Sénégal : des violences éclatent après la validation de la candidature de Wade

SENEGAL-RUFISQUE-WADE-055-mai2011-leblogfinance.jpgLe début d'une révolte ou d'une révolution ? Quoiqu'il en soit les Sénégalais en ont marre ... marre de manquer de nourriture, d'électricité alors que magouilles and co semblent gangrener le sommet de l'état.

Mais désormais, trop, c'est trop.

Des violences ont éclaté vendre soir à Dakar, alors que le Conseil constitutionnel vient juste de juger qu'Abdoulaye Wade, chef de l'Etat sortant, pouvait se présenter à la prochaine élection présidentielle prévue le 26 février.

Des violences sont ainsi survenues dans la soirée dans la capitale du Sénégal entre de jeunes opposants et des policiers, juste après la publication de la liste des candidats retenus pour la présidentielle de février par le Conseil constitutionnel.

Dès l'annonce de la validation de la candidature du président Abdoulaye Wade et du rejet de celle du chanteur Youssou Ndour, des jeunes rassemblés depuis des heures sur une des places principales de Dakar à l'appel de l'opposition ont jeté des pierres sur les policiers.

Ces derniers ont riposté à coups de gaz lacrymogène et de matraque. 

Rappelons que les opposants à Abdoulaye Wade considèrent que ce dernier - âgé tout de même de 87 ans, voire même 89 ans ? - ne peut tenter d'obtenir un troisième mandat présidentiel, la Constitution fixant désormais la limite à deux mandats . 

 Les partisans du pouvoir soulignent en revanche que cette modification constitutionnelle étant intervenue durant le premier mandat d'Abdoulaye Wade, le président peut à nouveau concourir.  
 Mi-décembre, Washington  a lancé officiellement une alerte en direction de leurs ressortissants, exhortant ses officiels à éviter tout voyage « non essentiel » vers le Sénégal

Raisons invoquées : des risques « de troubles » dans le pays à la veille « dela présidentielle du 26 février 2012 ».  

 Rappelons également que le 21 avril dernier, le Général américain Carter Ham, tout frais nommé commandant du Commandement des États-Unis pour l'Afrique (AFRICOM) avait effectué sa première visite au Sénégal, reçu tour à tour par le chef d'Etat major des Forces armées sénégalaises, le général Abdoulaye Fall, le ministre des Forces armées, Bécaye Diop, et le président de la République Abdoulaye Wade ... 

L'alerte des Etats-Unis, en date du 12 décembre 2011, rappelle quant à elle aux citoyens américains que l'ambassade a déjà demandé aux officiels américains de surseoir à tout déplacement « non-essentiel » vers le Sénégal dans la période allant du 16 janvier au 2 mars 2012. 

Il est par ailleurs indiqué que les citoyens américains résidant au Sénégal doivent vérifier qu'ils ont leur passeport et ceux des membres de leurs familles en règle ... pour parer tout éventualité. 

Le Département d'Etat rappelait par ailleurs les manifestations « particulièrement violentes » qui ont eu lieu le 23 juin 2011 à Dakar et dans d'autres parties du Sénégal, lorsque des citoyens opposés à une réforme constitutionnelle offrant une voie royale à la «réélection » du président Abdoulaye Wade sont descendus en masse dans les rues, acculant le Chef de l'Etat et son gouvernement à retirer leur proposition déjà en discussion à l'assemblée nationale. 

Depuis lors, le climat politique demeurait tendu, le principal sujet de controverse concernant l'éventuelle irrecevabilité de la candidature de l'actuel Président.


 

6 Commentaires

  1. Elisabeth Studer

    1

    Elisabeth Studer

    Les jeunes ont également mis le feu à des pneus et des courses-poursuites entre eux et les policiers se sont engagées dans les rues adjacentes à la Place de l'Obélisque.

    Un journaliste de l'AFP qui se trouvait au sein d'un groupe de manifestants a été frappé au visage par un policier.

    Auparavant, le rassemblement à partir de la mi-journée de milliers d'opposants sur la Place de l'Obélisque, à l'appel du Mouvement du 23 juin (M23) regroupant partis politiques et organisations de la société civile, s'était déroulé sans incident.

    Initialement interdit par le gouvernement, puis finalement autorisé, il avait pour objectif d'«organiser la résistance contre le coup d'État constitutionnel» que constitue, selon le M23, la validation de la candidature de M. Wade qui se présente à un nouveau et troisième mandat.

  2. Elisabeth Studer

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    Elisabeth Studer


    Me Wade invite les opposants à accepter le verdict du Conseil constitutionnel

    27/01/2012 22:50 GMT

    Dakar, 27 jan (APS) – Le chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, a appelé vendredi soir les opposants qui contestent sa candidature sur ‘’des bases légères’’ à accepter le verdict rendu par le Conseil constitutionnel et que tout le monde aille aux élections.

    ‘’Arrêtons les manifestations d’humeur qui ne conduisent à rien (…)’’, a dit Abdoulaye Wade à la télévision publique, estimant qu’il faut laisser au peuple la ‘’légitimé’’ de choisir.

