Un salarié de France Telecom se suicide sur son lieu de travail

FtmachinebroyerMalheureusement, même si les syndicats de France Telecom avaient moult fois alerté sur l'état de santé mentale des salariés de l'opérateur historique, l'avertissement n'a pas été assez sérieusement pris en compte.

Un salarié du central téléphonique d'Amboise (Indre-et-Loire) s'est suicidé mardi sur son lieu de travail, a-t-on appris mercredi de source syndicale. Âgé de 52 ans, ce technicien d'intervention à France Télécom, s'est pendu dans un bureau du central téléphonique.

Rappelons, que l'opérateur a pour objectif majeur d'aboutir à la suppression de 22.000 postes d'ici la fin 2008. A ce jour 16.000 personnes ont déjà "quitté les lieux", d'une manière ou d'une autre, reste 6.000 personnes à “trouver” ... sans qu'aucun plan social ne soit officiellement mis en place, media et politique “obligent” ...

"Ce n'est jamais anodin, un suicide sur le lieu de son travail. On ne peut pas dire que les conditions de travail dans l'entreprise ne poussent pas les salariés à des situations extrêmes", a indiqué Pascal Jouvin, secrétaire département Sud PTT. Selon le syndicaliste, "il y a une vraie souffrance de la part des salariés. Les médecins du travail ont tiré le signal d'alarme à plusieurs reprises".

Une cellule psychologique a été installée et un comité d'hygiène et de sécurité et des conditions de travail était prévu jeudi.

Interrogée sur ce sujet sur RMC et BFM-TV, Laurence Parisot, présidente du MEDEF a estimé que "ce n'est pas facile à dire, mais même si ça [le suicide] se passe sur le lieu de travail, ce n'est pas toujours lié à des facteurs liés au travail". "Néanmoins, je considère que dans notre pays les relations dans le travail se sont hypertendues ces 15 dernières années" a-t-elle tout de même reconnu ... tout en ajoutant : "je pense que c'est très lié au climat général qu'il y a dans notre pays parce que tout est plus dur. C'est plus dur pour l'entreprise de dégager des marges. Je vous rappelle que les entreprises françaises ont en moyenne 10 points de marge de moins que les entreprises allemandes. Tout est plus dur." Pour un peu, elle nous ferait pleurer ...

La position adoptée par Laurence Parisot semble battue en brêche par Dominique Decèze. Son livre publié en 2004, intitulé “La Machine à Broyer” faisait d'ores et déjà état de conditions de travail mettant en péril l'intégrité mentale des salariés du groupe. Depuis lors, Didier Lombard a annoncé la suppression de 22 000 postes pour 2008. Quelques personnels d'encadrement pourraient être se révélés être quelques peu zélés pour “réussir” leurs propres objectifs personnels qui leur ont été attribués, lesquels pourraient fort bien consister à “obtenir” une réduction des effectifs de leur service.

En 2004, Dominique Decèze avait d'ores et déjà indiqué que  plusieurs études avaient 'établi un lien scientifique entre les restructurations et la souffrance physique et psychique des employés'. “De nouvelles méthodes de gestion ont été brutalement introduites : recherche de la performance, compétition entre salariés, conquête des clients. "La direction a systématiquement cherché à détruire tout collectif de travail qui pouvait faire obstacle à la montée de l'individualisme" ajoutait-il, déjà.

Plusieurs exemples avaient été cités à ce sujet : "Des personnes sans affectation parce qu'on leur refusait toujours des postes, un cadre muté six fois de suite en cinq ans sans raison, des couples séparés par mutation professionnelle". "On a vu des services déménager à répétition dans un département, contraignant les employés à suivre". Selon lui, "France Télécom a servi de laboratoire à la première grande remise en cause de la fonction publique. Cela préfigure ce qui risque d'arriver à La Poste ou à EDF-GDF.”

Dans leur rapport annuel sur la santé au travail, présenté en mars 2007 au comité d'établissement de la direction régionale centre-est de France Télécom, des médecins du travail s'inquiètaient du "mal-être" existant dans les sites France Télécom de Rhône-Alpes et Auvergne, où s'accroissent le "stress, le désarroi, les troubles anxio-dépressifs".

