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AZF : TOTAL ou SNPE ?

55680Alors que la catastrophe d'AZF s'est produite il y a maintenant presque 5 ans, l'énigme demeure, n'en déplaise aux experts, parfois un peu prompts à entériner les dossiers. Si ces derniers avaient récemment conclu que l'explosion du 21 septembre 2001 était consécutive à un accident chimique, le débat semble relancé.

Ainsi si la justice a pu la semaine dernière mettre fin à la procédure concernant l'employé du site Total Grande Paroisse, suspecté d'avoir été à l'origine du mélange fatidique, l'article paru dans Valeurs Actuelles à la même date pourrait éclairer l'affaire d'un nouveau jour. Les faits constatés sur le site de l'usine de la SNPE, voisine d'AZF et directement liée à la "grande muette" pourraient en effet avoir eu une incidence majeure sur les évènements.

I - Brulures et odeurs suspectes

Selon l'article paru la semaine dernière dans Valeurs Actuelles, l’explosion du 21 septembre 2001 aurait pu être provoquée par un gaz aux effets dévastateurs. Trois mois avant les conclusions définitives des experts judiciaires, rendues le 11 mai au juge Perriquet, Valeurs Actuelles évoquait de nombreux témoignages faisant état, sous le vent de l’usine voisine d’AZF, d’odeurs d’ammoniaque et de « poisson pourri », particulièrement fortes et inhabituelles. Un nombre significatif de victimes ont subi par ailleurs des brûlures et des lésions cutanées suspectes. L’une d’elles, qui se trouvait sous le vent de la zone sud de la SNPE, présentait même, selon le médecin légiste, les "caractéristiques d’un décès par asphyxie au monoxyde de carbone" .

De plus, des témoins affirment avoir observé des phénomènes lumineux comparables à des inflammations de nappes de gaz. La “piste du gaz” était alors ouverte. Ce type d’explosion dénommée unconfined vapour cloud explosion (UVCE) a des effets particulièrement dévastateurs et produit des impacts sismiques importants. Malheureusement, dans les conclusions des experts judiciaires mandatés par le prédécesseur du juge Perriquet, seul le méthane, gaz naturel plus léger que l’air, a été étudié.

L'odeur évoquée par les témoins pourrait bien être celle de l’hydrazine ou plus précisément de l’un de ses dérivés plus communément appelée UDMH, utilisée dans les missiles et les fusées pour ses qualités propulsives. Rappelons que l’UDMH est fabriquée par la SNPE, c’est même l’une de ses spécialités, le site de fabrication étant situé au sud de la SNPE, très précisément dans l’axe du hangar 221 et de la tour de prilling d’AZF.

Un document de l’Otan parle de l’UDMH en ces termes : « Odeur âcre et ammoniaquée, très inflammable, caustique et toxique, réaction spontanée au contact des substances riches en oxygène, vapeurs plus lourdes que l’air et, combinées à celui-ci, qui forment des mélanges explosifs. » Quant aux symptômes d’intoxication, ce même document précise : « Brûlures acides : yeux, membranes des muqueuses nasales et pharyngées, irritation des voies respiratoires, formation de cloques. » La victime du monoxyde de carbone était justement affectée par ces symptômes. Ce document de l’Otan précise que la distance de sécurité à faire évacuer sous le vent est de 1 000 mètres, pour les munitions. Or, l’atelier de la SNPE se trouvait à peine à 750 mètres de la “tour verte” et à 800 mètres du hangar 221, sur un axe où il n’existe aucun bâtiment pouvant faire obstacle à la propagation des vapeurs.

II - Un nouveau scénario possible

Un employé de la SNPE a récemment informé que l’atelier UDMH ne fonctionnait pas, le 21 septembre 2001, jour de la catastrophe. Une grande quantité de ce produit, destinée à la fusée Ariane 4, a été évacuée, sous contrôle de la préfecture, dans les 48 heures ayant suivi la catastrophe.
Plus préoccupant, le journaliste de Valeurs Actuelles a également découvert que le mélange nitrate d’ammonium-UDMH est la base de l’astrolite (BLU-73), selon la classification de l’armée américaine, l’explosif conventionnel le plus puissant qui soit. Ces nouveaux éléments et l'analyse des faits permettent au journaliste - après maintes et maintes recherches et validations scientifiques - d'élaborer un nouveau scénario, que je vous livre ici.

