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AZF : quand Libé parlait d’odeur de poudre liée à un projet de fusion d’activités SNPE / Snecma

Alors que la Cour de cassation a annulé le 13 janvier dernier, la décision de la cour d’appel de Toulouse, laquelle avait condamné Serge Biechlin, l’ancien directeur de l’usine AZF et sa maison mère, Grande Paroisse, pour leur responsabilité dans l’explosion du 21 septembre 2001 survenue sur le site, renvoyant l’affaire devant la cour d’appel de Paris, je choisis délibérément de vous parler non pas d’AZF mais du secteur industriel français, et tout particulièrement des branches d’activité liées à l’aéronautique et à la défense, dont nombre de sites stratégiques sont implantés dans la Ville rose. Simple hasard ?

Je reprendrai pour cela un article paru dans Libération le 6 septembre 2001 !!!! avec un titre on ne peut plus prémonitoire : « Ça sent la poudre entre les explosifs et l’aéronautique ». Non, vous n’avez pas rêvé !! Ni même cauchemardé …. !

Alors revenons un instant sur son contenu …

Le journaliste de Libération, Grégoire Biseau, y relatait que Jean Faure, le patron de la Société nationale des poudres et explosifs (SNPE), et Jean-Paul Béchat, le patron du groupe aéronautique Snecma étaient passés du rang de rivaux à celui d’ennemis.

« Depuis quelques semaines, la mèche brûle » indiquait ainsi le journaliste en une sorte de phrase à la limite du prémonitoire. Alors que seule la Garonne sépare le site d’ AZF-Grande Paroisse de celui … de la SNPE. Site qui quoiqu’on en dise n’a pas été épargné – loin s’en faut – par la (les?) explosions survenue(s) en cette fatale journée du 21 septembre 2001.

«  L’objet du litige? Un projet de société mixte entre les deux groupes, baptisée Herakles » ajoutait-il. En précisant qu’il s’agissait alors de marier les activités  espace-défense de la SNPE avec celles de propulsion de missiles de la Snecma. Cette dernière se faisant alors prier pour donner son aval à la proposition du partage 50/50 qui lui avait été faite. S’attirant ainsi l’ire de la SNPE et du gouvernement français lui-même.

« Tout dans cette histoire franco-française sent la poudre » indiquait le journaliste, évoquant « des vieilles rivalités de chefs, des questions financières, des syndicats maison sur le pied de guerre et une campagne de lobbying pour se disputer la prochaine succession de Jean Faure ».
Grégoire Biseau nous révélait ainsi qu’au début du mois de septembre 2001, une coordination syndicale de la SNPE était venue demander audience au ministère de la Défense « pour exprimer de vive voix sa crainte d’assister au démantèlement pur et simple de son entreprise ». Réponse lui avait été faite en retour : « pas de projet de démantèlement de la SNPE en vue et maintien du principe de parité dans le capital d’Herakles ». Une situation tellement idyllique qu’un syndicaliste avait estimé que cela était «  trop beau pour être vrai », invitant à la vigilance.

Libé indiquait parallèlement que le différent était né d’une visite faite en 2000 par Jean Faure et Jean-Paul Béchat auprès de leur ministre de tutelle, Alain Richard, en vue de lui présenter un projet de mariage de leurs activités d’explosifs et de propulsion. Lequel semblait d’autant plus ravi d’une telle proposition que les Etats-Unis venaient eux aussi « de constituer leur champion de l’explosif militaire ».

Mais après leur travail d’évaluation, les banques-conseils de la Snecma avaient convaincu Béchat d’exiger plus que la parité.

En vue d’équilibrer la donne, Jean Faure propose donc alors de mettre dans Herakles son centre de recherche et la gestion de son parc immobilier. Proposition rejetée par la Snecma … conduisant au « clash » selon les termes mêmes de Libé.

Histoire de trouver quelques appuis, le patron de la Snecma avait su alors s’attirer les faveurs des syndicats, pour lesquels une fusion d’égal à égal avec leurs collègues de la SNPE semblait alors inacceptable. «Notre statut est bien meilleur que celui de la SNPE », expliquait ainsi Dominique Thebaud, de Force ouvrière. « Rien que cette année, chaque salarié du groupe va recevoir 24 000 francs au minimum au titre de la participation et de l’intéressement. Si on intègre Herakles, on devra faire une croix dessus » ajoutait-il.

