Diversion ? ... Alors que paraît demain jeudi 15 janvier le livre de Franck Hériot et Jean-Christian Tirat "AZF, l'enquête assassinée" ... au nom plus qu'évocateur, Pierre Cohen, le nouveau maire PS de Toulouse a annoncé mercredi que la ville allait se porter partie civile au procès de la catastrophe dite AZF. Laquelle avait meurtri une importante partie de la Ville Rose et plus particulièrement le pôle chimique en ce jour fatal du 21 septembre 2001.
A moins que les collectivités locales, quelques peu mises à mal dans le livre de Marc Mennessier - Azf, un silence d'Etat - pour leur gestion controversée du Plan Vigipirate - ne veuillent avoir totalement accès au dossier et particper aux débats ... pour pleinement les maîtriser.
Autre scénario envisageable : l'on pourrait craindre que le procès AZF ne soit "récupéré" de part et d'autre ... pour voir s'opposer les différentes forces politiques présentes aux plus hautes instances en France à cette période et les autres ..., Lionel Jospin (PS) et Jacques Chirac (UMP) se partageant le pouvoir dans le cadre d'une cohabitation au "moment des faits" ...
La ville de Toulouse a annoncé mercredi qu'elle allait se constituer partie civile dans le procès dit AZF, qui a fait selon les termes mêmes d'Associated Press " une trentaine de morts" le 21 septembre 2001. Un chiffre "approximatif" qui indique à lui tout seul le flou très peu artistique qui règne autour de l'enquête.
"Pour nous, le procès AZF est un rendez-vous important pour la ville de Toulouse au regard de la souffrance et de la catastrophe qui a meurtri les habitants", a déclaré le maire PS Pierre Cohen, ajoutant que "Toulouse se doit de savoir ce qui s'est réellement passé". Ce qui laisse tout de même sous-entendre .... que la thèse officielle - reconnue comme "la plus probable" par la justice elle-même !! - est loin de faire l'unanimité ...
"Aujourd'hui, il nous semble important d'être au côté du ministère public pour faire connaître la vérité", a indiqué M. Cohen, avant d'ajouter qu'il était "évident que nous n'avons aucune volonté de demander des réparations de préjudice parce que l'équipe municipale précédente, comme le conseil général de la Haute-Garonne et la Région Midi-Pyrénées, avaient négocié avec Total un certains nombres de réparations".
Reste à savoir jusqu'à quel point, la Ville de Toulouse "cherchera la proximité" avec le Ministère public ...
Pour rappel, le procès au pénal de l'explosion de l'usine s'ouvrira le 23 février pour 12 à 16 semaines, le "timing" des audiences étant loin de satisfaire tout le monde ... Quelque 229 personnes, dont 210 personnes physiques, s'étaient déjà constituées parties civiles. Parmi les personnes morales figurent des associations, syndicats et mouvements politiques.
Serge Biechlin - ancien directeur de l'usine d'AZF mis en examen en juin 2002 - et la société Grande Paroisse, en qualité de personne morale, mise en examen en mai 2006 en tant que propriétaire de l'usine ( certes depuis moins de deux ans à l'époque des faits) et par ailleurs filiale du groupe Total , comparaîtront pour "homicides et blessures involontaires" et "destructions de biens".
Cette décision de la Mairie de Toulouse a été accueillie favorablement par les élus Verts, estimant qu'il s'agissait d'"un geste politique fort". Par ce choix, la mairie "se solidarise des souffrances physiques et morales des sinistrés, qu'aucune indemnisation ne suffira jamais à soulager", assurent ainsi les Verts dans un communiqué.
Pour les Amis de la terre de Midi-Pyrénées, "il était incompréhensible que la ville de Toulouse, qui avait payée un si lourd tribut en vies humaines et en destructions matérielles (...) n'ait pas encore demandé réparation aux industriels".
