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Grèce et Russie en négociation sur Turkish Stream … avant que la Turquie n’abatte le Soukhoï

Simple hasard de calendrier, permettez-moi d’en douter …

Alors que nous laissions entendre dans un précédent article  que « l’affaire » de l’avion russe abattu par la Turquie le 24 novembre 2015 pourrait être fortement liée au projet de gazoduc Turkish Stream – contre lequel les Etats-Unis redoublent de pression ces temps derniers – on se doit de noter que le différend notable entre Russie et Turquie occasionné par ce récent événement a vu le jour quelques heures à peine après une rencontre stratégique entre ministre grec de l’Energie et le vice -Premier ministre russe sur une éventuelle participation de la Grèce au projet.

C’est ainsi que le 23 novembre dernier, des sources très proches du Ministre grec de l’Energie et de l’Environnement ont déclaré que le processus pour construire le Trans Adriatic Pipeline (TAP ) allait de l’avant, ajoutant qu’Athènes était également en discussion avec Moscou sur une éventuelle expansion du gazoduc Turkish Stream de la frontière entre Grèce et Turquie vers l’Italie.

Toujours selon ses mêmes sources grecques, l’intérêt pour le projet russe de Turkish Stream était à cette date « plus élevé que jamais, car il semble qu’il y ait de plus en plus de pays en Europe qui veulent être impliqués, en particulier l’Italie et la France, alors qu’auparavant seules la Grèce et la Russie poussaient le projet. »

Le ministre grec de l’Environnement et de l’Energie, Panos Skourletis a en effet discuté au sujet de Turkish Stream avec le vice -Premier ministre russe Arkadi Dvorkovitch, le 20 novembre dernier à Athènes, le vice-premier ministre russe ayant également discuté du projet avec le Premier ministre grec, Alexis Tsipras.

Elément notable : Skourletis doit rencontrer – sauf annonce contraire – le ministre russe de l’énergie Alexander Novak, le 2 décembre à Moscou où il discutera de l’expansion de Turkish Stream via le gazoduc d’Europe du Sud à partir de la frontière de la Turquie à l’Italie via le gazoduc Poséidon ( Interconnexion Turquie Grèce Italie – ITGI ).

Toujours de mêmes sources, on rappelle que l’ITGI, TAP et IGB (Interconnexion Grèce-Bulgarie)  sont sur la liste de la Commission européenne des projets clés d’infrastructure énergétiques (projets d’intérêt commun, PCI).

Le gazoduc Tesla pourrait également être utilisé pour étendre Turkish Stream et atteindre l’Autriche à partir de la Grèce … et atteindre ainsi la plate-forme autrichienne et hub gazier on ne peut stratégique de Baumgarten

Rappelons à cet égard que le pipeline d’une longueur de 1300-1400 km et d’une capacité estimée de 27 milliards de mètres cubes devrait selon le projet s’étendre de la Turquie à travers la Macédoine, la Serbie, la Hongrie, jusqu’à l’Autriche.

Le fait que l’ITGI et Tesla soient des projets PCI pourrait aider à l’expansion du pipeline de Turkish Stream vers l’Europe, estime par ailleurs l’entourage du ministère grec de l’Environnement et l’Energie.

« Quand nous parlons d’une politique énergétique multilatérale, nous devons à la fois inclure le TAP et le pipeline russe, d’autant plus que la Russie va de l’avant avec Nord Stream 2, » ont par ailleurs déclaré les sources proches du ministère de l’Energie grec dit, ajoutant que « l’expansion de Turkish Stream servait en particulier les intérêts grecs et que la Grèce considérait le projet comme un développement positif. »

Les sources ont par ailleurs indiqué que TAP était un projet stratégique, mais que la Grèce est en train de changer les termes de l’accord afin qu’il apporte plus d’avantages à Athènes, à savoir des compensations pour le passage de ce gazoduc à travers les terres et les forêts publiques et le doublement du cout de la responsabilité sociale des entreprises à hauteur de 32 millions d’euros, frais que le consortium doit acquitter sur une période de cinq ans.

Les sources du ministère ont également noté que « malgré les problèmes précédents » l’Interconnexion avec la Bulgarie (IGB) progressait également. Ajoutant que Skourletis se rendrait à Sofia le 10 décembre prochain en vue de signer la décision finale d’investissement (FID).