Une affaire qui tombait alors fort mal pour Jean Faure, qui parallèlement au projet Herakles, négociait une augmentation de capital de 76,2 millions d’euros. Opération accepté par Alain Richard à la seule condition que la SNPE et la Snecma mettent fin à leurs différents. Et ce … à trois semaines du départ de Faure, prévue le 24 septembre 2001 … soit le lundi suivant la catastrophe du vendredi 21 septembre …

Quant à Jean-Paul Béchat, ce dernier semblait vouloir « jouer la montre », travaillant sur l’ouverture de 25 % du capital de la Snecma prévu pour la fin octobre 2001.

«Si on cède la majorité d’Herakles à la Snecma, la SNPE devient un petit groupe de chimie » assurait alors un proche de Faure. Redoutant d’être vendu à « un plus gros » compte-tenu des difficultés liées au fait de se développer tout seul.

Un contexte industriel pour le moins chargé, donc, à quelques heures à peine de la catastrophe dite AZF survenue sur le site voisin de la SNPE  alors même que les Etats-Unis  venaient « de constituer leur champion de l’explosif militaire ».

Elisabeth Studer – www.leblogfinance.com – 22 janvier 2015

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40 commentaires

  1. Elisabeth Studer 23 janvier 2015 à 23:23

    SNPE et Snecma étudient un rapprochement dans la propulsion de missiles
    Par le 14/12/2000 pour Agefi.fr

    Un rapprochement des activités de propulsion de missiles du motoriste d’avions et équipementier aéronautique Snecma et des activités espace-défense de la Société nationale des poudres et explosifs (SNPE), spécialiste de la chimie fine, serait actuellement à l’étude, selon le journal Les Echos de mercredi. Ce projet, qui pourrait être dévoilé lors des comités centraux d’entreprise, viserait à la transformation du groupement d’intérêt économique (GIE) G2P réunissant Snecma (75 %) et SNPE (25 %) en une société qui serait baptisée Herakles. La nouvelle entité pèserait environ 610 millions d’euros de chiffre d’affaires.

  2. Elisabeth Studer 23 janvier 2015 à 23:25

    Safran crée Herakles, numéro 2 mondial de la propulsion solide
    02/05/2012, 17:44 – 528 mots
    Lundi, le groupe Safran a annoncé le rapprochement de ses 2 filiales SME et Snecma Propulsion Solide. Une fusion fêtée en grandes pompes le 2 mai au Haillan, en Gironde, où travaillent les deux tiers des effectifs de ce géant du secteur des lanceurs spatiaux et des missiles balistiques

    Plus de 1 000 salariés ont été conviés au Haillan, dans l’agglomération bordelaise, pour célébrer le rapprochement entre SME (SNPE Matériaux énergétiques) et SPS (Snecma Propulsion solide). Les deux filiales de Safran étant en bonne santé, le bébé, le jeune Herakles, se porte plutôt bien : il se positionne d’entrée de jeu comme le numéro 2 mondial de la propulsion solide derrière l’américain ATK.

    Une alliance qui vient de loin

    Au total, Herakles et ses filiales constituent un ensemble de 3 000 salariés, dont plus de 2 000 en Gironde, à St Médard-en-Jalles et au Haillan. C’est désormais le plus important site industriel du département. Cette nouvelle entité devrait réaliser un chiffre d’affaires de près de 700 millions d’euros. « Enfin ! On en parle depuis douze ans », nous confie son PDG, Philippe Schleicher. « Depuis 40 ans, nous avons des structures de coopération entre SNPE et Snecma, mais cela ne suffit plus », indique Hervé Austruy, directeur général délégué. Le premier produit le carburant des missiles balistiques type M51 et de la fusée Ariane. Le second fabrique le moteur. Jusqu’à présent, SNPE, refusait de se séparer de la SME et d’une activité très rentable. Mais, l’an dernier, le gouvernement a décidé de privatiser la SNPE, ce qui a ouvert la voie à Safran pour racheter la SME en avril 2011.

