Catastrophe AZF : procès le 22 septembre 2008 basé sur l'hypothèse la plus “probable”

Azfyabertrand0629rvbJe devrais être ravie, voire même fière de vous faire partager en avant première une phrase qui pourrait devenir bientôt une phrase d'anthologie.

Mais malheureusement, il n'en est rien, "l'affaire" laissant pour le moins songeur, voyez plutôt : s'il semble désormais acquis que le procès de l'explosion de l'usine chimique AZF de Toulouse se tiendra à partir du 22 septembre 2008 devant le tribunal correctionnel de de la Ville Rose, les dépêches d'agence nous apprennent en effet que les deux juges d'instruction et le parquet ont au final retenu l'hypothèse judiciaire, "la plus probable" selon eux, d'un accident lié à des négligences industrielles. Pourtant, au cours de l'instruction, plusieurs rumeurs faisant état de possibles attentats tandis que d'autres scenarii avaient été écartées par la justice au regard d'expertises controversées.

De tels propos laissent douloureusement présager de l'état de la justice en France et de sa partialité. Si les juges en sont à prendre en compte la “probabilité” des faits pour désigner tel ou tel coupable, il faudra peut-être bientôt remplacer les juges par des statisticiens ou des mathématiciens.

Néanmoins, l'effet boomerang n'est pas à écarter car qui dit probabilité dit prévention, et si une catastrophe était probable et que nul n'a pu l'éviter, c'est que des négligences sont à déplorer autant à l'intérieur de l'entreprise qu'à l'extérieur. Car si nul est censé ignorer la loi ... il existe toutefois des instances – chargées - de vérifier sa stricte application et qui ne doivent pas faillir à leurs missions.

Le procès de l'explosion de l'usine chimique Total – Grande Paroisse dite AZF se tiendra à partir du 22 septembre 2008 devant le tribunal correctionnel de Toulouse, selon des sources judiciaires. Il devrait durer près de deux mois, a précisé Me Stella Bisseuil, avocate d'une des associations de sinistrés. "L'annonce d'une date précise enfin fixée est pour nous une satisfaction en ce sens que le face-à-face entre les victimes et les responsables pourra enfin avoir lieu", a estimé Me Bisseuil.

"J'ai envisagée cette date, elle recueille un large consensus auprès des avocats auxquels je l'ai proposée, mais elle n'est pas officiellement arrêtée, en raison notamment d'un appel contre la décision de renvoi, mais ce sera dans cette période, et il faut commencer à nous préparer", a simplement indiqué à l'AFP le procureur de la République Paul Michel. "Cette date me semble tout à fait vraisemblable", a indiqué de son côté l'avocat de Grande Paroisse, Me Daniel Soulez-Larivière, qui attend lui aussi sa confirmation officielle.

En mai dernier, le rejet de dernières demandes de nouvelles investigations sur l'explosion avait donné le signal de la fin de l'instruction et ouvert la voie au procès. Outre M. Biechlin et Grande Paroisse, douze personnes, parmi lesquelles un salarié soupçonné d'être à l'origine du « mélange chimique », poursuivies pour les mêmes raisons, avaient, elles, bénéficié d'un non-lieu durant l'instruction.

Pour rappel, la catastrophe dite « catastrophe AZF » avait fait – officiellement - 31 morts le 21 septembre 2001. Le côté “officiel” de la chose étant d'autant plus à noter que tout ne semble pas aussi clair à ce niveau là, encore aujourd'hui certaines dépêches parlent de 30 morts et d'autres de 31 ... Triste calcul en tout cas ... Encore une fois, une affaire de statistiques, les “formules de calcul” n'étant pas les mêmes pour tout le monde. Enfin, rappelons-le, il ne s'agit pas de comptabiliser des boîtes de conserves, mais bien des humains, qui plus est, décédés et meurtris ...

On se doit de rappeler en effet que des centaines d'autres personnes avaient été blessées, et que les séquelles physiques et psychiques sont d'une importance majeure. Les statistiques (encore elles ! ) fournies par la Caisse Régionale d'Assurance maladie sur incapacités et arrêts de travail sont par là même édifiantes... même si les “éléments” n'apparaissent que quelques années après , le temps que les troubles s'amplifient et ... que les dossiers soient instruits.

Les dégâts matériels ont été estimés à plusieurs milliards d'euros alors que les traces physiques sont encore visibles.

Après plusieurs années d'instruction, “seuls” la société Grande Paroisse et son directeur à l'époque, Serge Biechlin, restent poursuivis et comparaîtront à ce procès pour "homicides et blessures involontaires". Désormais les dépêches d'agence sont quasi-unanimes pour préciser “l'unicité” des inculpés, sous-entendu pourtant ils ne sont pas les seuls “susceptibles” d'être mis en cause.

Les experts ont retenu l'hypothèse d'un mélange malencontreux de quelques kilos de DCCNa (un produit chloré) avec 500 kilos de nitrate d'ammonium déversés sur le tas principal de nitrate, 20 minutes avant l'explosion, une thèse accidentelle réfutée par Total. Ils ont en revanche rejeté celles d'une explosion due à un météorite, au gaz ou à un arc électrique.

Dans certains esprits, il est clair que Total représente le coupable « idéal », symbole du capitalisme et des super-profits, super-profits par ailleurs bien utiles pour faire endosser l'entière responsabilité de la catastrophe et les dédommagements associés.

Source : Reuters, AFP

A lire également :

. AZF : des négligences non négligeables

. AZF : la justice pressée d'en finir

. AZF : TOTAL ne croit pas à l’accident chimique

 

27 Commentaires

  1. 1

    Bikini

    24/08/2007
    Soko, Izia et Mademoiselle K inaugurent le nouveau Bikini en septembre


    La salle toulousaine du Bikini rouvre ses portes le 21 septembre. Le premier concert de la saison, quelques jours plus tard, est assuré par un plateau féminin, présenté par la Fnac Labège.

    C'est un Bikini tout neuf qui ouvrira ses portes au public le 21 septembre prochain. Installé à Ramonville, après sa destruction à la suite de l'explosion de l'usine AZF à Toulouse, le Bikini présentera son premier concert le 25 septembre 2007, en collaboration avec la Fnac Labège.

