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France Telecom : la médecine du travail est inquiète

FtmachinebroyerSi Renault a récemment mis en oeuvre un plan de soutien pour faire face à la vague de suicides qui affecte le Technocentre de Guyancourt, des médecins du travail s'inquiètent du "mal-être" existant dans les sites France Télécom de Rhône-Alpes et Auvergne.

Certes, fort heureusement, il ne s'agit pas aujourd'hui de suicides, en ce qui concerne l'opérateur télécoms (encore que cela reste tout de même à vérifier si l'on en croit quelques remontées syndicales) ... mais un livre publié en 2004, intitulé “La machine à broyer” faisait d'ores et déjà état de conditions de travail mettant en péril l'intégrité mentale des salariés du groupe.

Depuis lors, Didier Lombard a annoncé la suppression de 22 000 postes pour 2008. Quelques personnels d'encadrement pourraient être se révélés être quelques peu zélés pour “réussir” leurs propres objectifs personnels qui leur ont été attribués, lesquels pourraient fort bien consister à “obtenir” une réduction des effectifs de leur service.

Dans leur rapport annuel sur la santé au travail, présenté en mars au comité d'établissement de la direction régionale centre-est de France Télécom, des médecins du travail s'inquiètent du "mal-être" existant dans les sites France Télécom de Rhône-Alpes et Auvergne, où s'accroissent le "stress, le désarroi, les troubles anxio-dépressifs".

"Nous tenions à alerter sur la gravité d'une situation qui nous inquiète", écrivent les médecins dans le document.

"Le stress, le désarroi, les troubles anxio-dépressifs liés aux transformations du travail ne cessent de s'accroître chez le personnel", détaillent-ils, en évoquant des salariés qui "ont de plus en plus de mal à se reconnaître dans ce qu'ils font". Ce qui peut laisser sous-entendre que leur travail peut parfois ne pas être en rapport avec leur poste ou qualification – situation somme toute dégradante - , ou qu'au contraire la notion de ressources humaines ne prévaut encore plus en terme de “ressources” que de “personnes humaines”, que quelques mises au placard ne sont pas à écarter, et que les valeurs éthiques et morales de l'entreprise pourraient sembler bien lointaines pour certains.

Les médecins citent notamment dans leur rapport une salariée qui, devant l'aggravation de son état de santé, a préféré demander sa retraite anticipée... situation qui risque d'autant plus de se renouveller que l'objectif des “managers” est d'apporter leur ”contribution” à l'objectif global de l'entreprise qui est notamment de supprimer 22 000 emplois, ne l'oublions pas.

"Les situations de stress sont constantes, l'exigence de productivité et de performance entraîne des efforts constants pour rester dans la course", écrit-elle, en évoquant ses "migraines ajoutées à différents troubles physiologiques, dont des insomnies".

Mardi, une soixantaine de salariés se sont réunis à Lyon, une trentaine à Grenoble, une vingtaine à Vichy (Allier) -où un site doit fermer prochainement- et enfin à Clermont-Ferrand, à l'appel d'une intersyndicale CGT-FO-CFDT-Sud pour dénoncer cette situation. Dans un tract, ils ont estimé que la suppression de 22.000 emplois d'ici 2008 au niveau national et la fermeture des petits sites détérioraient "les conditions de vie du personnel et la qualité du service rendue à la population".

Interrogée par l'AFP, la direction régionale de France Télécom a souligné que ces questions ne constituaient pas "un sujet tabou" au sein de l'entreprise.

"Nous mettons en place depuis longtemps des formations de gestion du stress et d'accompagnement des changements opérés dans l'entreprise, tant au niveau de la réorganisation que de l'évolution des métiers", a affirmé une porte-parole de la direction lyonnaise de France Télécom.

Par ailleurs, un groupe de travail, auquel participeront un membre du comité d'entreprise, un médecin du travail, une personne de la Direction des ressources humaines et un manageur, chargé de ces questions sera mis en en place début avril, a-t-on appris de même source.

