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Chypre : la réunification de l’île à portée de main selon les USA … avides des ressources gazières de la zone

Simple hasard de calendrier ? Permettez moi d’en douter

Alors que Chypre est au cœur des négociations entourant l’épineux dossier des potentielles réserves de la méditerranéenne orientale – lesquelles concernent ni plus ni moins que des pays tels que Turquie, Israël, Égypte, Liban, Syrie, Russie, Etats-Unis, Italie et France … le secrétaire d’Etat américain John Kerry a déclaré jeudi à Nicosie qu’un accord pour mettre fin à la division de l’île méditerranéenne coupée en deux – entre partie turque et partie chypriote – depuis plus de 40 ans, était à portée de main. Sans que personne ne fasse ne serait-ce un instant une quelconque allusion à une éventuelle ingérence dans la politique intérieure de Chypre.

Une déclaration qui tombe également à pic …. alors que Russie et Turquie – fortement liées elles aussi mais de manière individuelle au dossier – viennent de suspendre jusqu’à nouvel ordre la construction du gazoduc Turkish Stream.

Comme si en quelque sorte la voie était désormais libre pour les Etats-Unis pour affirmer encore plus leur présence au niveau local. 

En tout état de cause, s’adressant à la presse après avoir rencontré séparément les dirigeants chypriote grec et chypriote turc, John Kerry a déclaré être « plus convaincu que jamais qu’une solution à la division de Chypre est à portée de main ».

Ces derniers mois, il est devenu clair que la donne a commencé à changer et que des progrès tangibles ont été enregistrés, a par ailleurs affirmé le chef de la diplomatie américaine, « soulignant que son pays était focalisé au plus haut niveau sur la question chypriote ». Je n’en doute pas une seconde … alors qu’en août dernier   le gouvernement israélien a approuvé un accord majeur conclu avec un consortium comprenant l’Américain Noble Energy. L’enjeu : l’exploitation de réserves de gaz naturel en Méditerranée. Nombre d’entre elles étant situées au large de Chypre et d’Israël …

Un accord – qui selon les termes mêmes prononcés jeudi par le premier ministre israélien lors de son annonce – devrait rapporter des centaines de milliards de shekels (1 shekel = 0,26 USD) aux Israéliens dans les années à venir. Tout en étant à l’origine de bien de convoitises …. voire de conflits ?

- Accord entre Chypre et Israël sur un potentiel majeur de réserves énergétiques

Rappelons en fin qu’en  décembre 2010 un accord a été signé entre Israël et Chypre en vue de faciliter et de poursuivre les recherches off-shore d’hydrocarbures – de part et d’autre – dans la partie orientale de la Méditerranée … de gigantesques réserves de gaz ayant été alors découvertes dans la zone. Selon les contrôles de la commission gouvernementale israélienne mise en place pour gérer un fonds d’exploitation des ventes, les recettes prévues des gisements « Léviathan », « Tamar » et « Dalit » se monteraient à 100 voire à 130 milliards de dollars jusqu’en 2040.

Le groupe américain Noble Energy, alors principal opérateur du site indiquait alors pour sa part que  les réserves du gisement offshore de gaz naturel au large d’Israël baptisé Léviathan  étaient estimées à 450 milliards de m3.

« Cette découverte fait potentiellement d’Israël un pays exportateur de gaz naturel », avait alors souligné David Stover, haut dirigeant de Noble Energy, société basé à Houston, Texas. Confirmant ainsi les propos du le ministre israélien des Infrastructures nationales Uzi Landau. Lequel avait affirmé qu’ Israël pourrait devenir un exportateur de gaz … vers l’Europe  … au grand dam de la Russie.

- Chypre : quand l’argent du FMI et de la BCE étaient mis en concurrence avec l’aide de la Russie

Chypre ferait-il jouer la concurrence en mettant dans la balance l’accès à ses formidables ressources gazières situées en off-shore ? Il est permis d’y penser …  avuions-nous laissé entendre en septembre 2013 alors que  Moscou et Nicosie venaient de signer l’assouplissement du crédit de 2,5 milliards d’euros accordé en 2011 par Moscou au gouvernement chypriote, et que le FMI faisiat à son tour preuve de largesses envers Chypre.