Rappelons tout de même que la société Grande-Paroisse est loin d'être la seule "sur les lieux", la SNPE (Société Nationale des Poudres et Explosifs) et plusieurs de ses différentes filiales (Isochem, Tolochimie) faisant partie intégrante de la zone dite "Pôme Chimique " de Toulouse.
"Leurs négligences avérées et le développement inconsidéré d'activité aussi dangereuses dans une telle zone urbanisée ne pouvaient, à plus ou moins long terme, que conduire à de tels faits désastreux", a par ailleurs insisté l'association.
Sources : Associated Press, AFP

9 Commentaires
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Le 2 Avril 2007, l'ancien Adjoint au Maire UMP Jean Diebold m'avait reçu bd Sébastopol pour prendre connaissance à ma demande de tout ce que j'avais découvert sur le volet sismique. Il m'avait répondu que ce que je soulevais comme problèmes était très grave et que la ville se devait de faire quelque chose par rapport aux éléments que je lui avait donné et notamment ceux qui confirmaient que plusieurs pays étrangers avaient parfaitement détecter les très grosses dissimulations et malversations sismologiques de l'OMP et du CEA Militaire. J'ai attendu quelques semaines... mais le 26 juillet 2007 un brutal accident à bicyclette l'empêcha définitivement de poursuivre son travail.
16 janvier 2009 à 09:13Si la démarche de Pierre Cohen pourrait permettre à la ville de donner des explications sur les énormes anomalies sismiques de ce 21 Septembre 2001, je serais ravi de voir que les toutes premières démarches de son ancien adjoint à Ramonville Henri Farreny qui avait dénoncé ces magouilles sismiques prennent enfin forme au travers de l'exigence de la vérité.
Golfech est à 77 km de Toulouse et pourtant aucun enregistrement sismique de cette centrale nucléaire n'a été fourni à la justice... ce qui dans un pays moderne signifierait que cette centrale n'est absolument pas sécurisée et met en péril tout Toulouse encore aujourd'hui et doit immédiatement fermer !
J'espère que Pierre Cohen est conscient de la débilité des politiques en place en 2001 sur ce genre de défaillance technique suggérée par le mensonge d'Etat AZF.
2
Oui mais ... Golfech est dans le 82 .... alors que Baylet, patron de la Depeche est également Président du CG82 .... de là à ce que cela soit lié .... :-)
16 janvier 2009 à 11:223
Très interessant, je ne savais pas que Henry Farreni etait adjoint de Cohen à Ramonville
tres tres intéeressant
A relire également / Article paru le 2 octobre 2001
ZONE CHIMIQUE SUD… PAR HENRI FARRENY (*)
Lundi 24 septembre 2001, à midi, sur TLT, Martin Malvy, président du conseil régional de Midi-Pyrénées, égrène la liste des lycées de Toulouse fermés depuis l’explosion d’AZF : " Définitivement ? ", demande un journaliste ; " Pour plusieurs, je le crains ", répond gravement Martin Malvy. Et d’ajouter : " Quand j’étais enfant, puis adolescent, chaque fois que je passais devant l’ONIA, j’avais peur. Tout le monde savait qu’un jour ou l’autre, un drame se produirait. " Moi, quand j’étais enfant et que nous passions route d’Espagne, je pensais à ceux qui travaillaient dans ces fumées âcres. Quand j’étais un tout jeune homme, je suis venu souvent devant les portes. J’ai secondé Jean Llante, l’ancien député communiste de la circonscription de Toulouse Sud. Puis, je lui ai succédé. Après la prise de parole, les camarades nous invitaient à la cantine. L’ONIA, la poudrerie étaient des " bastions " du PCF et de la CGT (et d’autres forces politiques et syndicales). Un oncle de ma femme a travaillé toute sa vie à la poudrerie. Après la Libération, il a occupé un emploi réservé aux mutilés de guerre : à dix-huit ans, FTP, il avait sauté sur une mine. Plus tard, mon beau-père, Basque réfugié de la guerre d’Espagne, l’a rejoint comme garde, puis comme laborantin à l’atelier de phosgène. À l’époque, le phosgène était utilisé pour remplir les obus chimiques tournés à l’arsenal de Tarbes. Au début des années soixante-dix, il a inhalé du phosgène et il a failli y rester. D’autres ont eu moins de chance…
