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La Russie rompt son contrat avec l’italien Saipem sur Turkish Stream, la Grèce dans la bataille ?

Gazprom vient en effet d’annoncer a rupture de contrat avec le groupe italien Saipem concernant la construction du gazoduc Turkish Stream. Projet auquel la Grèce participe soit dit en passant … la bataille contre l’Eurogroupe  pourrait également se tenir dans l’ombre, avec de fortes odeurs de gaz et de pétrole … L’Italie de Mario Draghi, ancien vice-président pour l’Europe de Goldman Sachs, actuel président de la Banque centrale européenne (BCE) pouvant peser de tout son poids dans la bataille.

En tout état de cause, une filiale de Gazprom, South Stream Transport BV, a informé l’italien Saipem de la rupture du contrat relative à la construction de la première branche du gazoduc Turkish Stream.
Une décision qui peut surprendre, et ce d’autant plus qu’un navire de la société spécialisée dans la recherche et les forages pétroliers avait jeté l’ancre le 6 juillet près d’Anapa, en mer Noire, en vue de débuter les travaux.

South Stream Transport BV motive pour sa part sa décision par la nécessité “d’arriver à un accord sur les questions pratiques et commerciales en ce qui concerne la réalisation du projet de Turkish Stream”. Les négociations avec la Turquie traînent en effet en longueur, freinant le lancement des travaux.

Rappelons que Gazprom avait signé un contrat sur les services de deux navires de forages de la compagnie italienne, Saipem — Castoro 6 et Saipem 7000 — pour la construction de la partie sous-marine de gazoduc South Stream, projet qui a été abandonné début décembre 2014 et remplacé par le projet de Turkish Stream.
Le 8 mai dernier, Saipem a annoncé le renouvellement de son contrat avec South Stream Transport portant sur la construction de la partie sous-marine du gazoduc Turkish Stream.

En raison de la rupture de contrat, Gazprom devra payer à Saipem 300 millions de dollars pour la durée d’immobilisation de six mois, période écoulée depuis la suspension de South Stream. Si l’on en croit les experts, le groupe russe pourrait négocier le prix des compensations.

Le ministre turc de l’Energie, Taner Yildiz, espère quant à lui que le contrat sera signé le plus vite possible. Si Moscou et Ankara sont arrivés à un accord préalable sur Turkish Stream le 13 juin à Bakou, (Azerbaïdjan), le ministre concède certes ne pas pouvoir affirmer « que toutes les obstacles sont surmontés » mais demeure confiant quant à une issue positive.

Sources : sputniknews.com

Elisabeth Studer – 13 juillet 2015 – www.leblogfinance.com

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