    Le Bikini accueillera ainsi le 4e Concert FnacIndétendances, qui mettra à l’honneur le rock français féminin avec Soko, Izia et Mademoiselle K.

    Mademoiselle K, marraine de cette ouverture, partage donc l'affiche avec la chanteuse Soko. Celle-ci, accompagné de Nico à la guitare, présente un répertoire de folk songs un peu baroques.

    De son côté, la jeune Izia présentera ses chansons, guitare à la main.

    Ce plateau, présenté par la Fnac, s'inscrit dans la continuité de la relation qui lie le Bikini et "l'agitateur de talent".

    En 2002, dans le cadre de son engagement pour le spectacle vivant et les musiques actuelles, la Fnac Labège avait ainsi reversé les bénéfices de sa première journée FnacIndétendances au Bikini, dévastée après AZF.

    Concertlive.fr

  2. 2

    Bikini

    22/08/2007
    Expo photo consacrée au Bikini, à Toulouse

    A l'occasion de la réouverture très attendue de la salle de concert le Bikini, la Fnac Wilson à Toulouse vous invite à découvrir dans sa Galerie une exposition de clichés du photographe SERgE, marquant les temps forts de la salle (dévastée le 21 septembre 2001 jour de l’explosion de l’usine AZF).

    L'exposition a lieu du lundi 10 septembre 2007 au vendredi 21 septembre 2007. Le 18 septembre, la Fnac organisera par ailleurs une rencontre avec le directeur de la salle, Hervé Sansonetto,, suivie de la projection d'extraits du film documentaire "In bikini dura rock" co-produit par "Les petits cow-boys" et TLT.
    Il s'agit d'unevisite guidée exclusive au cœur de la nouvelle salle, et retour sur les 25 ans d’histoire de la salle de concert incontournable de la région toulousaine. A noter que Mademoiselle K inaugurera la salle, le 25 septembre.

  3. 3

    Elisabeth

    Nous serons toujours garants sur ce blog du secret de l'instruction et nous y veillerons

  4. 4

    Anonyme

    AZF Toulouse 10H18, en quelques mots clé, il ne reste sur le terrain qu'un malheureux petit bout d'espace protégé par la justice et cette hypothètique date du début du procès du 22 Septembre 2008 essentiellement porté sur l'unique piste chimique et souhaité par les avocats et le procureur Pascal Clément.
    Très maigre comme information... et quid du 6ème anniversaire qui a eu lieu pour une première fois un Vendredi comme en 2001 ?

  5. 5

    Telsat

    qui aura lieu...
    car le 21 n'est pas encore passé.

    Effectivement un vendredi, comme le vendre 21 septembre 1781, date de l'explosion de la Poudrerie royale, ancètre de la la SNPE.


    Il nous appartient de faire en sorte que cet "anniversaire" ne passe pas inaperçu.
    Je prépare, à cet effet, sur le site AZF.danieldissy.net une nouvelle page destinée à commérer cette date comme elle mérite. Il y aura peut-être des révélations inédites.

    Pour sa part Elisabeth a raison de souligner le motif inique de "cause la plus probable". Une "première" dans les annales judiciaires !
    Elisabeth aurait pu également souligner le motif d'inculpation "Homicides involontaires par violation manifestement délibérée d’une obligation particulière ou de prudence imposée par la loi ou le règlement."
    Cette phrase est claire et montre à l'évidence que les causes de la catastrophes n'intérressent pas la Justice.

  6. 6

    Anonyme

    "le procureur Pascal Clément." P. Clément n'était pas le procureur mais le Garde des Sceaux (des sots ?) Quant au 21 septembre 2007 il n'est pas encore passé ! il fume la moquette ce mec ?

  7. 7

    Elisabeth

    Pour rappel :

    Triste coincidence de date :

    Une date du type 7 fructidor AN XI ou 22 prairial An VI est une date du calendrier républicain autrement dit, du calendrier de la Révolution Française.

    A la fin de 1792 le gouvernement de la République créa ce nouveau calendrier qui fut utilisé ensuite pendant 13 ans du 21 septembre 1793 au 22 décembre 1806, utilisé mais aussi imposé par la contrainte, la non utilisation de ce calendrier était considérée comme acte anti révolutionnaire et de ce fait était punie de la peine de mort.

    Ce calendrier avait pour point de départ le 22 septembre 1792 date de naissance de la République.

    Tout un symbole , en cas d'attentat.



    Rédigé par: Elisabeth | 22 juil. 06 12:56:02


    Pour rappel :

    Correspondance Années
    --------------------------------------------------------
    An I : 22 septembre 1792 au 21 septembre 1793
    An II : 22 septembre 1793 au 21 septembre 1794
    An III : 22 septembre 1794 au 21 septembre 1795
    An IV : 22 septembre 1795 au 21 septembre 1796
    An V : 22 septembre 1796 au 21 septembre 1797
    An VI : 22 septembre 1797 au 21 septembre 1798
    An VII : 22 septembre 1798 au 21 septembre 1799
    An VIII : 22 septembre 1799 au 21 septembre 1800
    An IX : 22 septembre 1800 au 21 septembre 1801
    An X : 22 septembre 1801 au 21 septembre 1802
    An XI : 22 septembre 1802 au 21 septembre 1803
    An XII : 22 septembre 1803 au 21 septembre 1804
    An XIII : 22 septembre 1804 au 21 septembre 1805
    An XIV : 22 septembre 1805 au 21 septembre 1806
    An XV : 22 septembre 1806 au 21 septembre 1807
    An XVI : 22 septembre 1807 au 21 septembre 1808
    An XVII : 22 septembre 1808 au 21 septembre 1809

    Ainsi le 21 septembre .... est le dernier jour de l'année ..
    En usage de septembre 1793 à décembre 1805, le calendrier républicain à entre autres particularité de démarrer l'année au premier jour de l'automne pour la finir au dernier jour de l'été.

    Que de symboles ....

  8. 8

    Anonyme

    vous aimeriez tellement que ce soit un attentat, hein...

