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SNPE : quand le PDG Jacques Zyss était remercié par le gouvernement

A l’heure où la piste SNPE fait ou plutôt refait surface dans le dossier – dit AZF – de l’explosion survenue le 21 septembre 2001 à Toulouse sur le site de l’usine de Total Grande Paroisse, je ne résiste pas à vous remettre en mémoire des informations en date de novembre 2008 faisant état du « remerciement » par le gouvernement du PDG de la SNPE, Jacques Zyss.

A la mi-novembre 2008, un communiqué du Conseil des ministres  avait indiqué que le gouvernement avait mis fin aux fonctions du PDG de l’ex-Société nationale des poudres et explosifs (SNPE). Cette mesure serait l’une des premières étapes de la privatisation de l’entreprise nous disait-on alors.

Il est mis fin aux fonctions du président du Conseil d’administration de la SNPE exercées par Jacques Zyss“, indiquait le compte-rendu du Conseil.

Pour rappel, le projet de loi de programmation militaire 2009-2014 adopté le 29 octobre 2008 par le gouvernement a inscrit la SNPE, dans une liste des entreprises pouvant être privatisées. Selon le ministre de la Défense Hervé Morin de l’époque, l’objectif serait de permettre “la réorganisation et la restructuration de cette entreprise absolument stratégique”. La loi visait  ainsi à  “permettre le transfert au secteur privé de la société SNPE, de ses actifs et de sa filiale SNPE Matériaux Energétiques (SME)“.

Rappelons à cet égard que l’Etat est actionnaire de cette société, créée en 1971, à  hauteur de 99,972%.

Je n’ai pas dit qu’on privatisait la SNPE, j’ai dit qu’on mettait en place les éléments permettant d’organiser la restructuration de la SNPE“, avait toutefois précisé fin octobre 2008 le ministre de la Défense Hervé Morin, lors d’une conférence de presse, se félicitant de cette évolution, rappelant par ailleurs que le dossier était  évoqué depuis 15 ans.

Nous avons engagé des discussions avec un certain nombre d’industriels français qui permettront de préserver l’outil industriel, les compétences et les savoir-faire dont nous avons besoin”, avait-il ajouté.

Le projet de loi rend aussi possible “la mise en place d’une action spécifique au capital de la SNPE” ou des filiales concernées, “en cas de nécessité pour la protection des intérêts nationaux”.

Discours fort intéressant quand on sait que le 1er septembre 2001, soit trois semaines AVANT la catastrophe du pôle chimique de Toulouse dite catastrophe AZF, le site voisin de l’usine Grande-Paroisse, “laquelle était tombée depuis peu dans le giron de Total“, avait été placé en Vigipirate renforcé, compte-tenu des activités stratégiques du site.

Mi-octobre 2008, le quotidien “Les Echos” affirmait que l’Etat français s’apprêtait à  privatiser cette société en vue de permettre son rapprochement avec le français Safran. Selon le journal, un décret devrait organiser le passage des activités de propulsion de la SNPE, SNPE Matériaux Energétiques (SME), sous la houlette du motoriste Snecma Propulsion Solide (SPS), filiale de Safran.
Safran n’a quant à lui jamais caché qu’il était favorable à  un rapprochement, qui permettrait de rassembler ses activités de motoriste et celles du fabricant de propergol – mélange explosif nécessaire au lancement des missiles et de la fusée Ariane – aujourd’hui au sein de SNPE, l’ensemble ainsi formé n’en étant que plus cohérent.

On est prêts. C’est un dossier qui a neuf ans et on voudrait bien le voir aboutir mais c’est à  l’Etat de décider“, avait répété une porte-parole.
Les deux groupes participent notamment à  la propulsion du lanceur européen Ariane 5 et des missiles nucléaires français, dont le missile stratégique intercontinental M51 qui devait équiper à  compter de 2010 les sous-marins de la force de dissuasion française.
Si ces deux entités se rapprochaient, la France imiterait le modèle américain où les deux fournisseurs nationaux de propergols solides, ATK et Aerojet, sont à  la fois propergolistes (fabricants de carburant pour les missiles et les fusées) et motoristes.

Un tel projet ne date pas d’hier …. le projet Herakles visait déjà  en 1999 à rapprocher les activités de propulsion solide de SNPE et la filiale de Safran, Snecma Propulsion Solide (SPS).
Mais depuis sa nomination en juillet 2004, le PDG de la SNPE Jacques Zyss s’est battu contre ce projet, lequel signifierait la désintégration de l’historique société publique, dont la nature très stratégique nécessite – selon lui – de sérieuses précautions.