En vue de lutter contre la vague de suicides qui affecte son site de Guyancourt, dédié à la conception des véhicules le constructeur Renault vient d’annoncer récemment un "plan de soutien aux équipes des ingéniéries"  et du Technocentre, endeuillé par trois suicides en quatre mois, lequel comporte des mesures pour améliorer les conditions de vie au travail et mieux planifier la charge.
Mais si l’on tient compte de l’aspect juridique, Renault ne ferait que se conformer ainsi aux obligations légales dont le non-respect pourrait lui être reproché.

Alors que « les risques professionnels font peser sur les salariés la menace d'une altération de leur santé qui peut se traduire par une maladie ou un accident », la loi précise en effet qu’’il appartient à l'employeur de supprimer ou de réduire ces risques afin d'assurer la sécurité des salariés et de protéger leur santé physique et mentale ». Pour ce faire, il doit prendre les mesures appropriées et les mettre en œuvre conformément aux principes généraux de prévention énumérés par le Code du travail.

Sources : AFP, Reuters, Ministère de l’Emploi

A lire également :

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Commentaires

Elisabeth

28 mar 2007 00:08:22

Les plans sociaux, mauvais pour la santé

[9 mars 2007 - 17:10]

Alcatel-Lucent, Airbus, PSA… Les plans sociaux annoncés lors de ces dernières semaines n’inquiètent pas que les salariés. Ils préoccupent aussi les spécialistes de la santé publique. Car l’impact sur la santé des restructurations et autres licenciements est aujourd’hui démontré.

Tout comme celui du chômage, d’ailleurs. En 1997, une enquête menée en Suisse a montré que les sans-emploi étaient hospitalisés 3 fois plus souvent que la moyenne de la population. Plus près de nous en 2006, des Britanniques ont établi que la perte d’un emploi en fin de carrière doublait le risque d’infarctus du myocarde ou d’accident vasculaire cérébral (AVC). Les femmes enfin, verraient également leur risque de maladie cardiovasculaire particulièrement augmenté.

En France, le Dr Jean-Pierre Ferley s’est penché sur les conséquences des mutations professionnelles. Il a étudié pour cela, le cas de salariés de Renault Véhicules Industriels et de France Telecom. « Ces conséquences sont principalement d’ordre psychologique, directement liées au vécu de chacun » explique cet épidémiologiste. Il a également observé des « troubles du sommeil » et une augmentation de la consommation de médicaments.

« Il y a toujours un noyau dur de personnes qui souffrent particulièrement », poursuit-il. Les conséquences dépendent de l’âge, de l’ancienneté dans le poste ou dans l’entreprise, du cursus antérieur, du profil du nouveau poste -lorsqu’il y en a un- et des compensations familiales. Mais aussi bien sûr, de la situation au foyer.



Depeche du Midi

28 mar 2007 11:53:09

Article paru le 28/03/2007


SERVICES PUBLICS. LA CGT, LA CFDT, FO ET SUD DÉNONCENT « UN MONOPOLY EFFROYABLE » DE LA PART DE LA DIRECTION DE L'ENTREPRISE.

France-Télécom : menaces à Decazeville et Villefranche

Même s'il s'en parle moins, alors qu'il s'agit pourtant d'une entreprise de service au public, la situation n'est pas brillante au sein de France-Télécom. La preuve en est le préavis de grève déposé au plan national pour la journée de ce jeudi 29 mars. Une manifestation qui, dans la région, devrait rassembler au moins 800 personnes devant le siège de la direction territoriale sud (treize départements de Midi-Pyrénées et de Languedoc-Roussillon) à Blagnac (31).

Une mobilisation espérée par les représentants des quatre organisations syndicales (CGT, CFDT, FO et Sud) qui appellent, de façon unitaire, à ce mouvement. « La situation n'est plus tenable », affirme, en substance, Gérard Andrieu (CGT) au nom de l'intersyndicale aveyronnaise. À l'en croire, la direction de l'entreprise de télécommunications se livre à « un effroyable jeu de Monopoly » qui détruit les emplois.

« Tout cela au nom de la rentabilité », assure Gérard Andrieu en détaillant : « Pour l'année 2006, les actionnaires ont perçu 3,2 milliards d'euros de dividendes ; les banques ont reçu 3 milliards d'euros ; et la participation des salariés, elle, se situe à 346 millions d'euros ».

