Sarkozy pour des sanctions additionnelles contre l'Iran

Shah_saclay_1_1 Décidément Nicolas Sarkozy persiste voire même s'acharne contre l'Iran. A croire même qu'il ignore les relations autrefois très intimes entre Paris et Téhéran .... en vue de voir financée par des investissements iraniens une part non négligeable du programme nucléaire civil français. (Eurodif).

Alors que les tensions sont les plus vives au Proche-orient entre Syrie et Israel, David Martinon, porte-parole de l'Elysée a affirmé jeudi que la France réfléchissait à des "sanctions additionnelles" contre l'Iran pour l'amener à se conformer aux demandes de l'ONU sur son programme nucléaire. Il a laisse entendre qu'elles pourraient intervenir dans un cadre distinct de celui des Nations Unies.

Pas vraiment "doué" pour la diplomatie notre nouveau Président. Mais sa nature directe voire impulsive – peu appréciée de la Russie - ne risque-t-elle pas à terme de voir la population française confrontée à des attentats et des menaces terroristes ?

"Notre priorité, aujourd'hui, c'est l'adoption d'une troisième résolution dans le cadre du Conseil de sécurité des Nations unies", a affirmé M. Martinon, qui était interrogé lors de sa conférence de presse hebdomadaire sur des sanctions bilatérales contre Téhéran. « Le projet sur lequel nous travaillons" - "et c'est un travail de persuasion", un "travail diplomatique qui n'est pas simple" - c'est "plutôt des sanctions additionnelles", a affirmé M. Martinon.

« A l'évidence, dès lors qu'on fait le choix d'une solution diplomatique, alors ça veut dire qu'on se concentre sur les sanctions", a-t-il dit en rappelant que le président Nicolas Sarkozy avait "écarté" la semaine dernière deux "options catastrophiques" entre "un Iran nucléarisé et des opérations de guerre". Vue l' impact d'un tel discours du Président, loin d'être très « heureux » pour ne pas dire plus, il n'était peut-être pas « besoin » de le remettre en avant.

Le porte-parole a souligné qu'"il existe déjà des sanctions en dehors du Conseil de sécurité" contre l'Iran, notamment "l'embargo général sur les armes et la suspension de toute coopération nucléaire civile avec l'Iran".

Pour rappel, le discours de politique étrangère de Nicolas Sarkozy parlait du dossier iranien en des termes qu'on peut difficilement qualifier de diplomates, puisqu'il s'exprime ainsi sur le sujet : “La France maintient avec ses dirigeants un dialogue sans complaisance, qui s'est avéré utile en plusieurs occasions. Elle a pris l'initiative, avec l'Allemagne et le Royaume-Uni, d'une négociation où; l'Europe joue un rôle central, rejointe par les Etats-Unis, la Russie et la Chine. Les paramètres en sont connus ; je n'y reviens pas, sinon pour réaffirmer qu'un Iran doté de l'arme nucléaire est pour moi inacceptable, et souligner l'entière détermination de la France dans la démarche actuelle alliant sanctions croissantes mais aussi ouverture si l'Iran fait le choix de respecter ses obligations. Cette démarche est la seule qui puisse nous permettre d'échapper à; une alternative catastrophique : la bombe iranienne ou le bombardement de l'Iran. Cette quatrième crise est sans doute la plus grave qui pèse aujourd'hui sur l'ordre international...”

Quand certains affirment grâce à moult arguments que les attentats qui ont frappé la France dans les années 80 voire même l'assassinat de Georges Besse pourraient avoir un lien avec le différent entre Paris et Téhéran sur le dossier Eurodif ... on est en droit de craindre que le terrorisme ne règne de nouveau en maître sur notre territoire. Quand on connaît par ailleurs le manque de maîtrise de Nicolas Sarkozy sur le dossier Al Qaida, cela pourrait au minimum laisser songeur voire même faire froid dans le dos.

Ahmadinejad avait balayé en retour d'un revers de main la mise en garde de Sarkozy en des termes peu flatteurs : Il (Sarkozy) a pris ses fonctions récemment et veut dire quelque chose pour attirer l'attention des autres. Ainsi, il ne sait pas de quoi il parle “...”Il est encore inexpérimenté, cela veut dire, peut -être, qu'il ne sait pas ce que ses propres mots veulent dire. Je pense que ce qu'il a dit c'est pour être consommé par ses cercles internes. Pour nous cela n'a pas de valeur politique.”