    ‘’La campagne électorale va être ouverte. Il n’y aura pas de restriction des libertés’’, a dit le chef de l’Etat entouré de responsables de son camp. Il a ajouté : ‘’je ne me suis jamais attendu à autre chose que le droit, le droit a été dit’’.

    ‘’Je ne suis pas surpris (par cette décision). Moi-même juriste, je savais que le Conseil constitutionnel allait dire le droit’’, a affirmé Me Wade, soulignant ce qu’il souhaite maintenant ‘’c’est la paix’’.

    Le Conseil constitutionnel a accepté 14 candidatures dont celle d’Abdoulaye Wade à l’élection présidentielle du 26 février, vendredi soir, à l’issue d’une longue séance de délibération, a constaté un reporter de l’APS.

    Les candidatures de Youssou Ndour, de Kéba Keinde et Abdourahmane Sarr ont été déclarées irrecevables. L’arrêté du Conseil constitutionnel ne précise pourquoi ces candidatures ont été rejetées.

    En plus de la candidature d’Abdoulaye Wade, les juges ont retenu les candidatures de Macky Sall, Idrissa Seck, Cheikh Tidiane Gadio, Moustapha Niasse, Cheikh Bamba Dièye, Doudou Ndoye, Ousmane Tanor Dieng, Diouma Diakhaté, Amsatou Sow Sidibé. Mor Dieng, Doudou Ndoye Djibril Ngom, Ibrahima Fall et Oumar Khassimou Dia.

    L’Union européenne ‘’suit avec attention le déroulement du processus électoral et a pris acte de la publication, par le Conseil Constitutionnel, de la liste des candidats au scrutin présidentiel’’.

    L’UE invite tous les candidats ‘’contestant le bien-fondé de cette décision à user des voies de recours prévues par la législation électorale et appelle toutes les forces politiques à éviter toute décision et acte de violence de nature à nuire à l’exercice du droit de vote des citoyens sénégalais dans le respect des échéances prévues, et à maintenir un climat de paix’’.

    Dans un communiqué transmis à l’APS, l’UE souligne ‘’la nécessité absolue que le scrutin reflète la volonté du peuple sénégalais’’.

    OID/AD

  3. 3

    Elisabeth..

    28/01/2012 à 10:37
    Sénégal: retour au calme à Dakar après des violences
    Le calme est revenu à Dakar samedi, après une vague de violences, marquées par un mort - un policier - à la suite de la validation vendredi soir de la candidature du chef de l'Etat Abdoulaye Wade à la présidentielle de février au Sénégal, a indiqué la police.


    Le retour au calme a été noté "à partir de 01H00 du matin (locale et GMT) pour ce qui concerne Dakar", a déclaré à l'AFP un responsable de la police.

    Il n'était pas immédiatement en mesure de s'exprimer sur la situation à l'intérieur du pays, où des manifestations de colère ont également été organisées selon les médias locaux.

    Ce responsable a confirmé qu'un policier a été tué lors des violences à Dakar, mais a affirmé ignorer s'il y avait eu d'autres victimes de violences. Les télévisions privées ont montré des jeunes érigeant des barricades, brûlant des pneus et des planches sur plusieurs artères de Dakar, ainsi que des échanges de projectiles et gaz lacrymogènes entre des manifestants, essentiellement des jeunes, et les forces de l'ordre anti-émeutes de police et de gendarmerie après la décision du Conseil constitutionnel sur les candidatures.


    Selon plusieurs médias locaux - radios privées et sites d'information en ligne -, les manifestations violentes ont touché plusieurs villes de provinces, dont Thiès (ouest), Kaolack (centre-ouest), Matam (nord), mais également Diourbel (centre), Tambacounda (est).

    Les troubles semblaient avoir cessé avant l'aube de samedi.
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    J'aurai plus d'infos/synthèse en direct dans une heure

  4. Elisabeth Studer

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    Elisabeth Studer

    L'opposition veut "déloger" Wade du palais présidentiel

    Le Mouvement du 23 juin (M23), coalition de partis politiques d'opposition et d'organisations de la société civile contestant la candidature du président Wade, a appelé samedi les Sénégalais à "marcher sur le palais" présidentiel pour l'en "déloger".

    Abdoul Aziz Diop, un des responsables du M23, a exhorté les Sénégalais "à se joindre au Mouvement pour organiser la reprise du territoire occupé par Abdoulaye Wade et ses sbires".