    193.251.56.200

  9. 9

    Anonyme

    Etrange de constater l'agressivité méprisante des idéologues fanatiques de la thèse officielle...

  10. 10

    Anonyme

    Ne pas croire à la thèse de l'attentat pour des raisons très précises ne veut pas dire qu'on adhère à la thèse officielle qui est encore moins crédible que celle de l'attentat. C'est quoi se raisonnement à deux balles. Mais il y a bien d'autres pistes possibles sur le plan militaire... franco-français, franco-allemand, franco-américain, sur le plan énergétique avec des laboratoires sous Larrey, un réseau souterrain militaire sous la SNPE, et le reste du pôle chimique, des ressources électriques dans tout le secteur avec des compagnies très intéressées par les nouvelles énergies comme Atofina, et peut-être même aussi les restes des milliers de tonnes de bombes (en plus de la nitro) enfouies sous les ballastières... alors pourquoi obligatoirement un attentat ? Parce les RG l'ont écrit noir sur blanc pour les Groupes de Presse de la droite ? Parce qu'il y a eu des revendications après coup ? Parce que vous avez trouvé des coincidences de dates d'un banal... ?
    Apparemment, il y en a qui ont gratté le sol un peu plus que d'autres et qui ont vraiment rechercher des informations précises et fiables !
    Il faut bien vérifier aujourd'hui tout ce qui est officiellement SECRET DEFENSE encore aujourd'hui : usine, photographies aériennes de toutes les époques, documentations, travaux de la Ville, discours des Ministres de la Défense, rapports militaires à l'Assemblée et au Sénat etc...

  11. 11

    Anonyme

    Ne pas croire à la thèse de l'attentat pour des raisons très précises ne veut pas dire qu'on adhère à la thèse officielle qui est encore moins crédible que celle de l'attentat. C'est quoi se raisonnement à deux balles. Mais il y a bien d'autres pistes possibles sur le plan militaire... franco-français, franco-allemand, franco-américain, sur le plan énergétique avec des laboratoires sous Larrey, un réseau souterrain militaire sous la SNPE, et le reste du pôle chimique, des ressources électriques dans tout le secteur avec des compagnies très intéressées par les nouvelles énergies comme Atofina, et peut-être même aussi les restes des milliers de tonnes de bombes (en plus de la nitro) enfouies sous les ballastières... alors pourquoi obligatoirement un attentat ? Parce les RG l'ont écrit noir sur blanc pour les Groupes de Presse de la droite ? Parce qu'il y a eu des revendications après coup ? Parce que vous avez trouvé des coincidences de dates d'un banal... ?
    Apparemment, il y en a qui ont gratté le sol un peu plus que d'autres et qui ont vraiment rechercher des informations précises et fiables !
    Il faut bien vérifier aujourd'hui tout ce qui est officiellement SECRET DEFENSE encore aujourd'hui : usine, photographies aériennes de toutes les époques, documentations, travaux de la Ville, discours des Ministres de la Défense, rapports militaires à l'Assemblée et au Sénat etc...

  12. 12

    Elisabeth

    merci pour tant d'informations Mr Grésillaud

  13. 13

    Elisabeth

    merci pour tant d'informations Mr Grésillaud

  14. 14

    CAMPOS XERFAN

    Ce triste anniversaire, mérite un cadeau. Ce cadeau est gratuitement sur Internet, et défie la justice de ce pays. Défie les politiciens de ce pays. Ainsi il démontre la faiblesse des journalistes qui sont devenus complices des essais militaires micro-ondes du 21 septembre 2001 à Toulouse Touché par un faisceau dirigé, détruissant la tour dite de préling contennant du nitrate d'anmonium liquide.

    Puisse que l'information vous intéresse madame Elizabeth, pourquoi au lieu de vérifier seulement dans votre coin le dossier judiciaire qui est gracieusement sur Internet, pourquoi VOUS ne diffusé pas l'information aux lecteurs.


    Vous les journalistes, vous allez encore voir plus d'audace. Les français serons le vérité concernant ses essais militaire franco-allemand auquel vous les journalistes sont devenus complices.

    Vous êtes devenus des manipulateurs dans ce pays.

    CAMPOS XERFAN

  15. 15

    Elisabeth

    On en reparle ce soir, car plusieurs éléments , notamment :

    -----------------
    TOULOUSE, 23 oct 2007 (AFP) -
    Coup de filet antiterroriste: six hommes arrêtés à Toulouse et dans le Lot
    Six hommes, liés à une filière présumée de recrutement et d'acheminement de jihadistes vers l'Irak, ont été arrêtés mardi à Toulouse et dans le Lot et ont été placés en garde à vue à Toulouse, a-t-on appris de source policière.

    Les cinq premières interpellations ont été effectuées mardi matin à Toulouse, Colomiers (agglomération toulousaine) et dans le Lot. Il s'agit d'hommes âgés de 25 à 45 ans, tous de nationalité française et dont certains se sont convertis à l'islam.

    **** L'un d'entre eux est soupçonné d'avoir formé certains membres, arrêtés en février dans le cadre d'un coup de filet antiterroriste à Toulouse et en Ariège, aux techniques du combat rapproché. ****

    Les autres personnes leur auraient apporté une assistance matérielle. Les perquisitions, qui ont été effectuées à leur domicile, ont été "négatives", mais de "la documentation" a été saisie, a précisé la police.

    Une sixième personne a été arrêtée mardi après-midi en région toulousaine, mais aucune indication n'a été fournie sur cette interpellation. L'enquête a été menée par la sous-direction de l'antiterrorisme (SDAT) de la direction centrale de la police judiciaire avec le concours de la direction centrale des renseignements généraux, la direction régionale de la police judiciaire de Toulouse avec l'appui d'Europol et de la police criminelle belge.