Pour rappel, Jacques Zyss avait alors remplacé Jacques Loppion, le PDG du groupe chimique, atteint par la limite d’âge de soixante-cinq ans, qui avait été nommé le 25 septembre 2001, soit 4 jours à  peine après le 21 septembre 2001, jour de la catastrophe dite AZF. Sa nomination n’avait pas été sans peine : les syndicats de la SNPE avaient alors considéré comme une provocation le fait que Jacques Zyss ait occupé des fonctions chez Total, propriétaire via sa filiale Grande Paroisse de l’usine AZF à  Toulouse. L’explosion du pôle chimique avait conduit le gouvernement à  interdire la production de phosgène dans la Ville Rose, entraînant un plan social touchant 492 postes chez SNPE.

Rappelons que lors de la catastrophe dite AZF à  Toulouse, le 21 septembre 2001, l’usine de la SNPE, séparée de sa “voisine”, propriété de Total Grande-Paroisse, par la largeur de la Garonne – avait dû faire face à  d’importants séquelles financiers.

Si justice et associations de victimes semblaient pressées de pointer du doigt le groupe pétrolier aux mega bénéfices – lesquels se sont d’ores et déjà  avérés bien utiles pour financer les indemnisations – tout ne semble pas aussi limpide qu’il n’y parait sur le dossier. En tout état de cause qu’elle que soit la vérité, – si elle apparaît un jour – il semble de plus en plus probable que l’Etat cherchera à  minimiser autant que faire se peu toute responsabilité éventuelle, pour – notamment – ne pas se voir contraint à   puiser dans des caisses déjà  vides.

 

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29 commentaires

  1. Jean-Christian Tirat 30 août 2012 à 13:15

    Bonjour
    Pourquoi

  2. Elisabeth Studer 30 août 2012 à 16:52

    Bonjour Jean-Christian,
    ce n’est pas un tic d’

  3. Daniel Dissy 31 août 2012 à 21:24

    Ravi de retrouver le Blog Finance et Elisabeth Studet sur ce sujet et merci

    • Daniel Dissy 31 août 2012 à 21:28

      Mille pardons, Elisabeth, pour la malencontreuse faute de frappe sur votre nom

    • Daniel Dissy 1 septembre 2012 à 10:29

      En plus des dossiers de Preventique et du num

  4. ES 1 septembre 2014 à 22:51

    Nomination/Jacques Loppion, nommé président de la SNPE…
    Le 15 octobre 2001

    Matignon a opéré un retournement rapide. Après avoir refusé fin septembre la nomination de Jacques Loppion, président de GIAT comme patron de la SNPE en remplacement de Jean Faure, en raison du risque de vacance à la tête de GIAT, le Premier Ministre s’est finalement rangé à l’avis du ministère de la Défense qui optait pour cette solution. Pour assurer l’interim, Pierre Bétin, avait déjà été nommé administrateur général délégué fin septembre (Chimie hebdo n° 144, p.26). Né le 27 mai 1939, Jacques Loppion, ancien élève de l’Ecole Polytechnique, (tout comme son prédécesseur Jean Faure) de l’Ecole Nationale Supérieure de l’Aéronautique et licencié en Sciences Economiques, a commencé sa carrière au Ministère de la Défense, avant d’intégrer Pechiney en 1972 et de devenir Président-directeur général de GIAT Industries en juillet 1995. Sous son impulsion, ce groupe s’est profondément transformé avec la restructuration de son parc industriel et le lancement de politiques d’alliances. Les syndicats étaient plutôt partisans d’une solution interne avec la nomination de Bruno Sainjeon, chargé de la stratégie défense-espace du groupe. Bernard Rivière, directeur général et principal artisan du développement de la chimie fine pouvait aussi prétendre à ce poste. Jacques Loppion trouvera aussi en la SNPE, une société radicalement modifiée depuis l’arrivée de Jean Faure à sa direction. En effet, le groupe a progressivement déplacé les activités stratégiques des explosifs et des activités de défense vers la chimie fine et de spécialités. Jean Faure qui a accompli la majeure partie de sa carrière au sein de la SNPE depuis 1961, avait pris la tête du groupe en octobre 1996 et avait été une dernière fois reconduit en juillet 1999 à l’âge de 62 ans.

    Un des premiers challenges de Jacques Loppion sera de débloquer la création d’Herakles, joint-venture qui aurait dû être créé entre SNPE et la Snecma le premier juillet dernier.

