AZF : et si ce n'était pas que TOTAL ?

Azf_croix_occitane

Est-ce l'approche du procès ? La volonté d’afficher – officiellement – avoir investigué toutes les pistes, pour mieux les tuer dans l’œuf ?

Une association a demandé mardi à la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Toulouse d'enquêter sur les sources des Renseignements généraux, à propos d'une note évoquant la piste d'un éventuel attentat dans l'explosion de l'usine AZF en 2001.

L’idéologie "aidant", certains considèrent que Total, en tant que symbole du capitalisme doit payer coûte que coûte. Et peu importe si la vérité – pure et peut-être dure - n’y trouve pas son compte. Dans cette logique, toute autre piste que celle accusant Total ne peut - selon cette idéologie - être prise au sérieux.

Mais ironie du sort, alors même que cette association jette les projecteurs sur la piste de l’attentat – pour mieux l’enterrer, voire même l’enterrer vivante – la mouvance Al Qaida surgit à nouveau à Toulouse, lieu de la catastrophe, après les arrestations de février dernier.

-   L'association des sinistrés demande une enquête sur un rapport des RG -

Me Agnès Casero, défenseur de l'association des sinistrés du 21 septembre, partie civile dans ce dossier, a demandé à la chambre de l'instruction de confier à l'un de ses magistrats un supplément d'information "sur l'origine des sources du rapport des Renseignements généraux du 3 octobre 2001 qui nourrit depuis l'explosion, et de façon récurrente, la piste erronée d'un attentat terroriste".

Tout de même « magnifique » de demander des informations complémentaires sur une piste dont on affirme d’entrée qu'elle est erronée. Le but serait donc ouvertement de fermer la porte une bonne foi pour toute, pour éviter que la "piste" ne ressurgisse lors du procès ?

"La société Grande Paroisse et Total en font leur choux gras en initiant des articles de presse et cela avait commencé en 2002 avec un article dans Valeurs actuelles. Aujourd'hui il y en a marre, il faut que l'on mette cela au clair, sinon ça va ressortir encore, il faut s'y attendre", a fait valoir Me Casero. "Je souhaite savoir d'où ça vient, qui est derrière tout cela afin que l'on arrive au procès sans que cela ne vienne encore polluer les débats", a-t-elle déclaré à l'AFP. Polluer ou remettre en cause les affirmations des avocats et donc leur plaidoirie ?

Me Casero a aussi sollicité l'examen des échantillons des croûtes du sol du cratère de l'explosion qui contiennent des hydrocarbures et des matières polluantes. "L'existence de ces pollutions à cet emplacement établit l'ancienneté des désordres causals dans l'explosion du 21 septembre 2001", a-t-elle souligné.

A l'issue de l'instruction en juillet 2007, l'ex-directeur de l'usine, Serge Biechlin, et le propriétaire d'AZF, la société Grande Paroisse (Total) en qualité de personne morale, ont été renvoyés en correctionnelle pour "homicides et blessures involontaires". Le procès de l'affaire de l'explosion d'AZF à Toulouse, qui a fait – officiellement - 30 morts en 2001, est prévu à l'automne 2008. Les experts ont retenu l'hypothèse « la plus probable » d'un mélange malencontreux de quelques kilos de DCCNa (un produit chloré) avec 500 kilos de nitrate d'ammonium déversés sur le tas principal de nitrate, 20 minutes avant l'explosion. Une thèse accidentelle réfutée par Total.

- Le rapport des RG est resté inexploité –

N’en déplaise à Me Casero, le fameux rapport des RG dit « note blanche » est d’ores et déjà passé par les mains de la justice. De nombreux éléments – repris par feu Anne-Marie Casteret dans l’Express – auraient dû – selon la journaliste - inciter la police judiciaire à poursuivre les investigations.

Mais le travail des RG sera balayé d'un revers de main. Ridiculisé, même, dans le rapport de synthèse rédigé par le SRPJ le 4 juin 2002: «Toutes ces informations étaient vérifiées et infirmées, hormis les digressions géo-politico-religieuses, invérifiables.»

Or, parmi tous ces éléments rien n'a été vérifié selon la journaliste, le SRPJ se contentant des dénégations des proches soupçonnées pour conclure à «une rumeur accréditée par une certaine presse». Certains faits – qui pourraient s’avérer pourtant primordiaux – ne sont pas mentionnés dans le rapport. Ainsi le fait que la compagne de l’un des suspects ait jeté à la poubelle, le lendemain de l'explosion, tous les effets personnels du jeune homme.

- Coup de filet anterroriste –

Ironie du sort, signe du destin ? alors même que l’avocate de de l'association des sinistrés  tente de "dénigrer" la piste terroriste, sept hommes, liés à une filière présumée de recrutement et d'acheminement de jihadistes vers l'Irak, ont été arrêtés mardi à Toulouse et dans le Lot et ont été placés en garde à vue dans la Ville Rose. Les cinq premières interpellations ont été effectuées mardi matin à Toulouse, Colomiers (agglomération toulousaine) et dans le Lot.

Il s'agit d'hommes âgés de 25 à 45 ans, tous de nationalité française et dont certains se sont convertis à l'islam. Fait important à noter : l'un d'entre eux est soupçonné d'avoir formé certains membres, arrêtés en février dans le cadre d'un coup de filet antiterroriste à Toulouse et en Ariège, aux techniques du combat rapproché. Les autres personnes leur auraient apporté une assistance matérielle. Les perquisitions, qui ont été effectuées à leur domicile, ont été "négatives", mais de "la documentation" a été saisie, a précisé la police.