En 1988, je suis revenu devant les portes et la cantine de l’ONIA avec les cadres et ouvriers qui constituaient le comité d’initiative pour la candidature de Pierre Juquin. Au-delà de la contradiction capital-travail, nous creusions les contradictions capital-nature, voire homme-nature. " Travailler tous, moins, mieux et autrement ", disait l’une de nos affiches. À cette époque aussi, nous avions badigeonné les murs du sud de Toulouse : " Le gaz qui tue les Kurdes vient-il de la poudrerie ? " En 1989, je suis adjoint au maire de Ramonville au titre du groupe local Alternative et Écologie. Nous voulons conjuguer " écologie, économie, solidarité et citoyenneté ". Je sors les dossiers de la mairie et les mets à disposition des associations. Maintenant, ce sont les patrons qui me font visiter l’ONIA, la poudrerie et même Tolochimie. Je vois de près les ateliers, certains très vétustes, où des générations d’ouvriers ont travaillé dur, abîmé leur santé, pour des productions largement contestables. Je touche du doigt les risques. Je constate que la canalisation de 1,4 km qui transporte le phosgène de la poudrerie à Tolochimie est très vulnérable. À côté de la cuve enterrée de phosgène, seul stock officiel, gisent à l’air libre plusieurs dizaines de conteneurs. Une tonne de phosgène chacun. Au total, autant que le stock autorisé. Mais les conteneurs vont et viennent. À travers la ville. Dans chacun, assez de gaz pour tuer tout Toulouse : le seuil de concentration (discutable) officiel est de 0,2 mg/m3.
Les patrons nous font banqueter sur le site (" nous ", les représentants de Toulouse, de Vieille-Toulouse, de Portet-sur-Garonne, Pechbusque, Ramonville, journalistes, techniciens préfectoraux). Mais la chanson d’Atahualpa Yupanqui, Preguntitas sobre Dios (" Petites questions à propos de Dieu "), me rappelle qu’il faut être très prudent quand on mange à la table des patrons. Et puis j’ai du mal à comprendre comment, en cas d’accident, le phosgène va rester enfermé dans un cercle de 2 150 mètres de rayon (admirez la précision), quel que soit le vent, quel que soit le point d’émission, etc. En trois coups de compas pour le phosgène, le chlore et l’ammoniac, les autorités tracent l’incroyable patatoïde qui délimite la zone officielle de danger (la " zone PPI " : " Plan particulier d’intervention "). Y figurent : les hôpitaux Marchant, Rangueil, Larrey ; les cités d’Empalot, Bordelongue, Lafourguette (et la zone PPI s’avérera bien plus restreinte que la zone récemment meurtrie). J’ai du mal à accepter que les limites de la zone interdite à l’habitat (si nouveau, après 1989) correspondent à un risque de mortalité de 50 % pour les personnes directement exposées au nuage toxique, de sorte qu’on peut construire des habitations, écoles, bureaux, magasins en zone PPI.
Je propose donc au Conseil municipal de Ramonville de peser au côté des associations pour repenser la " Zone chimique sud ". Bien sûr, il faut s’opposer vigoureusement lors des enquêtes publiques (toujours " saucissonnées ") à toute nouvelle activité qui accroîtrait les risques. Mais surtout, sans attendre la prochaine enquête publique, il faut identifier tous les dangers et leurs interactions, les évaluer, mobiliser des ressources financières, techniques, scientifiques, pour les réduire. Il faut discuter pied à pied les finalités des productions. Certains produits doivent être carrément abandonnés. Pour d’autres, il est possible de développer des procédés propres et sûrs (tels que la phosgénation sans phosgène). Ce qui est dangereux, mais incontournable après un vrai débat, doit être transféré dans des sites démocratiquement déterminés. Il ne s’agit pas de casser les usines de la chimie. Il s’agit de sécuriser le plus possible tout de suite et de planifier la reconversion globale du site sur 10, 15 ou 20 ans.