    En février, onze personnes, soupçonnées de participation à une filière de recrutement de jihadistes, avaient été arrêtées en Midi-Pyrénées et à Paris tandis que la police belge avait procédé, dans le cadre de la même enquête, à l'arrestation de neuf personnes sur son territoire. Des onze personnes arrêtées en France, six avaient été déférées au parquet. Quatre sont toujours écrouées et les deux autres placées sous contrôle judiciaire. Les cinq autres personnes avaient été remises en liberté. L'opération avait débuté en France le 12 février avec l'arrestation à Orly de deux hommes expulsés de Syrie. L'enquête, selon le Parquet de Paris, avait permis de mettre au jour "le processus de radicalisation du groupe démantelé, dont les recrues étaient, dans un premier temps, envoyées en Egypte pour apprendre l'arabe et les doctrines du salafisme dans les écoles (madrasas) les plus radicales". Selon le Parquet de Paris, ces personnes gagnaient ensuite "via une cellule en lien avec Al-Qaïda implantée en Arabie saoudite, une filière organisée en Syrie les conduisant en Irak pour commettre des actes terroristes notamment sous forme d'attentats suicides".

    En Belgique, les arrestations étaient liées au réseau d'acheminement de jihadistes démantelé en France et avaient un "lien indirect" avec la filière empruntée par une jeune kamikaze belge, auteur d'un attentat suicide en Irak en 2005, avait précisé en février le parquet fédéral à Bruxelles.

  16. 16

    Elisabeth

    bien sur aucun lien ;)

    -----------------------
    TOULOUSE, 23 oct 2007 (AFP) -
    Catastrophe AZF: une association demande une enquête sur une note des RG


    Une association a demandé mardi à la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Toulouse d'enquêter sur les sources des Renseignements généraux, à propos d'une note évoquant la piste d'un éventuel attentat dans l'explosion de l'usine chimique AZF en 2001.

    Me Agnès Casero, défenseur de l'association des sinistrés du 21 septembre, partie civile dans ce dossier, a demandé à la chambre de l'instruction de confier à l'un de ses magistrats un supplément d'information "sur l'origine des sources du rapport des Renseignements généraux du 3 octobre 2001 qui nourrit depuis l'explosion, et de façon récurrente, la piste erronée d'un attentat terroriste".

    "La société Grande Paroisse et Total en font leur choux gras en initiant des articles de presse et cela avait commencé en 2002 avec un article dans Valeurs actuelles.
    Aujourd'hui il y en a marre, il faut que l'on mette cela au clair, sinon ça va ressortir encore, il faut s'y attendre", a fait valoir Me Casero.
    "Je souhaite savoir d'où ça vient, qui est derrière tout cela afin que l'on arrive au procès sans que cela ne vienne encore polluer les débats", a-t-elle déclaré à l'AFP.
    L'avocate de l'association des sinistrés a également expliqué qu'elle avait demandé à la chambre de l'instruction "de récupérer la totalité des documents et expertises placés sous scellés par les services de police, et dont les parties civiles n'ont pas eu connaissance de façon complète".
    Me Casero a aussi sollicité l'examen des échantillons des croûtes du sol du cratère de l'explosion qui contiennent des hydrocarbures et des matières polluantes.
    "L'existence de ces pollutions à cet emplacement établit l'ancienneté des désordres causals dans l'explosion du 21 septembre 2001", a-t-elle souligné.

    La chambre de l'instruction a en revanche renvoyé au 22 novembre l'examen d'un appel déposé par l'Association des familles endeuillées, défendue par Me Stella Bisseuil, portant sur des plaintes pour "mise en danger de la vie d'autrui" et "entrave à l'enquête pénale", qui ont fait l'objet d'un non-lieu.

    A l'issue de l'instruction en juillet 2007, l'ex-directeur de l'usine, Serge Biechlin, et le propriétaire d'AZF, la société Grande Paroisse (groupe Total) en qualité de personne morale, ont été renvoyés en correctionnelle pour "homicides et blessures involontaires".
    Le procès de l'affaire de l'explosion d'AZF à Toulouse, qui a fait 30 morts en 2001, est prévu à l'automne 2008.

    Les experts ont retenu l'hypothèse d'un mélange malencontreux de quelques kilos de DCCNa (un produit chloré) avec 500 kilos de nitrate d'ammonium déversés sur le tas principal de nitrate, 20 minutes avant l'explosion. Une thèse accidentelle réfutée par Total.

    -------------
    Synthèse en cours

  17. 17

    Elisabeth

    "La société Grande Paroisse et Total en font leur choux gras en initiant des articles de presse et cela avait commencé en 2002 avec un article dans Valeurs actuelles.
    Aujourd'hui il y en a marre, il faut que l'on mette cela au clair, sinon ça va ressortir encore, il faut s'y attendre", a fait valoir Me Casero."

    ***La tribune du forum est grande ouverte à JCT(JChristian Tirat) ex-journaliste de Valeurs Actuelles
    **** pour répondre


    Pour rappel :
    AZF:l'équipe de rédaction de Valeurs Actuelles neutralisée

  18. 18

    AM Casteret

    Pour rappel et pour comprendre :

    L'Express du 16/01/2003

    Enquête
    Sept raisons de ne plus croire à un accident
    par Anne-Marie Casteret

    L'explosion a été revendiquée par plusieurs groupes;
    le rapport des RG n'a pas été exploité;

    deux expertises médicales ont disparu;

    il y aurait eu deux cadavres de trop sur le cratère;
    l'emploi du temps du manutentionnaire Hassan J. n'a pas été vérifié;
    son ami Samir A. avait un curieux profil;
    et, enfin, 21 kilos de chrome 6 s'étaient mystérieusement volatilisés. Ça fait beaucoup

    http://www.lexpress.fr/info/sciences/dossier/azf/dossier.asp?ida=370971

  19. 19

    JCT

    Mais s'il n'y avait que ça Mme Elisabeth, s'il n'y avait que ça !!!