"Lors des opérations d’entretien dans l’atelier de la SNPE, de l’UDMH se répand dans une partie du pôle chimique, sur le sol et dans les égouts et forme des poches. Une première explosion - dont l’origine est toujours un mystère - se produit sur le site voisin de la SNPE. Le gaz a pu alors rencontré un poste électrique ou un point chaud, enclenchant le fameux "effet dominos" . La "flamme" de l’explosion initiale descend le cours de la fuite et atteint, quelques secondes plus tard la base de la "tour verte" d’AZF, dotée, au niveau du sol, de deux ventaux alimentant une colonne d’air ascendante.
La tour est donc une sorte d’aspirateur géant dans lequel se mélangent, ce matin du 21 septembre, l’air aspiré et l’UDMH. En montant, ce mélange va à la rencontre du nitrate fondu et chaud, sur le point d’être transformé en granulés. L’air, ensuite, est normalement évacué à l’extérieur par deux puissants ventilateurs, au sommet de la tour, mais ce jour-là il pouvait très bien contenir de l’UDMH. Cet "assemblage incompatible", air-nitrate chaud-UDMH, qui monte dans la colonne d’air, finit par détoner en provoquant le décollage du sommet de la tour. Au même instant, ce qui est évacué dans l’atmosphère par les ventilateurs réagit lui aussi et produit l’effet de flash ; autrement dit, ce même éclair dont des témoins ont cru qu’il avait frappé la tour alors qu’il a pu partir de celle-ci.

À proximité, se trouve le hangar 221 d’AZF, dont le sas ouvert, face à la SNPE, sous le vent, s’est lui aussi plus ou moins saturé de vapeurs d’UDMH, rendant très instable une partie des nitrates qui ont pu être amorcés par l’explosion de la tour. Le fait est que si les nappes d’UDMH ont réagi, le phénomène pouvait alors se propager dans une réaction en chaîne."

III - Questions en suspens

Reste tout de même beaucoup de questions en suspens, auxquelles J-Christian Tirat, en fin limier, et tous ceux et celles qui suivent sa démarche, pourront peut-être répondre un jour.

Tout d'abord, quel a été l'élément déclencheur qui a permis l'occurence du premier évènement à partir duquel les autres se sont enchaînés, et comment ces évènements se sont-ils précisément enchaînés ?

S'agit-il toujours d'un accident industriel ou militaire ? La piste de l'attentat peut-elle entièrement être écartée ? N'oublions pas que des témoins ont fait état de drones sillonnant la zone dès le début de la matinée. A noter que l'usine de la SNPE participe à l'élaboration du carburant d'Ariane, la fusée ayant pour vocation notamment de lancer des satellites militaires hautement stratégiques tels que Syracuse.

Selon les investigations des journalistes experts du dossier, les documents comptabilisant le nombre précis de personnes décédées ne sembleraient pas aussi limpides que ce qu'on voudrait nous faire croire.

En tout état de cause, pourquoi depuis ces années, les experts se sont-ils démenés pour prouver qu'une seule explosion avait eu lieu ? La "grande muette", l'Etat auraient-ils quelque chose à cacher, coûte que coûte ? Un accord aurait-il été passé avec Total en vue de "rejeter la faute" sur l'opérateur pétrolier, en vue d'offrir une version des faits plus politiquement correcte ? Les super-profits engrangés par le groupe ces temps derniers pourraient ainsi s'avérer être une véritable aubaine dans ce contexte.

En tout cas, les efforts menés pour brouiller les pistes pourraient laisser supposer qu'il s'agisse d'un secret défense, voire d'un secret d'état. Mais nous en vous reparlerons. Foi de toulousains.

A lire également :

. AZF : aux innocents les mains pleines

. AZF-Total : rejet de la demande de reconstitution

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. AZF : les experts confirment l'accident chimique

. TOTAL : entre AZF et Vénézuela

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Séisme en Guyane : quel impact pour Ariane ?

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Voici les sites qui parlent de AZF : TOTAL ou SNPE ?:

Commentaires

el gringo

24 juil. 06 02:53:38

Citation :
"vapeurs plus lourdes que l’air " ???

