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L’Algérie : point central de la stratégie militaire US au Mali et au Sahel ?

Décidément ! Les Américains se bousculent en Algérie, le pays faisant l’objet de moult déplacements des diplomates US … en cette veille des élections présidentielles américaines.

Après le général Carter Ham, chef du commandement américain pour l’Afrique (Africom), c’est au tour d’Hillary Clinton de fouler le terrtoire algérien. Sujet de prédilection ? Le Mali et AQMI … le pétrole et le gaz étant relayés aux oubliettes, enfin, officiellement …

Les media algériens rapportent en effet que la secrétaire d’Etat Hillary Clinton effectuera une escale à Alger mardi prochain, en vue – nous dit-on – d’évoquer avec les autorités algériennes plusieurs dossiers à l’occasion de son escale à Alger.

Le communiqué du département d’Etat US indique ainsi que Mme Clinton s’entretiendra avec le président Abdelaziz Bouteflika sur des “questions d`intérêts bilatéral et régional”.  Sujet phare qui sera évoqué : le Mali.
Rappelons par ailleurs qu’en visite à Alger au début du mois d’octobre, le général Carter Ham avait déclaré quant à lui que son pays privilégiait une solution diplomatique et politique à la crise malienne.

Une manière – selon le site « Sahel Intelligence » – « d’ajouter à la confusion générale de la communauté internationale » sur la question.
Le journal indiquant par ailleurs qu’en l’espace de cinq mois, le commandant de l’Africom s’est rendu deux fois en Algérie.

Officiellement, pour le général Carter Ham, il est impératif de faire la distinction entre les groupes armés terroristes et ceux qui ne le sont pas. Une manière de justifier les investigations menées par les États-Unis en vue de faire la lumière sur les rôles du MUJAO, du MNLA, le mouvement indépendantiste touarègue, et d’Ansar Dine, la milice des Défenseurs de l’Islam.

Certes, parallèlement, le général américain en visite à Rabat (Maroc) avait réitéré les réserves de Washington quant à une action militaire au Sahel. «Aucune intervention militaire n’est envisageable dans cette région ni dans le nord du Mali», avait alors insisté le général Carter Ham estimant que « le déploiement de forces militaires ne fera que compliquer la situation en ce moment ».
Une « prudence » bien surprenante pour les Etats-Unis, toujours prompts à »dégainer » … à moins que l’objectif ne soit de provoquer le chaos chaque jour un peu plus … en manipulant justement des groupes extrémistes … alors même que le pays détient des ressources en matières premières fort convoitées telles que pétrole, gaz et coltan.

On est alors en droit de se demander si au final, Washington, le lobby pétrolier US et le lobby militaire n’auraient pas intérêt à miner la situation … histoire de vendre des armes et éviter que des concurrents un peu trop zélés ne raflent la mise sur le potentiel énergétique du pays. Et ce, à quelques jours à peine des élections présidentielles US, qu’il faut gagner … et financer …

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24 commentaires

  1. elisabeth 13 janvier 2013 à 14:08

    Tandis que l?Alg

  2. Elisabeth Studer 13 janvier 2013 à 18:54

    Les Etats-Unis et Africom

    La premi

  3. Elisabeth Studer 13 janvier 2013 à 19:07

    De l?Irak? au Mali

    De Villepin appelle

  4. es 16 janvier 2013 à 12:26

    Algérie: des étrangers enlevés sur un site pétrolier
    Par LEXPRESS.fr, publié le 16/01/2013 à 11:06, mis à jour à 11:17

    L’enlèvement aurait eu lieu sur un site de la Sonatrach près de la frontière avec la Libye. Les autorités algériennes n’ont pour le moment pas confirmé l’enlèvement

  5. elisabeth 12 mars 2013 à 00:28

    Algérie: démantèlement d’une cellule liée à Aqmi comptant des Maliens

    ALGER – Les services algériens de sécurité ont démantelé samedi une cellule terroriste liée à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et ont arrêté sept personnes dont deux ressortissants maliens dans le sud de l’Algérie, a rapporté lundi le quotidien arabophone Echorouk.