L’enjeu final du dossier ? Les licences accordées par Nicosi au majors pétrolières en vue d’explorer et d’exploiter les immenses champs gaziers off-shore de Tamar et de Leviathan, au demeurant fort prometteurs.

Le FMI avait ainsi annoncé avoir versé 84,7 millions d’euros à Chypre, annonce faisant suite à l’audit des comptes du pays mené par ses créanciers (FMI, Union européenne et Banque centrale européenne), après avoir reçu une aide financière internationale en mars 2013 de 10 milliards d’euros, dont 9 à la charge de la zone euro. Le tout comme il se doit en échange de son engagement à prendre des mesures drastiques en vue de restructurer son secteur financier.

Fin août 2013, le gouvernement russe avait quant à lui donné son feu vert à de nouvelles conditions du prêt accordé à Chypre, le taux d’intérêt devant être réduit dans ce cadre de 4,5 % à 2,5 %.  Autre concession obtenue par la partie chypriote : l’étalement du remboursement en huit versements à partir de 2016 au lieu d’un seul initialement prévu, lesquels seront par ailleurs assortis d’une échéance semestrielle.

Cet assouplissement visait à alléger la charge financière pesant sur l’île, laquelle a frôlé la faillite avant que ne soit mis en oeuvre un plan de sauvetage via la troïka de ses créanciers. Une première version de ce plan, qui prévoyait une taxe exceptionnelle sur les dépôts bancaires, avait provoqué la colère de la Russie, d’importants avoirs et de nombreuses entreprises russes étant basés à Chypre en raison de sa fiscalité avantageuse. Une seconde version a été ensuite adoptée,  laquelle ne ponctionne que les gros dépôts de la première banque du pays Bank of Cyprus pour la recapitaliser, tandis que la deuxième, Laiki, a été mise en faillite.

Cette négociation entre Moscou et Nicosie intervenant alors que début août 2013, Dominique Strauss-Kahn avait re-trouvé un rôle on ne peut plus stratégique sur l’échiquier énergétique – mais également financier – mondial.

DSK est en effet rentré depuis lors au conseil de surveillance de la Banque russe de développement des régions (BRDR), une institution financière contrôlée par le géant russe du pétrole Rosneft. Lequel est au cœur du véritable combat que mènent la Russie d’un côté et Union Européenne et USA de l’autre en vue d’obtenir les « faveurs » de Chypre pour l’octroi de licences … en échange de souplesses financières de nature à alléger le poids de la dette chypriote.

Alors que nous laissions entendre à cette date que les deux parties – la Russie confrontée à la troïka via l’intermédiaire de la BCE – semblaient vouloir monnayer l’octroi d’un prêt salvateur  … en l’échange de ces licences, nous ajoutions alors qu’il est loin d’être anodin que DSK rentre au sein d’une institution financière chapeautée par un géant gazier russe. Les sommes avancées par une simili « Rosneft Bank » pouvant être accordées en échange d’accès à des ressources énergétiques fort prometteuses. Ressources dont la Russie souhaite contrôler d’une manière ou d’une autre contrôler le volume d’exportations pour éviter qu’elles ne réduisent sa part de marché au niveau des approvisionnements mondiaux.

Sources : AFP, Ria Novosti, Europolitique, Le Monde

Elisabeth Studer – www.leblogfinance.com   – 4 décembre 2015

 A lire également :

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Total abandonnerait sa prospection au large de Chypre et d’Israël, freiné par la Turquie ?