UDMH (Unsymetrical Dimethyl Hydrazine)
Formule : (CH3)2NNH2
Température ébullition : 64 °C
Densité gazeuse 0.795 par rapport à l'air

1) Comment se serait-il évaporé naturellement ?
2) Pourquoi ne se serait-il pas simplement diffusé dans l'atmosphere en montant au ciel car 20 % plus léger que l'air ?

L'hydrazine NH3-NH3 a une température d'ébullition de 113 °C et il est très dangeureux lui. Explosif à partir de 4% dans l'air.


Elisabeth

24 juil. 06 10:25:18

Merci,
je transmets l'info et la question à qui de droit .


el gringo

24 juil. 06 11:17:52

Prenons un cube de 100 mètres de coté soit un volume de 100 * 100 * 100 = 1.000.000 m3.
La densité de l'air est d'environ 1 kg/m3 soit 1000 tonnes d'air pour le cube. Pour le saturer à 4% (minimum) il faudrait plus de 4.4 tonnes d'hydrazine (densité gazeuse 1.10).
Difficile à faire évaporer en quelques minutes (sans vent pour éviter la dispersion) sans compter les problèmes de santé que cela aurait posé pour tout le personnel de la SNPE en premier lieu.


el gringo

24 juil. 06 11:24:32

Erratum :
C'est 44 tonnes et non 4.4 tonnes qu'il faudrait.


Elisabeth

24 juil. 06 11:42:56

Lien sur Valeurs Actuelles

http://www.valeursactuelles.com/magazine/france/


JC Tirat / Valeurs Actuelles

24 juil. 06 13:44:55

Bonjour "El Gringo",

Quand vous dites:

<< UDMH (Unsymetrical Dimethyl Hydrazine)
Formule : (CH3)2NNH2
Température ébullition : 64 °C
Densité gazeuse 0.795 par rapport à l'air >>

Vous avez parfaitement raison !

Bien que les chiffres varient beaucoup selon les sources, par exemple
pour l'INERIS,
la densité de N,N-dyméthylhydrazine (C2 Ha N2) serait de 0,786 et non
pas de 0,795 (ce qui reste plus léger que l'air)

Quand à son seuil mini d'inflammabilité dans l'air, j'ai un taux de 2,5%
et même 2% selon une source américaine.

En abordant l'UDMH dans Valeurs Actuelles, je ne rentre pas dans des
détails qui assommeraient les lecteurs,
mais je sais que les hydrazines et ses dérivés, notamment méthylés (MMH
et UDMH) sont aussi associés entre eux par SNPE Toulouse.
Un exemple: l'UDMH associée dans un rapport de 75/25 à l'hydrate
d'hydrazine (N2H4,H2O) dont la densité est de 1,032,
(donc + lourd que l'air) produit l'Ergol UH25, agent de propulsion de
nombreux lanceurs spatiaux, notamment d'Ariane IV.

A vos questions:

1) Comment se serait-il évaporé naturellement ?

Je puis répondre que c'est tout à fait possible (je le tient d'un gourou
international des hydrazines)
Normalement sous forme liquide et incolore elles s'évaporent au contact
de l'air en émettant des vapeurs et une forte odeur ammoniaquée.
Je me réfère aussi aux études sur l'aptitude à l'explosion de
l'hydrazine anhydre par SCOTT et ses collaborateurs d'une part
et celle de MEDARD d'autre part.

2) Pourquoi ne se serait-il pas simplement diffusé dans l'atmosphère en
montant au ciel car 20 % plus léger que l'air ?