Quant à savoir si la France allait demander à des groupes comme Renault ou Total d'arrêter leurs activités en Iran, le porte-parole de l'Elysée a répondu: "nous sommes en contact avec les investisseurs français".

M. Martinon oublie également Areva et plus encore le dossier Eurodif ...

Sources : AFP

A lire également :

. Sarkozy: gaz contre nucléaire avec l'Iran, sans Eurodif ?

. Iran:ce qui devait arriver Areva... avec Eurodif

. Iran : ce qui devait arriver ... AREVA

. Iran et nucléaire : consortium France-Japon-Russie ?

. Nucléaire : l'enjeu du trio Russie/Iran ... AREVA

. Négociations France/Iran : Total et GDF avant Areva ?

 

27 Commentaires

  1. 1

    msi

    >>>>>Pas vraiment "doué" pour la diplomatie notre nouveau Président. Mais sa nature directe voire impulsive – peu appréciée de la Russie - ne risque-t-elle pas à terme de voir la population française confrontée à des attentats et des menaces terroristes ?


    Bah c'est peut-être ce qu'il cherche non? On a déjà un précédent avec les banlieues...

    Enfin bon, là, il s'est bien aligné sur la politique de diabolisation des néo-cons de Bush et surtout de Cheney.

    Comme je l'avais précisé dans le blog immo, Sarko a été soutenu financièrement pas les néo-cons pour "bushiser" la France dans tous les domaines (subprime à la française, cadeaux fiscaux à l'élite -> pression fiscale toujours plus grande sur la classe moyenne, alignement sur la politique impérialiste, colonialiste des néo-cons, pro-sioniste...) enfin bref une catastrophe.

  2. 2

    Raymond Bonnaterre

    Les relations Franco-Russes sont tellement mauvaises que Total a obtenu 25% de droits dans l'exploration et la production du gisement de Shtokman en Mer de Barents.
    C'est pour nous punir.

  3. 3

    Elisabeth

    Monsieur Bonnaterre (très certaienemnt de Total) lisez TOUT avant de vous prononcer

  4. 4

    Elisabeth

    Pour rappel

    Perle parmi les perles, le journal russe n'hésite pas – enfin - à dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas, en des termes truculents qui plus est. “ Ainsi, le président français devra se souvenir des intérêts de Total si, pour une raison ou une autre, il les a oubliés lors de la rédaction du passage russe de son discours de politique étrangère. Il n'y a pas longtemps, en effet, Gazprom et Total ont signé un contrat accordant à cette société française 25% des actions de l'opérateur de la première phase de la mise en valeur du gisement géant de gaz de Chtokman, situé en mer de Barents. (Total envisage d'y investir près de 5 milliards de dollars dans les cinq années à venir). Autrement dit, Moscou ne se montre pas toujours brutal et avec tout le monde quand il s'agit de l'énergie.” démontre ainsi le journal.

  5. 5

    Elisabeth

    Pour ceux auxquels la substantifique moelle du discours aurait échappé entre deux bourrelets, un Rottweiler et un pédophile (et les démêlés des frères de Rachida Dati avec la justice), rappelons les termes exacts prononcés par notre nouveau Président : “La Russie impose son retour sur la scène mondiale en jouant avec une certaine brutalité de ses atouts, notamment pétroliers et gaziers, alors que le monde, l'Europe en particulier, espèrent d'elle une contribution importante et positive au règlement des problèmes de notre temps que son statut retrouvé justifie. Quand on est une grande puissance, on doit ignorer la brutalité ” .

    Nul doute que Poutine appréciera à sa “juste” valeur ... ces propos qu'on ne peut qualifier réellement de diplomates ...

    Reconnaissant toutefois que le passage concernant la Russie n'était pas le point clé de ce discours, “il n'en reste pas moins qu'il provoquera sans doute à Moscou un intérêt particulier”, précise le journal Nezavissimaïa gazeta, rappelant par ailleurs que le président de la République Française est attendu en visite en septembre prochain.

    Analysant les propos du chef du gouvernement de l'Etat, le journal pointe en avant le fait que Nicolas Sarkozy estime notamment “que la Russie cherche aujourd'hui à devenir de plus en plus dominante.” Première “frappe” à destination de la politique gazière de Poutine ...