IGB a été conçu pour assurer à la Bulgarie un approvisionnement alternatif au gaz naturel russe via un lien avec le pipeline TAP, lequel acheminera du gaz d’Azerbaïdjan à partir du champ de Shah Deniz.

Les sources de l’Environnement et de l’Énergie Ministère grec ont enfin noté que, lors de sa visite à Athènes en octobre dernier, l’envoyé spécial américain et coordinateur pour les affaires internationales de l’énergie, Amos Hochstein, avait – officiellement – exprimé sa satisfaction que les projets des pipelines TAP et IGB ne soient plus bloqués ou retardés et qu’ils seraient accélérées à l’avenir.

L’affaire de l’avion russe abattu prenant de l’ampleur, il est fort probable désormais que le calendrier de négociations de Turkish Stream  soit remis au cause … voire le projet lui-même. A la plus grande satisfaction des projets et majors pétrolières associées concurrents …

Sources : AFP, New Europe

Elisabeth Studer – 30 novembre 2015 – www.leblogfinance.com

A lire également :

Avion russe abattu par la Turquie : pression voilée pour plomber le gazoduc russe Turkish Stream ?

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8 commentaires

  1. Elisabeth Studer 1 décembre 2015 à 13:21

    respect du calendrier à suivre …
    je vous tiens au courant

  2. Elisabeth Studer 1 décembre 2015 à 13:24

    nous sommes en phase …

    L’ART DE LA GUERRE »
    Missile contre le gazoduc
    par Manlio Dinucci
    Alors que Thierry Meyssan propose d’interpréter la reprise des négociations gazières entre Moscou et Ankara comme la réponse turque à la dénonciation du soutien d’Ankara à Daesh par Vladimir Poutine lors du G20, Manlio Dinucci y voit une décision sérieuse défiant Washington.
    ************
    Il propose donc d’interpréter la destruction du Sukhoï russe par la Turquie comme un sabotage états-unien des relations entre les deux États,
    ****************
    alors que Thierry Meyssan voit dans cette opération une tentative d’Ankara de repousser la Russie hors de la zone dans laquelle il tente de créer un pseudo-Kurdistan. Les deux hypothèses doivent être prises en considération.

    *****************************
    Le missile Aim-120 Amraam, lancé par le F-16 turc (tous les deux made in USA) n’était pas dirigé seulement contre le chasseur bombardier russe engagé en Syrie contre Daesh, mais contre un objectif bien plus important : le Turkish Sream, le gazoduc projeté qui apporterait le gaz russe en Turquie et, de là, en Grèce et autres pays de l’UE.
    ****************************************

    Le Turkish Stream est la réponse de Moscou au torpillage, par Washington, du South Stream, le gazoduc qui, en contournant l’Ukraine, aurait apporté le gaz russe jusqu’à Tarvisio (Province de Udine) et de là dans l’UE, avec de grands bénéfices pour l’Italie y compris en termes d’emploi . Le projet, lancé par le russe Gazprom et l’italien Eni puis élargi à l’allemand Wintershall et au français EDF, était déjà en phase avancée de réalisation (la Saipem de l’Eni avait déjà un contrat de 2 milliards d’euros pour la construction du gazoduc à travers la mer Noire) quand, après avoir provoqué la crise ukrainienne, Washington lançait ce que le New York Times définissait comme « une stratégie agressive visant à réduire les fournitures russes de gaz à l’Europe ».

    Sous pression états-unienne, la Bulgarie bloquait en décembre 2014 les travaux du South Stream, enterrant le projet . Mais en même temps, bien que Moscou et Ankara fussent dans des camps opposés concernant la Syrie et Daesh, Gazprom signait un accord préliminaire avec la compagnie turque Botas pour la réalisation d’un double gazoduc Russie-Turquie à travers la mer Noire.

    Le 19 juin Moscou et Athènes signaient un accord préliminaire sur l’extension du Turkish Stream (avec une dépense de 2 milliards de dollars à charge de la Russie) jusqu’en Grèce, pour en faire la porte d’entrée du nouveau gazoduc dans l’Union européenne [3].

    Le 22 juillet Barack Obama téléphonait à Recep Tayyip Erdo?an, en demandant que la Turquie se retirât du projet [4].