    Les autorités ont saisi des téléphones satellitaires, deux véhicules tout-terrain, et des documents dans les caches de ces islamistes dans les régions de Tamanrasset et de Bordj Badji Mokhtar, près de la frontière avec le Mali, a précisé le journal. Un huitième suspect à réussi à prendre la fuite vers le Mali.

    Cette cellule avait pour objectif notamment d’aider les jihadistes fuyant la guerre au Mali à s’infiltrer en Algérie, selon le journal.

    Les sept suspects ont été inculpés de soutien à une organisation terroriste opérant à l’intérieur et à l’extérieur du pays, en référence à Aqmi, a ajouté Echorouk.

    Début février, deux membres d’Aqmi, un Algérien et un Malien, avaient été interceptés à Tinzaouatin, à la frontière algéro-malienne, à bord d’un véhicule tout-terrain, chargé de munitions et d’explosifs, par une unité de l’armée spécialisée dans la lutte contre le terrorisme.

    L’armée algérienne a renforcé sa présence à la frontière avec le Mali, fermée depuis le 14 janvier, afin d’éviter les incursions des islamistes armés venus du nord.

    L’Algérie, initialement réticente à une intervention militaire dans le conflit malien, a autorisé par la suite le survol de son territoire par l’aviation française.

    (©AFP / 11 mars 2013 10h29)

  6. ES 3 février 2014 à 01:32

    Le roi du Maroc demande au MNLA de « rester ouvert au dialogue » avec Bamako .

    Samedi, 01 Février 2014 12:39 AEM – AFP

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    .

    BAMAKO, Mali – Le roi du Maroc Mohamed VI demande au Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA, rébellion touarègue malienne) de « rester ouvert au dialogue politique » avec Bamako, indique un communiqué de ce mouvement transmis samedi à l’AFP.

    Le MNLA « informe l’opinion nationale de l’Azawad (nord du Mali) et l’opinion internationale qu’une délégation » de ce mouvement, « présidée par son secrétaire général, Monsieur Bilal Ag Chérif, a été reçue en audience ce vendredi 31 janvier par sa Majesté le Roi Mohamed VI du Maroc », indique ce communiqué.

    Le dirigeant marocain « a demandé à la délégation du MNLA de continuer à rester ouvert au dialogue politique. La délégation du MNLA a réaffirmé (au roi du Maroc) toute sa disponibilité et son attachement à une solution politique durable au conflit » entre ce mouvement et le gouvernement malien.

    Le MNLA a récemment, à Alger, claqué la porte d’une rencontre « exploratoire » entre différents groupes armés du nord du Mali, organisée par le gouvernement algérien.

    Le gouvernement malien a signé en juin 2013 avec les groupes armés du nord du nord du Mali les accords de Ouagadougou, qui ont permis l’organisation de l’élection présidentielle sur tout le territoire, mais ils tardent à être appliqués.

    Les rebelles touareg ont été des alliés des islamistes armés qui ont occupé le nord du Mali pendant plusieurs mois en 2012, avant qu’une intervention internationale, dirigée par la France et toujours en cours, ne chasse les jihadistes des grandes villes de cette partie du pays.

    Interrogé samedi par l’AFP au sujet de la rencontre entre Mohamed VI et des responsables rebelles touareg, un ministre malien, qui s’est exprimé sous le sceau de l’anonymat, a déclaré que « le Maroc est un important allié du Mali dans la région. Ce n’est donc pas du tout étonnant que le roi (Mohamed VI) aide aussi de son côté à apaiser la situation dans le nord du Mali ».

    Le dirigeant marocain a été en septembre 2013 invité d’honneur d’une cérémonie marquant le début du quinquennat du président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, élu à l’issue de l’élection présidentielle de juillet-août.

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