    Rationnaliser pour être plus compétitif

    La création d’Herakles va permettre de « rationaliser les coûts pour être plus compétitif », explique Hervé Austruy. C’était devenu une nécessité car, reconnait -il, «Ariane 5 a des problèmes de concurrence, en raison de son prix», reconnaît-il. Philippe Schleicher ne cache pas que le contexte budgétaire actuel est « très tendu ». Et, pour cause, « nos principaux clients sont les Etats européens ». Cette fusion ne ne devrait entrainer aucun licenciement a promis le PDG. Mais le syndicat Sud redoute un non remplacement de 120 postes dans les 3 ou 4 prochaines années et une « harmonisation sociale par le bas car les salaires à SPS sont plus élevés qu’à SME », souligne François Ossorio délégué Sud SME. «Nous avons 15 mois légalement pour tout harmoniser. Nous trouverons le juste milieu, et nous n’ajusterons ni par le haut ni par le bas », explique Philippe Schleicher, qui se veut rassurant.

    Ariane 5 ME en ligne de mire

    Selon Hervé Austruy, cette fusion ouvrira aussi au groupe d’autres marchés : nouveaux moteurs d’avions, générateurs de gaz pour les airbags de voitures, mais aussi les piles à combustible… D’ici là le groupe Safran mise beaucoup sur Ariane 5 ME (Midlife Evolution) qui devrait être lancée à l’automne. Ce programme de modernisation permettra de placer jusqu’à 12 tonnes (contre 10 actuellement) en orbite géostationnaire. Pour se diversifier et trouver de nouveaux vecteurs de croissance, Herakles disposera d’une « force technologique » avec une direction transverse composée de plus de 450 experts à la pointe dans ses 5 domaines d’activités : la propulsion stratégique, tactique, spatiale, l’aéronautique, les composites thermostructuraux et l’industrie et les composites à matrices organiques. Mais, Herakles sera surtout dépendant des choix du futur gouvernement en matière de défense.

  3. Elisabeth Studer 23 janvier 2015 à 23:25

    A noter :”il se positionne d’entrée de jeu comme le numéro 2 mondial de la propulsion solide derrière l’américain ATK.”

  4. Elisabeth Studer 23 janvier 2015 à 23:31
  5. Elisabeth Studer 23 janvier 2015 à 23:33

    préambule :

    2001 fut une année de transition pour l’industrie d’armement en Europe.
    Dans les domaines de l’aéronautique et de l’électronique de défense, les
    grands groupes sont passés par une phase d’intégration « après fusion », tout
    en développant des liens transatlantiques. Pour ce qui est de l’armement de
    terre, les acquisitions transnationales se sont multipliées avec une forte participation
    américaine. En ce qui concerne la construction navale, le début
    des regroupements internationaux s’annonce.

  6. Lethuaire Raoul 24 janvier 2015 à 12:49

    MAIS, POURQUOI NE COMPRENEZ-VOUS PAS ?
    Le nitrate d’ammonium est obtenu par réaction à chaud (170-190°) entre l’ammoniac (dit pur) et l’acide nitrique. C’est un composé stable à froid, sans aucun danger au feu, utilisé par les paysans comme engrais depuis très longtemps. (1 siècle).Il se présente après tamisage en granulats blancs.
    On a constaté depuis longtemps (vers 1960), qu’en humectant ces granulats, avec un carburant liquide (généralement le gas-oil) on obtenait le produit de base d’un explosif industriel. Il est utilisé à plus de 85% dans les mines et carrières, ce qui se compte en centaines de milliers de tonnes par an dans le monde.
    Dans l’usine AZF, les refus de tamisage (fines), qui permettaient les mêmes performances, étaient stockées ans le hangar 221, pour être repris à la demande, par un marchand d’engrais composés.
    Ce tas de refus de nitrates, a inspiré un où des malfaisants connaissant la manipulation. Il suffisait d’humecter manuellement avec du gas-oil une petite zone du stock (probablement la valeur d’un jerrycan de 20 litres humectant 300 kg de nitrate, ce qui correspond à l’importance de la première explosion), et de compléter l’opération par un explosif de chantier équipé d’une mèche lente. Le résultat est réalisable en 5 minutes maximum, ce qui fut réalisé manuellement.
    Le, où les malfaisants ont eu le temps de s’éloigner vers une porte d’entrée de l’usine. Ils se trouvaient sur ce glacis quand s’est produite la deuxième explosion.
    Il faut connaitre le nitrate pour comprendre. Si, au sol, sur tas il est stable, ininflammable, il en sera autrement s’il est projeté en l’air, choqué, et forme un nuage. C’est un coup de poussier permis par libération de l’ammoniac faiblement explosif, et de l’acide nitrique, non explosif, mais accélérateur. Après un retard d’allumage de 8 secondes, accompagné de polarisation, c’est environ 30 où 40 tonnes qui ont détoné, pas plus. La détonation fut effroyable avec tous les dégâts humains et matériels provoqués. A cette compression sur l’atmosphère, correspond un retour de dépression, avec déplacement vers l’épicentre de corps et de matériels. Notez que c’est 30.000 ou 40.000m3 de gaz en mouvement.
    J’interviens une nouvelle fois sur la destruction de l’usine, car certains me font mal dans leurs raisonnements. Ils ne veulent plus que la vérité soit expliquée et se contentent de la culpabilité de Total qui sert leurs intérêts. J’informe aussi une nouvelle fois les amateurs de « conspiration » et les « angéliques. »
    Je suis RAOUL (c’est à la mode), l’Ingénu qui roula, très FRANÇAIS.