"Le stress, le désarroi, les troubles anxio-dépressifs liés aux transformations du travail ne cessent de s'accroître chez le personnel", détaillent-ils, en évoquant des salariés qui "ont de plus en plus de mal à se reconnaître dans ce qu'ils font". Ce qui peut laisser sous-entendre que leur travail peut parfois ne pas être en rapport avec leur poste ou qualification – situation somme toute dégradante - , ou qu'au contraire la notion de ressources humaines ne prévaut encore plus en terme de “ressources” que de “personnes humaines”, que quelques mises au placard ne sont pas à écarter, et que les valeurs éthiques et morales de l'entreprise pourraient sembler bien lointaines pour certains.

Les médecins citent notamment dans leur rapport une salariée qui, devant l'aggravation de son état de santé, a préféré demander sa retraite anticipée... situation qui risque d'autant plus de se renouveller que l'objectif des “managers” est d'apporter leur ”contribution” à l'objectif global de l'entreprise qui est notamment de supprimer 22 000 emplois, ne l'oublions pas.

"Les situations de stress sont constantes, l'exigence de productivité et de performance entraîne des efforts constants pour rester dans la course", écrit-elle, en évoquant ses "migraines ajoutées à différents troubles physiologiques, dont des insomnies".

En réponse à ce malaise, la direction de France Télécom a décidé cet été de créer des "cellules d'écoute", composées d'un médiateur désigné par la hiérarchie, de médecins du travail, d'assistantes sociales, de représentants de la direction des ressources humaines et de cadres. En octobre 2007 cependant, seules deux cellules sont actives, dans les directions territoriales Sud (Montpellier-Toulouse) et Sud-Est (Marseille) de l'opérateur. Et elles n'ont "vu passer presque personne" : seuls six salariés pour la cellule "Sud-Est". Les membres composant  ces "cellules" n'étant pas forcément dotés d'une vision la plus neutre, voire même la plus objective ...

Selon les syndicats, le problème de fond demeure. "Les fermetures brutales de sites, les pressions au départ pour les seniors conduisent à des situations individuelles désastreuses : il y a des gens chez nous qui sont vraiment au bout du rouleau. La direction refuse de reconnaître qu'elle veut virer des gens. Mais elle bouge quand même car elle a peur d'être prise en flagrant délit de n'avoir rien fait si jamais les choses dégénèrent", juge un responsable syndicaliste. Selon une enquête menée cet été par un observatoire "du stress et de la mobilité forcée" chez France Télécom mis en place par les syndicats Sud-PTT et CFE-CGC - contestée par la direction, et donc l'accès à été interdit en interne - 66 % des salariés interrogés se considéraient en situation de stress et 15 % en situation de détresse.

Sources : AFP, Journal chrétien, Reuters

A lire également :

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13 Commentaires

  1. 1

    jppearson

    Experience personnelle.
    Les personnes qui vivent ce cauchemar (bien qu'elles soient des privilègiées par rapport aux petites sociètés privées) n'ont pas beaucoup de solutions.
    1) tentative de suicide et elle en réchappe -> grandes chances qu'elles soient prises en considérations. Le manager ira faire un stage de gestion humaine
    2) Le suicide réussit, l'entreprise essaie de minimiser ses responsabilités, le manageur sera invité à aller suivre une formation de 3 ou 4 jours sur la gestion de ce type d'évenement.
    3) L'employé est malade pour cause de dépression nerveuse et essaie de faire reconnaitre ses droits suite à la dépression. il a peut de chance de réussite, mais sera broyé par la suite.Le manageur ira toujours faire sont stage de 3 ou 4 jours de gestion humaine
    4) L'employé est malade pour cause de dépression nerveuse, reprend le travail par la suite et sera toujours harcelé par son manager qui se croit tout puissant.

    Rien de bien réjouissant.

  2. 2

    jppearson

    Experience personnelle.
    Les personnes qui vivent ce cauchemar (bien qu'elles soient des privilègiées par rapport aux petites sociètés privées) n'ont pas beaucoup de solutions.
    1) tentative de suicide et elle en réchappe -> grandes chances qu'elles soient prises en considérations. Le manager ira faire un stage de gestion humaine
    2) Le suicide réussit, l'entreprise essaie de minimiser ses responsabilités, le manageur sera invité à aller suivre une formation de 3 ou 4 jours sur la gestion de ce type d'évenement.
    3) L'employé est malade pour cause de dépression nerveuse et essaie de faire reconnaitre ses droits suite à la dépression. il a peut de chance de réussite, mais sera broyé par la suite.Le manageur ira toujours faire sont stage de 3 ou 4 jours de gestion humaine
    4) L'employé est malade pour cause de dépression nerveuse, reprend le travail par la suite et sera toujours harcelé par son manager qui se croit tout puissant.