    Le 16 novembre Moscou et Ankara annonçaient, au contraire, de prochaines rencontres gouvernementales pour lancer le Turkish Stream, avec une portée supérieure à celle du plus grand gazoduc à travers l’Ukraine. Huit jours plus tard, l’abattage du chasseur russe provoquait le blocage, si ce n’est l’effacement, du projet.

    À coup sûr, à Washington, a-t-on trinqué au nouveau succès. La Turquie, qui importait de Russie 55 % de son gaz et 30 % de son pétrole, se trouve en fait lésée par les sanctions russes et risque de perdre le gros business du Turkish Stream. Qui alors en Turquie avait intérêt à abattre volontairement le chasseur russe, sachant quelles en auraient été les conséquences ? La phrase d’Erdo?an « Nous voudrions que ce ne soit pas arrivé, mais c’est arrivé, j’espère qu’une chose de ce genre n’arrivera plus » implique un scénario plus complexe que celui officiel. En Turquie il y a d’importants commandements, bases et radars de l’Otan sous commandement US : l’ordre d’abattre le chasseur russe a été donné à l’intérieur de ce cadre.

    En ce point quelle est la situation dans la « guerre des gazoducs » ? Les USA et l’Otan contrôlent le territoire ukrainien par où passent les gazoducs Russie-UE, mais la Russie peut aujourd’hui moins compter sur eux (la quantité de gaz qu’ils transportent est tombée de 90 % à 40 % de l’export russe de gaz vers l’Europe) grâce à deux couloirs alternatifs.
    - Le Nord Stream qui, au Nord de l’Ukraine, apporte le gaz russe en Allemagne : Gazprom maintenant veut le doubler mais le projet est contrecarré dans l’UE par la Pologne et d’autres gouvernements de l’Est (davantage liés à Washington qu’à Bruxelles).
    - Le Blue Stream, géré de façon paritaire par Gazprom et Eni, qui au sud passe par la Turquie et de ce fait n’est pas sans risque.

    L’UE pourrait importer beaucoup de gaz à bas prix de l’Iran, avec un gazoduc déjà projeté à travers Irak et Syrie, mais le projet est bloqué (non par hasard) par la guerre déchaînée dans ces pays par la stratégie des USA et de l’Otan.

    Manlio Dinucci
    Traduction
    Marie-Ange Patrizio
    Source
    Il Manifesto (Italie)

  3. Elisabeth Studer 1 décembre 2015 à 13:30

    Impacts of Turkey’s Aggression against Russia.

    The “Turkish Stream” is Dead. Disruption of Gas Pipeline Routes to the EU. Russia’s Economy in Crisis?

    “Regime change” in Ukraine engineered by the US State Department was largely responsible for the collapse of the “South Stream” gas pipeline project. Washington’s intent was to establish a de facto blockade which would prevent the flow of Russian gas to the European Union.

    “The South Stream gas pipeline worth €15.5 billion was intended to pump 67 billion cubic meters of Russian natural gas to Europe annually.

    The pipeline’s underwater section 900 km (559 miles) long was intended to run along the bed of the Black Sea from the Russkaya compressor station on the Russian shore to the Bulgarian coast.” (TASS, January 14, 2015)

    On December 1, 2014, President Vladimir Putin announced that the project to build the South Stream gas pipeline “was closed due to the European Union’s unconstructive approach to cooperation, including Bulgaria’s decision [pressured by the US] to stop the construction of the pipeline’s stretch on its territory.”

    South Stream Pipeline Route Options, source TASS

    The South Stream was replaced by the “Turkish Stream”. The scrapping of the South Stream was coupled with the signing in Ankara of a historic December 2014 deal between presidents Vladimir Putin and Recyyp Erdogan.

    Under the Russian-Turkish agreement pertaining to gas pipeline routes, Turkey was slated to become a major hub and transit route for the export of Russian natural gas to both Southern and Western Europe.