L'enquête a été menée par la sous-direction de l'antiterrorisme (SDAT) de la direction centrale de la police judiciaire avec le concours de la direction centrale des renseignements généraux, la direction régionale de la police judiciaire de Toulouse avec l'appui d'Europol et de la police criminelle belge.

En février, onze personnes, soupçonnées de participation à une filière de recrutement de jihadistes, avaient été arrêtées en Midi-Pyrénées et à Paris tandis que la police belge avait procédé, dans le cadre de la même enquête, à l'arrestation de neuf personnes sur son territoire. Des onze personnes arrêtées en France, six avaient été déférées au parquet. Quatre sont toujours écrouées et les deux autres placées sous contrôle judiciaire. Les cinq autres personnes avaient été remises en liberté.

L'enquête, selon le Parquet de Paris, avait permis de mettre au jour "le processus de radicalisation du groupe démantelé, dont les recrues étaient, dans un premier temps, envoyées en Egypte pour apprendre l'arabe et les doctrines du salafisme dans les écoles (madrasas) les plus radicales". Selon le Parquet de Paris, ces personnes gagnaient ensuite "via une cellule en lien avec Al-Qaïda implantée en Arabie saoudite, une filière organisée en Syrie les conduisant en Irak pour commettre des actes terroristes notamment sous forme d'attentats suicides".

En Belgique, les arrestations étaient liées au réseau d'acheminement de jihadistes démantelé en France et avaient un "lien indirect" avec la filière empruntée par une jeune kamikaze belge, auteur d'un attentat suicide en Irak en 2005, avait précisé en février le parquet fédéral à Bruxelles.

-          Ou l’on reparle de Toulouse,  de l’Ariège et d’Artigat -

A la mi-février, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur , "se félicitait" "de l'arrestation de neuf personnes soupçonnées d'être en liaison avec l'organisation terroriste Al Qaïda", lors d'un coup de filet policier à Toulouse et en région parisienne. Dans les premiers jours suivant le "coup de filet", le ministère indiquait que "ces individus originaires du Sud-Ouest de la France" étaient "mis en cause dans l'organisation d'une filière d'acheminement de djihadistes vers l'Irak".

Le ministre de la défense avait alors adressé ses félicitations à tous les services qui ont permis l’arrestation des 11 personnes sur le territoire national dont neuf en Midi-Pyrénées. Six d’entre elles auraient été arrêtées dans la banlieue toulousaine (quartiers du Mirail et de la Reynerie), trois en banlieue parisienne (Seine-et-Marne) et deux dans le département de l’Ariège (à Artigat). Le coup de filet avait débuté à l'aéroport d'Orly par l'interpellation de deux hommes âgés de 23 et 27 ans, expulsés de Syrie, où ils avaient été arrêtés en décembre en se rendant en Irak, avait précisé l'Intérieur.

Si la Dépêche du midi (propriété de Jean-Michel Baylet ... PRG) avait pu titrer "Al-Quaïda recrute à Toulouse", précisant que la «filière toulousaine» avait été démantelée... suite à l'arrestation de différentes personnes dans la Ville Rose mais également en Ariège, désormais il semble plus politiquement correct de parler d'islamistes ... la Ville Rose n'ayant pas refermé toutes ses plaies suite à la catastrophe AZF et les morts n'ayant pas encore livrés tous leurs secrets.

Elément pur le moins troublant, la fameuse « note blanche » des RG mise en cause aujourd’hui – qui a circulé à l’époque dans toutes les rédactions - mentionnait d’ores et déjà la ville d’Artigat, petite bourgade de l’Ariège, et ce, en ces termes : «  la mouvance afghane s’articule à Toulouse autour de 2 groupes […] dont celui de la communauté islamite d’Artigat composé essentiellement de français convertis à l’Islam. Cette communauté regroupe quelques militants islamistes qui vivent en autarcie en lisière de la petite commune ariégeoise d’Artigat, située en zone rurale au pied des Pyrénées et à mi-distance entre Toulouse et la frontière franco-espagnole".

Sources : AFP, L’Express, Dépêche du Midi

A lire également :

. Catastrophe AZF : procès le 22 septembre 2008 basé sur l'hypothèse la plus “probable”

. AZF : des négligences non négligeables

. AZF : la justice pressée d'en finir

. AZF : TOTAL ne croit pas à l’accident chimique

 

34 Commentaires

  1. 1

    guy

    Pourquoi reparle-t-on d'AZF en faisant l'amalgame avec Al-Quaida et pas avec la finance.
    A qui profite le fait qu'il s'agisse d'un attentat plus que d'un accident ?
    A Total bien sur!
    1) Total était couvert à hauteur de la moitié des dégats occasionnés par AZF.
    En cas d'attentat, l'état est en charge du supplément, en cas d'accident c'est Total qui est en charge.
    2) La recapitalisation de Grande paroisse (propriétaire déficitaire d'AZF) a permis à total d'intégrer la comptabilité de Grande Paroisse en passant actionnaire de 75% à 98% et par la même de récupérer des crédits d'impots.

    A qui profite donc le fait que ce soit un attentat ?

  2. 2

    Elisabeth

    pas aux morts et aux blesses en tout cas.

    Pour rappel, Total a deja payé 2 millards d'euros, alors que 5 ans d'enquete n'aboutissent qu'à "l'hypothèse" la plus probable.

