Iran/nucléaire : la France se prépare au pire tandis que les USA préparent la guerre

IranafghanistanInquiétant, voire même très inquiétant. Alors que les propos de la France envers l'Iran se font de jour en jour plus menaçants, les mots bombardements et guerre sont désormais "lâchés".

Les premiers termes prononcés par Nicolas Sarkozy, les seconds dans la bouche même de Bernard Kouchner, nouveau ministre français des Affaires Etrangères, bien connu pour ses "qualités" de diplomate. La crise du nucléaire iranien impose de "se préparer au pire" qui "est la guerre", a déclaré dimanche B.Kouchner, tout en affirmant que la négociation devait primer.

Les Etats-Unis quant à eux ne cachent pas leur volonté d'attaquer l'Iran ... alors que le retrait d'Irak permettrait de rendre "disponibles" de nombreux militaires, les économies de budget opérées d'un côté pouvant servir à l'autre. En tout état de cause, des incursions aériennes bien ciblées et peu "coûteuses" semblent pouvoir "faire affaire".

Les vacances de Nicolas Sarkozy aux Etats-Unis n'auraient-elles pas été qu'une simple affaire de bourrelets, mais un petit arrangement entre amis ? Cela donnerait presque froid dans le dos ... et nous ne sommes que début septembre.

"Il faut se préparer au pire", a dit M. Kouchner au grand Jury RTL/Le Figaro/LCI. Interrogé pour savoir ce que cela signifiait, il a répondu: "c'est la guerre". "On se prépare en essayant d'abord de mettre au point des plans qui sont l'apanage des états-majors, et ça ce n'est pas pour demain", a-t-il poursuivi.

"Mais on se prépare en disant +nous n'accepterons pas que cette bombe soit construite, suspendez l'enrichissement de l'uranium et on vous montre que nous sommes sérieux" en proposant "que des sanctions plus efficaces soient éventuellement mises au point". "Nous devons négocier jusqu'au bout", a dit le ministre. Mais la possession de l'arme atomique par Téhéran serait un "vrai danger pour l'ensemble du monde", a dit M. Kouchner.

Le chef de la diplomatie française a également souhaité que l'Union européenne (UE) prépare des sanctions contre Téhéran, en dehors du cadre de l'ONU. "Nous avons décidé, pendant que la négociation se poursuit -et elle doit s'amplifier- de nous préparer à des sanctions éventuelles en dehors des sanctions de l'ONU, qui seraient des sanctions européennes", a-t-il déclaré. "Nos amis allemands l'ont proposé", a-t-il ajouté, en précisant qu'il s'agirait de "sanctions économiques à propos des circuits financiers" visant notamment "les grandes fortunes, les banques" en Iran, pas « la population ordinaire ».

M. Kouchner a indiqué à ce propos que le gouvernement français avait demandé à de grandes entreprises françaises de ne pas investir en Iran, citant en particulier Total et Gaz de France. "Nous avons déjà demandé à un certain nombre de nos grandes entreprises de ne pas répondre aux appels d'offre" iraniens, a-t-il déclaré. "Je crois que cela a été entendu et nous ne sommes pas les seuls à avoir fait cela", a-t-il ajouté.

Le dossier des sanctions contre l'Iran, avec la perspective d'une nouvelle résolution du Conseil de sécurité instituant de nouvelles mesures contre Téhéran, sera au centre de visites de M. Kouchner à Moscou lundi et mardi puis à Washington en fin de semaine.

Le ministre français des Affaires Etrangères a également indiqué "qu'aucun signe ne nous permet de penser en dehors des préparations militaires" qu'un bombardement de l'Iran soit proche. "Je ne crois pas que nous en soyons là" mais il "normal qu'on fasse des plans" a-t-il précisé.

"L'armée française n'est pas pour le moment associé à quoi que ce soit ni à aucune manoeuvre que ce soit" a rajouté M. Kouchner. Rien que le fait d'en parler ... Mais, il est vrai que si les militaires français « se redéploient » actuellement, c'est plutôt vers l' Afghanistan, pays très proche de l'Iran, à "vol d'oiseau" ... ..