  6. 6

    Chtokman

    TOTAL n'est pas seul

    Norsk Hydro et Statoil en pourparlers avec Gazprom sur Chtokman
    OSLO - Les compagnies pétrolières norvégiennes Norsk Hydro et Statoil sont en pourparlers avec le géant gazier russe Gazprom en vue d'une prise de participation dans la société exploitant le gisement géant de Chtokman, a confirmé jeudi le directeur général de Norsk Hydro.

    Citant deux sources anonymes au sein de Gazprom, le quotidien russe Vedomosti avait affirmé le même jour que les deux compagnies norvégiennes ainsi que l'américaine ConocoPhillips pourraient se voir attribuer respectivement 10 et 14% de cette société.

    "Norsk Hydro et Statoil sont aujourd'hui conjointement engagées dans un dialogue avec Gazprom", a déclaré Eivind Reiten, le directeur général de Norsk Hydro, à la radio NRK.

    "L'objet de ce dialogue est notre intérêt pour une prise de position dans le développement de Chtokman aux côtés de Total", a précisé M. Reiten, sans vouloir donner de chiffres concernant la participation en cours de négociation.

    Après avoir été pré-sélectionnées, les quatre compagnies internationales avaient reçu une douche froide l'an dernier lorsque Gazprom avait décidé de développer l'immense gisement gazier de la mer de Barents en solo.

    Le géant gazier russe est revenu sur cette décision et se dit maintenant prêt à céder jusqu'à 49% de Chtokman à des partenaires étrangers, tout en conservant une part majoritaire de 51%.

    La compagnie française Total s'est ainsi vu attribuer en juillet 25% de la société spéciale chargée de l'étude, du financement, de la construction et de l'exploitation des infrastructures de Chtokman.

    Longtemps rivales, Statoil et Norsk Hydro font maintenant front commun pour obtenir une part du gâteau, la première étant en passe d'absorber les activités hydrocarbures de la seconde. La fusion devrait être conclue le 1er octobre.

    Les premières livraisons de gaz par gazoduc à partir de Chtokman devraient intervenir en 2013, et celles de gaz liquéfié (GNL) en 2014.

    Le gaz est destiné aux consommateurs européens et américains. Les réserves de Chtokman sont estimées à 3.700 milliards de mètres cubes de gaz.

  7. 7

    perplexe

    Elisabeth

    Vous avez raison : il faut TOUT lire, y compris les détails ("SPV agreement") du fameux contrat "en or" de Total sur Shtokman.

    Celui-là même qui ramène le n°4 mondial de l'Oil & Gas à un rôle à peine meilleur que celui d'un prestataire de service et lui fait supporter les principaux risques SANS lui accorder le moindre droit de propriété ni le moindre pouvoir de décision.

    Alors ne tombons pas dans le panneau et ne gobons pas la propagande entenue par la presse moscovite, Shtokman n'est pas le "cadeau" que l'on dit, c'est juste un gros contrat (il n'y en a plus tant que cela) avec une grosse part d'incertitude. Il répond surtout à deux attentes :

    - Moscou a besoin de confirmer le shisme entre les 3 grands et Bruxelles. Car vous aviez remarqué qu'après avoir fait basculer les Allemands (NordStream) et les Italiens (gros contrats + South Stream), ne manquait au tableau de chasse que les Français : c'est donc chose faite avec Shtokman

    - Les majors, et évidemment Total, ne savent plus comment renouveler leurs réserves. Aussi, même en étant un deal incertain (c'est quand même le terme qui convient !), Total prend Shtokman avec avidité car rien n'est plus important l'état de la valorisation boursière.

    Vous avez sans doute raison sur un point, Monsieur Bonnaterre est certainement de Total...

  8. 8

    Raymond Bonnaterre

    Ma conclusion était donc juste: c'était pour nous punir.

  9. 9

    gugus

    Doivent être pétrifiés les iraniens, avec les 6 mirages que la France possède dans la région et le Charles de Gaulle au garage...

    Enfin on a toujours notre arme secrète, le karcher présidentiel, bouh j'ai peur !

  10. 10

    Elisabeth

    le kouchner présidentiel et/ou le karcher présidentiel ? :)

  11. 11

    Maître Capello

    J'espère que Mister President va prendre ses calmants ces prochains jours... Il n'est jamais bon d'être impulsif, encore moins sur le plan de la politique internationale...