    Pour info aussi, Total n'était propriétaire de l'usine qu'un avant la catastrophe , heureusement donc qu'il était là pour "avancer" l'argent.
    Argent que certains ont su faire fructifier.
    Que dire des syndics d'immeubles qui ont attendu d'avoir reçu toutes les indemnisations des assurances pour autoriser les travaux des ocupants des apartements, en faisant fructifier l'argent pdt ce temps ?
    et j'en passe ...

  3. 3

    Dadounet

    Y a-t-il eu des revendications jugées crédibles à l'étranger de cet attentat potentiel ?
    Et la piste de la SNPE ? Abandonnée ?

  4. 4

    Elisabeth

    La piste de la SNPE n'est pas abandonnée

    Une des complexités majeures du pb / contre-enquête est qu'il semble y avoir plusieurs pistes, mais non incompatibles entre elles.

    Des revendications ont eu lieu , je recherche les articles.

  5. 5

    Elisabeth

    Article de AM Casteret (L'express) présentant les revendications

    http://www.lexpress.fr/info/sciences/dossier/azf/dossier.asp?ida=370971

  6. 6

    Elisabeth

    Extrait de l'article de AM Casterets (présentant également les pièces des revendications)
    _________________________________________

    L'explosion a été revendiquée.
    Contrairement à une rumeur persistante, plusieurs revendications ont été envoyées à la police, mais également aux organes de presse locaux.

    Dès le lendemain de la catastrophe, un individu a téléphoné à la gendarmerie de Saint-Alban et s'est déclaré membre de Houarla, Houarla, Islami, responsable de l'attentat. Puis le groupe Alpha Bravo et le Jihad islamique ont à leur tour revendiqué l'acte terroriste.

    L'un des fax envoyés par Alpha Bravo était émis d'un centre de pompiers dont l'appareil avait été piraté à partir de l'Angleterre. Aucune investigation n'a été décidée pour remonter à l'origine de cet appel, alors même que Londres constitue l'une des bases des islamistes les plus virulents.

    Enfin, une lettre anonyme envoyée au SRPJ contenant un message bref - «Lui sait qui a fait boum» - accompagné de la photo d'un adolescent d'origine maghrébine ne suscitera pas de recherches pour retrouver ce possible témoin.

  7. 7

    Elisabeth

    Pour rappel :

    La cour d'appel de Toulouse a condamné, jeudi 9 janvier 2003, Le Figaro et l'hebdomadaire Valeurs actuelles à verser des dommages et intérêts à l'épouse d'un ouvrier de l'usine, mort lors de la catastrophe du 21 septembre 2001, à l'imam d'une mosquée et à une association de musulmans de la banlieue toulousaine.
    Dans une série d'articles publiés en octobre 2001, tous largement inspirés d'un rapport des renseignements généraux, les deux journaux évoquaient la piste d'un attentat d'origine islamiste à l'origine de l'explosion de l'usine

    pression ?

  8. 8

    Mise en examen

    Coup de filet antiterroriste en France: deux hommes mis en examen
    PARIS - Deux hommes soupçonnés d'avoir participé à une filière de recrutement et d'acheminement de jihadistes vers l'Irak depuis la France ont été mis en examen samedi à Paris et l'un d'eux a été écroué, a-t-on appris auprès du parquet de Paris.

    Les deux hommes, âgés de 25 et 29 ans et dont l'identité n'a pas été précisée, sont poursuivis pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste".

    Le parquet avait requis un mandat de dépôt à leur encontre mais le juge des libertés et de la détention a laissé l'un d'eux libre et l'a placé sous contrôle judiciaire.

    Ils faisaient partie d'un groupe de sept personnes interpellées mardi et mercredi dans le sud-ouest de la France. Les cinq autres avaient été remis en liberté à l'issue de leur garde à vue.

    Selon une source proche de l'enquête, l'un des interpellés est soupçonné d'avoir formé aux techniques du combat rapproché certains membres arrêtés en février dans le cadre d'un coup de filet antiterroriste. Les autres personnes interpellées étaient soupçonnées de leur avoir apporté une assistance matérielle.

    Les policiers agissaient dans le cadre d'une commission rogatoire des juges antiterroristes Philippe Coirre et Jean-Marc Trévidic, chargés de l'information judiciaire ouverte le 17 février 2007.

  9. 9

    Bastien

    Le "aujourd'hui il y en a marre" de Me Caséro est d'autant plus maladroit qu'aucun média n'avait évoqué la piste terroriste depuis les dossiers de Charlie-Hebdo et de Valeurs-Actuelles parus respectivement en septembre et octobre 2006. Maladroit et bien étrange car le jour même de ces effets de manches contestables le réseau islamo-djihadiste d'Artigat, cité dans la "note blanche" visée par Caséro, tombe pour la seconde fois en un an. L'avocate aurait voulu relancer la piste volontaire qu'elle ne s'y serait pas mieux prise !

  10. 10

    Fullpockets

    On aura beau dire, on aura beau faire, on a du mal à rattraper les Américains en matière de conspirationnisme.

    Tout le monde à Toulouse savait qu'AZF allait sauter un jour ou l'autre. L'affaire était mal tenue, c'était notoire, c'était même un sujet de plaisanterie. A telle enseigne que mon père, qui habite dans le coin, s'est tout de suite dit "tiens, l'ONIA a sauté" quand il a entendu l'explosion.

    Mais bon, si ça vous amuse de croire que c'est la faute à Total, à Al Quaeda, à Bush ou aux juifs nazis de l'espace, c'est vous que ça regarde...