Pas dans le cas d'un mélange plus lourd que l'air et nous avons de plus
pu être confronté à plusieurs fuites de natures différentes,
surtout si l'on considère une hypothèse "volontaire" mais ceci est une
toute autre histoire !

vous dites enfin:

<< L'hydrazine NH3-NH3 a une température d'ébullition de 113 °C et il
est très dangereux lui. Explosif à partir de 4% dans l'air.>>

Là encore, je suis tout à fait d'accord avec vous

Cordialement,
Pour Valeurs Actuelles
Jean-Christian Tirat


el gringo

24 juil. 06 17:22:20

Ces substances sont toutes fabriquées dans un environnement controlé (c'est à dire hors oxygène) et toujours stockées à l'abri de l'air pour éviter toute évaporation et pollution par réaction avec l'oxygène et d'autres impuretés présentes dans l'air. Ces produits sont très facilement détruits par l'oxygène de l'air.
J'imagine mal comment une très grande quantité de ces produits serait relaché dans l'atmosphère en très peu de temps sans mettre en DANGER DE MORT le personnel de la SNPE et les personnes autour de l'usine. On parle de plusieurs tonnes (voire dizaine de tonnes) relachées en quelques minutes et de concentration de plusieurs pourcents de l'atmosphère pour arriver à un mélange explosif.


JC Tirat / Valeurs Actuelles

25 juil. 06 00:14:24

Cher Monsieur Gringo,

Etant submergé de travail, je vous ai répondu hâtivement ce matin, et de façon parcellaire.
Je continuerais ainsi car la pression ne diminue pas.
Cependant voici quelques réflexions complémentaires:

La masse moléculaire de la dimétylhydrazine dissymétique (CH3)2=N=NH2 , avec C=12, H=1, N=14 est de 2(12+3)+14+14+2 = 60.
La masse moléculaire fictive de l'air, mélange d'azote N2 (28) et d'oxygène O2 (32), est d'environ 29.
La densité de l'UDMH à l'état gazeux, par rapport à l'air est donc de 60/29.
Pour un gaz censé selon vous être plus léger que l'air, on devrait faire mieux!

Par ailleurs la formule de l'hydrazine que vous proposez: “NH3-NH3” n’est pas correcte;
je vous suggére plutôt “NH2=NH2”.
Je vous avais pourtant “tendu une perche” ce matin.

Cordialement
Jean-Christian Tirat


el gringo

25 juil. 06 01:44:23

Bonsoir,

je reconnais mon erreur de cette matin en ayant confondu la densité à l'état liquide à la densité à l'état gazeux.

Mais beaucoup de questions sont apparus dans mes investigations.

Concernant l'évaporation, l'évaporation naturel est exclue car ces produits sont liquides à température ambiante et la pression de vapeur saturante très faible. De plus, ces produits sont fabriqués et conservés à l'abri de l'air pour ne pas être altérés.
http://www.chemicalland21.com/industrialchem/organic/n,n-DIMETHYL%20HYDRAZINE.htm

Comment expliquer une forte concentration (2 à 4%) de ce produit (UD25, hydrazine ou UDMH) dans un volume même restreint à 800 mètres de la source présumée ? Cela représente des centaines de kilogrammes voire des tonnes de produits évaporés dans un laps de temps très court dans une atmosphère quasiment sans vent pour éviter la dispersion ?
Comment expliquer une telle évaporation en quelques minutes même en chauffant ces produits ?
Comment expliquer que cette concentration ne se soit pas en partie diluée entre l'usine SNPE et l'usine AZF simplement par diffusion comme tout gaz ?

A un tel taux de concentration, toute personne respirant ce mélange serait morte ou très gravement intoxiqués.
Le seuil de sensibilité de l'hydrazine pour l'homme est de 3.7 ppm (partie par million) et les problèmes de santé interviennent à quelques dizaines de ppm. Au dela de quelques centaines de ppm, la mort peut intervenir très rapidement (voir étude sur les rats exposés à l'hydrazine de l'ineris).
http://www.ineris.fr/index.php?module=doc&action=getFile&id=1911
L'UDMH n'est pas plus recommandable, voir les études américaines.
http://www.atsdr.cdc.gov/toxprofiles/tp100-c2.pdf

Pour qu'il y ait explosion, on parle de concentration de plusieurs pourcents (1% = 0.01) et non en parties par millions (1 ppm = 0.000001) pour donner un ordre de gandeur des différences de concentration en jeu.

Comment se fait-il qu'une telle concentration de produit n'ait tuée personne à la SNPE ou à AZF et que personne n'ait été gravement intoxiqué par la suite dans toute la ville de Toulouse ?

