, l’espagnol Repsol, l’égyptien Foxoil.

Si en 2006, le groupe  pétrolier  ENI avait pu acquérir cinq licences en partenariat avec la société publique algérienne Sonatrach  dans la zone, un porte-parole  du  groupe a récemment  indiqué  que la société italienne avait rendu ses licences.

Raisons  invoquées  par ENI : « le très faible potentiel de la région  ». Tout en précisant que  les licences avaient été rendues avant le début de l’opération militaire française Serval.

Reste que la revue Africa  Energy Intelligence  annonçait quant à elle  le 8 janvier  dernier,  que le le 18 décembre 2012, soit trois jours après sa reconduction au gouvernement, le ministre malien des mines Amadou Baba Sy avait signé un décret stipulant la reprise par l’Etat malien du bloc 4 jusqu’alors opéré par  ENI  et Sipex (Sonatrach).

Rappelons également que la carte d’implantation d’Aqmi (al-Qaida au Maghreb islamique) au Sahel correspond à tout point à celle du bassin de Taoudeni  …. alors  que les récentes découvertes de richesses minières contenues dans cette zone provoquent depuis quelques mois un vif intérêt pour cette région.

Jean François Arrighi de Casanova, directeur Afrique du Nord de Total avait ainsi fait état d’immenses découvertes gazières dans le secteur, freinant la progression du puits vers la zone pétrolière, en Mauritanie et le conduisant même à parler « d’un nouvel Eldorado».

En février 2011, la presse algérienne indiquait que le groupe français Total et le groupe énergétique national algérien Sonatrach avaient dans leurs besaces plusieurs projets au Sahel. L’essentiel semblant être pour les deux groupes de « rafler » le plus de projets possibles, au Mali et au Niger.

Rappelons parallèlement qu’à trois mois de l’élection présidentielle au Mali, le gouvernement, déjà confronté aux enlèvements d’al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) et à la menace d’une crise alimentaire, avait dû faire face à une nouvelle rébellion touareg puis à un coup d’état.

Ces attaques étant alors les premières de ce type depuis un accord ayant mis fin à la rébellion mais également depuis le retour de Libye de centaines d’hommes armés ayant combattu aux côtés des forces du leader libyen Mouammar Kadhafi.

En avril 2011, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton s’était prononcée quant à elle en faveur d’une aide de 25 millions de dollars pour les rebelles libyens. Aide qui n’inclurait pas la fourniture d’armes … si l’on en croyait ses propos.

Des subsides destinées à permettre aux rebelles de lutter contre les mercenaires de Kadhafi. Ces derniers étant en grande partie des milliers de jeunes Touareg, recrutés pour apporter leur soutien au dirigeant libyen, selon la presse.

Une situation qui inquiétait d’ores et déjà grandement le Mali, lequel redoutait dès cette période des répercussions dans la région, et plus particulièrement au Sahel, tout juste identifié – hasard de calendrier ? – comme un nouvel eldorado pétrolier.

Précisons que ces populations nomades originaires du Mali, du Niger, et de l’Algérie ont, depuis les années 80, trouvé refuge auprès de l’ex dirigeant libyen lui promettant de sécuriser le Sud-Soudan, en échange de sa protection.

«Nous sommes à plus d’un titre très inquiets. Ces jeunes sont en train de monter massivement (en Libye). C’est très dangereux pour nous, que Kadhafi résiste ou qu’il tombe, il y aura un impact dans notre région », avait ainsi déclaré Abdou Salam Ag Assalat, président de l’Assemblée régionale de Kidal (Mali). « Tout ça me fait peur, vraiment, car un jour ils vont revenir avec les mêmes armes pour déstabiliser le Sahel » avait-t-il ajouté.

Situation d’autant plus inquiétante que Mouammar Kadhafi aurait pu être également tenté – la manne pétrolière aidant – de recruter auprès des jeunes Touaregs du Mali et du Niger, avais-je alors indiqué.