  11. 11

    Bastien

    Dommage "Fullpockets" que ton papa et toi soyez si passifs car puisque vous saviez si bien que l'ONIA allait sauter, vous auriez pu sauver plus de 30 vies humaines en vous mobilisant AVANT. Les prophètes de l'après me font bien rigoler (jaune). Je t'accuse donc, ton père et toi de non assistance à personne en danger.

  12. 12

    Bastien

    Pour en revenir aux étranges agitations de Me Caséro,il semble utile de lui rappeler que les sources de la "note blanche" des RG ont déjà été "investiguées" fin 2002-début 2003 à la demande du procureur Bréard.Le 20 janvier 2003 le magistrat de fendait même d'une conférence de presse à l'occasion de laquelle il affirma devant micros et caméras que l'officier des RG qui avait rédigé cette note était "monomaniaque" (sic)

  13. 13

    Fullpockets

    "Je t'accuse donc, ton père et toi de non assistance à personne en danger."

    Blablabla... Dans ce cas là, il faut accuser toute la Haute-Garonne. Une usine d'engrais azotés qui saute, ça n'a rien de mystérieux, on sait que ces matières sont instables (ces mêmes engrais souvent utilisées, du reste, par de vrais terroristes, comme ce fut le cas pour l'attentat d'Oklahoma City). Ce n'est ni la première, ni hélas la dernière fois que ça se produit, et s'il n'y avait eu une malheureuse coïncidence de calendrier, personne ne se prendrait le chou six ans plus tard.

  14. 14

    Bastien

    Sauf que tu confond le nitrate d'ammonium et l'ammonitrate ...

  15. 15

    Adriana42

    "Une usine d'engrais azotés qui saute, ça n'a rien de mystérieux, on sait que ces matières sont instables " .... et que dire alors des usines (Isochem/SNPE) qui produisent du carburant d'Ariane et du carburants de missiles.
    Tout le monde sait que ca peut repéter et on attend sagement notre tour ?

    En autorisant le casino Barrière à s'implanter juste en face de la SNPE , on ne fait que faire et refaire le schema d'il y a quelques années. Une "mine" d'or ces terrains "idéalement" placés près du Centre de Toulouse et desservis par la Rocade
    Exit les dangers chimiques et les risques environnementaux .. on va tout de même pas s'embeter pour si peu ... :( et un casino ca rapporte !
    Le Fouquet's de Toulouse nous dit-on !!

  16. 16

    Bastien

    Bravo Adriana42, vous avez parfaitement compris l'un des scandaleux fondements du problème actuel !

  17. 17

    Kad

    Et toi Bastien, tu as fait quoi pour faire fermer la SNPE et AZF ... Ah oui rien tiens ...
    Peut-etre n'habites-tu pas sur Toulouse ...
    La SNPE est sur ce site depuis 400ans (fabrication des poudres a canon de l'armee). A l'epoque, la ville etait a 5km ! Puis la ville s'est rapprochee. Mais qu'a donc fait ton arriere-arriere-(x10)-grand pere a l'epoque ????

  18. 18

    Elisabeth

    @Kad , je pense que "Bastien" fait bcp de choses, certes dans l'ombre ;)

  19. 19

    Elisabeth

    @Kad :

    "Puis la ville s'est rapprochee" : tout le problème est là.

    Alors que la population semblait contente des emplois amenés par l'ONIA (Grde Paroisse) , qu'elle a semble-t-il beneficié d'aides conséquentes pour construire autour de l'usine, que la commune a du fait elle-même construit ecoles, lycées , ecoles à proxomité pour le "bien-être" des riverains, les mêmes riverains semblent oublier l'Histoire, encore une fois
    Il "suffirrait" de déplacer la SNPE, mais je crois que même juste après 2001, les syndicats eux-mêmes se battaient pour un maintien de l'activite

    L'emploi prime avant tout visiblement , avant la santé, voire même la vie

    j'essaie de retrouver des articles de l'époque sur opposition des syndicats à fermeture de l'usine.

  20. 20

    Elisabeth

    Pour rappel :


    DECLARATION
    Fédération Nationale des Industries Chimiques CGT
    Coordination des Syndicats CGT du groupe TOTALFINAELF

    FERMETURE AZF TOULOUSE
    11 AVRIL 2002 : 2ème CATASTROPHE !

    La décision prise par la Direction de la Société GRANDE PAROISSE de fermer le site AZF de Toulouse est scandaleuse et inacceptable.

    Nous ne l’acceptons pas !

    Il est scandaleux qu’en même temps qu’elle annonce leurs licenciements, la direction salue le courage, le professionnalisme et la dignité du personnel.
    Il y a là un cynisme inacceptable. Les salariés sont doublement « sinistrés ». Ils ont reçu l’explosion d’une partie de leur usine, la mort de camarades de travail, le poids des conséquences pour les populations environnantes ; aujourd’hui, ils sont licenciés.

    Nous le répétons, c’est inacceptable.

    • Inacceptable par les conséquences qu’une telle décision peut avoir sur le pôle chimique de Toulouse ;

    • Inacceptable, car elle prend pour prétexte la non connaissance sur les raisons de la catastrophe. Rappelons que le Procureur de la République a mis en avant les carences et la responsabilité de l’entreprise. Nous dénoncions, dès le 21 septembre 2001, les politiques menées par les entreprises pétrolières et chimiques qui, sous la pression des critères financiers, réduisent les dépenses sociales (baisse des effectifs, augmentation des heures supplémentaires, développement de la sous-traitance) entraînant une prise de risques insensés.