Cordialement


Grésillaud

25 juil. 06 14:42:37

Vous êtes très courageux M. Tirat dans la soutenance de cette thèse chimique bien vaseuse sur le plan géographique et topologique... j'espère que vos conseillers vont tenir le choc jusqu'au bout ! Sinon VA devra encore se coltiner un procès à cause de vous avec la SNPE et cette fois-ci la SNPE aura plus d'arguments sur une telle piste scientifique ! J'espère que les "conditionnels" ont été suffisamment placés dans votre article.


Elisabeth

26 juil. 06 22:56:11

@Gresillaud, sur "VA devra encore se coltiner un procès à cause de vous avec la SNPE et cette fois-ci la SNPE aura plus d'arguments sur une telle piste scientifique ! J'espère que les "conditionnels" ont été suffisamment placés dans votre article."

il semble, aux dires de JC TIRAT que VA serait au contraire "ravi" de pouvoir argumenter devant le juge avec 10 fois + d'éléments que ceux formulés ici, données et témoignages étant déjà recueillis.


Gresillaud

28 juil. 06 10:40:14

Vous allez constater petit à petit que cette thèse des gaz UDMH qui pourrait être très pratique pour la compagnie Total va n'être qu'un ballon d'essai de VA. Les arguments de M. Tirat, étant issus directement du dossier du juge, le juge et M. Tirat n'ayant que peu de compétence pour pouvoir bien argumenter tout cela... je vous suggèrerait de ne pas trop espérer.
Total a deux thèses en cours pour éviter de continuer à être trop laxiste sur les fumisteries chimiques des experts officiels : cette piste des gaz et les attentats. Chacune des deux bloquent sur certaines pièces très solides du dossier judiciaire. Bien sûr on peut, tout comme les auteurs de la thèse du DCCNa, obtenir des relais médiatiques solide pour taire l'existence de ces pièces dont certaines sont dans le domaine publique... mais tout ceci est depuis longtemps "extériorisé" et heureusement. A terme, ces pistes s'effondreront scientifiquement tout comme celles de l'arc électrique.
Début Octobre 2001, le programme du salon de l'aérospatiale de Toulouse parlait bien d'un sujet qui allait être grandement abordé : les SPS. Renseignez-vous la dessus et méditez tout ce qui était prévu dans ces quelques journées du 20 Septembre au 10 Octobre 2001 à Toulouse.
M. Fabius n'est pas tombé du ciel Toulousain par hasard ce jour du 21-9-2001 !


28 juil. 06 12:24:12

"Les arguments de M. Tirat, étant issus directement du dossier du juge, " : ce type de commentaires pourrait etre attaquable en diffamation


Elisabeth

28 juil. 06 17:57:06

Et les propos de Mr Gresillaud devraient tres certainement faire régir JC TIRAT


JC Tirat

28 juil. 06 19:11:28

Monsieur Grésillaud a dit:
"les arguments de monsieur Tirat étant issus directement du dossier du juge"
Ce juge que monsieur Grésillaud accuse sur un autre forum d'organiser des fuites de son dossier d'instruction.

Ces accusations sont très graves et si j'étais à la place de monsieur Perriquet je "battrais" le monsieur qui lui tend le bâton pour le faire !

Par ailleurs, je signale la parution ce matin 28 juillet 2006, d'un article d'une page dans Valeurs Actuelles sur l'affaire AZF.

JC Tirat
Correspondant Valeurs Actuelles


SNPE BERGERAC

2 août 06 23:45:16

Explosion et incendie dans un atelier de la SNPE à Bergerac: trois ouvriers choqués

BERGERAC - jeudi 15 juin 2006 à 19h04

Une explosion et un incendie se sont produits jeudi après-midi vers 14h dans un atelier de la Société nationale des poudres et explosifs (SNPE) de Bergerac (Dordogne), a-t-on appris auprès de la direction de la SNPE. Le sinistre a fait de gros dégâts, mais pas de victimes.

Ces incidents se sont déroulés dans un atelier où travaillaient trois employés manipulant de la nitrocellulose, précisait-on de même source. L'incendie a été rapidement circonscrit, mais les dégâts provoqués par l'explosion sont importants.

Les trois ouvriers ont été choqués, mais ont pu regagner leur domicile après avoir subi un examen médical, selon la direction de la SNPE. La préfecture annonçait pour sa part que cinq employés, légèrement blessés, avaient été examinés par un médecin-sapeur-pompier, présent sur le site, puis dirigés vers deux établissements de soutien psychologique de Bergerac.