Pétitions et manifestations conduisent la Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement (DRIRE) à créer en 1990 une structure de concertation, totalement ouverte à quiconque : le secrétariat permanent pour la prévention des problèmes industriels (SPPPI). Naturellement, les élus, les journalistes, les experts, les représentants des personnels, y sont particulièrement conviés. Au sein du SPPPI, la commission Risques industriels travaille dur, sans élu (majorité ou opposition) de Toulouse et de Portet (communes qui avalisent toutes les extensions), sans journalistes, mais avec les représentants des personnels. La pression continue de l’extérieur. Bien des pollutions et nuisances sont réduites. Quelques gros risques aussi. Nous faisons reculer Marc Censi et Dominique Baudis lorsqu’ils décident d’implanter le lycée hôtelier dans la zone à risques. Cependant, la zone PPI et la zone interne d’habitat autorisé ne sont pas remises en cause. Mes nombreux articles et courriers demandant dès 1990, en tant qu’élu, la prise en compte du risque de chute d’aéronef, restent sans réponse. La reconversion n’est pas engagée. Le système d’alerte et de préparation reste insuffisant. Les ministres de l’Environnement successifs ne prennent aucune mesure. Que ne nous a-t-on écoutés !
(*) Professeur à l’Institut de recherche en informatique (IRIT), université de Toulouse-III (Rangueil).
16 janvier 2009 à 11:314
A mediter également
Toulouse, chronique d’un désastre annoncé
Henri Farreny et Christian Moretto, Cepaduès-Editions, 2001, 21 €
Note de lecture - SPS n° 250, décembre 2001
Le 21 septembre 2001, il est 10 h 17. Une courte explosion suivie par une terrible déflagration d’une violence inouïe secoue la ville de Toulouse. L’enchaînement des réactions chimiques qui a conduit à la catastrophe commence à être connu. Mais d’autres causalités sont à rechercher, plus profondes. La catastrophe était-elle prévisible ? Était-elle évitable ?
Pour Henri Farreny et Christian Moretto, aucun doute : le désastre était annoncé, et même dénoncé, depuis plus de dix ans.
********Et la responsabilité de l’État est effroyable. ********
Toulouse, chronique d’un désastre annoncé est un livre militant. C’est en fait un livre en deux parties, chacune rédigée par l’un des auteurs. Il est clair qu’Henri Farreny et Christian Moretto n’ont pas la même conception générale de l’écologie, de la science. Mais au delà de ces divergences, que l’on perçoit bien en lisant chacune des deux parties, ils se sont retrouvés depuis plus de dix ans pour dénoncer les dangers de la « Zone Chimique Sud ».
La partie rédigée par Christian Moretto est la moins convaincante. On y retrouve de nombreux extraits des courriers échangés entre les associations de riverains et les différentes autorités responsables : ministères, préfecture, directions départementales, élus locaux.
La deuxième partie du livre, un second livre dans le livre, a été rédigée par Henri Farreny. Cette partie-là, à elle seule, justifie pleinement l achat de l’ouvrage. Henri Farreny est rationaliste. Professeur à l’Institut National Polytechnique de Toulouse, ce « scientifique » ne confond pas sa cause avec celle des « patrons des multinationales », en particulier celles présentes à Toulouse. Dix années d’un combat associatif, dans les instances de concertation, dans les associations de riverains, en tant qu’élu d’une des communes limitrophes de la Zone Chimique Sud (Ramonville), sont retracées.