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16 commentaires

  1. Elisabeth Studer 4 décembre 2015 à 13:09

    http://www.vbrr.ru/en/about/governance.php

    je confirme DSK toujours présent

    he RRDB Supervisory Board
    (elected by the Annual General Meeting of Shareholders as of 30.06.2015)
    Chairman of the Supervisory Board
    Svyatoslav I. SLAVINSKY
    OJSC « Rosneft Oil Company » Vice-President on Economical and Financial Affairs
    Members of the Supervisory Board
    Vladimir G. ALADIN
    OJSC « Rosneft Oil Company » Deputy Chief of Security Service
    Oleg M. BUDARGIN
    OJSC « FGC UES » Board Chairman
    Svetlana V. GRITSKEVICH
    OJSC “Rosneft Oil Company” Director of Corporate Management
    Boris Y. KOVALCHUK
    Chairman of the Board of Directors of OJSC « INTER RAO EES »
    Avriil Mary Ann CONROY
    OJSC “Rosneft Oil Company” Vice-president of Retail and Local Market Development
    Dmitry A. LEBEDEV
    OJSC “JSCB RUSSIA” Board Chairman
    Kirill G. SELEZNEV
    LLC “Gazprom Mezhregiongas” General Director
    Alexander A. SOKOLOV
    OJSC “Rosneft Oil Company” Director of Financial department
    Dominique STRAUSS-KAHN
    Parnasse consulting company Managing Partner

  2. Elisabeth Studer 4 décembre 2015 à 13:09

    http://www.vbrr.ru/en/about/governance.php

    je confirme DSK toujours présent

    he RRDB Supervisory Board
    (elected by the Annual General Meeting of Shareholders as of 30.06.2015)
    Chairman of the Supervisory Board
    Svyatoslav I. SLAVINSKY
    OJSC « Rosneft Oil Company » Vice-President on Economical and Financial Affairs
    Members of the Supervisory Board
    Vladimir G. ALADIN
    OJSC « Rosneft Oil Company » Deputy Chief of Security Service
    Oleg M. BUDARGIN
    OJSC « FGC UES » Board Chairman
    Svetlana V. GRITSKEVICH
    OJSC “Rosneft Oil Company” Director of Corporate Management
    Boris Y. KOVALCHUK
    Chairman of the Board of Directors of OJSC « INTER RAO EES »
    Avriil Mary Ann CONROY
    OJSC “Rosneft Oil Company” Vice-president of Retail and Local Market Development
    Dmitry A. LEBEDEV
    OJSC “JSCB RUSSIA” Board Chairman
    Kirill G. SELEZNEV
    LLC “Gazprom Mezhregiongas” General Director
    Alexander A. SOKOLOV
    OJSC “Rosneft Oil Company” Director of Financial department
    Dominique STRAUSS-KAHN
    Parnasse consulting company Managing Partner

  3. Elisabeth Studer 4 décembre 2015 à 13:10

    Tiens !
    quand on parle du loup !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    Maroc : Dominique Strauss-Kahn victime d’un accident de la route
    JEUDI 3 DÉCEMBRE 2015 / PAR ABUBAKR DIALLO

  4. Elisabeth Studer 5 décembre 2015 à 13:41

    Et Hollande à Chypre …………… !!!

    Hollande à Chypre après sa visite sur le Charles de Gaulle

    Larnaca (Chypre) – Le président français François Hollande s’est rendu brièvement sur l’île de Chypre vendredi, après avoir effectué une visite surprise sur le porte-avions français Charles de Gaulle, actuellement en Méditerranée orientale.

    Le porte-avions français est déployé en Méditerranée pour participer aux opérations en Syrie et en Irak contre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI).

    Selon une journaliste de l’AFP se trouvant sur Charles-de-Gaulle,, le président français s’est rendu à bord d’un hélicoptère à l’aéroport de Larnaca, dans le sud de l’île, avant de quitter Chypre pour la France à bord d’un avion Falcone.

    A Larnaca, il a rencontré brièvement le président chypriote Nicos Anastasiades, qu’il a notamment remercié pour son soutien dans l’action opérationnelle de la France en Syrie contre l’EI.

    Chypre se trouve à une centaine de km des côtes syriennes.

    Sigma, une chaîne de télévision privée, a rapporté que les deux hommes avaient parlé en premier lieu de terrorisme et de coopération entre les deux nations, avec Chypre étant prête à autoriser l’accès de sa base aérienne d’Andreas Papandreou (sud-ouest) à l’armée française.

    La Grande-Bretagne, qui a voté mercredi en faveur de frappes aériennes en Syrie contre l’EI, a deux bases militaires à Chypre.

    (©AFP / 04 décembre 2015 20h51)

  5. retrouvé le retour 5 décembre 2015 à 14:36

    « La Grande-Bretagne, qui a voté mercredi en faveur de frappes aériennes en Syrie contre l’EI, a deux bases militaires à Chypre. »
    On a bien vu quand la Turquie a envahi l’île !! La Turquie fait peur aux plus couards !! L’Australie en particulier pense « Gallipoli peninsula  » :) :)
    La Turquie dans un contexte d’états religieux, c’est une vraie bombe et pas que pour les Grecs et les Arméniens.