  12. 12

    Elisabeth

    Le pb , c'est que cela commence à se voir qu'il prend des calmants

    Je regarde TRES rarement les dès-informations à la télé , mais j'ai été récemment surpris de voir à quel point "notre" homme était bourré de tics, j'ai compris alors pourquoi certains ont cru au G8 qu'il était saoul

    non, juste un peu trop "vitaminé"

  13. 13

    perplexe

    Sans vous offenser, Elisabeth, vos contributions sur Russie, Iran, gaz, pétrole (et autres sujets sensibles qui doivent se lire entre les lignes) ne sont souvant qu'un catalogue de "dès-informations", comme vous dites si bien.

    Vous restez au tout premier niveau de l'analyse et relayez systématiquement (malgré vous sans doute) le discours officiel des gouvernements, y compris Paris.

    Alors, svp, ne sombrez pas au point de vous arreter aux "tics de Sarkozy" (!) et faîtes en sorte que votre blog ne devienne pas celui de Gala.

  14. 14

    Elisabeth

    Critique à peine voilée de El Baradei qui reprend les termes de Sarkozy :

    L'accord IAEA-Iran nécessaire pour éviter une guerre: ElBaradei

    VIENNE - L'accord avec Téhéran pour des inspections du programme nucléaire controversé iranien est nécessaire pour empêcher une confrontation qui pourrait conduire à la guerre, a déclaré vendredi le directeur de l'AIEA, Mohamed ElBaradei.

    "Je vois d'une part que l'Iran poursuit son enrichissement (d'uranium) sans que nous fassions les vérifications solides qui s'imposent" et "de l'autre côté les tambours de guerre (de ceux) qui disent qu'en fait, la solution c'est de bombarder l'Iran", a déclaré M. ElBaradei à des journalistes à Vienne.

    Cette hypothèse "me fait frémir parce qu'une partie de la rhétorique utilisée me rappelle" celle d'avant la guerre menée par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne contre l'Irak.

    M. ElBaradei a été critiqué parce que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) s'est mis d'accord en août avec l'Iran sur un calendrier au terme duquel la République islamique doit répondre aux questions sur ses activités passées non expliquées.

    Le journal Washington Post a ainsi estimé mercredi qu'en concluant ce marché, le chef de l'AIEA évitait de s'en prendre à l'Iran pour sa production d'uranium enrichi: cette matière peut avoir des applications civiles mais aussi militaires.

    M. ElBaradei a répliqué vendredi que cet accord concernait seulement la coopération de l'Iran avec les inspecteurs de son agence, comme le demande le Conseil de sécurité des Nations unies.

    Ce dernier organisme a par deux fois imposé des sanctions contre les Iraniens pour leur refus de suspendre l'enrichissement, exigé par l'ONU.

  15. 15

    Elisabeth

    "ne sombrez pas au point de vous arreter aux "tics de Sarkozy" (!) ... qui represente tout de même la France et nous représente

  16. 16

    perplexe

    Elisabeth, vos propos sentent le délit de faciès. Ce n'est plus vers Gala que vous allez mais vers Présent. Prudence !

    Par ailleurs, concernant votre news sur ElBaradei, vous pourriez quand même souligner l'essentiel :

    -d'une part, le chef de l'AIEA ménage depuis toujours le régime des mollahs (je vous laisse faire l'historique de ses prises de position pro-Téhéran), ce qui insupporte les Etats-Unis -et est d'ailleurs sous-tendu dans l'article du Post.

    - D'autre part, les Européens, et la France en tête, ont toujours fait passer en Iran leurs intérêts économiques (considérables) avant le reste. Ce n'est pas avec Sarkozy que cela va changer ...et les mollahs le savent, pardi !

  17. 17

    Elisabeth

    "le chef de l'AIEA ménage depuis toujours le régime des mollahs (je vous laisse faire l'historique de ses prises de position pro-Téhéran), ce qui insupporte les Etats-Unis "

    officiellement , c'est à dire si - vous - reprenez - les discours de Bush

  18. 18

  19. 19

    perplexe

    Vous avez tout faux : les seuls discours que je reprends pour affirmer qu'El Baradei fait le jeu de Téhéran sont ceux ...d'El Baradei lui-même !

  20. 20

    Elisabeth

    ne mélangeons pas les pinceaux
    enfin , bon visiblement vous souhaitez absolument avoir raison, ce qui n'est pas forcement le mieux pour engager une conversation :)

    ce que je veux dire : c'est que vous affirmez que les USA sont irrités par le fait que quelqu'un puisse faire le jeu du régime des mollahs .
    Or, si cela ressort des discours de Bush , les lobbyes pétroliers le font souvent "changer d'avis"

    Lisez "Ennemis intimes" de Sébastien Spitzer qui l'explique très bien et revenez me voir ensuite :)

  21. 21

  22. 22

    Elisabeth

    Persiste et signe .... :(

    France: le nucléaire iranien représente un "risque considérable"
    DOHA - Le ministre français de la Défense Hervé Morin a mis en garde dimanche à Doha contre le "risque considérable" que fait courir le programme nucléaire iranien à la région du Golfe.

