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Tunisie/Libye : coopération à venir dans les télécommunications parallèlement au pétrole

Les télecoms, la ressource du 21ème siècle aussi génératrice de subsides que le pétrole  ?

Qui sait ?

Il est vrai que d’ores et déjà certains opérateurs utilisent les pipelines véhiculant l’énergie pour faire transiter des réseaux physiques.

Quand on creuse de la terre pour installer des tuyaux, il est encore plus rentable de les creuser pour deux buts distincts que pour un …

Via un même support physique peuvent en effet transiter de l’énergie et des données  …

D’ailleurs en son temps, un certain haut responsable FT de l’interconnexion des réseaux des opérateurs tiers  avec l’opérateur historique avait émis l’idée que France Télécom devienne à terme …. France Tuyaux.

La preuve en est ? alors qu’en toute “discrétion” ou  presque, Tunisie  et la Libye détiennent en commun des champs d’hydrocarbures ( la remise en cause des pouvoirs mis en place dans ces deux pays serait-elle liée ? … ) Tunisiens et Libyens  ont signé vendredi un mémorandum d’entente portant sur les secteurs de la poste, des télécommunications, des services électroniques et de la sécurité informatique.

C’est en effet ce que vient d’annoncer le ministre libyen des télécommunications, Anouar Fitouri à l’issue de sa rencontre, jeudi, à la Kasbah, avec le chef du gouvernement provisoire tunisien, Hamadi Jebali.

Ajoutant que ce mémorandum prévoyait, également, l’échange d’expertises et la coopération dans le secteur de la formation.

M.Fitouri a par ailleurs mis l’accent sur la nécessité, pour la Libye, de développer les secteurs de la poste et des télécommunications, notamment, en termes de compte d’épargne électronique.

Précisant que la Libye souhaitait tirer profit de l’expérience et des compétences tunisiennes dans ce domaine.

En octobre 2011, alors que nous nous interrogions sur une possible virée vers un Islam radical de la Tunisie et la Libye, et que nous indiquions qu’une telle situation pourrait à terme réduire à néant les acquis d’une supposée « victoire » des révolutionnaires,  nous rappelions, par ailleurs que les deux pays sont partenaires dans l’exploitation pétrolière.

« Rien n’empêche les Libyens d’investir à l’avenir en Tunisie, à condition que la situation y soit stable” , avait  souligné pour sa part Khadafi, au début de l’année 2011.

Rappelons à cet égard que le 12 janvier 2011 (!!!!), la compagnie pétrolière Sonde Resources avait annoncé qu’elle avait achevé les travaux de forage et d’exploration de son premier puits  situé dans  le bloc répondant au nom oh combien symbolique  de «  7 Novembre » , situé au large de la Tunisie et de la Libye. Le 7 novembre 1987 étant – rappelons-le – la date de l’arrivée au pouvoir de Ben Ali près un coup d’Etat.

Jack Schanck, PDG de  Sonde Resources s’était alors déclaré  très satisfait des tests qualifiés de « robustes » effectués dans le  puits d’évaluation Nord Zarat -1 dans lequel Sonde  détient  100% des intérêts opérationnels, « l’épaisseur de la colonne d’hydrocarbures étant environ le double de celle prévue initialement pour cet emplacement ».

Les trois tests effectués avaient conclu à l’existence d’importantes quantités de gaz et de condensats, avec approximativement 750 de barils de condensats et 8 millions de pieds cubes de gaz par jour  avec un pic de condensat  allant jusqu’à 1.100 barils par jour.
Les dirigeants de Sonde Resources  avaient alors déclaré être en cours d’élaboration de différents scénarii  relatifs aux réserves récupérables, leurs études visant notamment à déterminer les options envisageables et les coûts associés au développement du champ de Zarat. Parmi un des scénarii possibles : la cession d’intérêts à un ou plusieurs partenaires potentiels.

Précisons que selon le groupe pétrolier lui-même, Sonde Ressources travaille en partenariat avec la société Joint Oil  en vue d’explorer et développer le Block 7 Novembre …. Joint Oil étant elle-même le fruit d’un partenariat … entre les gouvernements tunisiens et libyens d’alors … En effet, la société tuniso-libyenne créée en 1988  pour exploiter le gisement frontalier 7-Novembre  était à cette date détenue à parts égales par l‘Entreprise (publique) tunisienne d’activité pétrolière (Etap) et Libya Oil.

Si au lendemain de la fuite en Arabie Saoudite de l’ancien chef d’Etat tunisien, Khadafi avait pu affirmer que ce dernier était « toujours le président légal de la Tunisie » et que son départ était « une grande perte » pour les Tunisiens, sa position avait changé par la suite.

« Si le peuple a déclenché la révolution, il doit se gouverner lui-même. Je ne peux que soutenir cette orientation, si elle s’achemine vers le pouvoir des masses », déclarait quelque temps après celui qui était encore dénommé le « Guide de la Révolution ».

« Ce qui se passe en Tunisie est d’un intérêt prioritaire pour la Libye. Mais j’ai peur que la révolution du peuple tunisien ne lui soit volée. Il y a des manoeuvres à l’intérieur et de la part d’intérêts étrangers », avait-t-il par ailleurs mis en garde.
Ces propos précédaient la visite à Tunis du sous-secrétaire d’Etat américain Jeffrey Feltman, lequel s’était entretenu avec les autorités provisoires, avant de se rendre à Paris.

Sources : WMC/ TAP, AFP

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3 commentaires

  1. ELISABETH Studer 23 juillet 2012 à 00:32

    visionnaire Khadafi … il savait ce qu’il disait …

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