  20. 20

    99 % de probabilité

    CARCASSONNE 29/06/2008

    La confusion des balles à blanc avec des balles réelles « conservées indûment » par le tireur est l'hypothèse privilégiée par l'armée de terre, dans l'affaire du drame qui a fait 17 blessés. Nicolas Sarkozy est arrivé lundi matin au chevet des victimes.
    Le drame survenu dimanche à Carcassonne relève «à 99,9% d'une faute non volontaire», selon le colonel Benoît Royal, chef du Sirpa-terre (Service d'informations de l'armée de terre). Selon lui, des munitions à balles réelles ont été « conservées indûment » par le tireur, provoquant un « mélange de munitions réelles et à blanc ». Si cette confusion est désormais la «thèse privilégiée» par l'armée de terre, celle-ci n'explique ni les motifs qui ont poussé le tireur à conserver des balles réelles malgré les règles de sécurité qui l'interdisent, ni comment celui-ci a pu les contourner. Le chef du Sirpa-terre a souligné que des munitions à balles réelles ne pouvaient être perçues par les militaires que dans trois cas: les exercices réalisés précisément à balles réelles sur un champ de tir ou dans un stand de tir, les gardes autour de points sensibles ou les patrouilles «vigipirate».

    Même son de cloche chez les enquêteurs de la brigade de recherches de Carcassonne et de la section de recherches de Montpellier, qui travaillent sur toutes les pistes mais « autour de la thèse principale de l'accident ». Ils interrogent toujours lundi matin quatre militaires, dont l'auteur des coups de feu, dans le cadre d'une garde à vue.

    Quant au ministre de la Défense Hervé Morin, il constate « des fautes ou des manquements » mais n'exclut « rien parce qu'on ne peut pas savoir ce qui peut se passer dans la tête d'un homme » et estime qu'il est « trop tôt » pour trancher entre accident et acte criminel. Selon lui, l'auteur des tirs avait d'abord vidé un chargeur de balles à blanc avant «malheureusement» d'en placer un second à balles réelles dans son arme. «Pourquoi était-il dans sa poche?», s'est-il interrogé.

    Un journaliste de la Dépêche du Midi a apporté lundi matin un nouvel élément. Le journal indique que son collaborateur a trouvé dimanche « à proximité de la caserne, dix balles réelles enveloppées dans une boîte de préservatifs ». Soumises aux enquêteurs, ces balles se sont bien révélé êtres des munitions d'armes de guerre. Ils ont procédé à des relevés d'empreintes digitales avant de joindre ces projectiles au dossier.

    Le profil du tireur est également passé au crible. Selon les premiers éléments, il s'agit d'un sergent, membre du 3e Régiment parachutiste d'infanterie de marine, qui comptait huit années de service et était considéré comme un militaire «fiable et stable qui avait la confiance de ses chefs». Son dossier ne comporte aucune mention de troubles psychologiques.

  21. 21

    99 % de probablité suite

    Alors que trois jours après la catastrophe dite AZF, le procureur de la République, M. Bréard déclarait qu'il s'agissait "à 99%" d'un accident, il aura tout de même fallu plus de six ans pour fixer la date du procès en correctionnelle de l'explosion de l'usine chimique Grande-Paroisse (Total) à Toulouse le 21 septembre 2001.

  22. 22

    Bréard

    Au début de l'enquête, le procureur de Toulouse, Michel Bréard, avait évoqué un "accident probable à 99%" et démenti avec force, voire attaqué en justice, toute évocation médiatique de l'hypothèse d'un attentat.

    Le magistrat avait laissé entendre que cette rumeur était colportée par l'extrême droite.
    http://www.voxdei.org/afficher_info.php?id=5174.15

  23. 23

  24. 24

    Raoul Lethuaire

    Explosion AZF


    Le 21 Septembre 2001

    Les conditions de l’accident.


    Par LETHUAIRE Raoul
    - chercheur - mineur

    Le nitrate d’ammonium est l’engrais le plus employé au monde….comme EXPLOSIF, soit 85% des explosifs utilisés dans les mines en découverte et les carrières.

    Dans la mine à ciel ouvert où le signataire travaillait, (l’office Chérifien des phosphates) nous en utilisions plus de 2.000 tonnes par an, soit le chargement de 100 camions lourds. C’est un explosif sécurisant sans danger et bon marché !
    Les industriels fabricants ne pouvaient donc ignorer la destination comme explosif, du nitrate d’ammonium, le produit qui répondait a leur vocation d’usinier.
    Nous n’étions qu’un bon client parmi d’autres, de cette grosse industrie.

    Disons tout d’abord que cette fabrication à risque théorique a été abandonnée sur la plate-forme de CARLING complexe chimique de feu les Houillères de Lorraine. Ils préféraient acheter le produit.
    Chez AZF on a été plus confiant dans la sécurité. La production appartenait au savoir faire. Les industriels Algériens ont pris la relève.

    Le personnel d’AZF était-il aussi bien informé que ses dirigeants du risque induit dans cet engrais largement utilisé comme explosif ? On peut en douter étant donné les divergences d’explication de l’accident. On appliquait, sans doute sévèrement, les directives SEVEZO dans cette usine chimique fabriquant des « fertilisants.».
    Nous ne doutons pas que l’organisation de l’usine répondait à des règles de sécurité draconiennes, mais la routine a laissé échapper le point final du traitement que l’on appelle le REFUS. C’était le « maillon faible ».
    Ce REFUS est issu du triage entre produit « affiné, conforme, commercialisable » et des granulés plus grossiers ne passant pas au tamisage.
    Ces granulés refusés, constituaient un SOUS-PRODUIT dont le tonnage était notable, et transitaient dans un stock-tampon, le hangar 221- où de nombreux camions le reprenaient pour d’autres usines. Nous notons déjà une remarque importante :
    - si un inconscient avait utilisé le hangar 221 comme un dépôt poubelle polluant le stock, pourquoi cette seule fois? Et l’alerte n’aurait elle pas été donnée à tous les stades de manutention et de reconditionnement ultérieur? S’agit-il d’un cariste intérimaire ignorant les règles élémentaires des règlements SEVEZO ?

    Tous les boutefeux mineurs, de par le monde, connaissent le NITRATE-FUEL ; les malfaisants savent bien s’en servir pour terroriser et même les paysans s’en servent aussi pour dessoucher. Cela fait beaucoup d’initiés !