De bons résultats, surtout pour les actionnaires, obtenus grâce à la « restructuration de toutes les unités » de France-Télécom qui, poursuit le CGTiste, « récupère sur la masse salariale » en créant des plateaux techniques « d'au moins cent personnes ».

Mais, ajoute Gérard Andrieu, des départements ruraux comme l'Aveyron ne sont pas inscrits dans une telle logique. « Ce qui veut dire qu'une agence comme Decazeville va fermer d'ici la fin du mois ; cela a déjà été annoncé. Et il pèse des menaces très lourdes sur celle de Villefranche », annonce-t-il.


rassemblement salariés TOULOUSE

29 mar 2007 14:50:01

BLAGNAC (HauteGaronne), 29 mars 2007 (AFP) - 13h07
Rassemblement de salariés d'Orange en grève dans la banlieue de Toulouse

Plusieurs centaines de salariés d'Orange en Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées se sont rassemblés jeudi devant leur siège régional à Blagnac près de Toulouse pour dénoncer les projets de réorganisation de leur direction, a-t-on appris de source syndicale. A l'appel d'une intersyndicale Sud-CGT-FO-CFDT, les salariés refusent la fermeture de sites comme Saint-Gaudens (Haute-Garonne), Alès (Gard) ou Castres (Tarn), qui obligerait une centaine de personnes à aller travailler loin de chez elles, a expliqué à l'AFP Gilles Da-Ré, du syndicat Sud. "Etre obligé d'aller travailler à 100 ou 200 km c'est la première étape, la suivante est le licenciement", a-t-il expliqué.

Il a également évoqué le risque de changement de statut de 350 à 450 salariés chargés des raccordements des abonnés. Plus généralement, les grévistes, qui ont occupé les locaux du comité d'entreprise en milieu de journée, dénoncent "le désengagement du principal opérateur (en téléphonie) dans les villes moyennes, déjà fortement touchées par les fermetures d'entreprises, alors qu'il a dégagé 9,8 milliards d'euros de bénéfice sur les deux dernières années".


Elisabeth

29 mar 2007 14:51:28

Près de 1000 personnes selon la CGT


Elisabeth

30 mar 2007 01:12:54

+ d'infos

http://les30decastres.skyblog.com/


Censure

26 juin 2007 17:52:24

25/06/07 19h52 GMT+1


France Télécom: le site de l'observatoire du stress "censuré", selon les syndicats

Le site internet de l'observatoire du stress de France Télécom, créé par Sud-PTT et la CFE-CGC, a été "censuré" par la direction, ont indiqué lundi des responsables syndicaux, le groupe évoquant de son côté une "suspension" pour des raisons de "sécurité informatique".

"Depuis jeudi soir, le site de l'observatoire (www.observatoiredustress.org) est censuré par la direction et les salariés n'y ont plus accès depuis leur lieu de travail", a déclaré à l'AFP Pierre Morville (CFE-CGC).

"La direction a prétexté que le site était non-professionnel pour le censurer", a déploré de son côté Patrick Ackermann de Sud-PTT.

France Télécom, interrogé par l'AFP, a indiqué que le site avait été "suspendu" en raison de "problèmes de sécurité informatique".

"Il n'y a pas une volonté de couper l'accès à ce site mais les salariés ont reçu des +spams+, en fait des mails de la part des syndicats les incitant à se connecter au site, ce qui est interdit", a précisé un responsable de la direction.

"On va tout faire pour que les salariés puissent tout de même répondre aux questions de l'observatoire quitte à leur envoyer le document individuellement", a assuré M. Morville, précisant que le site était accessible en dehors de l'entreprise.

Le responsable syndical a par ailleurs dénoncé "la position bloquée" de la direction qui "ne donne pas l'image d'une entreprise tranquille et transparente".

La CFE-CGC, associée à Sud-PTT, a lancé mercredi dernier un observatoire national du stress à France Télécom afin de soutenir et informer les salariés du groupe, notamment dans le cadre d'un plan de restructuration visant à supprimer 22.000 postes d'ici à 2008. Un questionnaire avait été mis en ligne afin de recueillir leurs témoignages.