Aucun risque toxique n'est à craindre pour les populations environnantes, pour les salariés ou pour les services de secours, a précisé la préfecture de Dordogne dans un communiqué. AP

man/cre/mw/pyr

http://web.iquebec.com/actu/france/5349#


Elisabeth

8 août 06 22:30:57

AZF/SNPE mon amour
Max, Val. septembre 2002.

1684 : La Poudrerie explose une première fois. Elle ne détruit qu'une église (Les Récollets).
1781 ( 21 septempbre) : La Poudrerie explose pour la seconde fois. Elle est détruite, le quartier St Michel aussi. La poudrerie n'était pas à son emplacement actuel mais dans le quartier St Michel.
1804 (27 juillet) : La Poudrerie flambe.
1806 (4 novembre) : Explosion.
1816 (16 avril) : Rebelotte. 16 morts et des destructions considérables.
1817 (11 octobre) : 200 kg de poudre explosent.
1822 (24 janvier) : Nouvelle explosion. La secousse est ressentie dans toutes les maisons de la ville. Deux ouvriers sont tués.
1840 (17 août) : Explosion. 9 morts. Dégâts considérables. Une ordonnance royale impose le déplacement de la poudrerie un peu plus loin... derrière Empalot afin d'assurer enfin la sécurité de la population.
1875 (5 novembre) : Nouvelle explosion. Une douzaine de morts.
1917 (27 mai) : Incendie de la poudrerie. 9 morts. A partir de là, le secret militaire impose le silence.
1927 : Incendie du silo I4 ( 30000 tonnes d'Amonitrates).
1969 (13 mars) : Explosion à l'ONIA (futur APC, futur AZF), entendue dans toute la ville. Quelques jours avant l'explosion, un ouvrier signale à l'encadrement de l'atelier K4B une série de lueurs aperçues au sous-sol de l'atelier (à travers le caillebotis) ressemblant à des arcs électriques. Des recherches n'ont rien donné. Cett explosion est due à une accumulation de gaz de synthèse derrière les tableaux de conduite de K4B et X1B. Bilan : 1 mort écrasé par la porte d'un tableau soufflé par l'explosion.
1971 (3 juin) : Nouvelle explosion dans cette usine. Au moins six blessés graves et une très grande discrétion dans le traitement de l'affaire. Vers 12h30 (retour du self service) explosion à l'atelier X1B ligne N°4. Rupture du pot de condensât d'ammoniac froid. Pas de victime grave beaucoup de dégâts. La cause en est la rupture de la soudure du pot inférieur du condenseur due à une malfaçon (En cause Creusot-Loire). Ce n'est pas une explosion due à une inflammation spontanée, mais à une détente brutale de gaz (Tuyau de 1,20m sous une pression de 350b).
1986 (à confirmer). Rupture d'une soudure du four de la nouvelle synthèse d'ammoniac. En cause Creusot-Loire.
2001 (21 septembre) : Explosion d'AZF. 31 morts, plus de 2500 blessés graves (hospitalisés) des destructions massives.


Cabale contre TOTAL

9 août 06 11:42:24

Article paru le 09/08/2006 EXPLOSION D'AZF. LES FAMILLES ENDEUILLÉES DÉNONCENT LES CONTRE VÉRITÉS DE TOTAL

Gérard Ratier: « Total manipule l'opinion publique »


Gérard Ratier, le président des familles endeuillées d'AZF, est atterré par la façon dont « l'opinion publique se fait manipuler par Total ». Dans ses mains, le rapport d'expertise remis au juge Perriquet le 13 juillet, rapport sur lequel Me Soulez Larivière, l'avocat de Total, s'est appuyé pour demander un non-lieu en faveur de Serge Biechlin, l'ancien directeur de l'usine, le 24 juillet.