    "Il faut une implication régionale pour faire comprendre à l'Iran que le risque nucléaire est un risque considérable, pour la déstabilisation de la région", a déclaré M. Morin interrogé sur le risque d'un nouveau conflit dans la région lors d'un point de presse avant de s'envoler pour Paris.

    "Il est évident que la situation a de quoi inquiéter, c'est une zone profondément déstabilisée", a-t-il enchaîné, appelant "les pays modérés du Golfe à trouver les voies du dialogue et de la raison".

    M. Morin a indiqué avoir fait référence au discours du président français Nicolas Sarkozy, prononcé le mois dernier devant la Conférence des ambassadeurs français, à Paris, lors de sa rencontre de dimanche avec le prince héritier du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad ben Khalifa Al-Thani.

    Le président français avait déclaré qu'un "Iran doté de l'arme nucléaire" est "inacceptable", et que la crise autour du programme nucléaire de Téhéran est "sans doute la plus grave qui pèse aujourd'hui sur l'ordre international". "Un Iran doté de l'arme nucléaire est pour moi inacceptable, et je pèse mes mots", avait déclaré M. Sarkozy devant les ambassadeurs.

    "Parmi les nuages qui sont au-dessus de la région, le nuage le plus lourd et inquiétant est sans aucun doute celui lié à la politique de l'Iran", a poursuivi le ministre français de la Défense.

    (AFP / 09 septembre 2007 20h05)

  23. 23

    perplexe

    "Or, si cela ressort des discours de Bush , les lobbyes pétroliers le font souvent "changer d'avis""

    non : ce que fait Halliburton sur place n’est RIEN à côté de ce que l’ensemble des majors US pourraient y faire avec un régime normalisé…


    "Persiste et signe .... :("
    "France: le nucléaire iranien représente un "risque considérable"


    Vous persitez et signez ...dans la "dès-information" dont vous parlez si bien !

    France se fonde sur ElBaradei qui a un avis sur l'état de la menace nucléaire iranienne alors que ses inspecteurs ne peuvent plus visiter les sites ...depuis des années !

    A part les mollahs, quelles sont donc les sources de l'AIEA ? (merci Elisabeth de me répondre)

  24. 24

    Pour rappel !

    "Pas vraiment "doué" pour la diplomatie notre nouveau Président. Mais sa nature directe voire impulsive – peu appréciée de la Russie - ne risque-t-elle pas à terme de voir la population française confrontée à des attentats et des menaces terroristes ?"

  25. 25

    Iran France et EURODIF ...

    - L'Iran la France et Eurodif

    Eurodif,est un Consortium propriétaire d'une usine d'enrichissement de l'uranium implantée dans le site nucléaire du Tricastin à Pierrelatte dans la Drôme, et exploitée par une filiale de Areva NC, Eurodif SA.

    L'uranium enrichi produit par Eurodif est utilisé comme combustible par les centrales nucléaires françaises et de nombreuses centrales étrangères. L'uranium enrichi produit par Eurodif alimente environ 90 réacteurs à eau pressurisée, dont 58 réacteurs français. L'usine produit à elle seule 25% de la consommation mondiale d'uranium enrichi. Eurodif SA compte parmi ses clients EDF et plus de 30 compagnies d'électricité.

    Eurodif est une coentreprise créée en 1973 entre 5 pays : la France, la Belgique, l'Italie, l'Espagne et la Suède. En 1975, la part suédoise de 10% dans Eurodif était parvenue à l'Iran à la suite d'un accord franco-iranien. La société française nationalisée Cogéma et le gouvernement iranien ont alors fondé la Sofidif, possédant respectivement 60% et 40% des parts. En retour, la Sofidif a acquis une part de 25% dans Eurodif, ce qui donnait à l'Iran sa part de 10% dans Eurodif. Le Shah d'Iran a prêté un milliard de dollars US (et encore 180 millions de US$ en 1977) pour la construction de l'usine Eurodif, en vue d'obtenir l'autorisation d'acheter 10% de la production d'uranium enrichi du site. Suite à la révolution islamique de 1979, l'Iran suspend ses paiements et réclame le remboursement du prêt en faisant pression sur la France.