Elisabeth

26 juin 2007 18:02:56

Mieux , la depeche AFP a été retirée de la Depeche du Midi ...


Elisabeth

26 juin 2007 18:06:00

J'ai pu joindre Pierre Morville

sur 1000 reponses, 15 % des personnes signalent être en situation de détresse


Discipline

11 avr 2008 21:51:38

Répression anti-syndicale à France Télécom Orange

Un militant de Poitiers sanctionné
France Télécom, en dépit de bénéfices énormes, continue encore et toujours sa politique destructrice d’emplois - 22 000 emplois supprimés en trois ans !

Elle a décidé de s’attaquer durement aux militants qui s’opposent à cette politique.

4 délégués syndicaux de SUD dont un militant de Poitiers sont traînés en conseil de discipline pour une action de solidarité avec les agents du site d’Alès supprimé.

6 mois sans salaire
Alors que depuis plusieurs mois les collègues d’Alès se battaient pour le maintien de leur emploi à l’agence France Télécom Orange d’Alès, un rassemblement a été organisé le 12 novembre dernier, jour où les collègues devaient prendre leur poste sur Nîmes (mutations autoritaires).

Une réunion d’environ 80 personnes s’est tenue dans l’agence dont les grilles avaient été fermées à l’initiative de la direction.

France Telecom a choisi arbitrairement 4 militants au motif d’ « entrave à la liberté du travail » sic - on croit rêver !

L’objectif de la direction est de réprimer sévèrement toute lutte et tout mouvement de contestation.
Elle demandera le 14 avril lors du conseil de discipline 6 mois de mise à pied - c’est-à-dire 6 mois sans salaire.

Criminalisation du mouvement social
Tout est mis en oeuvre pour museler les syndicalistes, les salariés et les citoyens qui tentent, par leur activité militante, d’enrayer les effets dramatiques de ces mesures de casse sociale :
Retraites au rabais en 2003, 2008, ... salaires au plus bas, CPE/CNE en 2006, suppression d’un poste de fonctionnaires sur deux, délocalisation et fermeture de sites .... : cette liste est trop longue !

Les militants syndicaux, salariés et citoyens qui osent dire NON et RESISTER deviennent les cibles d’une répression qui prend de multiples formes : actes d’intimidation, procédures disciplinaires, harcèlement, mise a pied, licenciement....
Mais aussi incarcérations, poursuites pénales.


Elisabeth

22 juil 2008 21:45:02

Pour rappel ....


6 suicides/2 mois

22 juil 2008 21:48:22

France Télécom: 6 suicides de salariés depuis mai, selon un syndicat


PARIS (AFP) — Six salariés de France Télécom se sont suicidés depuis le mois de mai en France, dont le dernier le 2 juillet dans l'Aube, a affirmé lundi soir la Fédération des salariés du secteur des activités postales et de télécommunication CGT.

La direction de France Télécom a confirmé à l'AFP le suicide d'un salarié dans l'Aube, "pas sur le lieu de travail", précisant avoir présenté ses condoléances à la famille et préférant rester "en retrait" dans ce genre de drame.

Elle n'a pas pu confirmer immédiatement lundi le nombre total de suicides depuis mai, mais estime qu'il s'agit "en général de cas indépendants, avec des causes assez multiples".

La direction précise avoir mis en place un dispositif d'écoute pour les collègues du salarié, et avoir proposé à la famille, "si elle le souhaite", "un dispositif d'aide" et l'intervention d'un expert indépendant pour tenter de déterminer les causes du geste.

Au total, 13 suicides ont eu lieu entre janvier 2007 et juillet 2008, compte de son côté la Fapt CGT de Haute-Savoie, dans un communiqué.

Le syndicat déplore 7 suicides depuis le début de l'année: le 19 février en Indre-et-Loire, le 17 mai dans le Bas-Rhin, les 19 et 30 mai dans l'Eure, le 24 mai en Meurthe-et-Moselle, le 29 mai en Vendée, et le 2 juillet dans l'Aube.