    Rien de bien réjouissant.

  3. 3

    Elisabeth

    Le pb à France telecom , c'est que l'on detruit avant tout l'estime de soi

    Même si elle en rechappe, la personne considerera toujours qu'elle est nulle, car on n'arrete pas de le lui dire. Elle en devient désormais intimement persuadée.

    Avant on détruisait la fonction, desormais on detruit la personne.

  4. 4

    Elisabeth

    Après le suicide d’un salarié de France Télécom d’Amboise
    par SUD PTT 36-37, suivi réaction CGT 37
    samedi 23 février 2008



    Lors du CHSCT extraordinaire réuni le jeudi 21 février suite au suicide de notre collègue dans le central d’Amboise la direction de l’Unité d’Intervention Centre a accepté qu’une expertise externe soit diligentée pour éclaircir les causes de cet acte dramatique. Si nous nous satisfaisons de cette position de la direction, comme de la possibilité pour la veuve et les collègues de contacter une cellule de soutien psychologique, nous ne pouvons que déplorer la tentative de l’entreprise d’échapper aux responsabilités qui sont les siennes.

    En effet sans notre intervention l’inspection du travail de Tours n’aurait pas été présente à ce CHSCT extraordinaire puisque non prévenue par la direction de France Telecom. France Telecom n’avait d’ailleurs pas l’intention de faire une déclaration d’accident de travail. La présence de l’inspecteur du travail au CHSCT a permis que la direction entende raison et accepte de se soumettre à la loi.

    Il est par ailleurs choquant d’entendre le Directeur Régional affirmer devant les cameras que notre collègue n’avait aucun problème alors que la direction elle-même reconnaît qu’il en avait bien. Ses problèmes personnels étaient bien connus par son environnement professionnel. Alors que sa situation nécessitait une surveillance particulière, sa dernière visite auprès du service de santé au travail remonte à 2006 ! C’est inacceptable.

    Il apparaît clairement que la direction de France Telecom ne prend pas les mesures nécessaires à la prévention des risques psychosociaux comme l’exige pourtant l’article 230-2 du code du travail qui définit une obligation générale de sécurité qui incombe au chef d’établissement. Cela est vrai sur l’ensemble des unités de la Direction Territoriale Nord Ouest Centre (qui couvre la Normandie et le Centre Val de Loire) dans le domaine technique comme dans le domaine commercial.

    Les différentes organisations syndicales ont déjà alerté à plusieurs reprises la direction au sujet du mal être au travail de nombreux collègues sans qu’aucune mesure particulière ne soit prise. Récemment une collègue de Tours (domaine commercial) a pourtant été évacuée en urgence de son lieu de travail, un collègue de Tours et un autre d’Alençon (domaine technique) ont du entreprendre une grève de la faim pour se faire entendre. Face à cela l’attitude de la ligne managériale n’a pas varié d’un pouce. Trop de nos collègues sont dans la souffrance, beaucoup sont sous traitement pour pouvoir se maintenir au travail.

    La direction doit enfin prendre ses responsabilités avant que d’autres drames ne se produisent.


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    SOUFFRANCE AU TRAVAIL : L’IRREPARABLE S’EST PRODUIT FRANCE TELECOM DOIT CESSER LES PRESSIONS

    par la CGT 37

    Un collègue de l’UICVL service PABX a mis fin à ses jours dans le central d’Amboise le 19 février 2008.

    Au delà de la légitime émotion qu’un tel geste engendre chez nos collègues les plus proches mais aussi sur l’ensemble de la profession, cet acte est la conséquence de la politique de restructuration incessante de FT qui amène ses responsables à exercer une pression de plus en plus forte sur le personnel. La mise en bourse de FT qui fait que les actionnaires attendent toujours plus de résultats et qu’une recherche toujours plus importante de profits est exercée, n’est pas étrangère à cet événement.

    Les techniciens sont objectivés sur les montants qu’ils facturent aux clients lors de leurs interventions, ils sont classés comme l’étaient les élèves dans le monde scolaire avant 1968 afin de montrer les exemples à suivre ou ne pas suivre.

    L’acte extrêmement grave qui vient de survenir doit être l’occasion de marquer un arrêt des restructurations, des pressions sur le personnel consistant, entre autres, à menacer les techniciens d’être mutés sur une plate-forme téléphonique s’ils ne sont pas suffisamment performants. Une semaine auparavant, une grève de la faim, heureusement interrompue depuis, avait été déclenchée par un agent qui venait d’apprendre que son activité disparaissait. France Télécom doit reconnaître que la situation est devenue insupportable tant sur les centres d’appel que dans les métiers techniques !

