Le Premier ministre syrien, Mohammad Naji Otri, et le secrétaire d'Etat français aux Transports, Dominique Bussereau, se sont entretenus lundi à Damas des perspectives de coopération dans le domaine des transports.
Principaux « intéressés » : Airbus et CMA-CGM. Alors que l'armateur est en proie à de sérieuses difficultés financières, l'Etat français semble ainsi vouloir lui donner un sérieux coup de pouce.
Dominique Bussereau a également évoqué avec le vice-Premier ministre syrien pour les Affaires économiques, Abdallah Dardari, "la contribution des grandes compagnies françaises au financement et à la mise en oeuvre de projets d'infrastructure dans le domaine des transports".
Dans une conférence de presse, le Secrétaire d'Etat a par ailleurs mentionné l'implantation à Lattaquié, dans le nord-ouest de la Syrie, de la CMA-CGM.
M. Bussereau a également affirmé que "la France souhaitait très clairement que Syrian Air puisse acquérir les Airbus comme elle le souhaite".
Rappelons qu'en février 2009, CMA-CGM avait annoncé avoir conclu un accord avec Lattakia Port General Company (LPGC), société de droit public syrien, en vue d'obtenir la concession du port à conteneurs de Lattaquié pour une durée de 10 ans extensible à 15 ans.
Lattakia Container Terminal sera géré et exploité par un consortium constitué des sociétés CMA CGM/Terminal Link (51%), et la société syrienne Souria Holding (49%). Situé à l'ouest de la Syrie, Lattaquié est le principal port de la Syrie en Méditerranée.
Le consortium choisi pour sa gestion prévoit d'augmenter sa capacité d'ici 2012 au travers d'investissements d'infrastructures et d'équipements.
En ce qui concerne l'achat d'Airbus par la Syrie, rappelons que cette vente est conditionnée par l'autorisation des Etats-Unis. Le gouvernement Obama a en effet renouvelé les sanctions contre la Syrie, obligeant la France à poursuivre ses pourparlers avec Washington à ce sujet.
Car à l'heure actuelle, les sanctions américaines interdisent toute vente de pièces de rechange ou d'avions Airbus à la Syrie, ces avions comportant des composantes américaines.
En juin 2009, la délégation syrienne a examiné avec Airbus les étapes franchies en ce qui concerne l’acquisition de 14 avions Airbus, conformément au mémorandum d’entente signé par Syrian Air avec l’avionneur au mois de septembre dernier.
Selon les texte du mémorandum, Syrian Air doit effectuer un premier versement de 5 millions de dollars. Airbus procédera quant à lui à l’exportation des appareils entre 2010 et 2014, après avoir sollicité une licence d’exportation du Département américain du Commerce.
Selon Yaarob BADR, Ministre des Transports syrien, Syrian Air a déjà versé la somme prévue. Le ministre avait parallèlement indiqué que, selon le mémorandum, Airbus devrait obtenir l’autorisation américaine de vendre ses avions avant la fin de cette année.
Si Airbus ne parvenait pas à obtenir la licence d’exportation avant cette date, le consortium devrait restituer la somme de 5 millions de dollars à Syrian Air, augmentée d’intérêts.
Sources : AFP, Mer et Marine, CMA-CGM, LA Syrie.net
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El Watan 2008-
Signature d’un accord avec la compagnie Airbus
10 septembre 2008
Al-Watan a appris de sources gouvernementales que le consortium Airbus et Syrian Air,s’étaient mis d’accord sur la signature le 16 septembre d’un mémoire d’entente prévoyant l’affrètement et l’achat par la Syrie d’avions de type Airbus. « Une grande délégation du consortium Airbus se rendra en Syrie pour signer ce mémoire stipulant l’affrètement (Dry Lease) par la Syrie de deux avions moyen courrier de type Airbus 320 ou bien de type A 319 ou A 321 » ont précisé ces sources, affirmant que ces avions seraient livrés à la Syrie avant la fin de l’année 2008. « Quatre autres avions de même type ou d’un type de plus grande capacité seront également livrés à la Syrie en 2009 » ont poursuivi ces source,s tout en affirmant que les nouveaux avions [achetés par la Syrie] seraient livrés [eux] à la Syrie à partir de 2010.
03 novembre 2009 à 00:10Notons que Syrian Air a fait état, lors des ses négociations avec Airbus, de son intention d’acheter quatorze nouveaux avions de différents modèles dans la période allant de 2010 à 2015, et de son intention d’acheter trente-six nouveaux avions de différents types dans la période allant de 2015 jusqu’à 2035. Syrian Air a également annoncé son intention d’affréter six avions pendant les années 2008 et 2009.
Le flotte de Syrian Air se compose actuellement de 6 Airbus A 320, d’un Boeing 747 (Jumbo) et de 2 Tupolev 134 (pour les seules lignes intérieures). Al-Watan a également appris que la Commission économique avait pris la décision de ne pas remettre en état l’avion de type Boeing 747 servant dans la flotte aérienne syrienne et de le mettre hors service prochainement (quand aura été épuisé le nombre d’heures de vol autorisé par les réglementations aériennes internationales), tout en sachant que cet avion a constitué pendant de longues années la colonne vertébrale de la flotte aérienne civile de la Syrie. On s’attend à ce que Syrian Air examine avec Airbus la possibilité d’acheter un avion de type A 330 ou A 340 pour qu’il remplace le Boeing 447 qui transportait à chaque vol 340 passagers. (Al-Watan)
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Le port de Tartous s'attend à une forte croissance de son activité
7 octobre 2009
Le terminal de conteneurs de Tartous (« Tartous International Container Terminal
», TICT) a annoncé que le nombre de sociétés maritimes qui ont recours à ses
services est en croissance continue.