    • Inacceptable de mettre en avant des questions industrielles et commerciales, alors que le groupe TotalFina Elf, dont Grande Paroisse dépend, vient d’engranger 50 milliards de francs de bénéfices (7,6 milliards d’Euros)

    *************************************
    • Inacceptable car c’est la porte ouverte à la fermeture des sites SEVESO, sous prétexte que la sécurité coûte trop cher et entraîne trop de contraintes.
    ***************************************

    On peut se poser des questions sur les raisons qui ont amené la direction de Grande Paroisse à décider cela à 10 jours d’échéances électorales importantes.

    • Est-ce pour peser sur le débat politique comme le réclame le MEDEF, au profit de qui ?

    • Est-ce innocent d’annoncer cela deux jours après la mise en place d’une commission gouvernementale, concernant trois ministères ?

    • Est-ce pour signifier au gouvernement que ce sont eux, les industriels, qui décident ?

    Ne doit-on pas se demander s’il est juste politiquement et socialement de laisser de telles responsabilités et moyens de pression aux employeurs privés, alors que cela concerne la collectivité nationale, et est-ce de sa responsabilité ?

    En fait, la question qui se trouve posée est celle du devenir de l’ensemble de nos industries.

    Aujourd’hui, c’est la filière des engrais qui est mise en cause avec l’annonce de la fermeture de Toulouse, après celles de Waziers et de Brest. La France est le premier pays producteur agricole d’Europe et elle va devenir de plus en plus dépendante dans ce secteur essentiel.
    ***************************************
    Au-delà ce sont toutes les entreprises dites « à risques » qui sont sur la sellette : EDF et le nucléaire, le pétrole, la pétrochimie, la chimie, la métallurgie, la SNPE, etc…

    Nous n’acceptons pas et nous n’accepterons pas cette désindustrialisation qui se fait sous prétexte de coûts trop élevés, de contraintes de sécurité, d’environnement, voire de mouvements populistes.

    Au contraire, il est possible, il est nécessaire de produire en France en toute sécurité pour les salariés dans les entreprises comme pour les populations environnantes.

    Cela implique :

    • Des emplois en nombre suffisant pour assurer une marche normale des installations, cela doit se traduire par des effectifs stables, en CDI, en nombre suffisant ; l’interdiction du travail précaire ; la réintégration dans l’entreprise de la sous-traitance et des salariés concernés ; l’amélioration des conditions de travail ; le développement de la formation des personnels.

    Ce sont ces objectifs qui concernent à la fois AZF et l’ensemble de nos industries que nous avons mis en avant lors de la manifestation du 21 mars dernier à Toulouse.

    Nous allons continuer à mobiliser pour
    ***************************************

    • La réouverture du site AZF et la sauvegarde du pôle chimique à Toulouse
    • le développement de nos industries essentielles pour le développement économique, social dans le pays
    • amener le gouvernement et les employeurs à prendre toutes leurs responsabilités et à travailler pour répondre aux besoins de la population en toute sécurité.

    Nous avons tous besoin de la chimie en France et de travailler en toute sécurité, salariés et riverains confondus.

  21. 21

    Elisabeth

    - La dramatique coupure entre les ouvriers et la population -

    (A lire et relire)

    La profondeur du fossé qui avait été creusé avait pu être mesuré le mois précédant la fermeture d’AZF à l’occasion des manifestations commémorant les six mois de la catastrophe du 21 septembre.
    Le 21 mars, 1 500 à 2 000 manifestants se sont retrouvés derrière la banderole « la chimie un besoin, la sécurité une nécessité ». Des délégations venues d’usine chimique de la France entière se sont retrouvées aux côtés de nombreux travailleurs des entreprises du pôle chimique. Par contre, les travailleurs des entreprises de Toulouse n’appartenant pas au pôle chimique n’étaient pas présents. Quant aux sinistrés, quelques uns ont tenu à apparaître sur le passage de la manifestation, mais pour protester du peu de cas qui était fait de ce qu’ils avaient vécu.
    Le 23 mars, 5 000 à 10 000 manifestants défilèrent derrière la banderole « Plus jamais ça, ni ici, ni ailleurs ». Des sinistrés, mais aussi de nombreux habitants de Toulouse épargnés par l’explosion, de nombreux militants politiques et syndicaux et politiques. La coupure avec les ouvriers de la chimie a symétriquement pesé sur cette manifestation.
    ***************************************

    A la demande du redémarrage de l’activité des usines du pôle chimique exprimée à la manifestation précédente répondait la revendication de la fermeture des usines du pôle chimique.
    ***************************************

    Du coup, l’exigence que Total répare et paye pour tous les dégâts est passée au second plan lors de ces manifestations commémoratives au sixième mois après l’explosion. Il s’est tout de même trouvé quelques ouvriers d’AZF pour porter dans les deux manifestations une même banderole signée « des salariés d’AZF » sur laquelle on pouvait lire : « Tous ensemble, exigeons de Total salaire et emploi à Toulouse ».
    Maintenant que la fermeture de l’usine AZF a été annoncée, il est d’autant plus urgent que cette exigence d’un garantie de salaire et d’emploi sur Toulouse soit affirmée par les travailleurs de Grande Paroisse-AZF. Il y a urgence à défendre, non pas l’avenir de la chimie, mais l’avenir des travailleurs qui doit être assuré quels que soient les choix industriels qui sont faits. C’est ce combat là, qui est la défense des propres intérêts des travailleurs, qui peut leur valoir la solidarité des sinistrés et plus largement de la population de Toulouse.