    En avril 1979, le premier ministre Raymond Barre inaugure l'usine d'Eurodif. Dans le même temps, l'Ayatollah Khomeiny rompt le contrat de fourniture de centrales nucléaires passé avec la France. Mais il confirme l’actionnariat dans Eurodif de l’Iran qui possède toujours alors 10% des parts de cette usine. La France refuse de laisser l'Iran exercer son statut d'actionnaire d'Eurodif.

    En 1981, après la mise en service de l'usine Eurodif, l'Iran réclame 10% de la production d'uranium enrichi auquel ils ont contractuellement droit, ce que la France refuse. De 1981 à 1991, le régime des mollahs est soupçonné d'avoir perpétré plusieurs assassinats, prises d’otages et attentats meurtriers.

    Le 17 novembre 1986, après plusieurs attentats meurtriers à Paris, et l'enlèvement de journalistes français (Jean-Paul Kauffmann, Michel Seurat, …) retenus en otage au Liban par des groupes liés à l'Iran, la France rembourse 330 millions de dollars, mais refuse de fournir toute livraison d'uranium enrichi. Le même jour se produit l'assassinat de Georges Besse, le fondateur d’Eurodif. En décembre 1987 a lieu un 2e versement officiel de 330 millions de dollars par la France à l'Iran.

    Le 6 mai 1988, entre les deux tours de l'élection présidentielle, les otages français sont libérés. Le premier ministre Jacques Chirac assure dans un accord avec l'Iran des « garanties politiques sur l'octroi sans restrictions par le gouvernement français de licence d'exportation d'uranium enrichi » et le rétablissement du statut d'actionnaire de l'Iran dans Eurodif sous la condition du retour des derniers otages du Liban.

    En septembre 1989, le président François Mitterrand confie à François Scheer la formalisation d'un accord définitif de règlement du contentieux franco-iranien. Finalement un accord est trouvé en 1991 : la France remboursa plus de 1,6 millard de dollars. L’Iran est rétabli dans son statut d’actionnaire d’Eurodif via un consortium franco-iranien nommé Sofidif, avec le droit de prélever 10 % de l’uranium enrichi à des fins civiles.

    De source diplomatique française, on indique que « l'Iran est bien membre d'Eurodif. Mais en l'absence de centrale nucléaire civile opérant en Iran, il n'y a pas de livraison d'uranium enrichi. »

  26. 26

    Sarko et Iran

    Sarkozy ne veut parler ni au Hamas ni au président iranien

    PARIS - Le président français Nicolas Sarkozy a estimé jeudi "qu'en tant que chef de l'Etat", il ne devait pas parler au mouvement islamiste palestinien Hamas ou au président iranien Mahmoud Ahmadinejad qui entendent "rayer Israël de la carte".

    "Je pense que je ne dois pas parler au Hamas (...) parce que je n'ai pas le droit de parler à une organisation qui a annoncé qu'elle voulait rayer Israël de la carte", a-t-il déclaré dans une interview télévisée à l'occasion du premier anniversaire de son mandat présidentiel.

    "Il y a quand même un minimum de principes de notre diplomatie", a-t-il fait valoir.

    Interrogé sur l'initiative de Jimmy Carter de rencontrer à Damas le chef du Hamas en exil Khaled Mechaal, M. Sarkozy a estimé que l'ancien président américain, n'ayant plus de position officielle, était "beaucoup plus libre".

    Il a également reconnu que le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, "représentait une partie de la rue palestinienne", mais a souligné que le soutien de la communauté internationale devait continuer d'aller à Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne.

    De la même manière, M. Sarkozy a jugé qu'il ne "pouvait pas parler avec le président iranien (Mahmoud Ahmadinejad) qui a annoncé lui aussi qu'il allait rayer Israël" de la carte.
    24/04/08

  27. 27

    antijap

    Dear Sir,
    Bonjour! I cannot speak French.
    Please forgive me Sir, to trouble you many times when you are busy.
    Viva EU!!!
    Viva Airbus!
    Viva France!!!
    Viva President Mitterrand! Chirac! Sarkozy!
    Viva Renault! Peugeot! Citroen! Michelin!
    Viva La Marseillaise! French Anthem!!!
    Boycott Japanese cars, capitals, products, and goods!!!
    Very sincerely yours,

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