« Ce monsieur a expliqué partout dans les médias que cette expertise démontrait qu'il n'y avait jamais eu de DCCNA (chlore) dans le bâtiment 335 où le manutentionnaire a rempli la dernière benne versée ensuite dans le hangar 221. C'est faux. Deux des quinze échantillons prélevés sur place en novembre 2001 révèlent la présence de chlore. Voici la preuve que Total a une nouvelle fois utilisé une expertise qui le dessert pour lui faire dire le contraire de ce qu'elle dit. »

Effectivement, sur le tableau récapitulatif des résultats, les échantillons 12 et 13 révèlent une présence « importante » à « très importante » d'ions cholures et d'acide cyanurique, deux composants qui, trouvés dans un même échantillon, « sont en faveur de la présence de DCCNA », d'après le laboratoire toulousain Catar-Critt Agroressources qui a effectué l'analyse.

« Alors vous comprenez, reprend Gérard Ratier, il faut un certain culot, à la manière de Me Soulez-Larivière, pour demander un non-lieu pour un de ses clients sous prétexte que la thèse chimique de croisement des produits au Demi Grand est sans objet. D'autant que cette analyse a été faite sur des échantillons éventés, car prélevés en 2001, et analysés seulement en 2006, ce qui atténue la présence du chlore et ne reflète pas la réalité qui aurait pu être encore plus convaincante. »

Rappelons que Gérard Ratier a déposé une plainte pour entrave à la justice. Il accuse en particulier la commission d'enquête de Total pour sa « fouille intempestive menée au Demi Grand le surlendemain de l'explosion, à l'insu de la police » et d'avoir ainsi « tenté de faire disparaître la présence de chlore » dans le hangar Demi Grand pour « effacer les traces causales de l'explosion et entraver la justice ».


Explosion Acerinox

9 août 06 16:43:11

Espagne: 13 employés affectés par une explosion dans une usine d'Acerinox

MADRID, 9 août 2006 (AFP)
Treize employés du fabricant espagnol d'acier inoxydable Acerinox ont été affectés mercredi par une spectaculaire explosion dans une usine du groupe à Los Barrios, dans la région de Cadix (Andalousie - sud), a-t-on appris auprès de la mairie de Los Barrios.

"Il s'agit d'une explosion spectaculaire, qui a eu lieu dans une des aciéries" de l'usine de Los Barrios, a indiqué à l'AFP un porte-parole de la mairie, mais "les conséquences ne sont pas graves".

"Treize travailleurs souffrent d'irritations oculaires des suites de l'accident, qui a généré un grand nuage de poussière" et seuls "six sont encore en observation à l'hôpital", a-t-il ajouté.

Un accident dans l'un des four de l'acierie est à l'origine de l'explosion, qui a eu lieu vers 08H30 (06H30 GMT).

"De l'acier liquide a débordé d'une cuvette et est entré en contact avec de l'eau sur le sol" et les deux liquides ont réagit en explosant, selon un responsable du syndicat Comisiones Obreras (CCOO) interrogé à Madrid par l'AFP.

L'eau qui se trouvait sur le sol de l'acierie provenait d'une fuite "qui avait été dénoncée par les services de prévention interne de l'entreprise à la fin du mois de juillet" pour les risques d'explosion qu'elle pouvait entraîner, a-t-il ajouté.

Le reste des fours de l'usine continue à fonctionner normalement, a précisé le porte-parole de la mairie.

Acerinox est le premier fabricant espagnol d'acier inoxydable et numéro deux mondial.


Ammoniac31

16 août 06 11:36:15

La présence de Chlore dans les échantillons prélevés dans le bâtiment 221 est loin d'être évidente. Si je cite une phrase du rapport:
"Il convient de souligner que ces ions chlorure (Cl-) et sodium (Na+) bien que particulièrement abondants dans la nature n'ont été mis en évidence que sur un petit nombre de scellés. Ils ne proviennent pas de la décomposition des nitrates d'ammonium du hangar 221, ni d'une pollution de fond. En revanche, ils entrent dans la molécule du DCCNa."
Pourquoi ces ions présents dans la nature de manière importante proviendraient comme par hasard dans le cas du bâtiment 221 de la molécule de DCCNa? Je trouve l'explication hâtive et particulièrement complaisante.
Et le non-lieu prononcé en faveur de l'employer de la SURCA vient à point pour confirmer que, à mon avis, même le juge ne crois plus à cette thèse "abracadabrantesque"