    Le 6 mai 2002
    Vincent TIVOLI

  22. 22

    Anonyme

    pour rappel, ce que j'écrivais en mars 2006 :
    ________________________________
    AZF : ils avaient averti du danger

    Bien avant l'explosion, nombreux ont été les associations, les partis, les syndicats, les individus et groupes à dénoncer la présence en zone urbaine d’usines à hauts risques.
    En tant que Toulousaine, j'ai souvent entendu dire que les gens ne laissaient pas sécher leur linge sur les balcons des tours -encore habitées - juste en face ... de peur de le voir jaunir...

    La zone sud de Toulouse concentre 3 usines chimiques dans la même aire géographique. Nombreux sont les Cassandre dont les avis ont été ignorés, voire dont on s'est gaussé.

    La section syndicale CGT d’AZF notamment n'avait cessé de protester contre les conditions de sécurité. Certains incidents, la plupart minorés par les déclarations publiques, avaient pourtant constitué le rôle d’avertissements sans frais.
    Le 9 mai 1990, les habitants de l’avenue de Muret toute proche constatent une forte odeur d’ammoniac. Petite cause, grands effets, une coupure d’électricité provoque l’arrêt de tous les ateliers de l’usine AZF.
    Ammoniac et oxyde d’azote s’échappent des cheminées. Les capteurs de l’usine ne détectent pas l’incident qui heureusement ne fera pas de victime.

    Toujours vers le début des années 90, les habitants du sud de Toulouse constatent un curieux phénomène météorologique un matin de printemps : une fine couche de neige s’est déposée sur le sol. Il s’agit d’une réaction chimique due à un « effet de chape. »

    En absence de vent, les vapeurs issues d’AZF, constituées en nuages ne peuvent se dissiper dans l’atmosphère. Elles retombent en fines couches blanches. De nombreuses plantes sont brûlées. Consciente du danger, l’association Les Amis de la terre décide, en accord avec les pouvoirs publics, de tester les mesures de sécurité. L’exercice consiste à simuler un incident majeur grandeur nature.
    A midi précise, des sirènes se déclenchent sur l’ensemble de l’agglomération : seules les personnes présentes sur le site les entendent.

    En 1988, les Amis de la Terre proposent une délocalisation des trois entreprises à risques, ToloChimie, AZF (Site TOTAL - Grande Paroisse ... mot clé magique si vous recherchez des informations sur google ...) et la Société nationale des poudres et explosifs.
    A défaut, ils proposent qu’AZF fabrique des produits pour l’agriculture biologique beaucoup moins nocifs et dangereux que les engrais chimiques. La proposition n’a pas été retenue.

    En 1988, un groupe de sensibilités libertaires et écologiques, du nom d'AZF, - pour AsseZ Fumé -, impriment des tracts d’apparence officielle, les déposent dans les boîtes aux lettres de Toulouse.
    Les tracts conseillent aux gens de ne pas paniquer et de suivre scrupuleusement les consignes de sécurité mentionnées. Un numéro de téléphone est indiqué : le service propreté de la ville de Toulouse.
    Son standard est inondé d’appels, preuve d’une réelle inquiétude de la population.

    Corine Lepage, présidente de l’association CAP 21, et Pierre Cabaré, son représentant toulousain, rappellent qu’il y a 25 ans, le projet de déplacement d’AZF vers un ancien terrain militaire avait été écarté.

    Pour tous, il n’y a pas de doute, le drame aurait pu être évité.

  23. 23

    Bastien

    A la différence de certains, cher (e) Kad, je n'ai pas l'indécence de crier à posteriori "je savais bien qu'un jour ça allait exploser !", c'est ce prophétisme de "l'après" qui me dégoute.

  24. 24

    Elisabeth

    Petite réflexion, en tant que Toulousaine, j'ai certes toujours entendu qu'il y aurit un pb à AZF ou plutot à l'ONIA, comme on disait à l'époque , mais si on parlait de possible fuite de gaz comme à Bhopal, pas une fois je n'avais entendu le terme d'explosion, avant la catastrophe

  25. 25

    Fullpockets

    Quand on passait sur la rocade devant la grande cheminée devenue tristement célèbre, on voyait souvent de curieuses fumerolles jaune vif pas très engageantes. On ne savait pas trop ce qu'ils bricolaient, mais on se méfiait.

    On avait bien raison.

  26. 26

    Elisabeth

    Oui, si je retrouve, j'avais un article qui précisait que quelques semaines avant la catastrophe, on conseillait aux automobilistes de passer rapidement devant l'usine, car l'air n'y était pas "très bon"
    doublement décalé, quand on sait qu'à l'époque , le carrefour de l'ONIA était célébre pour ses bouchons
    L'article est dans mes archives, si je le retrouve

  27. 27

    Garde à vue

    Cinq présumés proches d'Al Qaïda en garde à vue à Paris
    Reuters 20.12.07 | 10h32

    PARIS (Reuters) - Cinq hommes soupçonnés d'être liés a la branche d'Al Qaïda au pays du Maghreb islamique (Baqmi) sont en garde à vue à Paris, apprend-on de sources policières.

    Selon Le Figaro, ils sont soupçonnés de fournir du matériel informatique et des moyens de télécommunication aux terroristes algériens.

    "Au dernier stade de l'enquête, ce groupuscule ne projetait aucun attentat sur le sol français", souligne le journal dans son édition de jeudi.