    Ce futur numéro un européen de la propulsion civile et militaire devrait peser 4 milliards de francs de chiffre d’affaires.
    Le principal point d’achoppement concerne la participation respective des deux groupes. La Snecma voudrait la majorité du nouvel ensemble tandis que Jean Faure militait pour une parité 50/50.

  5. Elisabeth Studer 1 septembre 2014 à 22:56

    SNPE : Jacques Loppion nommé à la présidence
    J.-P. N. ET N. H. – LES ECHOS | LE 09/10/2001
    Le lancinant feuilleton du remplacement de Jean Faure à la tête de SNPE doit trouver aujourd’hui son épilogue. Les administrateurs de la société publique ont été convoqués hier soir pour un conseil d’administration qui se tient ce matin même. A cette occasion, ils suivront le vote des représentants de l’Etat et proposeront la candidature d’un des leurs, Jacques Loppion, PDG de Giat Industries.
    Le 25 septembre, le conseil d’administration convoqué à cette fin n’avait pu se mettre d’accord sur un nom, les représentants de l’Etat étant dans l’incapacité de transmettre une consigne de vote. La Défense poussait Jacques Loppion, mais Matignon voulait trouver un futur patron à Giat Industries avant de le laisser partir. Une candidature interne, celle de Bruno Sainjeon, PDG de Celerg et chargé de la stratégie défense-espace du groupe, avait les faveurs des syndicats de SNPE. La nécessité de mettre un terme aux atermoiements ont fait pencher la balance pour Jacques Loppion, sans que, pour autant, sa succession à Giat Industries soit définitivement réglée, même si le nom de l’actuel numéro deux, le directeur général Luc Vigneron, revient avec insistance.
    Un moment crucial
    Jacques Loppion prend les rênes de SNPE à un moment crucial. Le groupe public vient en effet d’être gravement secoué par la catastrophe de Toulouse. Après cette explosion, alors que le maire de Toulouse demande le déplacement des trois sites toulousains de SNPE (Isochem, SNPE Chimie, Tolochimie), la question de leur devenir est posée. Ces sites réalisent 1 milliard de francs (152,44 millions d’euros) de chiffre d’affaires soit environ 40 % de l’activité chimique de SNPE. S’ils étaient fermés, c’est une bonne partie de l’activité chimique de SNPE qui s’arrêterait. Autre dossier clef pour Jacques Loppion : la mise en oeuvre du projet Herakles, une coentreprise avec la Snecma dans la propulsion solide, qui devrait être numéro un européen du secteur, avec 4 milliards de francs de chiffre d’affaires. Mais la nouvelle entité, qui devait voir le jour le 1er juillet, n’est toujours pas née, du fait notamment de tiraillements avec la Snecma sur les parts respectives des deux sociétés dans la nouvelle entreprise. Jacques Loppion réussira-t-il à boucler cette opération rapidement ? La constitution d’Herakles est d’autant plus importante pour SNPE que le gouvernement français s’était engagé, en contrepartie à cette opération, à recapitaliser SNPE à hauteur de 500 millions de francs.
    J.-P. N. ET N. H

  6. Elisabeth Studer 1 septembre 2014 à 23:01

    No comment sur le titre de l’article, lequel date du 06 septembre 2001
    ____________________________
    Ça sent la poudre entre les explosifs et l’aéronautique

    Le mariage des activités espace-défense de la SNPE et de propulsion de la Snecma est bloqué.
    Ils étaient rivaux. Ils sont désormais ennemis. Depuis quelques semaines, la mèche brûle entre Jean Faure, le patron de la Société nationale des poudres et explosifs (SNPE), et Jean-Paul Béchat, le big boss du groupe aéronautique Snecma. L’objet du litige? Un projet de société mixte entre les deux groupes, baptisée Herakles. Bourré d’explosifs, il marie les activités espace-défense de la SNPE avec celles de propulsion de missiles de la Snecma. Or, cette dernière fait aujourd’hui sa difficile et refuse le principe du 50/50. Ce qui met toute la SNPE sens dessus dessous. Et agace le gouvernement.
    Carte blanche. Tout dans cette histoire franco-française sent la poudre: des vieilles rivalités de chefs, des questions financières, des syndicats maison sur le pied de guerre et une campagne de lobbying pour se disputer la prochaine succession de Jean Faure. Lundi, une coordination syndicale de la SNPE est venue demander audience au ministère de la Défense pour exprimer de vive voix sa crainte d’assister au démantèlement pur et simple de son entreprise. Elle a entendu exactement ce qu’elle voulait: pas de projet de démantèlement de la SNPE en vue et maintien du principe de parité dans le capital d’Herakles. «C’est trop beau pour être vrai. Il faut rester vigilant», assure un syndicaliste présent.