A Bamako et à Niamey, des élus et des responsables politiques craignaient d’ores et déjà à l’époque que la chute de Kadhafi provoque un reflux massif de réfugiés touaregs dans une région du Sahel déjà très fragile, une situation qui pourrait conduire à une déstabilisation de la région … redoutaient-ils alors.

 Sources : presse  algérienne, Africa Energy Intelligence, Reuters, Jeune Afrique

Elisabeth Studer – www.leblogfinance.com – 02 novembre 2013

17h30 TU: Le quai d’Orsay (ministère français des affaires étrangères) vient de confirmer le décès des deux journalistes de RFI.

A lire également :

. Total : nouveaux permis d’exploration dans un Sahel prometteur …  agité par Aqmi et touaregs

. Mali : l’uranium de Faléa, un des enjeux du conflit ?

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25 commentaires

  1. Elisabeth Studer 2 novembre 2013 à 19:01

    Juillet 2012
    —————

    Cinq firmes pétrolières vont se partager les premiers contrats d’exploration de pétrole au Niger, dont la compagnie publique des hydrocarbures Sonatrach.

    En tout, le Niger vient d’accorder neuf accords de partage de production à cinq compagnies pétrolières, dont des pays producteurs africains. La Chine, par le biais de sa compagnie China National Petroleum Corporation est le premier pays à avoir aidé le Niger à pomper ses premiers volumes d’hydrocarbures en novembre dernier et ce, dans le cadre d’un accord de 5 milliards de dollars pour développer le bloc d’Agadem dans l’est du pays.

    La firme nigérienne CNPC est également dans la partie et explore dans le bloc nord de Bilma. Outre la CNPC, Sonatrach a lancé également des opérations d’exploration dans le pays, mais aussi dans le nord du Tchad. Selon un communiqué du gouvernement répercuté par la presse nigérienne, il est indiqué aussi que parmi les cinq entreprises qui se partagent les premiers marchés d’exploration trois sont du Nigeria, à savoir Labana pétrole avec deux blocs (Dibella 1, Dallol), Sirius énergie avec un bloc (Grein) ainsi que Advantica dans un bloc (Mandaram 2).

    L’Australienne International Petroleum Ltd a obtenu quatre blocs (Manga 1, Manga 2, et de l’Ouest Aborak Ténéré). Le Niger, l’un des pays les plus pauvres du monde, devrait commencer l’exploitation du pétrole sur quatre domaines et débuter la production en 2014. Le pays entend augmenter sa production à 80.000 barils par jour.

    L’econews

  2. Elisabeth Studer 2 novembre 2013 à 19:33

    Malijet vient d’apprendre de source sécuritaire malienne la mort des deux journalistes de RFI enlevés ce samedi 02 novembre à Kidal.

    Information confirmée par le préfet de Kidal il y a quelques minutes.

    Des militaires de l’opération Serval auraient retrouvé la journaliste Ghislaine Dupont et son cameraman Claude Verlon à 12 km à l’est de Kidal, tous deux lâchement égorgés par leurs ravisseurs.

    Les ravisseurs seraient poursuivis en hélicoptères par les forces françaises Serval.

    Les deux journalistes ont été enlevés après un entretien avec un leader du MNLA à Kidal. Ils voulaient ensuite continuer sur Tessalit quand un commando de 4 personnes les a kidnappés à la porte de la maison du leader du MNLA.

    Malijet, 02 novembre, 16h40 TU

    17h30 TU: Le quai d’Orsay (ministère français des affaires étrangères) vient de confirmer le décès des deux journalistes de RFI

    Source: Malijet

  3. Elisabeth Studer 2 novembre 2013 à 19:34

    Deux journalistes français tués peu après leur enlèvement au Mali

    Les deux journalistes français enlevés samedi à Kidal, dans le nord-est du Mali, ont été tués. Un préfet de la région, la sécurité malienne et des sources touarègues du MNLA ont confirmé l’information.

    “Quelques minutes après le début de la poursuite des ravisseurs des deux Français, on nous a informés que leurs corps ont été retrouvés criblés de balles à l’extérieur de la ville”, a déclaré Paul-Marie Sidibé, préfet de la localité de Tinzawaten, qui est basé à Kidal.