    Huit personnes ont été interpellées mardi soir par la DST (contre-espionnage), trois ont été relâchées mercredi, a-t-on précisé de mêmes sources.

    "Il n'y a aucun lien avec les attentats d'Alger" qui ont fait 37 morts la semaine dernière, a-t-on souligné.

  28. 28

    Elisabeth

    pour rappel

  29. 29

  30. 30

  31. 31

    Elisabeth

    A noter également par rapport au sujet de l'audience du proces AZF de vendredi concernant la piste volonatire et la LAGUNA verte arretee au péage de Valence d'Agen avec à son bord des personnes importantes du Tabligh , en Lot et Garonne, berceau du tabligh en France selon les termes mêmes de la personne des RG appelée à la barre
    -----------------
    Il semble d'après plusieurs articles - en anglais - que le tabligh permettre de "trier" les futurs candidats susceptibels de passer à des "choses" plus "sérieures"

    Founded in rural India 75 years ago, Tablighi Jamaat is one of the most widespread and conservative Islamic movements in the world. It describes itself as a nonpolitical, and nonviolent, group interested in nothing more than proselytizing and bringing wayward Muslims back to Islam.

    But since the attacks of Sept. 11, 2001, Tablighi Jamaat, once little known outside Muslim countries, has increasingly attracted the interest of federal investigators, cropping up on the margins of at least four high-profile terrorism cases.

    It has been cited either as part of a cover story like Mr. Faris's, or as a springboard into militancy, as in the case of John Walker Lindh, the American serving time for aiding the Taliban.

    Law enforcement officials say the group has been caught up in such cases because of its global reach and reputation for rejecting such worldly activities as politics, precisely the qualities that are exploited by terror groups like Al Qaeda.

    The name Tablighi Jamaat is Arabic for the "group that propagates the faith," and its members visit mosques and college campuses in small missionary bands, preaching a return to purist Islamic values and recruiting other Muslim men — often young men searching for identity — to join them for a few days or weeks on the road.

    "We have a significant presence of Tablighi Jamaat in the United States, and we have found that Al Qaeda used them for recruiting, now and in the past," said Michael J. Heimbach, the deputy chief of the F.B.I.'s international terrorism section.

    Another senior law enforcement official described the group as "a natural entree, a way of gathering people together with a common interest in Islam."

    The official added, "Then extremists use that as an assessment tool to evaluate individuals with particular zealousness and interest in going beyond what's offered."

    Neither the organization nor Tabligh activists have been accused of committing any crime or of supporting terrorism. Yet the authorities remain alert to what they see as the group's susceptibility to infiltration and manipulation.

    cf.
    http://www.nytimes.com/2003/07/14/national/14ISLA.html?ex=1373515200&en=94aec4a92303b757&ei=5007&partner=USERLAND=&pagewanted=all

  32. 32

    Elisabeth

    pour rappel/infos

    Audition de M. SYNAKIEWICZ le 24/04/2009

    (Dr départemental des RG du Lot et Garonne, cité par Mme Mauzac)

    Il a été informé du contrôle de Valence d'Agen et de la présence à bord d'un prêcheur d'El Tabligh, connu des RG - le convoi avait Souillac comme destination, pour la prière du vendredi - Le Lot et Garonne est historiquement le foyer de cette mouvance musulmane, piétiste cad. très rigoureuse (femmes voilées à l'afghane) - les tenants de cette mouvance opèrent ouvertement, en tenue traditionnelle; ils ne sont pas suspectés de dérive terroriste.

  33. 33

    JeanneD

    A noter également sur tabligh
    ---------------------------------
    Publié sur le site de l'expressiondz.com
    Une "secte" nommée Daâwa Oua Tabligh :
    une "filiale" d’Al-Qaîda en Algérie ?



    Des Pakistanais se seraient introduits en Algérie sous la couverture de cette organisation.