« Nous sommes en train de préparer le TICT à une forte croissance de son activité au cours des prochains mois », a ainsi affirmé Romeo Salvador, président et directeur général de TICT.
« Le volume de
notre activité cette année devrait être supérieur à celui que nous avons
enregistré en 2009, notamment du fait de la dynamisation du transit de
marchandises destinées à l'Irak », a-t-il ajouté.
Par exemple, la Mediterranean Shipping Company (MSC), géant suisse du transport
maritime, a récemment affirmé dans un communiqué de presse
***qu'elle utilise
désormais le port de Tartous comme alternative à celui de Lattaquié « qui souffre de problèmes de congestion des cargos et qui impose des frais portuaires élevés et facture des tarifs de main-d'oeuvre fort onéreux ».***
Ces propos sont d'autant plus significatifs que la MSC est un leader du marché syrien du transport maritime des conteneurs, selon le TICT.
***
Néanmoins, le TICT devrait s'attendre à une concurrence accrue de la part du port de Lattaquié,** la gestion de ce dernier ayant été confiée à un consortium de sociétés privées depuis le 1er juillet dernier.
Ce consortium regroupe
CMA-CGM, troisième transporteur maritime mondial, et Souria Holding qui est une société locale qui devrait démarrer effectivement au cours du mois d'octobre.
Traditionnellement, Lattaquié est le premier port de Syrie en terme de trafic de conteneurs, alors que Tartous domine le commerce de gros de marchandises non emballées.
Depuis la fin de 2007, le terminal de Tartous est géré par TICT,
filiale à part entière de la société philippine International Container Terminal Services Inc qui est spécialisée dans la gestion de terminaux de conteneurs.
*** Il s'agit bien de la première fois que la gestion d'un port syrien est confiée à une société privée.***
La privatisation de la gestion des ports de Lattaquié et de Tartous vise à moderniser ses terminaux et à permettre à la Syrie de jouer un rôle central sur le marché du transport maritime, notamment en s'imposant comme principal pays de
transit des marchandises acheminées vers l'Irak.
Au cours de la première moitié de 2009, les ports de Syrie ont vu le nombre de navires qui y ont jeté l'ancre croître de 11,5 % et enregistré une hausse de 7,8 % du trafic de conteneurs en comparaison avec la même période de l'année
03 novembre 2009 à 00:13passée. Les deux ports ont ainsi traités 324 749 de cargo et 324 749 conteneurs au cours du premier semestre de l'année.
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Washington renforce son contrôle des exportations vers la Syrie
1 septembre 2009
http://www.lasyrie.net/article.aspx?id_rubrique=4&id_article=3760
La Commission pour la Sécurité et l’Echange (The Security and Exchange Commission, SEC) redouble d’efforts pour tenter de faire respecter son embargo sur les exportations de produits technologiques et informatiques
vers la Syrie. Cette stratégie est a priori contradictoire aux déclarations de la Maison Blanche qui promettait d’accorder plus facilement des licences d’exportations pour ce type de marchandise.
Deux articles publiés par la presse US ont rapporté que la SEC avait récemment interrogé les compagnies Hewlett-Packard (HP), un fabricant d’ordinateurs et d’imprimantes, et Advanced Micro Devices Inc. (AMD), un fabricant de puces électroniques, à propos de leurs ventes potentielles à l’Iran, la Syrie, et dans le cas de AMD au Soudan.
Une porte parole d’AMD aurait rapporté que la compagnie n’exportait pas ses puces vers l’Iran ou vers « d’autres pays sous embargo Américain » et qu’elle veillait à ce que ses distributeurs en fassent de même.
Le Dow Jones rapporte de son côté que HP avait formulé une réponse officielle à la SEC dans laquelle elle indiquait avoir obtenu « 14 licences d’exportations délivrées par le département du Commerce des Etats-Unis durant les 5
dernières années, qui lui permettaient de vendre des ordinateurs ainsi que des logiciels et autres équipements aux compagnies de télécoms syriennes ».
La Syrie subi des sanctions économiques strictes de la part des Etats-Unis depuis le vote du Syria Accountability Act en 2004.
03 novembre 2009 à 00:14Pourtant l’administration du président Obama avait exprimé récemment son intention de relâcher sa maîtrise des exportations vers la Syrie. Une porte-parole du ministère des Affaires étrangères avait d’ailleurs rapporté que la Maison Blanche faciliterait les procédures de demandes individuelles sur l’exemption des contraintes sur les exportations vers la Syrie.
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Elle avait précisé que ces demandes portaient sur « des produits informatiques et technologiques ainsi que des pièces de rechange et des composants mécaniques liés à la sécurité de l’aviation civile ».
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