    Tout a commencé à la fin de l’année dernière, lorsque Jean Faure et Jean-Paul Béchat sont venus voir leur ministre de tutelle, Alain Richard, pour lui présenter un projet de mariage de leurs activités d’explosifs et de propulsion. Les deux hommes se connaissent par coeur puisque Béchat, aujourd’hui à la Snecma, a été le patron de Faure à la SNPE. Mais aucun ne garde des souvenirs émus de cette période. Faure est l’homme de la SNPE: il en a été à l’origine et il y a fait toute sa carrière. Et cette légitimité historique a fait de l’ombre à un Béchat parachuté. En entrant dans le bureau du ministre, ils ont mis de côté leurs vieilles querelles pour la bonne cause de ce mariage de raison. Alain Richard est aux anges. D’autant que les Américains viennent aussi de constituer leur champion de l’explosif militaire. Voilà une parfaite réponse. Les patrons reçoivent donc carte blanche pour publier les bans de mariage pour le Salon du Bourget 2001. Mais très vite apparaît un os.

    Clash. Après leur travail d’évaluation, les banques-conseils de la Snecma convainquent Béchat d’exiger plus que la parité. Pour équilibrer les deux corbeilles, Jean Faure propose de mettre dans Herakles son centre de recherche et la gestion de son parc immobilier. La Snecma fait la moue et refuse. C’est le clash. «Aujourd’hui, le projet est totalement gelé. Tant que Faure reste sur sa position du 50/50 on ne veut plus entendre parler de Herakles», dit-on dans l’entourage de Béchat. Habile, le patron de la Snecma a mis les syndicats dans sa poche. Pas question pour eux d’envisager une fusion d’égal à égal avec leurs collègues de la SNPE. «Notre statut est bien meilleur que celui de la SNPE, explique Dominique Thebaud, de Force ouvrière. Rien que cette année, chaque salarié du groupe va recevoir 24 000 francs au minimum au titre de la participation et de l’intéressement. Si on intègre Herakles, on devra faire une croix dessus.»

    Voilà qui tombe très mal pour Jean Faure. Parallèlement au projet Herakles, il négocie une augmentation de capital de 76,2 millions d’euros. Or, Alain Richard a toujours dit qu’il signerait ce chèque à la seule condition que la SNPE et la Snecma arrêtent leurs chamailleries. A trois semaines de son départ, Faure est maintenant certain qu’il n’obtiendra ni Herakles ni son augmentation de capital. Béchat, lui, joue la montre. Comme si de rien était, il travaille à temps plein sur l’ouverture de 25 % du capital de la Snecma prévu pour la fin d’octobre, tout en espérant que le successeur de Faure sera plus réceptif à ses arguments. Et c’est cette perspective qui effraie les vieux de la vieille de la SNPE. «Si on cède la majorité d’Herakles à la Snecma, la SNPE devient un petit groupe de chimie, assure un proche de Faure. Et le danger est alors d’être vendu à un plus gros que nous car on aura du mal à se développer tout seul.»

    Créée en 1972, la SNPE aime se présenter comme un magnifique cas d’école de reconversion de l’industrie de défense. Mis en place par Colbert, les arsenaux des poudres, grand-père de la SNPE, ont pendant des siècles fabriqué des munitions pour les armées françaises. Dans les années 1960, l’Etat a amorcé une diversification dans la chimie fine. On a découvert par exemple que le phosgène, un gaz de combat asphyxiant pendant la guerre de 1914-1918, pouvait aussi servir à la fabrication de pesticide et à toute l’agrochimie.

    Rumeurs. Les activités de défense ont pendant longtemps financé la chimie. Avec la baisse des budgets militaires, la chimie a pris le relais et assure un gros 50 % du chiffre d’affaires du groupe. Dans les couloirs de la SNPE, les rumeurs se font plus précises sur l’identité du successeur de Jean Faure. Outre les deux candidats internes déclarés ­ Bernard Rivière, patron de la chimie, et Bruno Sainjon, patron de l’activité de propulsion de missile tactique ­, on parle de Jacques Loppion, l’actuel patron du Giat, et d’Alain Gautier, le conseiller défense de Lionel Jospin. «Si un socialiste vient, on peut espérer que ce ne sera pas pour tout liquider», assure un cadre dirigeant. En ce moment, à la SNPE, on se rassure comme on peut….

    BISEAU Grégoire

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