  6. Elisabeth Studer 6 décembre 2015 à 16:47

    tout à fait ….

  7. Manu de Chine 7 décembre 2015 à 10:59

    Vos articles sont toujours aussi pertinents, detailles et fascinants. Si ils etaient en Anglais, vous pourriez les soumettre a Zerohedge qui a souvent des avis similaires.

  8. ES 7 décembre 2015 à 14:41

    merci merci beaucoup !!
    comme souvent – ou plutot de plus en plus – je traduis de l’anglais
    je vais y songer tres serieusement ….
    merci encore

  9. ES 7 décembre 2015 à 14:44

    et encore bcp bcp de choses à dire
    sur Mali notamment ….
    egalement sur incendie plate-forme pétrolière en azerbaidjan …
    loin d’etre un hasard, compte-tenu de l’importance géostratégique du pays , » tiraillé » entre deux options.

  10. ES 6 avril 2016 à 00:12

    affaire à suivre, on en reparle !

    Chypre-Nord: démission du gouvernement de coalition

    Nicosie – Le gouvernement de coalition au pouvoir en République turque de Chypre Nord (RTCN) a chuté lundi en raison de divisions sur la politique économique à conduire, dans un contexte d’intensification des pourparlers en vue de réunifier l’île méditerranéenne.

    Le Premier ministre Omer Kalyoncu doit officiellement présenter mardi matin la démission de son équipe au président Mustafa Akinci, a déclaré lundi soir le chef du Parti turc républicain (CTP, gauche), Mehmet Ali Talat, à la tête de la coalition.

    Le partenaire du CTP, le Parti de l’unité nationale (UBP, droite), s’en est retiré lundi en raison de divergences sur la politique économique, notamment sur la distribution de l’eau acheminée depuis la Turquie voisine.

    La RTCN, uniquement reconnue par Ankara, est confrontée à de graves problèmes économiques. En mars, le gouvernement n’a pas pu payer la totalité des salaires dans la fonction publique, une première.

    A partir du moment où nous n’avons plus l’opportunité et les moyens de servir notre peuple, former un gouvernement (…) n’est pas notre objectif et ne pourra jamais l’être, a déclaré Huseyin Ozgürgün, le président de l’UBP.

    Le CTP et l’UBP avaient formé un gouvernement de coalition en juillet.

    Première force parlementaire, le CTP dispose toutefois d’un nombre insuffisant de sièges (20) pour contrôler seul un Parlement qui compte 50 élus.

    M. Talat a indiqué lundi soir que le CTP s’entretiendrait avec tous les partis pour tenter de former un nouveau gouvernement.

    L’UBP compte lui 18 sièges et pourrait tenter de former une nouvelle coalition avec les indépendants et le Parti démocrate (PD, libéral) de Serdar Denktas, fils de l’ex-président à poigne Rauf Denktas, mort en 2012.

    Chypre est divisée en deux depuis l’invasion en 1974 de sa partie nord par la Turquie. Depuis, la République de Chypre n’exerce son autorité que sur la partie sud (chypriote grecque) alors que la partie nord (chypriote turque) est gérée par la RTCN, non reconnue par la communauté internationale.

    Le président de la République de Chypre Nicos Anastasiades et M. Akinci ont relancé les pourparlers en mai 2015 et les ont intensifiés depuis novembre, avec le soutien de l’ONU, de l’UE et des Etats-Unis. La Turquie a récemment fait part de son espoir que l’île méditerranéenne soit réunifiée cette année.

    (AFP / 04 avril 2016 22h45)

  11. Elisabeth Studer 25 mai 2016 à 00:03

    Chypre: le président annule une réunion sur la réunification de l’île

    Nicosie – Le président de Chypre Nicos Anastasiades a annulé mardi une réunion prévue dans le cadre des pourparlers de paix, dénonçant ce qu’il considère comme une tentative de reconnaître la partie nord de l’île, occupée par la Turquie.