  7. Masse critique 26 janvier 2015 à 14:53

    http://www.azf-et-moi.fr

    On y parle des 35 années passées d’orchestration de la corruption par la DGSE sur le territoire national français et du néo-nazisme Airbus depuis et pendant 25 ans.
    Un ligne sur la préméditation anecdotique de l’explosion de l’usine AZF.

    Personne n’a besoin de davantage d’exemples de manipulations de l’information que ceux l’on trouve sur ce site. Il suffirait simplement de l’autoriser …

    … même si je comprends que ça ferait beaucoup d’un coup … de révéler par la quantité la “qualité” de votre démocratie fictive …

  8. retrouvé le retour 26 janvier 2015 à 16:06

    Masse critique: http://www.azf-et-moi.fr
    adresse introuvable, un petit effort !!!

    Je n’ai pas vraiment d’idée sur la question de l’origine de cette explosion, en particulier je ne peut pas comprendre comment une pulvérisation à l’air libre et non pas dans un espace confiné peut produire ce genre de phénomène.

  9. Masse critique 26 janvier 2015 à 18:36

    @retrouvé le retour:

    http://www.azf-et-moi.fr adresse introuvable. Effectivement. Venez demander à la police Toulousaine ce qui les inspire. La CPI leur demandera.
    Pour ma part, je n’ai plus de question, ni pour la Justice de Paris d’ailleurs qui aura à répondre en choeur ou pas -ils se débrouilleront- devant des instances indépendantes.
    Si, quand même une petite anodine. Comment ce petit monde, à qui nos institutions ont confié notre sécurité, depuis toujours, s’y prend-il pour rendre virtuelle la CEDH pendant 35 ans ?

    Tout le monde a la réponse maintenant …

  10. Elisabeth Studer 14 juillet 2015 à 19:00

    Un projet de société mixte entre les deux groupes, baptisée Herakles » ajoutait-il.

    herakles : société créée au final en 2012 … mais en 2001, le nom etait deja trouvé ….

  11. Elisabeth Studer 14 juillet 2015 à 19:05

    Northrop Grumman lance une OPA de 5,9 milliards de dollars sur TRW
    NICOLAS BARRÉ – LES ECHOS | LE 25/02/2002