    Il est temps que l’entreprise entende les délégués du personnel qui dénoncent depuis plusieurs mois la gestion par le stress qui engendre un mal vivre au travail !

  5. 5

    Elisabeth

    Pour rappel .... :-(

  6. 6

    Elisabeth :(

    Suicide d'un agent France Télécom: pas de lien de causalité formel (parquet)

    BESANÇON, 12 août 2009 (AFP)
    Le parquet de Besançon a jugé mercredi "impossible" d'établir un lien formel de causalité entre les problèmes professionnels et le geste d'un agent de France Télécom qui s'est suicidé dans la nuit de lundi à mardi.

    Le parquet, qui s'appuie sur une "assez longue lettre" de l'agent adressée à ses parents et découverte dans son garage par les gendarmes, a expliqué à l'AFP que dans son courrier, le jeune homme fait part de son mal-être.

    "Ce qui est récurrent, c'est un profond désarroi sentimental avec son amie qu'il avait essayée de joindre au téléphone le jour du drame", a expliqué à l'AFP Sophie Bressand, substitut du procureur. Il s'en prend également à son entreprise, se disant notamment "désemparé" et "en colère" contre son chef et ses collègues "qui ne répondent pas quand on a besoin d'eux".

    "A la lecture de ce courrier, il est impossible d'établir un lien formel de causalité entre ses problèmes professionnels et son geste fatal", a estimé la magistrate qui n'exclut cependant pas la possibilité d'ordonner une enquête sur ses conditions de travail.

    Mercredi matin, entre 120 et 150 salariés de France Télécom avaient manifesté leur émotion après le suicide de Nicolas G., un agent de 28 ans, célibataire et sans enfant, dans la nuit de lundi à mardi.

    Les salariés venus de tous les sites bisontins s'étaient réunis à l'appel de la CGT et Sud PTT devant le siège de l'entreprise tandis que le directeur territorial Est Jean-Claude Burtin s'est rendu sur place.

    Une cellule d'écoute a été mise en place pour les collègues du salarié.

    Nicolas G. exerçait comme technicien télécoms et "avait récemment été nommé sur un poste qu'il a ressenti comme très disqualifiant", a expliqué à l'AFP Jacques Trimaille, délégué Sud PTT. Il avait dû être hospitalisé et était suivi depuis.

    "C'est un problème global. Il n'y a peut-être pas qu'une seule cause, mais à 90% c'est un problème d'entreprise", a accusé le syndicaliste.

    "Depuis février 2008, c'est le 20e suicide enregistré à France Télécom par l'Observatoire du stress et de la mobilité forcée" créé par les syndicats Sud PTT et CFE-CGC, a pour sa part indiqué à l'AFP Patrick Ackermann, délégué central de la fédération Sud PTT. Il a précisé qu'il y avait eu en outre 12 tentatives depuis février 2008, mais que c'était aussi le 4e suicide depuis le 14 juillet, même si "tous ces suicides ne sont pas équivalents".

    Le 14 juillet, un salarié s'est suicidé à Marseille en mettant en cause dans une lettre son travail au sein du groupe et notamment la "surcharge de travail" et le "management par la terreur".

  7. 7

    Elisabeth

    Elle a tout dit .... :-(
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    Danièle Linhart, sociologue, directrice de recherche au CNRS et membre de l'Observatoire du stress et des mobilités forcées chez France Télécom
    "Certains ne savent littéralement plus où ils sont"
    LE MONDE | 08.09.09 | 15h02


    es salariés de France Télécom sont-ils exposés à un stress particulier, comparés à ceux d'autres entreprises privées ?


    Je crois que oui. Les fonctionnaires du temps du monopole disposaient de repères qui les aidaient à tenir : un idéal du travail qui leur permettait de transcender les tensions, car ils avaient le sentiment de contribuer à l'intérêt commun. Avec la privatisation, ils ont subi un nombre impressionnant de désapprentissages collectifs : ils ont perdu la référence au service public, certains d'entre eux ont changé plusieurs fois de métier et leur réseau professionnel s'est disloqué. Certains ne savent littéralement plus où ils sont, ce qui peut expliquer les conduites extrêmes.