Un plan de restructuration prévoit 22.000 "départs volontaires" à France Télécom entre 2006 et 2008 et 6.000 embauches sur la même période. La direction avait indiqué en février que 5.600 salariés avaient quitté l'entreprise en France en 2007, portant à 16.400 le nombre de départs depuis 2006.

"Rien ne prouve que la politique de rentabilité de France Télécom: suppressions d'emplois, restructurations, mobilité fonctionnelle et géographique, méthodes de management, harcèlements, mises au placard, dégradations des conditions de travail, ne soit pas déclencheur de ces actes désespérés", juge la CGT de Haute-Savoie.

Au niveau national, la CGT, ainsi que les autres organisations syndicales de France Télécom (CFDT, CGC, FO, Sud), ont demandé le 30 juin la tenue en septembre d'un Comité national santé hygiène sécurité conditions de travail (CNSHSCT) consacré aux risques psychosociaux (stress, dépression, etc).

Pour eux, ces suicides, dont certains se sont produits "sur le lieu de travail", "sont au moins partiellement, la conséquence des restructurations incessantes, des pressions incessantes et insupportables de la direction sur les personnels", selon leur déclaration commune.


FT Bethune

22 juil 2008 21:51:10

Téléconseillers appellent clients élus
samedi 05.07.2008, 04:57 - La Voix du Nord


Fermer les services les uns après les autres, puis le site faute de personnel. Ce serait l'objectif de la direction de France Télécom d'après les commerciaux de la rue Chappe.
19 ont été mutés à Lens au premier trimestre. Les 24 de l'agence vente service (AVS, le 10 14) espèrent échapper à ce même sort. À leur chevet, ils ont mobilisé toutes les équipes syndicales : CGT, CFDT, CFTC, SUD, CGC, FO.
Réunis jeudi soir rue Chappe, l'intersyndicale a élaboré un protocole de soins.
« Les collectivités territoriales et les entreprises parlent Agenda 21 et développement durable.
France Télécom communique sur l'environnement et va mettre sur les routes des centaines de salariés », attaque Henri-Claude Honnart, représentant de SUD PTT au comité d'entreprise.
Pour « les entasser au sous-sol d'un bâtiment lensois trop petit pour devenir une plate-forme », précise Hugues Rosé, de FO. Hochement de tête de Jeanne-Marie Laridan, employée à Orange Lens, élue au CE et au comité d'hygiène, de sécurité et de conditions de travail (CHSCT). Plus tard, elle évoquera les suicides. Celui d'un employé de Troyes cette semaine.
« Il y en a à chaque transfert. » « France Télécom joue sur nos vies, on va jouer sur leur chiffre d'affaire », crache Henri-Claude Honnart.
L'idée : toucher le client qui se cache derrière chaque élu.
Informer pour « qu'à chaque appel d'offre, ils (les élus) se souviennent des mensonges de l'opérateur historique. » L'environnement n'est pas le seul argument censé rallier les élus au combat.
L'aménagement du territoire est une autre des causes brandies par les syndicalistes.
« Les petites villes ont aussi droit à des services publics » argumente Hugues Rosé, reprenant le sacro saint slogan : « la proximité c'est la qualité ». De la proximité, les salariés de l'agence vente service vont en faire. De mairie à mairie plus exactement. Leur mission : convaincre un maximum d'élus locaux de les soutenir en ensevelissant la direction de France Télécom sous les lettres.

Et le plus optimiste, Henri-Claude Honnart d'envisager « Si les maires nous appuient pour qu'on garde le site, on gagnera.
Et on sera doublement gagnant car des Béthunois employés à Lens pourraient demander leur mutation. »
D'abord, le CHSCT et le CE devront rendre leur avis sur la réorganisation. Ce sera alors à la direction de les suivre ou d'engager sa responsabilité. •


bionet

12 août 2008 10:57:07

Les grosses boîtes sont dans la tourmente, si c'est ça le scoop, alors vous avez manqué un morceau du film des 30 dernières années.


Elisabeth

12 août 2008 21:52:59

ce n'est pas un scoop, mais du vécu .... :-(

mais visblement , vous y êtes habitués, alors que les "grosses boites" continuent , si cela ne vous dérange pas plus !


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