    La surprise fait aussi partie de la stratégie. Northrop Grumman, l’un des groupes de défense américain les plus réputés, a annoncé vendredi une offre de rachat non sollicitée de l’équipementier automobile et de défense TRW pour 5,92 milliards de dollars. Le groupe, dirigé par Kent Kresa, propose aussi de reprendre pour environ 5,5 milliards de dollars de dettes, portant ainsi le coût total de l’acquisition à plus de 11 milliards de dollars. Si la transaction aboutit, Northrop Grumman deviendra le premier fabricant américain de matériel militaire, à égalité avec Lockheed Martin et devant Boeing. Mais ces derniers pourraient proposer une surenchère. Une contre-offre pourrait aussi venir, entre autres, de General Dynamics, rival malheureux l’an dernier de Northrop Grumman dans la bataille pour le contrôle de Newport News Shipbuilding, le seul fabricant américain de porte-avions à propulsion nucléaire.
    Après une décennie 1990 marquée par des restructurations, des fermetures d’usines et des licenciements, l’industrie américaine de la défense est de nouveau en ébullition. George W. Bush vient de proposer d’augmenter de 31 % le budget de la Défense l’an prochain pour le porter à 379 milliards de dollars. Les événements du 11 septembre ont renforcé les perspectives de gros contrats du Pentagone dans des secteurs à haute valeur ajoutée comme les systèmes de bouclier antimissile, un des métiers de TRW. Ce dernier est l’un des trois groupes impliqués dans le projet avec Lockheed Martin et Boeing.
    Northrop Grumman offre 47 dollars par action TRW, soit une prime de 22 % par rapport au cours moyen des douze derniers mois. Il propose de financer l’acquisition intégralement par échange d’actions. L’offre contient une clause selon laquelle le prix de 47 dollars est garanti, même en cas de baisse de l’action Northrop Grumman. C’est ce qui s’est produit vendredi : le titre a reculé de 7,9 %, à 109,95 dollars, tandis que l’action TRW s’envolait de 26,4 %, à 50,30 dollars, soit au-dessus du prix d’offre, signe que le marché s’attend à une surenchère.
    TRW a qualifié l’offre de « regrettable » dans la mesure où elle intervient « immédiatement après le départ du PDG, David Cote [devenu mardi patron de Honeywell International], qui s’est soldé par un recul du cours de Bourse à un niveau aberrant ». Mais sans fermer la porte sur le fond. Il est vrai que les deux groupes ont déjà parlé rapprochement dans le passé, et Kent Kresa, dans une lettre adressée à la direction de TRW, a indiqué qu’il était prêt à relever son prix : « Nous sommes prêts à améliorer notre offre si des éléments d’information non publics sur TRW le justifient. » En cas de réussite de l’OPA, Northrop Grumman a annoncé son intention de revendre la branche automobile de TRW, qui représente les deux tiers du chiffre d’affaires (voir graphique ci-dessus). « L’une des raisons de cette offre est que nous voulons être impliqués dans la défense antimissile », a expliqué vendredi Kent Kresa. TRW a décroché pour 2 milliards de dollars de commandes du Pentagone l’an dernier, ce qui fait de lui le septième fournisseur de l’armée américaine. Dans le cadre du projet de bouclier antimissile, il développe notamment des systèmes de commande et de contrôle pour les missiles « tueurs » et travaille avec Lockheed Martin et Boeing sur un projet de laser basé dans l’espace capable de détruire des missiles ennemis.
    Au cours des deux dernières années, Northrop Grumman a réalisé pour 7,7 milliards de dollars d’acquisitions en reprenant Litton Industries, Newport News et la division électronique de GenCorp. Il a démontré dans chaque cas de bonnes capacités d’intégration qui rendent les analystes confiants pour la reprise de TRW. Il s’agit certes d’un plus gros morceau, mais le président de Northrop Grumman, Ronald Sugar, donné comme favori pour succéder au PDG Kent Kresa, connaît mieux que personne la branche espace et défense de TRW : il en était le patron jusqu’en 2000.
    Le Pentagone ne verrait pas d’un mauvais oeil cette alliance qui aboutirait à la création d’un troisième grand fournisseur d’équipement militaire intégré capable de rivaliser avec Lockheed Martin et Boeing. Le nouvel ensemble réaliserait un chiffre d’affaires de 26 milliards à 27 milliards de dollars (hors automobile) en 2003, selon un calcul interne, ce qui le placerait juste devant Lockheed Martin (25 milliards de dollars).

  12. Elisabeth Studer 14 juillet 2015 à 19:11

    Les vols d’Ariane 5 suspendus à la SNPE de Toulouse
    GRÉGOIRE BISEAU 2 OCTOBRE 2001 À 01:08
    L’entreprise voisine d’AZF est la seule à produire l’un des carburants de la fusée.
    Rien ne va plus à la SNPE, la Société nationale des poudres et explosifs. Et personne n’aurait pu trouver pire sortie pour son PDG, Jean Faure, qui a quitté l’entreprise la semaine dernière pour cause de limite d’âge. La catastrophe de Toulouse a plongé, du jour au lendemain, l’entreprise publique dans le noir complet. Le successeur de Jean Faure? Le candidat du ministère de la Défense, Jacques Loppion, n’a pas encore été officiellement nommé. Le projet, baptisé Heraklès de société mixte avec la Snecma? Gelé. L’augmentation de capital de 500 millions de francs promise par les pouvoirs publics? Reportée. Et comme si cela ne suffisait pas, le risque de fermeture définitive des deux sites toulousains fait planer une lourde menace sur l’avenir.