    Russia’s Gazprom in a historical announcement by CEO Alexey Miller in January 2015 confirmed that: The Turkish Stream gas pipeline project was considered “the sole route for Russia’s future supplies of 63 billion cubic meters of natural gas to Western Europe… The Gazprom head made this statement in response to a question about the fate of Russia’s South Stream gas pipeline project.” (Tass, January 14, 2015)

    “The [South Stream] project is closed. The Turkish Stream is the sole route, which can deliver 63 billion cubic meters of Russian natural gas. … There are no other options,” Miller said. (Ibid)

    November 24 2015: Turkey’s Act of Aggression against Russia marks the Disruption of the Turkish Stream Project

    Back in January, the Moscow-Ankara deal was considered to be a slap in the face for Washington. Today, the Turkish Stream (sponsored by Moscow) is in jeopardy.

    The downing of the SU-24 plane engineered by US-NATO has contributed to destabilizing the Russia-Turkey deal. It was by not means the only objective.

    In January following the abandonment of the South Stream, the Turkish pipeline was announced as the “sole route”.

    What next?

    Following the downing of Russia’s SU-24 plane and the collapse of diplomatic relations between Moscow and Ankara, that “sole route” is no longer there, leading not only to a potential crisis in the supply of natural gas to the European Union, but also a major blow to Russia’s national economy, which depends heavily on the energy sector.

    From the point of view of Washington, Wall Street and the Pentagon: “War is good for business”.

  4. Elisabeth Studer 1 décembre 2015 à 13:38

    cqfd …. traduction en cours

    Turkish Stream Falls Under Russia’s Restrictive Measures Against Turkey
    Read more: http://sputniknews.com/world/20151126/1030796887/turkish-stream-russia.html
    26.11.2015

    Russia’s Economic Development Minister stated that the Turkish Stream gas pipeline project falls under the restrictive measures against Turkey.
    « This project is no different from any other, we are talking about our investment cooperation [with Turkey], it is one of the most perspective investment projects, and, just like any other project, it falls under the law on special economic measures, » Ulyukayev said, commenting the fate of the Turkish Stream.
    Construction on Turkish Stream was scheduled to begin in June, but was postponed pending a formal agreement. According the Russian Energy Ministry, Russia and Turkey were expected to sign the pipeline agreement no earlier than December 2015.

    Too Early to Speak About Status of Russia-Turkey Joint Projects – Kremlin
    The restrictions against Ankara may also include the Akkuyu Nuclear Power Plant, which is currently under construction in the southern province of Mersin in Turkey, Alexey Ulyukayev said.
    Russia and Turkey signed an agreement in 2010 to construct and operate Turkey’s first nuclear power plant at the Akkuyu site.
    The minister also noted that restrictions in aerial communication may include regular and charter flights.
    « Departments will soon prepare their proposals — in two to three days. The Ministry of Transport will also have suggestions. As I have said before, the law allows to limit the use of airspace and airports. Which means that limitation of both regular commercial and charter flights is possibe, » he said.
    Moscow will also halt the creation of a single Turkish-Russian investment fund, Ulyukayev added.
    Earlier Thursday, Dmitry Medvedev has instructed the Russian government on Thursday to work out measures against Turkey after Tuesday’s downing of a Russian military jet.

    Turkey Will Continue to Treat Airspace Violators Like Russia’s Su-24 – Erdogan
    Turkey’s President Tayyip Erdogan called Kremlin’s reaction to the incident is « emotional » and « unfitting of politicians ».
    The Russian Su-24 Fencer bomber was shot down by two Turkish F-16s Tuesday morning while conducting operations over Syria, where Moscow has been targeting the self-proclaimed Islamic State terrorist group.
    Ankara claimed it downed the Russian plane because it had violated Turkish airspace. However, both the Russian General Staff and the Syrian Air Defense Command confirmed that the Su-24 was downed in Syrian airspace and never crossed into Turkey, in accordance with precise objective control data.
    One of the two Su-24 pilots was killed by fire from the ground after ejecting from the plane and a Russian naval infantry soldier was killed during a rescue operation.

  5. ES 1 décembre 2015 à 22:53

    Bingo … cqfd …

    Moscou pense reporter le projet Turkish Stream

    01/12/2015

    Moscou pourrait reporter de plusieurs années les travaux du projet de gazoduc Turkish Stream en représailles à la décision turque d’abattre un Soukhoï de l’armée de l’air russe, indique deux sources au sein du géant gazier russe Gazprom.

    Aucune décision concernant le calendrier des travaux n’a encore prise par Gazprom, qui attend les instructions de Vladimir Poutine, ont précisé les sources.