    Un haut responsable du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA, séparatistes touaregs) a également déclaré que les corps avaient été découverts à l’extérieur de Kidal. Selon une source de la sécurité malienne, les journalistes ont été tués à une dizaine de kilomètres à l’extérieur de la ville.

    (ats / 02.11.2013 18h29)

  4. Elisabeth Studer 2 novembre 2013 à 20:05

    Mali –

    Article publié le : samedi 02 novembre 2013 à 18:03 – Dernière modification le : samedi 02 novembre 2013 à 18:36

    Par RFI

    Le ministère français des Affaires étrangères a confirmé ce samedi 2 novembre le décès de nos envoyés spéciaux dans le nord du Mali, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, kidnappés à Kidal par des hommes armés aux alentours de 13H00 TU

  5. Elisabeth Studer 2 novembre 2013 à 20:06

    Mort de deux journalistes au Mali (2 novembre 2013)
    http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/mali/la-france-et-le-mali/evenements-19439/article/mort-de-deux-journalistes-au-mali

    Claude Verlon et Ghislaine Dupont, journalistes à RFI, ont été retrouvés morts au Mali. Ils avaient été enlevés à Kidal par un groupe armé.

    Les services de l’Etat français, en lien avec les autorités maliennes, mettent tout en œuvre pour que la lumière soit faite le plus rapidement possible sur les circonstances de leur décès.

    Dans ces circonstances dramatiques, la France présente ses sincères condoléances aux familles et aux proches des deux victimes.

  6. retrouvé le retour 2 novembre 2013 à 22:43

    “égorgés par leurs ravisseurs.” C’est signé.

    Inutile de chercher du pétrole! Quand on coupe la main du fils et qu’on l’égorge devant le père, qu’on lapide ensuite, comme pour M.Kadhafi, c’est aussi la même signature.
    Quand on a bombardé le convoi de Kadhafi avec nôtre aviation on a donné un sérieux coup de main à ceux qui égorgent aujourd’hui nos journalistes.

    Que certains ne respectent pas les frontières tracées par la colonisation n’a rien d’un scoop. Il n’y a qu’à voir le nom de l’équipe qui est à l’oeuvre!! Elle propose un ensemble plus vaste d’Alger à Tamanrasset, en passant par Rabat, Tunis et le reste.

  7. ES 3 novembre 2013 à 15:30

    14 heures Les principales déclarations de Laurent Fabius:
    A l’issue d’une réunion de crise convoquée par le chef de l’Etat, le ministre des Affaires étrangères s’est exprimé devant la presse : «L’assassinat hier au nord du Mali de Ghislaine Dupont et Claude Verlon est un crime odieux, abject et révoltant», a déclaré le chef de la diplomatie. «Un crime contre des journalistes est un double crime: un crime contre des personnes, froidement assassinées dans des conditions odieuses, mais aussi un crime contre la liberté d’informer et d’être informé».

  8. Elisabeth Studer 3 novembre 2013 à 15:59

    Le Conseil de sécurité des Nations Unies a “fermement condamné” l’enlèvement et l’exécution de deux journalistes français. Dans un communiqué diffusé tard dans la journée de samedi, les membres du Conseil de sécurité ont “exprimé leurs condoléances aux familles des victimes” ainsi qu’au gouvernement français. “En accord avec le droit international humanitaire, les journalistes, professionnels des médias et personnes associées engagées dans des missions professionnelles dangereuses dans des zones de conflit armé sont généralement considérés comme des civils et doivent être respectés et protégés en tant que tels”, a souligné le communiqué, demandant à “toutes les parties” impliquées dans un conflit de respecter ces obligations. Le Conseil de sécurité a également demandé au Mali d’enquêter “rapidement” sur cette affaire et de “traduire les responsables devant la justice”.

  9. Elisabeth Studer 3 novembre 2013 à 16:02

    Mali : “Personne ne sait encore qui a pu commettre ces assassinats”

    Après la mort de deux journalistes de RFI, à Kidal, francetv info a interrogé Pierre Boilley, directeur du centre d’études des mondes africains au CNRS.