    Il y a autre chose. A la direction générale de l'opérateur, il y a depuis quelques années ce credo : "Il faut secouer le cocotier !", en finir avec un supposé immobilisme.
    Derrière, il y a la croyance - commune à d'autres entreprises - que la modernité implique la mobilité, qu'un salarié qui s'est "enkysté" dans un poste, y a acquis de l'expérience, un réseau, un équilibre, en un mot qui y est bien, ne peut être efficace. La direction crée les conditions d'une mise en alerte permanente des salariés. La direction de France Télécom a poussé cette logique très loin, en créant de l'instabilité permanente, mettant ses salariés en concurrence.

    Un autre phénomène me frappe : les managers ne prétendent plus donner aux salariés tous les moyens nécessaires pour réaliser leur travail, ils comptent sur leur narcissisme.

    Si ces derniers n'atteignent pas leurs objectifs, c'est de leur faute.
    *********
    Le drame, c'est qu'alors non seulement ils sont mis sur la touche, mais en plus ils perdent l'estime d'eux-mêmes.

    **********
    Totalement vrai ...

  8. 8

    soleil Orange

    l'explication suivante me parait imparfaite:
    "Les fonctionnaires du temps du monopole disposaient de repères qui les aidaient à tenir : un idéal du travail qui leur permettait de transcender les tensions, car ils avaient le sentiment de contribuer à l'intérêt commun. Avec la privatisation, ils ont subi un nombre impressionnant de désapprentissages collectifs : ils ont perdu la référence au service public"
    1°)Penser que les salariés de FT se suicide parce qu'il ne sont plus au service du public c'est surement une raison mais c'est occulter la raison n°2).
    2°)FRANCE TELECOM pousse délibéremment ses salariés au suicide.
    Encore pour les premiers cas; on aurait pu dire "OH là là ben oui, le pauvre il était un peu fragile.. etc.."
    Mais après tous ce que les salariés ont contestés et fait:
    - mise en place de l'observatoire du stress et des mobilités.
    - BOYCOTT des observatoires internes... qui ressemblent plus à l'élection Iranienne qu'a autre
    - lettre de ceux qui sont partis et qui accusent ouvertement l'employeur.
    - témoignage de tous les collégues des disparus accusant l'employeur par se pratiques
    - toutes les publications et articles que l'on peut lire à ce sujet.
    IL arrive un moment ou continuer une telle politique ne peut avoir que les conséquences que l'on constate.
    Ce serait bien qu'un juge avec du cran s'interresse à ce problème.
    et sanctionne lourdement les responsables.
    COmme par hasard on constate des passerelles entre FT et le pouvoir.
    FT est un espèce de laboratoire, les salariés des cobayes.
    ce qui se passe est une politique agressive de harcellement à grande échelle.
    Tout cela est fait en toute connaissance de cause pour certains.
    Peut être un jour les gens diront " ben on ne savait pas..."
    après soleil vert, voici soleil Orange.
    ou comment broyer les consciences les volontés et les humains.
    après avoir expliqué que "ce n'est plus des usagers mais des clients"
    qu'"il faut pomper le plus de fric possible aux client"
    la hierarchie commence à dire sans complexe qu"ici ce n'est pas l'extérieur ce n'est pas la démocratie".
    UN bon petit modèle bien efficace.
    UNE version monde du travail de la BETE IMM_ORANGE.
    "Depuis février 2008, c'est le 20e suicide enregistré à France Télécom par l'Observatoire du stress et de la mobilité forcée"
    Ca fait 1 par mois depuis 1 an ... pas mal.
    Qui va être assez courrageux pour arrêter cette bête ???

  9. 9

    Elisabeth

    merci de votre commentaire, n'hesitez surtout pas à vous exprimer

    De tout coeur avec vous et parmi vous

    Elisabeth STUDER

  10. 10

    Elisabeth

    Petit rappel :
    ----------------
    France Télécom: le site de l'observatoire du stress "censuré", selon les syndicats

    25/06/2007 , vous avez bien lu 2007 !


    PARIS (AFP) - Le site internet de l'observatoire du stress de France Télécom, créé par Sud-PTT et la CFE-CGC, a été "censuré" par la direction, ont indiqué lundi des responsables syndicaux, le groupe évoquant de son côté une "suspension" pour des raisons de "sécurité informatique".
    "Depuis jeudi soir, le site de l'observatoire (www.observatoiredustress.org) est censuré par la direction et les salariés n'y ont plus accès depuis leur lieu de travail", a déclaré à l'AFP Pierre Morville (CFE-CGC).