    « Nous nous attendons à ce que le chef de l’Etat, selon toute vraisemblance, déclare le gel de Turkish Stream, ou annonce tout au moins une forme de délai », a dit l’une des sources.

  6. Elisabeth S 29 juin 2016 à 20:42

    bcp de remous en ce moment …

  7. Elisabeth S 29 juin 2016 à 20:44

    Turkish stream bientot remis en piste ???

    Le président russe Vladimir Poutine et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan se sont parlé mercredi matin 29 juin, une première depuis le début de la crise diplomatique entre leurs pays en novembre. Ankara évoque un entretien « très productif et très positif », et une prochaine rencontre entre les deux hommes. Le Kremlin a confirmé ces propos et a annoncé un processus de normalisation des relations avec Ankara.

    Vladimir Poutine a tout d’abord adressé ses sincères condoléances au président Erdogan concernant l’attentat d’Istanbul. D’après l’agence Interfax, le Kremlin examine la possibilité d’une rencontre entre les deux chefs de l’Etat dans un proche avenir.

    Selon un responsable turc, Erdogan et Poutine devraient ainsi se rencontrer début septembre lors du G20 en Chine. Et Moscou va plus loin que de simples intentions. En effet, le Kremlin annonce que les restrictions de voyage vers la Turquie pour les citoyens russes vont être levées.

    Vladimir Poutine affirme qu’il a reçu toutes les garanties de sécurité pour les touristes russes, en dépit des menaces terroristes.

    Moscou décide d’oublier l’incident du 24 novembre

    Le président russe va également donner des instructions pour que le gouvernement entame des discussions afin de rétablir la coopération bilatérale en matière économique et commerciale notamment. Le Kremlin parle d’un processus de normalisation des relations avec la Turquie.

    D’ores et déjà, une rencontre est annoncée entre les deux ministres des Affaires étrangères vendredi 1er juillet dans le cadre de la réunion de l’Organisation de coopération de la mer Noire qui va se tenir à Sotchi.

    Le Kremlin a donc décidé d’oublier l’incident du 24 novembre, quand un avion russe a été abattu par un chasseur turc, bien que les deux pays ne soient pas encore d’accord sur la question des compensations que Moscou réclamait à Ankara.

  8. Elisabeth S 29 juin 2016 à 20:49

    Turkish Stream project to resume after Erdogan apology
    Published time: 29 Jun, 2016 13:19

    Russian energy major Gazprom says it’s ready to attract long-term financing for the Turkish Stream pipeline project. The pipeline will deliver natural gas from Russia to Turkey and potentially onwards to Southern Europe.
    Read more
    © Sergey GuneevGazprom ready to restart Turkish Stream dialogue after Erdogan apology
    “The Turkish Stream project has been meticulously worked out. The cost of the four lines was estimated approximately at €11.4 billion… The level of readiness to attract project financing is very high,” said Gazprom’s deputy head of finance Igor Shatalov.

    On Monday, Gazprom announced it was “open for dialogue” and ready to resume talks with Ankara on the construction of the Turkish Stream gas pipeline.

    The announcement came after Russia received an apology for the downing of its warplane from Turkish President Recep Tayyip Erdogan.

    One of the major projects between Moscow and Ankara, Turkish Stream was stuck in limbo after the incident in which a Russian pilot was killed.

    Gazprom and Turkey’s Botas signed a memorandum of understanding to construct the pipeline two years ago. It aims to deliver Russian natural gas to Turkey via the Black Sea, and then further to Southern Europe.

    The 1,100km pipeline was planned to have four lines with a capacity of up to 63 billion cubic meters (bcm) of gas annually. About 16 bcm was supposed to be supplied to Turkey while the remaining 47 bcm was to go to a hub on the Greek-Turkish border to be transported onwards to Europe.

    However, Moscow suspended negotiations on the project as part of other sanctions in response to Turkey’s shooting down of a Russian jet in Syria on November 24, 2015.

    The Kremlin said on Monday that Russian President Vladimir Putin received a letter in which Turkish counterpart Erdogan expressed his sympathy and condolences to the family of the deceased Russian pilot.

    In the letter, Erdogan called Russia “a friend and a strategic partner” of Ankara with whom the Turkish authorities want to mend ties, said the Kremlin.

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