    Les mouvements islamistes en Algérie formeraient une sérieuse nébuleuse. En « colonies » ou « sectes », ils s’assignent tous comme « mission » de faire « uniquement » de la prédication, au-delà de la course au pouvoir. De toutes les manières, des informations crédibles font état d’activités d’un mouvement islamiste se dénommant « Djamaâte daâwa oua tabligh », enregistrées dans les wilayas de Mostaganem et de Tlemcen. Son « majliss echourri », installé à Tlemcen, serait conduit par un certain Cheikh Azzedine, un professeur d’université.
    Ce dernier aurait intensifié, ces derniers temps, des contacts avec les représentants de ce mouvement à travers les wilayas du pays. A Mostaganem, il aurait pris attache avec plusieurs membres appartenant à cette « secte ». Selon nos informations, il est vrai que les activités de cette dernière s’inscriraient apparemment dans une démarche de « sensibilisation » des adeptes aux fins de « consolider les rangs ». Des prêches et des sorties de prédicateurs sont organisés, à cet effet, pour une adhésion massive, notamment de la frange juvénile.
    Toutefois, si l’on se réfère aux informations qui faisaient état de l’infiltration d’un groupe de Pakistanais spécialisés dans la fabrication d’explosifs, en territoire national, sous le couvert de la « Djamaâ daâwa oua tabligh » (voir L’Expression du 20 janvier 2003), il serait important de s’interroger sur le pourquoi du choix de cette couverture car, jusqu’à présent, ce mouvement semblait « loin » de toute tendance négative. Ferait-il partie donc d’un réseau terroriste partisan de celui d’Al-Qaîda? Ne serait-il pas réellement une cellule fille de cette dernière?
    A en croire la source, des éléments de cette secte auraient même séjourné au Pakistan, aux Emirats arabes unis et au Mali. Il faut dire que dans les deux premiers pays, « berceaux » des écoles et des camps de formation paramilitaire, les groupes gravitant autour d’Al-Qaîda de Oussama Ben Laden existent de longue date.
    S’agissant du troisième pays, le Mali, celui-ci constituerait, selon des analystes, la courroie de transmission pour l’acheminement vers le territoire national des « Afghans arabes » liés, de près ou de loin, aux réseaux terroristes d’Al-Qaîda. C’est dire donc la possibilité pour les éléments de cette « secte » d’avoir, à un moment ou à un autre, croisé ces derniers et « pris goût au carnet des charges signé Ben Laden ».
    Selon des informations crédibles, le Mali serait également le pays où un bureau appartenant à la « Daâwa oua tabligh » aurait été installé pour encadrer, justement, un groupe qui serait composé de 150 terroristes, chargé surtout d’approvisionner en armes le groupe de Mokhtar Belmokhtar, « émir » du Gspc, écumant le Grand-Sud algérien.
    De plus, la région de Ghardaïa, la ville natale de Belmokhtar, serait considérée comme la ville où ce mouvement se concentre le plus. Les contours de ce mouvement islamiste sont donc encore méconnus. La complexité de ce dernier « aux objectifs inavoués » confirme, dans ce cas de figure, la nature tentaculaire et diffuse de ses mouvements.
    A cet égard, conviendrait-il de rappeler que dans la région de M’sila, un mouvement islamiste dénommé « Harakat Tarbia oua Tasfia » (voir L’Expression du 15 décembre 2002) avait effectivement vu le jour, précisent nos dernières informations, qui ajoutent que ses éléments auraient tous été impliqués dans des affaires de terrorisme ou de subversion.

    http://www.hoggar.com/lost/doc/doc16.html

  34. 34

    Rebelles

    Très interessant à lire ...

    http://www.rebelles.info/article-32295367.html

    Vendredi 5 juin 2009 L'Iran est-il responsable de la disparition de l'airbus A330 ?
    ---------------------------------------------------------
    Depuis dimanche soir les officiels français et brésiliens ainsi que les médias (surtout français) racontent n'importe quoi sur la disparition de l'airbus A330 d'Air France. On a eu droit à l'hypothèse de la foudre (hypothèse totalement farfelue de l'avis même des scientifiques et des pilotes), l'hypothèse de l'avion qui volait trop lentement (et alors ?), l'hypothèse des turbulences, etc..., etc... Mais surtout pas question d'évoquer la piste terroriste. Cela ne vous rappelle rien ? Mais si réfléchissez un peu, du côté de Toulouse...

    La piste terroriste n'est pourtant pas plus farfelue que celles évoquées plus haut. J'affirme qu'il est possible que l'Iran soit responsable de la disparition du vol AF447. La disparition de l'airbus français s'est en effet produite dans un moment de forte tension entre Téhéran et Paris. Le 26 mai, M. Sarkozy inaugurait une base militaire française à Abu Dhabi, à 250 kilomètres des côtes iraniennes en précisant que la France viendrait à la rescousse de l'émirat si il était attaqué. Un journaliste de France info a parfaitement résumé la situation : "L’Iran est à portée de Rafale" (du nom de l'avion de chasse français). Mais l'Iran a très mal réagi aux fanfaronnades françaises. Téhéran y a vu une véritable provocation. Que les mollahs ont voulu punir ?

    Autre point de tension entre les deux puissances, le Liban. Depuis son arrivée à l'Elysée Nicolas Sarkozy a ouvertement entrepris de jouer les médiateurs au Liban tout en ne cachant pas sa volonté de lutter contre l'influence grandissante de l'Iran dans ce pays. Or dimanche prochain vont s'y dérouler des élections législatives capitales. La coalition dirigée par le Hezbollah, le cheval de Troie de l'Iran, est présentée comme la grande favorite des élections. Si le Hezbollah gagne s'en sera fini de l'influence française au pays du cèdre. L'Iran ne tolérera pas que la France puisse contester d'une façon ou d'une autre sa victoire. Téhéran a-t'elle lancé un avertissement à Paris ?

    Depuis l'attentat contre une association juive en 1994 à Buenos Aires qui avait fait 85 morts et 300 blessés on sait que l'Iran et le Hezbollah disposent de nombreux réseaux efficaces en Amérique du sud. Or l'avion français a décollé de l'aéroport de Rio de Janeiro dont on sait également que le système de sécurité n'est pas le plus performant au monde.

    L'une des raisons pour éloigner la thèse de l'acte terroriste c'est qu'il n'y a eu aucune revendication. Mais à ce que je sache les nombreux attentats exécutés par l'Iran ou par sa filiale libanaise du Hezbollah n'ont jamais été revendiqués.

    Or aujourd'hui notre ministre de la défense, Hervé Morin, a cru bon de préciser, six jours après la disparition du vol AF447 : "Je n'ai jamais exclu la piste du terrorisme. L'enquête n'a pas d'éléments qui puisse corroborer cela (...) nous ne privilégions aucune hypothèse." Mais il a aussi ajouté, ce qui est nouveau : "Dans la plupart des cas, quand il y a eu des actes terroristes sur des avions, il n'y a pas eu de revendication". Un aveu ?

    David Bescond pour Rebelles.info

Ajoutez un commentaire

Merci de consulter notre charte de modération avant de poster votre commentaire.

elle ne sera pas publiée