    "La direction a prétexté que le site était non-professionnel pour le censurer", a déploré de son côté Patrick Ackermann de Sud-PTT.


    France Télécom, interrogé par l'AFP, a indiqué que le site avait été "suspendu" en raison de "problèmes de sécurité informatique".

    "Il n'y a pas une volonté de couper l'accès à ce site mais les salariés ont reçu des +spams+, en fait des mails de la part des syndicats les incitant à se connecter au site, ce qui est interdit", a précisé un responsable de la direction.

    "On va tout faire pour que les salariés puissent tout de même répondre aux questions de l'observatoire quitte à leur envoyer le document individuellement", a assuré M. Morville, précisant que le site était accessible en dehors de l'entreprise.

    Le responsable syndical a par ailleurs dénoncé "la position bloquée" de la direction qui "ne donne pas l'image d'une entreprise tranquille et transparente".

    La CFE-CGC, associée à Sud-PTT, a lancé mercredi dernier un observatoire national du stress à France Télécom afin de soutenir et informer les salariés du groupe, notamment dans le cadre d'un plan de restructuration visant à supprimer 22.000 postes d'ici à 2008. Un questionnaire avait été mis en ligne afin de recueillir leurs témoignages.


    Publié le: 25/06/2007 à 18:52:10 GMT Source : AFP

    Or, le site a été bel et bien bloqué en interne, aucun salarié ne pouvant s'y connecter au bureau de 2007 .... jusqu'au debut de ce mois de septembre 2009

    après 20 suicides en moins d'un an ...

  11. 11

    telecoms

    "mal etre" dans les telecoms : rien ne justifie de voir un salarié de france telecom ou de SFR en arriver à une telle extremité !; mais qui se soucie de ceux qui contribuent au développement de france telecom ou de SFR, leurs distributeurs ?,

    ce matin, la presse relate le 23ème suicide depuis février 2008 au sein de france telecom,

    on a pu lire les memes informations au sein de, par exemple, renault ou de SFR,

    mais est ce que le terme "informations" se limite à relater le nombre de suicides ou à chercher à comprendre les raisons du mal etre de ceux qui ont été confrontés à de telles extrémités ?,

    "rien ne justifie de voir un salarié en arriver à une telle extremité",

    qu'en est il de ceux qui ont contribué et contribuent au quotidien au succès commercial de france telecom ou de SFR?,

    qui s'est soucié et qui se soucie des "distributeurs telecoms " ?,

    pas grand monde...,

    pourtant, un reseau de distribution peut generer à lui seul une grande partie des résultats de celui pour qui il travaille :

    * par exemple, en son temps, le reseau de distribution de cegetel entreprises, avant sa fusion avec neuf cegetel, générait à lui seul presque 60 % du CA "voix" et une partie tres importante au niveau de la "data",

    ce n'est pas "rien" et cela meriterait, sans doute, qu'on porte un interet serieux et reconnaissant à tous ceux laissés eux aussi dans l'ombre, les distributeurs telecoms ?...

    la suite sur le blog telecoms :

    http://telecoms.zeblog.com/417781-mal-etre-dans-les-telecoms-rien-ne-justifie-de-voir-un-salarie-de-france-telecom-ou-de-sfr-en-arriver-a-une-telle-extremite-mais-qui-se-soucie-de-ceux-qui-contribuent-au-developpement-de-france-telecom-ou-de-sfr-leurs-distributeurs/

  12. 12

    Elisabeth

    A lire sur le sujet

    La ligue des Droits de l’Homme se mobilise pour SFR ... après une tentative de suicide

    Le texte avait ete envoyée , à la presse , qui n'avait pas ou peu réagi
    les operateurs telecoms sont les 1ers clients pourvoyeurs de manne publicitaire

  13. 13

    Elisabeth

    Vendredi 17 avril 2009, 12h25
    Après avoir racheté Neuf Cegetel, SFR s'est mis en tête de revoir sa stratégie .
    Il y a quelque temps déjà, l'opérateur a également remis son budget médias en compétition. Cinq agences auraient répondu à l'appel d'offres, à savoir Carat (Aegis), qui détenait jusqu'à maintenant le budget, Mindshare et Mediacom (GroupM), Zénith Optimédia (Publicis), ainsi que OMD (Omnicom). A la clé, un budget très important car SFR aurait investi 352 millions d'euros dans la publicité en 2008 selon TNS Media Intelligence.

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