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Total : nouveaux permis d’exploration dans un Sahel prometteur … agité par Aqmi et touaregs

taoudeni-basin-oil-mali-mauritanie.gifSimple hasard ? alors que la région du Sahel est soumise à des troubles de plus en plus violents, l’actualité nous rappelle que la région est riche en pétrole.

Le géant pétrolier français Total vient en effet d’annoncer avoir signé deux permis d’exploration avec les autorités mauritaniennes dans le très prometteur bassin de Taoudéni.

Le groupe a ainsi acquis, en tant qu’opérateur, une participation de 90% dans les blocs C 9 en mer très profonde et Ta 29 à terre dans le bassin de Taoudéni.  La compagnie nationale mauritanienne SMH détiendra les 10% restants.

Le bloc C 9, situé à environ 140 kilomètres à l’ouest des côtes mauritaniennes, s’étend sur plus de 10.000 km (!…), par des profondeurs d’eau comprises entre 2.500 et 3.000 mètres. Le bloc Ta 29 est situé dans le désert du Sahara à 1.000 kilomètres à l’est de Nouakchott, au nord du bloc Ta 7 sur lequel Total mène déjà des activités d’exploration.

En février 2011, la presse algérienne indiquait que le groupe français Total et le groupe énergétique national algérien Sonatrach avaient dans leurs besaces plusieurs projets au Sahel. L’essentiel semblant être pour les deux groupes de « rafler » le plus de projets possibles, au Mali et au Niger.

Les récentes découvertes de richesses minières, dans le bassin de Taoudéni, large de 1,5 million de kilomètres carrés, partagé entre le Mali, l’Algérie, la Mauritanie et le Niger, provoquent en effet désormais un vif intérêt pour cette région.

Jean François Arrighi de Casanova, directeur Afrique du Nord de Total a ainsi fait état d’immenses découvertes gazières dans le secteur, freinant la progression du puits vers la zone pétrolière, en Mauritanie  et le conduisant même à parler « d’un nouvel Eldorado».

A travers sa filiale internationale Sipex, Sonatrach a par ailleurs obtenu l’approbation du ministère des Mines nigérien pour procéder à des forages expérimentaux.

Pour rappel, la Sipex est présente au Niger depuis 2005, plus précisément au périmètre de Kafra, situé à la frontière algéro-nigérienne.

Fin 2009, Sipex a obtenu une prolongation d’un an de la première période d’exploration, arguant d’une situation politique difficile dans le pays.

Au Mali, la filiale de Sonatrach présente depuis 2007, a acquis une prolongation de deux ans, émanant du ministère malien des Mines, pour la première phase d’exploration qui prendra fin en 2013.

Simple coïncidence ?

À trois mois de l’élection présidentielle au Mali, le gouvernement, déjà confronté aux enlèvements d’al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) et à la menace d’une crise alimentaire, doit désormais faire face à une nouvelle rébellion touareg.

Ainsi, l’armée malienne a repris dans la nuit de jeudi à vendredi le contrôle des trois villes du nord-est du Mali attaquées mardi et mercredi par des rebelles.

« L’armée malienne a repris le contrôle des villes de Ménaka, de Tessalit et d’Aguelhok. Des renforts sont venus sur place », a déclaré une source militaire régionale.

Dans ces deux dernières villes, les combats ont fait 47 morts – 45 rebelles et deux soldats – selon le ministère malien de la Défense. Les rebelles touareg auraient été vus se dirigeant vers le nord-ouest du Mali.

Ces attaques sont les premières de ce type depuis un accord ayant mis fin à la rébellion mais également depuis le retour de Libye de centaines d’hommes armés ayant combattu aux côtés des forces du leader libyen Mouammar Kadhafi.

Plus globalement, l’instabilité provoquée par les activités d’Aqmi dans le nord du Mali, lieu d’implantations de plusieurs de ses bases, a été renforcée par le retour sur le territoire libyen de plusieurs centaines de ces rebelles.

Elisabeth STUDER – www.leblogfinance.com -  21 janvier 2012 -

 

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22 commentaires

  1. Elisabeth.. 22 janvier 2012 à 12:21

    merci

  2. Elisabeth Studer 22 janvier 2012 à 14:39

    A lire

  3. Elisabeth Studer 29 juillet 2012 à 10:03

    Al Qaida

  4. Elisabeth Studer 2 février 2013 à 01:30

    Total reprend en main le bassin de Taoudenni en Mauritanie

    16-10-2009

    Passée la crise politique, Total reprend confiance et se prépare à investir 100 millions d’euros sur deux ans pour financer les premières opérations de forage.

    Le désert mauritanien.

    Par Ismael Aidara, Paris

    Prudente encore dans le schéma de capitalisation de la SAR (Société africaine de raffinage), basée au Sénégal et entreprise par le groupe saoudien Saudi Ben Laden, la multinationale pétrolière française Total a entamé dès fin septembre les premières opérations de forage sur le très convoité bassin mauritanien de Taoudenni. Situé dans le nord de la Mauritanie, le bassin, stratégique compte tenu de ses potentialités en hydrocarbures, avait été convoité durant la période 2003-2004 par une kyrielle d’entreprises britanniques, françaises et américaines.

    Une source établie à Nouakchott qui suit le dossier relatif à la reprise en main des prospections pétrolières par les multinationales étrangères, interrogée par Les Afriques, précise que la firme française Total, pour motif de recadrage de sa plateforme pétrolière en Mauritanie, avait décidé unilatéralement de geler ses opérations de forage entamées début 2004. « Total n’était pas trop sûr de la rentabilité de sa prospection sur le bassin de Taoudenni à court terme, mais surtout de la dead line qu’elle s’est fixée entre les opérations de forage et la production du premier baril », confirme notre interlocuteur.

    Deux facteurs déterminants

    On parle de quelque 4 milliards d’ouguiyas (soit l’équivalent de 10,5 millions d’euros) engloutis dans les opérations de prospection depuis le début des activités de Total en Mauritanie. Le dénouement heureux de la crise politique interne et le climat apaisé issu des dernières élections présidentielles ont été deux facteurs déterminants dans la relance des opérations de forage sur le site de Taoudenni par le groupe français. Ce qui expliquerait la présente tournée africaine du directeur pour l’Afrique du Nord de Total, Jean François Arrighi, récemment reçu par le chef de l’Etat mauritanien, Ould Abdel Aziz. « Total, qui n’entend pas se faire doubler dans les stratégiques blocs 7 et 8 du bassin Taoudenni par une compagnie américaine, qui a soufflé ses intentions de venir en Mauritanie vers début juillet 2009, a décidé d’entamer ses opérations à partir de fin septembre 2009 », informe notre source.

    Le bassin de Taoudenni devrait générer d’importantes ressources financières pour le Trésor du pays d’ici à 2014.

    Le bassin de Taoudenni devrait générer d’importantes ressources financières pour le Trésor du pays d’ici à 2014 et produire du pétrole brut fin 2015 extrait du bassin, a précisé un officiel mauritanien du Département du pétrole.

    On apprend enfin, de sources bien informées, que Total a reçu des garanties de la part des autorités mauritaniennes de rendre plus incitatif et accessible l’environnement fiscal du pays.

    La multinationale française va donc mobiliser plus de 100 millions d’euros entre 2009 et 2010 en vue de couvrir les premières opérations de forage à travers une plateforme moderne.

  5. ES 14 février 2014 à 20:31

    merci bcp pour les infos !

  6. ES 14 février 2014 à 20:31

    Comme toujours, la presse française muette ou presque sur le sujet ….

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