    C’est quoi, le NITRATE-FUEL ? Un mélange de l’engrais poreux, le nitrate d’ammonium, mouillé avec un peu de GAS-OIL. La recette n’est pas mystérieuse; cherchez-la sur Google, si vous ne nous croyez pas, le pourcentage de 6% est largement diffusé. Ce mélange n’est pas encore dangereux. Il faudra l’AMORCER avec un explosif classique ( le booster) pour provoquer la détonation : tolamite, titanite, nitratite (sic) sont les plus courants.
    Une demi-cartouche suffit, soit de 200 à 400 grammes. Ajoutez-y un détonateur gros comme un crayon et long de 5 cm. Et 1 m. de mèche lente. Ah, j’oubliais, une allumette où un briquet de mise à feu de la mèche. Cet arsenal de mise à feu tient dans une poche et pèse au total moins de 500 grammes.

    Quelle difficulté auriez-vous pour arroser le tas de nitrate avec du gas-oil sur une plate-forme de chargement où circulent de nombreux camion « Diesel » ? Aucune. Chaque camion a sa réserve de sécurité en jerrycan. C’est facile d’en voler un.
    Avec un jerrycan de 20 litres de gas-oil, vous mouillez environ 300 Kg. du tas de nitrate. Avec le simple petit arsenal cité plus haut, l’explosion est garantie à 100%.

    Imaginons que cette explosion, dite la PREMIERE soit réalisée par un malfaisant.
    Le nitrate d’ammonium en grains est projeté dans les airs.

    Nous ferons tout d’abord un rappel des types d’accidents similaires connus.

    - Dans les mines de charbon, les poussières minérales qu’on laisserait dans l’atmosphère confinée sont très inflammables Certains drames, comme celui de la mine de COURRIERES (1.100 morts) sont bien connus: on appelle cela le COUP DE POUSSIER. C’est pour cette raison que l’arrosage soutenu du charbon extrait est primordial car L’EXPLOSION EST TOUJOURS AMORCEE PAR UNE ETINCELLE.

    - Dans les silos à grain, comme dans la malterie de METZ en 1982, les poussières de céréales explosent, (12 morts) provoquant des dommages jusqu’aux lourdes structures de béton armé. On appelle toujours cela UN COUP DE POUSSIER. Règles de sécurité car L’EXPLOSION EST TOUJOURS AMORCEE PAR UNE ETINCELLE où une flamme de chalumeau, par exemple.

    Dans ces deux cas bien connus et répétitifs, l’explosion se produit sur des poussières de combustibles MINERAUX où ORGANIQUES en suspension dans l’air et allumés par une ETINCELLE où FLAMME.

    Transposons maintenant à l’EXPLOSION DU NITRATE D’AMMONIUM d’A.Z.F.
    Les mêmes causes produisent les mêmes effets recherchons les causes :
    ‘ETINCELLE où FLAMME sur PRODUIT PULVERULENT en SUSPENSION’.

    Le nitrate d’ammonium est-il combustible ? OUI, par son ion AMMONIAC.
    La formule est :
    Ammoniac + acide nitrique → nitrate d’ammonium + eau
    NH3(aq) + HNO2(aq) → NH4NO3(aq) + H2O

    - L’acide nitrique (où azotique) est ininflammable. Cependant, il réagit violemment (jusqu’à l’inflammation où l’explosion) avec de nombreux composés, tant organiques que minéraux ainsi qu’avec les matières combustibles.

    - Le gaz ammoniac a une plage d’explosivité de 16 à 25% en volume dans l’air. Même s’il n’est pas classé comme gaz inflammable (terme du système d’information sur les matières dangereuses), son potentiel d’inflammabilité n’est que légèrement inférieur à celui de certains gaz qui répondent aux critères d’inflammabilité.

    Ceci étant expliqué, arrivons au point où une colonne de NITRATE D’AMMONIUM s’est pulvérisée en l’air sous la poussée de la PREMIERE EXPLOSION du tas et arrivons aux conditions d’explosion dite la SECONDE.
    Disons déjà que le tas n’a peut-être pas explosé intégralement. Une partie de NITRATE-FUEL a pu être projetée en l’air, ce qui aggrave la situation.
    La décomposition du nitrate d’ammonium peut se produire sous l’effet de sources de chaleur importantes (incendie, point chaud, etc.). Dès 80° C apparaissent ammoniac et acide nitrique :
    NH4NO3 → NH3 + HNO3. Puis la réaction se poursuit…..
    (Extrait de la recommandation R428 du Comité National de la Chimie du 21/11/2006)

    L’EXPLOSION EST TOUJOURS AMORCEE PAR UNE ETINCEELLE.
    Câbles et transformateur sont voisins et éclatent en court-circuit dès la première explosion avant de fondre se rompre et disjoncter. L’ampérage est toujours un peu surdimensionné pour éviter les déclanchements intempestifs.

    La DETONATION s’est produite EN L’AIR dans le nuage de poussières décomposées combustibles soulevées par la première explosion. Une onde de choc SUPERSONIQUE a provoqué le désastre. Sa puissance en prenant appui sur le sol a ouvert un large cratère. Cette onde de choc supersonique (dépassant le mur du son !) et en hauteur, s’est propagée très loin. Il est cependant heureux (si l’on peut dire) que le ciel ne soit pas nuageux à ce moment là ; il n’y a pas eu d’ECHO, ces ondes concentriques qui auraient ravagé toute la région. (déflagration à LIKASI d’un dépôt d’explosifs).

    L’arbre des causes que nous venons d’exposer justifie que DEUX EXPLOSIONS consécutives, la première (explosion) plus faible que la seconde (déflagration) et séparées par une fraction de temps infime, se sont produites.

    Nous n’irons pas plus loin dans notre analyse, explication qui se suffit.

    Notre expérience d’ex responsable nous conduit cependant à imaginer les conditions de manutention dans la reprise du stock-tampon du hangar 221. Dans l’application des règles SEVEZO, l’emploi de personnel intérimaire sans qualification fait désordre.
    On n’a pas toujours le personnel compétent disponible, mais c’est dommageable.
    Les manutentions concernaient :
    - l’apport du produit depuis le tamisage, par un ouvrier d’usine, sur le stock-tampon,
    - la reprise (conditionnement ?) travail de force, par les intérimaires,
    - le chargement sur camions avec chauffeurs.