Telsat

13 sept. 06 09:13:12

Un nouveau livre sur AZF vient de sortir : "AZF-Toulouse : Quelle vérité ? de Daniel Dissy aux éditions des Traboules." [http://www.danieldissy.net/daniel-dissy-azf.html]
Il est écrit par un ingénieur chimiste de Toulouse.
Il émet une nouvelle hypothèse sur l'explosion qui explique tous les phénomènes électromagnétiques.
De plus, il est le seul à aborder de plain-pied l’aspect politique de l’affaire. Daniel Dissy qui replace cette catastrophe dans son contexte historique, à savoir les relations franco-américaines et la préparation de la guerre en Irak. Et si Toulouse s’était trouvé au cœur d’un bras de fer entre Français et Américains à la veille de l’invasion de l’Irak ?

Telsat


Elisabeth

13 sept. 06 11:41:24

Le sujet a été evoque depuis le debut


Elisabeth

13 sept. 06 11:42:37

Le sujet a été evoque depuis le debut


Elisabeth

19 sept. 06 07:04:48

petit nettoyage sur google actu avant le 21/09 pour effacer toutes les reférences au blog finance ....
Alors que tous les articles étaient en 1ere ligne il y a encore moins d'une semaine.

tant que le sujet n'est pas à la une , tel n'etait pas le cas , mais il ne faudrait tout de même pas que la France se réveille ...


APPEL A TEMOINS

26 janv. 07 17:28:25

Pour info,

on en reparle tout à l'heure,

en attendant tous les témoignages sont les bienvenus
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MYSTÈRE. DÉTONATION ENTENDUE DANS TOUT LE DÉPARTEMENT. L'HYPOTHÈSE D'UN AVION FRANCHISSANT LE MUR DU SON PRIVILÉGIÉE.
Un « boum » inexplicable alerte les Toulousains
15 heures, hier après-midi. Une importante détonation se propage dans le ciel toulousain et dans le département. « Les vitres ont tremblé », raconte cette habitante de Colomiers.

. A l'université du Mirail, dans plusieurs endroits de Haute-Garonne et même en Tarn-et-Garonne, de nombreuses personnes se sont inquiétées de ce « boum », considéré par beaucoup comme « une explosion ».
Les policiers, les secours, les gendarmes et même le standard téléphonique de « La Dépêche » ont été, dans l'heure, submergés d'appels.
Le souvenir de 2001 hante encore les esprits. Aucune explication rationnelle ne vient pourtant expliquer la détonation. Les études sismologiques affirment que la terre n'a pas tremblé à ce moment, à cet endroit. Météo France exclut tout phénomène météorologique. Gaz de France n'a relevé aucun incident. Les policiers n'ont rien remarqué d'anormal. La préfecture non plus. « Aucune explosion ni aucun incident n'ont été signalés aux services de secours ; l'hypothèse la plus probable est donc celle du passage d'un avion dans le mur du son, que nous essayons de vérifier », indique-t-on à la préfecture. À Blagnac, à Airbus et à la base militaire de Francazal, on assure ne pas être « à l'origine du boum ». Le mystère reste donc entier. V. P. DDM
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D'après des temoignages de gens sur le chantier du Canceropole, il semble que l'"explosion" provienne du site voisin de l'ancienne usine d'AZF qui a repris la production

On peut imaginer qu'on est dans la même situation que le 21/09/01 ... à part que l'usine d'AZF n'est plus là pour pâtir des conséquences


Elisabeth

21 mai 07 16:37:56

Interessant

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1001

Quand Bernard Kouchner innocentait Total


Italie

9 oct. 07 13:40:23

Reuters - 09/10/07 à 12:45:00 -

Explosion dans une usine d'armement en Italie, un mort
ROME (Reuters) - Une personne a été tuée et douze ont été blessées par une explosion dans une usine d'armement à Colleferro, au sud-est de Rome, rapportent les secours.

Un blessé au moins a été grièvement brûlé.

L'origine de l'explosion n'a pas été établie dans l'immédiat. Il semblerait qu'elle se soit produite à proximité d'un lieu de stockage de magnésium.

L'usine appartient à la société Simmel, achetée en mars dernier par le groupe britannique Chemring. Elle produit des munitions, des explosifs, des ogives pour missiles et des roquettes.


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