Les installations de la Zone Chimique Sud sont classées « Seveso ». À ce titre, elles doivent respecter de nombreuses règles quant aux dispositifs de protection et d’information du public. Henri Farreny, détails à l’appui, preuves en main, démontre la lourde responsabilité de l’État, qui s’est mis hors la loi. **
Les stocks de nitrates d’ammonium d’AZF auraient dû figurer dans le plan d’intervention légalement requis par le classement Seveso. Ils ne l’étaient pas.
Or ils sont à l’origine de l’explosion du 21 septembre et l’explosibilité du nitrate d’ammonium était connue des responsables (une étude faite par l’un des industriels de la zone en 1991 et un rapport de la DRIRE en 1993 en témoignent). Ce même plan (appelé PPI, Plan particulier d’intervention)aurait dû légalement être réactualisé tous les cinq ans. Il ne l’a jamais été en plus de dix ans. Pour Henri Farreny, les risques ont été systématiquement sous-évalués. Il ne s’agit pas là d’un plaidoyer a posteriori. Tous ces éléments ont été précisément élaborés et exposés dans les différentes instances dans lesquelles l’auteur, en tant qu’élu mais aussi en tant que militant associatif, a participé depuis plus de dix ans.
Henri Farreny décrit également son action continue et minutieuse, avec ses hauts et ses bas, dans les instances de concertation. Il rappelle aussi comment cette action a permis d’éviter la construction d’un lycée hôtelier au beau milieu de la zone à risques… celle qui a été balayée par l’explosion.
Cette catastrophe a fait trente et un morts, mais aussi de nombreux blessés, certains handicapés à vie.
Le livre montre qu’il n’y avait aucune fatalité, qu’il ne s’agit pas d’un tribut inévitablement payé au progrès technique et scientifique, mais du prix de la recherche du profit maximum et de la négligence des autorités administratives.
Henri Farreny a accepté, pour les lecteurs de Science et pseudo-sciences, de revenir sur les éléments de cette catastrophe
16 janvier 2009 à 11:355
Henri Farreny et SNPE
... pour rappel ...
Toulouse, AZF et SNPE : le prix de la libre parole
global | archives | archives dimanche 21 décembre 2003 - 13:06 par charly charles.farreny at wanadoo dot fr
Un mouvement de solidarité s'organise autour de Henri Farreny, traîné en correctionnelle pour avoir tenu des propos qui dérangent la SNPE
SNPE : Société Nationale des Poudres et Explosifs, à Toulouse on l'a toujours appelée "la Poudrerie".
En bord de Garonne, elle était jusqu'au 21 septembre 2001, le jour où "AZF a pété" un des poids lourds du très ancien complexe chimique toulousain, situé à trois petits kilomètres du centre ville.
Depuis longtemps, les fumées jaunâtres, les odeurs piquantes, les poissons crevés dans la rivière, ou les incidents "internes" parfois mortels entretenaient l'inquiétude des riverains.
Pendant des lustres, aux gens qui posaient des questions, on répondait toujours "aucun danger" et puis aussi "il faut défendre les emplois"...
Il y a vingt ans, Henri FARRENY était de ceux - peu nombreux - qui agissaient déjà pour conjuguer industrie et emploi avec sécurité et écologie.
Les choses ont enfin commencé à changer à Toulouse en 1989-90, quand il s'est agi d'appliquer la directive européenne Seveso.
Comme vice-président des Amis de la Terre, comme maire-adjoint de Ramonville, comme conseiller régional, Henri Farreny a participé à quantité d'initiatives, de réunions et de visites sur place.
Avec quelques militants associatifs, quelques autres élus, les services de l'Etat et les industriels concernés, Henri Farreny a pris part au suivi critique du PPI (Plan Particulier d'Intervention) dès son origine en 1989.
Au sein du SPPPI (Secrétariat Permanent pour la Prévention des Problèmes Industriels) où il a siégé depuis son origine (1990) jusqu'en 1998, il ne s'est jamais assoupi. Bien au contraire.