    Les témoignages des intervenants, travaillant sans doute sur DEUX POSTES et plusieurs jours de la semaine (300 tonnes de roulement représentant un marché d’au moins 5 camions/jour) sont importants.


    CF : Revues « les techniques de « L’INDUSTRIE MINERALE » :
    -n° 13 de Mars 2002 : TIRS – théories et technologies.
    -n° 14 de Juin 2002 : TIRS- applications et implications.

    -RECOMMANDATION R 428 : le stockage du nitrate d’ammonium et des ammonitrates solides.

    N.B. Le nitrate d’ammonium poreux et facilement imprégnable est différent de l’ammonitrate recouvert d’une « coquille » le rendant plus stable et moins dangereux ;

  25. 25

    Raoul Lethuaire

    Explosion AZF


    Le 21 Septembre 2001

    Les conditions de l’accident.


    Par LETHUAIRE Raoul
    - chercheur - mineur

    Le nitrate d’ammonium est l’engrais le plus employé au monde….comme EXPLOSIF, soit 85% des explosifs utilisés dans les mines en découverte et les carrières.

    Dans la mine à ciel ouvert où le signataire travaillait, (l’office Chérifien des phosphates) nous en utilisions plus de 2.000 tonnes par an, soit le chargement de 100 camions lourds. C’est un explosif sécurisant sans danger et bon marché !
    Les industriels fabricants ne pouvaient donc ignorer la destination comme explosif, du nitrate d’ammonium, le produit qui répondait a leur vocation d’usinier.
    Nous n’étions qu’un bon client parmi d’autres, de cette grosse industrie.

    Disons tout d’abord que cette fabrication à risque théorique a été abandonnée sur la plate-forme de CARLING complexe chimique de feu les Houillères de Lorraine. Ils préféraient acheter le produit.
    Chez AZF on a été plus confiant dans la sécurité. La production appartenait au savoir faire. Les industriels Algériens ont pris la relève.

    Le personnel d’AZF était-il aussi bien informé que ses dirigeants du risque induit dans cet engrais largement utilisé comme explosif ? On peut en douter étant donné les divergences d’explication de l’accident. On appliquait, sans doute sévèrement, les directives SEVEZO dans cette usine chimique fabriquant des « fertilisants.».
    Nous ne doutons pas que l’organisation de l’usine répondait à des règles de sécurité draconiennes, mais la routine a laissé échapper le point final du traitement que l’on appelle le REFUS. C’était le « maillon faible ».
    Ce REFUS est issu du triage entre produit « affiné, conforme, commercialisable » et des granulés plus grossiers ne passant pas au tamisage.
    Ces granulés refusés, constituaient un SOUS-PRODUIT dont le tonnage était notable, et transitaient dans un stock-tampon, le hangar 221- où de nombreux camions le reprenaient pour d’autres usines. Nous notons déjà une remarque importante :
    - si un inconscient avait utilisé le hangar 221 comme un dépôt poubelle polluant le stock, pourquoi cette seule fois? Et l’alerte n’aurait elle pas été donnée à tous les stades de manutention et de reconditionnement ultérieur? S’agit-il d’un cariste intérimaire ignorant les règles élémentaires des règlements SEVEZO ?

    Tous les boutefeux mineurs, de par le monde, connaissent le NITRATE-FUEL ; les malfaisants savent bien s’en servir pour terroriser et même les paysans s’en servent aussi pour dessoucher. Cela fait beaucoup d’initiés !

    C’est quoi, le NITRATE-FUEL ? Un mélange de l’engrais poreux, le nitrate d’ammonium, mouillé avec un peu de GAS-OIL. La recette n’est pas mystérieuse; cherchez-la sur Google, si vous ne nous croyez pas, le pourcentage de 6% est largement diffusé. Ce mélange n’est pas encore dangereux. Il faudra l’AMORCER avec un explosif classique ( le booster) pour provoquer la détonation : tolamite, titanite, nitratite (sic) sont les plus courants.
    Une demi-cartouche suffit, soit de 200 à 400 grammes. Ajoutez-y un détonateur gros comme un crayon et long de 5 cm. Et 1 m. de mèche lente. Ah, j’oubliais, une allumette où un briquet de mise à feu de la mèche. Cet arsenal de mise à feu tient dans une poche et pèse au total moins de 500 grammes.

    Quelle difficulté auriez-vous pour arroser le tas de nitrate avec du gas-oil sur une plate-forme de chargement où circulent de nombreux camion « Diesel » ? Aucune. Chaque camion a sa réserve de sécurité en jerrycan. C’est facile d’en voler un.
    Avec un jerrycan de 20 litres de gas-oil, vous mouillez environ 300 Kg. du tas de nitrate. Avec le simple petit arsenal cité plus haut, l’explosion est garantie à 100%.

    Imaginons que cette explosion, dite la PREMIERE soit réalisée par un malfaisant.
    Le nitrate d’ammonium en grains est projeté dans les airs.

    Nous ferons tout d’abord un rappel des types d’accidents similaires connus.

    - Dans les mines de charbon, les poussières minérales qu’on laisserait dans l’atmosphère confinée sont très inflammables Certains drames, comme celui de la mine de COURRIERES (1.100 morts) sont bien connus: on appelle cela le COUP DE POUSSIER. C’est pour cette raison que l’arrosage soutenu du charbon extrait est primordial car L’EXPLOSION EST TOUJOURS AMORCEE PAR UNE ETINCELLE.

    - Dans les silos à grain, comme dans la malterie de METZ en 1982, les poussières de céréales explosent, (12 morts) provoquant des dommages jusqu’aux lourdes structures de béton armé. On appelle toujours cela UN COUP DE POUSSIER. Règles de sécurité car L’EXPLOSION EST TOUJOURS AMORCEE PAR UNE ETINCELLE où une flamme de chalumeau, par exemple.

    Dans ces deux cas bien connus et répétitifs, l’explosion se produit sur des poussières de combustibles MINERAUX où ORGANIQUES en suspension dans l’air et allumés par une ETINCELLE où FLAMME.