    Des soldats maliens approchent de Kidal, dans le nord du Mali, le 26 juillet 2013.Des soldats maliens approchent de Kidal, dans le nord du Mali, le 26 juillet 2013. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)
    Propos recueillis par Hervé Brusini

    Mis à jour le 03/11/2013 | 12:46 , publié le 02/11/2013 | 20:44

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    6

    Pierre Boilley est le directeur du centre d’études des mondes africains, au CNRS. Ce spécialiste de l’Afrique subsaharienne connaît les lieux et les hommes concernés par le drame de Kidal, où deux journalistes de RFI ont été assassinés, samedi 2 novembre. Pour francetv info, il livre une première analyse.

    Que sait-on de Ambéry Ag Rhissa, l’homme avec qui se trouvaient les journalistes, avant leur enlèvement ?

    Pierre Boilley : Je connais très bien Ambéry Ag Rhissa, la personne qui a reçu la visite des deux journalistes de RFI. On peut dire que c’est un intellectuel qui s’est rapproché récemment du MNLA (le mouvement national pour la libération de l’Azawad). C’est un enseignant, quelqu’un de bien et je ne peux pas croire qu’il soit impliqué dans cette terrible affaire. D’ailleurs, personne ne sait encore précisément qui a pu commettre ces assassinats.

    Qui peut être impliqué dans l’enlèvement et le meurtre de Ghislaine Dupont et Claude Verlon ?

    L’opération baptisée Hydre a justement pour objectif de traquer toutes les composantes actives dans la lutte armée et le terrorisme. C’est très certainement parmi ces jihadistes que peuvent se trouver les responsables de cette exécution. Il y a Aqmi (Al-Qaida au Maghreb islamique), ce sont eux qui détenaient les otages récemment libérés, au Niger. Il y a aussi le Mujao (Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest). C’est un groupe armé salafiste, mais Kidal, le lieu de l’enlèvement des journalistes, n’est pas vraiment situé dans sa zone. Et puis il y a ceux d’Ansar Dine, un groupe islamiste qui entretient des liens avec Aqmi. Quant au MNLA, il n’a jamais kidnappé personne.

    Les preneurs d’otages ont ils paniqué ? Tout s’est il passé un peu comme à Niamey où un otage avait été tué ?

    Je ne sais, mais le fait que cela se soit passé en plein Kidal montre que la crise est bien loin d’être résolue comme on l’a un peu trop dit récemment. On dit beaucoup que tout est fini, mais avec ce drame, force est de constater qu’il n’en est rien. Loin de là. Les salafistes continuent leurs opérations. Des “coupeurs de routes” mettent en place des barrages inopinés. Et face à cette violence, la Misma (Mission internationale au Mali sous conduite africaine) est déficitaire en hommes. Entre les diverses parties prenantes du conflit malien, les négociations politiques traînent. On parle et cela n’avance pas. A Ouagadougou, les mouvements armés sont réunis pour faire front commun. Bref, le problème politique n’est absolument pas réglé, et donc la sécurité n’est pas rétablie. On le voit tristement ce soir, il reste énormément de travail à faire. Les grands discours ne suffisent pas.

  10. Elisabeth Studer 3 novembre 2013 à 16:20

    . A l’annonce de sa mort, l’homme politique malien Tiébilé Dramé a eu ces mots émouvants.

    “J’ai perdu ma sœur. Elle est venue mourir, ici, chez moi, au Mali, en Afrique où les morts ne meurent pas. Elle restera donc avec nous, dans le désert, au Sahel, dans la steppe, la savane. Le fleuve. Tu dormiras en paix du sommeil des justes.”

  11. Elisabeth Studer 3 novembre 2013 à 19:24

    « Toutes les infiltrations sont possibles »

    Le ministre malien de la Défense admet que « la situation de Kidal est telle que toutes les infiltrations sont possibles », dont celle d’islamistes armés radicaux de groupes liés à Al-Qaïda qui avaient occupé la ville et tout le nord du Mali pendant plusieurs mois en 2012, avant de fuir l’arrivée de l’armée française en janvier 2013.