Le livre "Toulouse, chronique d'un désastre annoncé" (avec Christian Moretto, Cepadues Editions - Décembre 2001) en rend compte fidèlement.
Lorsque l'explosion de l'usine AZF survient le 21 septembre 2001, Henri Farreny s'inquiète pour les stocks de phosgène de la Poudrerie. Le phosgène est un gaz redoutable, mortel à très faible concentration, qui a tué des milliers de soldats en 14-18.
Le 23 octobre 2001, au cours d'une visite du SPPPI à la SNPE, Henri Farreny a toutes les peines du monde à persuader le directeur de l'établissement, de laisser les visiteurs (baladés en bus) de s'approcher de l'atelier de phosgénation puis des stocks de phosgène (voir récit-témoignage sur le site internet) .
Qu'apprend-il à ce moment-là, soit un mois après l'explosion ? Que la paroi de double confinement des cuves de phosgène a été rompue le 21 septembre !
Et personne n'en savait rien, pas même l'Inspection Générale de l'Environnement (IGE, les "boeufs-carottes" du Ministère) qui publie son rapport le 24 octobre et n'en dit mot (voir preuve sur le site internet)!
Pas même le Préfet de Région qui admet le 28 novembre 2001 qu'il "n'a pas cette information" (voir site internet)!
Pas même la Commission Parlementaire d'Enquête !
Associées à d'autres faits, ces "cachoteries" indignent Henri Farreny qui en fait part à Elise Lucet dans le magazine de France 3, "Pièces à conviction" du 18 septembre dernier.
Avoir osé évoquer ces graves non-dits, ces dissimulations patentes, lui vaut aujourd'hui d'être attaqué en "diffamation" par la puissante SNPE qui réclame quelques 30.000 euros de pénalités en tout.
A Toulouse, cette réaction martiale (la SNPE dépend du Ministère de la Défense) contre Henri Farreny est appréciée pour ce qu'elle est vraiment : une tentative d'intimidation, une attaque frontale contre le légitime "droit de savoir".
En la matière, les collègues du professeur d'Université qu'est Henri Farreny, spécialiste de l'intelligence artificielle, savent qu'on ne transige pas. Et leurs noms s'alignent déjà sur la pétition qui circule sur internet.
16 janvier 2009 à 11:42Indymedia Nantes http://nantes.indymedia.org
6
Selon la justice la catastrophe est due au déversement de produits chlorés pour piscines sur du nitrate d'ammonium entraînant la production de trichlorure d'azote (produit explosif volatile et très sensible) qui aurait provoqué l'explosion un quart d'heure plus tard.
Une recherche rapide sur le trichlorure d'azote sur internet (google) donne les infos suivantes:
Le trichlorure d'azote se rencontre dans les piscines par réaction entre le chlore et l'urée contenue dans l'urine des baigneurs. Due à sa faible solubilité dans l'eau, il est volatile et se retrouve donc dans l'air. Il donne l'odeur caractéristique des piscines couvertes. Toxique et très irritant, il est responsable de l'irritation oculaire et respiratoire ressentie par les personnes fréquentant les bassins. Il a de même été utilisé comme gaz lacrymogène.
Comment se fait il que les personnes qui sont passé dans le hangar quelques minutes avant l'explosion (et après le déversement) n'ont pas senti d'odeur particuliaire comme une odeur de piscine (due à la présence de ce produit)? Ou peut être ont elles senti quelque chose mais aucune info n'existe à ce sujet. Ce serait peut être un point à approfondir.
D'autre part si on regarde les causes des accidents industriels liés au nitrate d'ammonium il n'y aurait apparemment que 2 causes: soit un incendie prolongé, soit un explosif dans la masse. A toulouse il n'y a pas eu incendie... Si quelqu'un a eu l'idée de mettre une charge de dynamite dans un des tas (reproduisant ainsi la catastrophe d'Oppau qui s'est produit le 21 septembre 1921), peu de chance que ce soit un accident.
