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Goldman Sachs : de la banque au gaz de Endesa (Espagne)

 Goldman Sachs : toute une stratégie mise en place pour obtenir la mainmise sur le marché énergétique de l’Union européenne, vous en doutez encore ?

Si la France n’est pas en reste, la récente prise de participation de Goldman Sachs au sein du groupe énergétique espagnol Endesa pourrait également permettre à la « pieuvre » anglo-saxonne d’avancer ses pions plus discrètement …

Un élément à surveiller de très, très près, alors que la péninsule ibérique constitue une passerelle entre le gaz algérien et les consommateurs du Vieux Continent … détournant à sa manière le client final de la suprématie russe en la matière.

C’est fort discrètement qu’en septembre 2010, le groupe d’énergie Endesa a confirmé la vente de 80% du capital d’Endesa Gas, son réseau de distribution de gaz, à deux fonds spécialisés de Goldman Sachs. Encore une fois, c’est bien le réseau de transport qui est « visé » … Une stratégie aussi subtile que ciblée … dont l’enjeu est de toute première importance.

Selon l’accord établi entre les deux parties, la société espagnole conservera un intérêt de 20% et disposera d’une option de rachat sur le solde entre la 5e et la 7e années après la clôture de la transaction.

Trois offres fermes avaient été déposées au préalable : en plus de la banque américaine, l’Australien Macquarie et Axa Private Equity avaient montré leur intérêt pour une telle acquisition.

Mais le prix proposé par Goldman Sachs a laissé sans voix ou presque les deux autres « concurrents » : la banque américaine proposant la bagatelle de 800 millions d’euros, lesquels devaient avoir un impact positif de 450 millions sur le résultat imposable consolidé d’Endesa.

La transaction valorisait alors l’ensemble d’Endesa Gas à un milliard, soit un multiple supérieur à 17 fois l’Ebitda.

Rappelons que la cession d’Enel Rete Gas, menée quelques temps auparavant, s’était faite sur la base de 7,6 fois le résultat opérationnel.
Le montant « offert » par Goldman Sachs surprenant fortement alors les candidats « malheureux », lesquels s’attendaient davantage aux prix mentionnés dans la presse. Certains doutant même d’avoir pu bénéficier de l’ensemble des informations sur le dossier tant la somme avancée par la banque US semblait disproportionnée.

De quoi démontrer, s’il en était besoin le caractère stratégique de l’opération pour la pieuvre américaine.

Les analystes laissaient alors entendre qu’après avoir échoué dans ses tentatives d’acquisition en Allemagne des réseaux électriques d’E.ON et de Vattenfall (!!!!), Goldman Sachs tenait coute que coute à cette opération.

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6 commentaires

  1. Elisabeth Studer 16 avril 2014 à 22:42

    On en reparle …

    L’autre avertissement concerne l’énergie. Compréhensif mais ambigu, le président n’a pas donné d’assurances à la Commission européenne, qui demande un meilleur accès au gaz de schiste américain afin de réduire la dépendance énergétique de l’Union par rapport au gaz russe. Tout en reconnaissant le besoin de coordination, le président a rappelé aux Européens que c’était d’abord à eux de diversifier leurs ressources. « Cherchez votre gaz avant de réclamer le mien », semblait-il penser. Un sommet sur l’énergie est programmé le 2 avril entre le secrétaire d’Etat John Kerry et la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton.
    Le président Obama a toutefois rappelé que Washington venait d’accorder des licences d’exportation de gaz américain importantes, puisqu’elles représentent « autant de gaz naturel que l’Europe peut avoir besoin ». Mais il s’agit de licences accordées à des entreprises américaines qui vendent sur le marché mondial et qui ne sont donc pas dirigées spécifiquement vers l’Europe. En outre, Bruxelles plaide pour que les groupes d’énergie européens puissent aussi obtenir de telles licences. « Obama ne peut rien promettre, car le débat fait rage aux Etats-Unis entre ceux qui veulent garder le gaz de schiste bon marché, pour favoriser la compétitivité du pays, et ceux qui veulent au contraire être libres d’exporter cette ressource », souligne un diplomate. En revanche, le président s’est prononcé pour la signature du vaste accord commercial en négociation entre l’Europe et les Etats-Unis – le TTIP -, qui facilitera les exportations de gaz américain vers l’Europe.
    Anne Bauer, Les Echos

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