    Selon André Bourgeot, anthropologue français spécialiste des sociétés touareg, « plus personne ne contrôle Kidal, c’est l’anarchie ». « Autrefois on pouvait dire que le MNLA contrôlait Kidal, ce n’est plus le cas », ajoute-t-il, en raison des profondes divisions au sein de la rébellion.

    Depuis le retour du MNLA, la ville a été le théâtre de nombreuses violences, d’enlèvements, d’attaques islamistes, de vives tensions entre les communautés noires et celles à la peau claires, Toaureg et Arabe essentiellement.

    Le MNLA avait repris le contrôle de Kidal, berceau des Tourareg – plus spécifiquement de la tribu des Ifoghas – à la faveur de l’arrivée des soldats français dans la ville, ce qui avait valu à Paris des accusations de « passivité », voire de « complicité » avec les rebelles de la part d’hommes politiques maliens.

    Kidal est située au sud du massif des Ifoghas ,où s’étaient retranchés et où ont été traqués pendant plusieurs mois par des soldats tchadiens et français les islamistes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), mais aussi d’un autre groupe allié, Ansar Dine (Défenseurs de l’islam).

    Iyad Ag Ghaly, dirigeant d’Ansar Dine, un ex-rebelle touareg des années 1990, est originaire de la région de Kidal.

    Il n’a plus été vu au Mali depuis le début de l’intervention armée française, mais son nom est réapparu à l’occasion de la libération le 29 octobre au sud de Kidal de quatre otages français détenus trois ans par Aqmi: la question de son avenir et de son impunité aurait compté dans les négociations pour la libération des otages.

    En marge du dernier sommet des chefs d’Etat ouest-africains, le 25 octobre à Dakar, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta avait jugé la situation à Kidal « inadmissible, insoutenable, intolérable et qui ne saurait prospérer ».

    Selon son ministre de la Défense, il conviendra, « avec la communauté internationale, d’envisager les mesures opérationnelles qui s’imposent pour ramener la normalisation à Kidal ».

  12. retrouvé le retour 3 novembre 2013 à 22:39

    Oui Fabius compte les projectiles devant la caméra, mais personnellement je suis plus qu’étonné. Les chargeurs à l’heure actuelle c’est 20 balles ! Alors 3 sur une victime et deux sur l’autre, c’est peu crédible.

  13. retrouvé le retour 4 novembre 2013 à 10:59

    Ce qui est compliqué actuellement c’est que se sont les Islamistes qui proposent des regroupements ne tenant pas compte de la période coloniale.
    Je n’ai jamais bien compris pourquoi au moment de la décolonisation les anciennes colonies françaises AOF et AEF avaient été découpées en une multitude “d’états”, plus ou moins viables.

    Nos gouvernements suivent les USA qui cherchent des solutions militaires qui n’existent pas. l’Opération du Mali va se révéler sans issue, nous jetons nôtre argent par les fenêtres.
    L’Europe doit s’unir pour trouver des solutions globales.

    Pour moi Fabius c’est le sang contaminé, un petit gars qui participe à cheval à un jeu télévisé, celui qui a dit: “Assad de mériterait pas d’être sur la terre”
    Etre plus petit que ça me semble compliqué.

  14. retrouvé le retour 4 novembre 2013 à 16:12

    “Il va falloir renforcer la présence française au Mali” Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement.

    A mettre en relation avec: “Le 14 juillet 1926, la France du Cartel des Gauches rassemble sous l’Arc de Triomphe la coalition improbable des vainqueurs de la guerre du Rif” et le lieu de naissance de la Ministre !!

    http://www.laviedesidees.fr/Une-guerre-coloniale-oubliee-le.html

    Nous voilà revenu pour le parti socialiste à l’ere peu glorieuse du bien nommé Guy Mollet !!