Voir:
19 janvier 2009 à 21:20http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_d'accidents_industriels_impliquant_du_nitrate_d'ammonium
7
Procès AZF : le Conseil général partie civile ?
Posted on janvier 19, 2009
http://www.toulouse7.com/2009/01/19/proces-azf-le-conseil-general-partie-civile/
Le président du Conseil général de Haute Garonne, Pierre Izard a déposé un voeux en ce sens. La proposition devrait, sans nul doute être votée et elle vise à “démontrer notre soutien aux familles, aux sinistrés, à tous ceux qui ont souffert de cette catastrophe”.
Après la ville de Toulouse qui sera “partie civile corroborant l’action publique”, le Conseil général et son président souhaitent être présent au procès d’AZF.
Par ailleurs, dans son discours introductif à la session budgétaire 2009, Pierre Izard a demandé, face aux projets de réforme des collectivités locales que soit maintenue “l’indispensable intégrité d’un Conseil Général légitimé par l’exercice du suffrage universel, libre de ses décisions dans le cadre des lois de la République, capable de définir et de mener un projet pour le département.” et que soit “mise en place une fiscalité locale contribuant à la lutte contre les inégalités sociales, et tenant compte de l’érosion manifeste du pouvoir d’achat des français”.
19 janvier 2009 à 21:288
@Alain
"Toxique et très irritant, il est responsable de l'irritation oculaire et respiratoire ressentie par les personnes fréquentant les bassins. Il a de même été utilisé comme gaz lacrymogène.
Comment se fait il que les personnes qui sont passé dans le hangar quelques minutes avant l'explosion (et après le déversement) n'ont pas senti d'odeur particuliaire comme une odeur de piscine (due à la présence de ce produit)? Ou peut être ont elles senti quelque chose mais aucune info n'existe à ce sujet. Ce serait peut être un point à approfondir."
.... tombé pile !!!
car le pb s'est posé .... lors de la reconstitution ...
l'odeur étant insupportable
19 janvier 2009 à 21:309
A cause de cette première reconstitution et du contre-rapport musclé de l'expert Gérard Hecquet qui avait ridiculisé l'expert nommé François Barat, une seconde chance a été donné par la justice à l'expert nommé Didier Bergues.
23 janvier 2009 à 17:00Cette fois-ci, le produit chloré est à l'état de trace et bénéficie d'un empilement en sandwish hyper-programmé de couches de Nitrate et de DCCNa résiduel, avec un taux d'humidité délirant et quelques adjonctions diverses... en labo à Gramat, un succès au bout de journées d'efforts mais tout cela sur un échantillon et bien entendu très loin des conditions réelles de stokage de cet ammonitrate. Les trouvailles de M. Bergues auraient dû déclencher immédiatement l'interdiction de tout stockage d'engrais dans les fermes et sur toutes les usines chimiques...
Mais les média nationaux et la Dépêche du Midi ont applaudit ce rigolo au service du mensonge d'Etat et l'enquête s'est clôturé avec cela !
Pour info Elisabeth, M. Baylet était en 2001, président de la Commission de Surveillance de la centrale nucléaire de Golfech et il se devait à ce titre de fournir les datations sismiques du 21-9-2001 de cette centrale. Cela s'appelle faute professionnelle grave et obstruction à la manifestation de la vérité. Mais bien entendu, il n'est pas le seul, M. Izard, président du Conseil Général et président du conseil d'administration de l'Hopital Marchant, aurait dû être attentif aux témoignages capitaux de son personnel, tout comme ceux du personnel des collèges qui dépendant aussi du département. Aucune enquête n'a eu lieu dans ses locaux qui étaient à moins de 500 m du site AZF. Il faudrait savoir aussi d'où venait l'ordre donné aux pompiers et à la société Cassin TP pour effacer dès 15H30 une énorme trace au sol, impact étrange dirigé d'un souffle, présente au nord-ouest du cratère d'AZF. M. Izard n'était peut-être pas loin aussi !
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