    Transposons maintenant à l’EXPLOSION DU NITRATE D’AMMONIUM d’A.Z.F.
    Les mêmes causes produisent les mêmes effets recherchons les causes :
    ‘ETINCELLE où FLAMME sur PRODUIT PULVERULENT en SUSPENSION’.

    Le nitrate d’ammonium est-il combustible ? OUI, par son ion AMMONIAC.
    La formule est :
    Ammoniac + acide nitrique → nitrate d’ammonium + eau
    NH3(aq) + HNO2(aq) → NH4NO3(aq) + H2O

    - L’acide nitrique (où azotique) est ininflammable. Cependant, il réagit violemment (jusqu’à l’inflammation où l’explosion) avec de nombreux composés, tant organiques que minéraux ainsi qu’avec les matières combustibles.

    - Le gaz ammoniac a une plage d’explosivité de 16 à 25% en volume dans l’air. Même s’il n’est pas classé comme gaz inflammable (terme du système d’information sur les matières dangereuses), son potentiel d’inflammabilité n’est que légèrement inférieur à celui de certains gaz qui répondent aux critères d’inflammabilité.

    Ceci étant expliqué, arrivons au point où une colonne de NITRATE D’AMMONIUM s’est pulvérisée en l’air sous la poussée de la PREMIERE EXPLOSION du tas et arrivons aux conditions d’explosion dite la SECONDE.
    Disons déjà que le tas n’a peut-être pas explosé intégralement. Une partie de NITRATE-FUEL a pu être projetée en l’air, ce qui aggrave la situation.
    La décomposition du nitrate d’ammonium peut se produire sous l’effet de sources de chaleur importantes (incendie, point chaud, etc.). Dès 80° C apparaissent ammoniac et acide nitrique :
    NH4NO3 → NH3 + HNO3. Puis la réaction se poursuit…..
    (Extrait de la recommandation R428 du Comité National de la Chimie du 21/11/2006)

    L’EXPLOSION EST TOUJOURS AMORCEE PAR UNE ETINCEELLE.
    Câbles et transformateur sont voisins et éclatent en court-circuit dès la première explosion avant de fondre se rompre et disjoncter. L’ampérage est toujours un peu surdimensionné pour éviter les déclanchements intempestifs.

    La DETONATION s’est produite EN L’AIR dans le nuage de poussières décomposées combustibles soulevées par la première explosion. Une onde de choc SUPERSONIQUE a provoqué le désastre. Sa puissance en prenant appui sur le sol a ouvert un large cratère. Cette onde de choc supersonique (dépassant le mur du son !) et en hauteur, s’est propagée très loin. Il est cependant heureux (si l’on peut dire) que le ciel ne soit pas nuageux à ce moment là ; il n’y a pas eu d’ECHO, ces ondes concentriques qui auraient ravagé toute la région. (déflagration à LIKASI d’un dépôt d’explosifs).

    L’arbre des causes que nous venons d’exposer justifie que DEUX EXPLOSIONS consécutives, la première (explosion) plus faible que la seconde (déflagration) et séparées par une fraction de temps infime, se sont produites.

    Nous n’irons pas plus loin dans notre analyse, explication qui se suffit.

    Notre expérience d’ex responsable nous conduit cependant à imaginer les conditions de manutention dans la reprise du stock-tampon du hangar 221. Dans l’application des règles SEVEZO, l’emploi de personnel intérimaire sans qualification fait désordre.
    On n’a pas toujours le personnel compétent disponible, mais c’est dommageable.
    Les manutentions concernaient :
    - l’apport du produit depuis le tamisage, par un ouvrier d’usine, sur le stock-tampon,
    - la reprise (conditionnement ?) travail de force, par les intérimaires,
    - le chargement sur camions avec chauffeurs.

    Les témoignages des intervenants, travaillant sans doute sur DEUX POSTES et plusieurs jours de la semaine (300 tonnes de roulement représentant un marché d’au moins 5 camions/jour) sont importants.


    CF : Revues « les techniques de « L’INDUSTRIE MINERALE » :
    -n° 13 de Mars 2002 : TIRS – théories et technologies.
    -n° 14 de Juin 2002 : TIRS- applications et implications.

    -RECOMMANDATION R 428 : le stockage du nitrate d’ammonium et des ammonitrates solides.

    N.B. Le nitrate d’ammonium poreux et facilement imprégnable est différent de l’ammonitrate recouvert d’une « coquille » le rendant plus stable et moins dangereux ;

  26. 26

    Airbus A330

    Cela ne vous rappelle rien ???

    Airbus A330

    L'hypothèse d'un détournement "est clairement écartée", a déclaré à l'AFP le ministre de l'Ecologie et de l'Energie Jean-Louis Borloo, privilégiant ***"l'hypothèse d'un accident".****
    L'airbus A 330 devait se poser à 11h10 à l'aéroport parisien de Roissy.
    Un PC crise a été ouvert à Roissy dans la matinée, selon la même source.

  27. 27

    Airbus A330

    Le président Nicolas Sarkozy a, de son côté, demandé au gouvernement et aux administrations concernées "de tout mettre en œuvre pour retrouver la trace de l'avion" d'Air France disparu lors d'un vol Rio-Paris, a annoncé l'Elysée.
    "Informé ce matin de la perte de contact avec un airbus A 330 d'Air France qui effectuait la liaison Rio de Janeiro-Paris-Charles-de-Gaulle, le président de la République a exprimé sa très vive inquiétude," a indiqué la présidence dans un communiqué. Nicolas Sarkozy a "demandé au gouvernement et aux administrations concernées de tout mettre en œuvre pour retrouver la trace de l'avion et faire au plus vite la lumière sur les circonstances de sa disparition".
    Le président "a immédiatement demandé à MM. Jean-Louis Borloo, ministre d'État, ministre de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire, et Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat chargé des Transports de se rendre à l'aéroport de Roissy Charles de Gaulle pour suivre au plus près l'évolution de la situation," précise l'Elysée.
    (Nouvelobs.com avec AFP)

    Rappelons bien évidemment que les elections européennes ont lieu le 7 juin prochain ....
    si c'était un attentat/un detournement , la date serait "bien" choisi ....
    sacahnt d'autant plus que Pentecote est férié en France et pas dans de nombreux pays

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