    Funeste destin que celui de Jean Faure. Après avoir participé à la création de la SNPE en 1971, il y a fait toute sa carrière, et surtout développé la diversification dans la chimie. Diversification montrée du doigt aujourd’hui. Si les sites de Toulouse devaient fermer (soit environ 40 % de l’activité chimique du groupe), c’est pratiquement toute la chimie de la SNPE qui s’arrêterait.

    Une fermeture qui pourrait avoir de graves conséquences sur le calendrier d’Arianespace. En plus du perchlorate d’ammonium, indispensable à la fabrication du propergol liquide utilisé dans le booster de la fusée, le site de Toulouse produit le carburant (dit MMH) du dernier étage de la fusée Ariane 5. Or, si Arianespace dispose d’une année de propergol en réserve, elle ne peut compter que sur trois mois de carburant MMH. Et Toulouse est la seule usine qualifiée au monde pour fournir ce type de carburant. «On dispose d’un approvisionnement possible en Allemagne», assure un porte-parole. Le problème, c’est que l’usine en question n’est pas qualifiée pour livrer ce carburant et qu’une telle qualification technique nécessiterait entre quatre et huit mois selon des sources industrielles. Compte tenu du dernier échec du vol 510 d’Ariane 5, Arianespace n’a sûrement pas envie de se lancer dans une telle aventure.

    Peut-on alors imaginer que la SNPE ferme son activité à base de phosgène, ce gaz très dangereux, et conserve celle qui produit le MMH d’Ariane? «Economiquement c’est impossible. On ne pourra jamais rentabiliser l’usine de Toulouse avec une si petite activité», assure Jacques Cardin, le directeur général adjoint de la SNPE. Et au ministère de la Défense, on jure que personne ne réfléchit à de tels scénarios.

    BISEAU Grégoire

  13. ES 2 août 2015 à 12:30

    Nexter Systems (France) et Krauss-Maffei Wegmann (Allemagne), deux des principaux leaders européens de la défense terrestre, ont scellé le 29 juillet leur alliance annoncée il y a un an.

    Le rapprochement des deux groupes, dans le cadre d’une société holding, donne naissance à l’entreprise franco-allemande de défense KANT (KMW and Nexter Together). Le projet d’alliance doit encore recevoir les autorisations juridiques et réglementaires habituelles et devrait entamer son activité d’ici la fin de l’année, annonce le communiqué de presse.

    Armée-2015
    Armée-2015: l’industrie russe de l’armement a prouvé son potentiel
    En précisant les raisons du projet stratégique qu’est KANT, le président directeur général de Nexter, Philippe Burtin, a déclaré devant la Commission de la défense nationale et des forces armées de l’Assemblée nationale que les marchés de la défense terrestre sont actifs et très compétitifs, dans un contexte où les menaces n’ont pas faibli. Dans ce cadre, l’industrie de défense terrestre européenne restait fragmentée. L’alliance permettrait de mutualiser les compétences et les capacités industrielles et d’achat, tout en disposant d’une palette d’activité qui compense les cycles ou les aléas commerciaux d’un segment à l’autre.

    Frank Haun, président directeur général de KMW, a à son tour déclaré que l’Europe et l’Otan n’ont pas seulement un nombre important de menaces militaires à leurs frontières: la défense de ces territoires et de ceux des alliés européens, la protection des routes maritimes mondiales, et les opérations extérieures mettent selon lui déjà fortement à contribution les capacités de forces armées. “La crise ukrainienne nous a récemment montré qu’une situation peut dégénérer rapidement. Quelle est notre capacité de dissuader des agresseurs potentiels? Disposons-nous d’assez de véhicules blindés, ne serait-ce par exemple que pour défendre Berlin?”, a ajouté M.Haun.

    Le projet KANT devrait mettre au monde un nouveau leader européen de l’armement sur le marché de la défense terrestre. L’alliance prévoit des ventes annuelles totales d’un montant de près de 2 milliards d’euros, un carnet de commandes de quelque 9 milliards d’euros et plus de 6.000 salariés.

    Nexter Systems est un leader sur le marché français du matériel d’armement terrestre, qui a réalisé 1,04 milliard d’euros de chiffre d’affaires. La société est organisée en trois pôles: le pôle Systèmes qui produit l’artillerie, les armements embarqués, les chars de combat lourds et légers, les engins blindés et les robots, ainsi que les pôles Munitions et Équipements.