    Cette décision intervient après que M. Anastasiades, un Chypriote grec, eut renoncé à assister à un dîner organisé à Istanbul pour des chefs d’Etat auquel avait aussi été convié en dernière minute le dirigeant chypriote turc Mustafa Akinci, qui n’a pas le rang de président.

    Il s’agit du premier accroc sérieux dans les négociations de paix entamées il y a un an entre MM. Anastasiades et Akinci et visant à réunifier l’île méditerranéenne divisée depuis 1974.

    Avec regret, le président Anastasiades a établi que le terrain n’était pas propice pour tenir une réunion avec le leader chypriote turc le 27 mai, a déclaré dans un communiqué le porte-parole du gouvernement Nicos Christodoulides.

    Alors qu’il se trouvait lundi à Istanbul pour assister au Sommet humanitaire mondial, M. Anastasiades a décidé de ne pas assister au dîner lorsqu’il a appris que M. Akinci y serait également présent, qualifiant cette invitation d’inacceptable.

    Mustafa Akinci dirige la République turque de Chypre du Nord, autoproclamée et reconnue seulement par la Turquie.

    L’invitation adressée à M. Akinci par le président turc Recep Tayyip Erdogan a ainsi été vue, côté chypriote grec, comme une tentative de saper l’autorité du président chypriote et de donner plus de crédit au leader chypriote turc.

    A New York, le porte-parole adjoint des Nations unies Farhan Haq a souligné qu’il s’agissait d’une invitation des autorités turques et que l’ONU n’était pas impliquée.

    L’ONU n’a pas été informée formellement de la décision de la partie grecque de ne pas participer à la prochaine session de négociations, a-t-il indiqué.

    A cette étape importante du processus, le secrétaire général (Ban Ki-moon) tient à souligner que les deux dirigeants ont démontré un grand courage et une grande persévérance dans le processus et qu’ils ont fait beaucoup de progrès, donc il les encourage à redoubler d’efforts, a ajouté le porte-parole.

    M. Anastasiades a indiqué qu’il était déterminé à poursuivre les pourparlers de paix pourvu qu’il y ait un respect mutuel (…) et non des décisions unilatérales visant à rehausser le statut d’un pseudo-Etat.

    De telles décisions (…) non seulement n’aident pas le processus en cours mais lui portent préjudice, selon le communiqué.

    Après plusieurs échecs ces 40 dernières années, des pourparlers de paix sous l’égide de l’ONU ont été relancés en mai 2015 et sont vus comme la dernière chance de réunifier l’île.

    Beaucoup estiment que la bonne entente entre les deux dirigeants, qui se rencontrent de façon régulière, peut créer un climat de confiance favorable à la conclusion d’un accord de paix mais ce dernier incident risque d’alourdir l’atmosphère des négociations.

    Chypre est divisée en deux depuis l’invasion en 1974 de sa partie nord par la Turquie en réaction à un coup d’Etat visant à rattacher le pays à la Grèce.

    Les autorités de la République de Chypre n’exercent leur autorité que sur la partie chypriote grecque de l’île, soit ses deux-tiers sud.

    (©AFP / 24 mai 2016 21h48)

  12. retrouvé le retour 25 mai 2016 à 11:12

    « Chypre est divisée en deux depuis l’invasion en 1974 de sa partie nord par la Turquie en réaction à un coup d’Etat visant à rattacher le pays à la Grèce. »
    Encore une fable US !! tout le monde pouvait bloquer la flotte turque !!

  13. reetrouvé le retour 25 mai 2016 à 18:16

    Défendus par le Monténégro et par les Turcs !! Chypre à demi colonisé par les Turcs avec l’accord des anglosaxons ! merdier bancaire généralisé !! Les actions des banques qui montent sur des stats pourries !! forte odeur de roussi !!

  14. Elisabeth Studer 17 juillet 2016 à 13:37

    Pour rappel !

  15. retrouvé le retour 2 mars 2017 à 21:26

    « Vos articles sont toujours aussi pertinents, detailles et fascinants. Si ils etaient en Anglais, vous pourriez les soumettre a Zerohedge qui a souvent des avis similaires. »

    Ce genre de pingouin finira empaillé pour décorer !!! Les anglo-saxons et les états religieux on va faire éclater tout ce merdier moyenâgeux

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