  5. Elisabeth Studer

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    Elisabeth Studer

    A noter par ailleurs : aucun moyen de verifier les dires de la police
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    Un policier tué lors des émeutes qui ont émaillé la validation de la candidature de Wade : La porte ouverte à des arrestations tous azimuts ?
    Samedi 28 Janvier 2012 - 10:10


    LERAL.NET - Les manifestations contre la validation de la candidature de Me Wade ont dégénéré et un policier du nom de Fodé Ndiaye aurait été tué par des manifestants. C’est en tout cas l’information livrée par la Police par la voix du commissaire Harona Sy. Mais force est de reconnaitre que cette mort d’homme pourrait être mise à contribution par le pouvoir pour s’atteler à l’arrestation de tous les dirigeants de l’Opposition. Déjà, nous apprenons du professeur Abdoul Aziz Diop que le coordonnateur du mouvement M23 aurait la Dic à ses basques. Et des sources bien informées nous confient que les leaders de Y’en a marre sont dans le viseur du pouvoir. A l’en croire, Fadel Barro et ses amis pourraient bien être d’un moment à un autre mis aux arrêts pour répondre de ce crime perpétré contre un élément des forces de sécurité.
    Abdou Khadre Cissé (Leral.net)

  6. Elisabeth Studer

    6

    Elisabeth Studer

    28/01/2012 à 14:11 AFP
    Sénégal: après de graves violences, l'opposition veut pousser Wade au départ
    L'opposition entendait samedi pousser le président sénégalais Abdoulaye Wade, 85 ans, au départ malgré la validation de sa candidature à la présidentielle de février par le Conseil constitutionnel, une décision qui a provoqué de graves violences dans plusieurs villes.


    "Wade brûle le Sénégal", "Nuits d'émeutes dans le pays", "Peur sur le Sénégal", "Wade jubile, le pays brûle": samedi, les titres de la presse nationale résumaient la fureur de citoyens sénégalais, qui, excédés par la validation de la candidature du président sortant, ont basculé dans la violence.

    Un policier mort lynché à coups de pierres à Dakar, émeutes dans plusieurs quartiers, bâtiments incendiés, affrontements entre jeunes et policiers dans la capitale et à Thiès, Kaolack, Matam, Tambacounda: dès l'annonce de la validation de la candidature contestée de M. Wade, le Sénégal s'est enflammé.

    Samedi matin, le calme était revenu à Dakar qui porte encore les stigmates des violences: restes carbonisés de boutiques incendiées, rues encombrées de pierres et pneus brûlés, que les équipes de la municipalité s'affairaient à nettoyer sous la surveillance des forces de l'ordre.


    La décision du Conseil était attendue avec anxiété et les violences prévisibles de la part de Sénégalais, en particulier les jeunes, amèrement déçus par les douze ans de règne du président Wade: ils restent confrontés au chômage, à la vie chère, aux pénuries, aux coupures d'eau et d'électricité.

    Dans la nuit, Abdoul Aziz Diop, un responsable du Mouvement du 23 juin (M23), qui regroupe partis d'opposition et organisations de la société civile à la pointe du combat contre la nouvelle candidature Wade, avait affirmé que le peuple allait "marcher" sur le palais présidentiel.

    Samedi, interrogé par l'AFP, il n'a pas réitéré cette menace.

    Il a dit que les leaders du M23 s'étaient réunis "toute la nuit pour étudier la meilleure manière d'organiser la riposte", y compris par d'éventuelles manifestations.

    "Si la candidature de Wade est maintenue, il n'y aura pas d'élection", a-t-il affirmé, car "aucun candidat du M23 n'ira à une élection" qui aboutirait "à des résultats préfabriqués dès le premier tour" en faveur du président sortant.

    Persécution

    M. Diop a affirmé que le pouvoir "a entrepris toute la nuit de persécuter les animateurs du M23", en particulier Alioune Tine, son porte-parole.

    Des membres de la Division des investigations criminelles (DIC) se sont rendus à son domicile, d'où il était absent. "Aucun animateur du M23 ne répondra à une convocation d'une police politique", a affirmé M. Diop.

    Outre celle de M. Wade, le Conseil a validé treize autres candidatures sur dix-sept présentées.

    Il a rejeté celle de la star internationale de la chanson Youssou Ndour, au motif qu'il n'avait pas présenté un nombre suffisant d'électeurs valables pour soutenir sa candidature. "Je suis candidat, et je reste candidat" a affirmé le chanteur en dénoncant "le coup de force" du Conseil constitutionnel.

    Les candidats ont désormais jusqu'à samedi soir pour déposer des recours contre les validations et invalidations auprès du Conseil.

    Abdoulaye Wilane, un des responsables du PS, a déclaré que ce parti et ceux qui le soutiennent allaient "faire des recours." Il y a une bataille juridique et une bataille politique" pour que M. Wade parte, a-t-il dit, ajoutant: "Le combat continue jusqu'au bout".

    Le porte-parole de la présidence, Sérigne Mbacké Ndiaye, a également évoqué sur une radio locale de possibles recours de son camp contre certaines candidatures anti-Wade, sans préciser lesquelles.

    "Sur 12 millions d'habitants, qu'il y ait 200, 300 voire 1.000, voire 2.000 personnes qui manifestent contre la décision du Conseil constitutionnel, quand même cela ne dérange pas", a affirmé M. Mbacké Ndiaye sur Radio France Internationale (RFI).

    Elu en 2000, réélu en 2007 pour cinq ans après une révision constitutionnelle de 2001 instituant un quinquennat renouvelable une fois, M. Wade se représente pour sept ans après le rétablissement du septennat en 2008, à la suite d'une nouvelle révision constitutionnelle. Ses opposants jugent sa candidature anti-constitutionnelle.

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