    L’origine de l’entreprise familiale Krauss-Maffei Wegmann remonte à plus de 175 ans. En 2014, avec ses 3.200 collaborateurs, elle a enregistré plus d’un milliard d’euros de prises de commandes. Dans le monde occidental, KMW est le seul producteur de chars lourds de combat modernes.

    Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/defense/20150730/1017293949.html#ixzz3heVg2xSD

  14. retrouvé le retour 2 août 2015 à 13:15

    Dans ma prime jeunesse il y avait Willy, le prisonnier allemand. Il disait souvent : “Grande Allemagne tous soldats. Allemagne vaincue. Tous douaniers”.
    J’ai souvent pensé à lui et à la ” pâtisserie française” qu’il rêvait de créer à Kiel !! Je vais aller voir s’il a tenu parole !!

  15. Jose Touhy 26 août 2015 à 07:44

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  16. retrouvé le retour 26 août 2015 à 23:29

    3Ce tas de refus de nitrates, a inspiré un où des malfaisants connaissant la manipulation. Il suffisait d’humecter manuellement avec du gas-oil une petite zone du stock (probablement la valeur d’un jerrycan de 20 litres humectant 300 kg de nitrate, ce qui correspond à l’importance de la première explosion), et de compléter l’opération par un explosif de chantier équipé d’une mèche lente. Le résultat est réalisable en 5 minutes maximum, ce qui fut réalisé manuellement” !

    Elisa, Elisa cherche moi les …

  17. Elisabeth S 21 septembre 2015 à 10:21

    pour rappel ….

  18. Elisabeth Studer 25 mars 2016 à 21:05

    Le procès AZF programmé le 24 janvier 2017 (association de victimes)

    TOULOUSE (awp/afp) – Le 3e procès de la catastrophe d’AZF de Toulouse a été fixé au 24 janvier 2017 devant la cour d’appel de Paris a annoncé vendredi à Toulouse Jean-François Grelier, président de l’association des Sinistrés du 21 septembre 2001

    “Droit dans ses bottes, la cour d’appel de Paris a fixé la date du 24 janvier pour débuter ces audiences à huis clos”, a dénoncé l’association qui réclamait un dépaysement du procès, sinon à Toulouse, dans une ville rapprochée.

    “Les institutions judiciaires ont donc décidé de forcer le destin, et ignorant l’indignation populaire de persister dans leur volonté de faire un procès AZF de quatre mois sans victime à Paris”, a ajouté l’association dans un communiqué, réclamant une rencontre avec le ministre de la justice Jean-Jacques Urvoas

    Le 21 septembre 2001, une explosion ressentie à des dizaines de kilomètres à la ronde avait soufflé le complexe chimique AZF (AZote Fertilisants, filiale de la société Grande Paroisse, elle-même filiale du groupe Total) et dévasté les alentours. Le bilan avait été de 31 morts et 2.500 blessés.

    En septembre 2012, la Cour d’appel de Toulouse avait condamné à trois ans de prison, dont un ferme, Serge Biechlin, ancien directeur d’AZF, et à 225.000 euros d’amende Grande Paroisse, propriétaire du site, filiale de Total.

    Mais en janvier dernier, la Cour de cassation a annulé cette condamnation et désigné la Cour d’appel de Paris pour organiser le nouveau procès.

    Après des déclarations de la ministre de la justice Christiane Taubira fin septembre 2015, des sinistrés se sont remis à espérer un procès dans leur ville.

    “Si la juridiction estime qu’elle peut traiter la procédure, elle peut traiter la procédure”, avait alors déclaré Mme Taubira, avant d’être démentie lors d’une rencontre de l’association au ministère de la Justice.

    Par ailleurs, l’association des Sinistrés et son président ont envoyé une saisine au Conseil supérieur de la magistrature (CSM) contre le président de la cour d’appel de Toulouse au moment du procès en appel pour réclamer des sanctions disciplinaires à son encontre.

    L’objet de cette saisine, dont l’AFP a reçu une copie, vise son erreur dans la composition de la cour qui a conduit la cour de cassation à casser l’arrêt de la cour d’appel.

    “Les conséquences de la cassation sont de trois ordres: un surcroît de souffrances pour les victimes, un surcoût pour le contribuable” et une altération de “l’image de la justice, l’opinion estimant, à tort ou à raison, que la puissance financière du groupe Total a eu raison de l’équilibre des forces”, écrit M. Grelier.

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