    Ce gouvernement et les prochains, s’ils continuent à traîner leurs chaînes, seraient bien inspirés de se cantonner à “la gestion des affaires courantes” et surtout sur la pointe des pieds et sans un mot, pour ne plus alimenter un bêtisier qui dépasse tous les précédents

  15. ES 5 novembre 2013 à 01:03

    http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20130712104038/

    on veut vraiment que la France quitte le Mali … et ses matières 1eres

  16. ES 6 novembre 2013 à 20:30

    MALI. Aqmi revendique l’assassinat des deux journalistes de RFI

    Publié le 06-11-2013 à 18h14 – Mis à jour à 19h04

    Par Le Nouvel Observateur

    “Cette opération intervient en réponse aux crimes commis par la France contre les Maliens”, indique Al-Qaïda au Maghreb islamique dans un communiqué transmis à l’agence mauritanienne “Sahara Médias”.

  17. comparateur assurance 18 mars 2014 à 00:30

    Merci pour ce post, une écriture de qualité ;)

  18. Elisabeth Studer 15 janvier 2017 à 01:24

    Assassinat de journalistes de RFI au Mali: “grandes inquiétudes” sur les suites judiciaires (proches)

    AFP14/01/2017

    L’association des amis de Ghislaine Dupont et Claude Verlon, journalistes français de RFI assassinés le 2 novembre au Mali, exprime “ses plus grandes inquiétudes sur les suites de l’instruction” judiciaire, à l’occasion du sommet France-Afrique qui se tient samedi à Bamako.

    “Au moment où François Hollande se rend à Bamako pour faire ses adieux à l’Afrique (….) les assassins courent toujours et la volonté des autorités de l’Etat Français de faire oeuvre de justice apparait quasi inexistante”, affirme l’association dans ce communiqué, co-signé par la société des journalistes de RFI .

  19. retrouvé le retour 15 janvier 2017 à 10:53

    Justement !!! :”D’après la famille de la victime, qui vit dans un village voisin, le jeune garçon, Issouf, âgé de 10 ans, n’était qu’un gardien d’ânes.”
    Il ne manque plus au remplaçant de Hollande qu’à demander à nos pilotes de tirer sur les “mineurs de 5 ans handicapés en fauteuil ” et a donner une médaille en chocolat à Sarko pour avoir désodé son sponsor Khadafi !!

  20. ES 15 janvier 2017 à 12:15

    je pense surtout que les journalistes genaient …. les intérets de la France …

  21. ES 15 janvier 2017 à 12:16
  22. ES 15 janvier 2017 à 12:19

    bien sur que l’Etat connait le coupable …. ou plutot le commanditaire ….
    Fafa avait passé toute la journée à RFI le jour de leurs morts pour briefer les rebelles …

  23. retrouvé le retour 15 janvier 2017 à 17:52

    Je ne sais pas si” l’état” sait cela, mais j’ai des doutes sur “l’état c’est moi !!” et ” l’état français”

  24. retrouvé le retour 16 janvier 2017 à 00:43

    «C’est un théâtre d’opération, une guerre avec des moyens de guerre», dit-on encore. Quant à l’enterrement rapide, il serait conforme aux procédures sur les théâtres. «Nous le faisons chaque fois», explique-t-on à la Défense.”

    Théâtre dit-on chez les obligés de nos ministres “socialistes”. Alors sans aucun doute faudra-t-il demander à Jack Lang si la pièce est bonne ! :( Une pièce en quatre actes.

    Acte I: Sarko assassine son préteur en Libye sur ordre de ses copains US. On connait la suite actuelle au Mali entre autres.

    Acte II: Un enfant de 10 ans est tiré d’un hélicoptère “socialiste”, une petite erreur de casting s’il avait été assis dans un fauteuil sans doute la pièce serait meilleure. Le ministre dit de La défense c’est Ionesco en plus fort ! :) :)

    Acte III: Un enterrement suivant la coutume «Nous le faisons chaque fois», explique-t-on à la Défense.”

    Acte IV: A voir suivant celui qui va remplacer le Hollandais !! J’ai vraiment peur d’un énorme Diên Biên Phu !!!

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