Le ministre français de la Défense Hervé Morin s'est en effet rendu récemment au Tadjikistan pour une courte visite de travail. M. Morin devait y rencontrer le président tadjik Emomali Rahmon. "Au cours de cette visite, le ministre à l'intention d'aborder la question du redéploiement de six Mirage français", a déclaré l'un des attachés militaires. Trois chasseurs devraient partir pour Kandahar, dans le sud de l'Afghanistan, fin septembre et trois autres au cours du mois d'octobre, ainsi que 150 hommes, pilotes et personnel au sol.

Il a été précisé que ce redéploiement était une mesure temporaire, liée à la dégradation de la situation dans le sud de l'Afghanistan, et que les chasseurs devaient être disponibles à Kandahar en cas d'attaque des talibans contre les forces afghanes ou de l'OTAN. Les Mirage devraient rentrer sur leur base de Douchanbé après ces opérations. Beaucoup de précisions et de garanties données, alors qu'on n'en demandait pas autant ...

M. Morin avait notamment pour objectif de rencontrer les forces françaises stationnées à Douchanbé, ainsi que les unités de maintenance qui restaurent les pistes d'atterrissage et de décollage de l'aéroport de la capitale. L'aéroport de Douchanbé accueille un petit contingent français depuis décembre 2001, déployé dans le cadre de l'opération antiterroriste en Afghanistan, et actuellement composé de 450 militaires, six Mirage et trois avions de transport militaires Transall.

Le refus allemand de toute sanction à l'égard de l'Iran annoncé récemment, a contraint l'administration Bush à envisager des frappes aériennes contre l'Iran au cours des huit-dix prochains mois, a indiqué la chaîne télévisée américaine Fox la semaine dernière, se référant à des sources dans l'administration américaine.

Selon les informations de la chaîne, le refus allemand de soutenir les sanctions à l'égard de l'Iran a poussé de nombreuses personnalités politiques et militaires à persuader la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice que l'approche diplomatique de l'administration Bush en vue d'un règlement du problème nucléaire iranien était un échec, et qu'il fallait au plus vite préparer une intervention militaire contre l'Iran.

Le conseiller adjoint du président américain pour la sécurité nationale James Jeffrey et le secrétaire d'Etat adjoint chargé de la sécurité nationale et de la non-prolifération John Rood figurent, selon la chaîne, au nombre des partisans de l'action militaire.

Des sources diplomatiques ont affirmé, toujours selon la chaîne Fox, que l'Allemagne avait motivé son refus de soutenir les sanctions par leurs éventuelles répercussions négatives sur l'économie allemande. Des diplomates étrangers ont en outre indiqué que l'Allemagne avait clairement laissé entendre qu'elle protesterait publiquement contre les frappes contre les sites nucléaires iraniens, mais qu'elle les approuverait en privé.

L'étude des scénarios militaires possibles à l'égard de l'Iran, en cours actuellement à Washington, est centrée autour de deux variantes - le blocus par les forces américaines des importations d'essence et des exportations de pétrole iraniennes, ainsi qu'un bombardement aérien de grande envergure.

L'examen du plan des bombardements comprend une analyse des délais nécessaires à l'US Air Force pour anéantir les forces anti-aériennes iraniennes, afin d'effectuer par la suite des frappes sur les sites nucléaires iraniens. La plupart des participants sont arrivés à la conclusion qu'une semaine de frappes continues "suffirait" aux Etats-Unis pour atteindre leurs objectifs.

"Nous possédons une nouvelle bombe super-lourde à grande pénétration de 30.000 livres (14 tonnes), qui peut réellement s'infiltrer n'importe où", a déclaré mercredi dernier à la chaîne "Fox" le président du Conseil d'experts du comité non-gouvernemental de politique à l'égard de l'Iran (Iran Policy Commitee), l'ancien chef d'état-major adjoint de l'US Air Force, le général-lieutenant à la retraite Thomas McInerney.

"La bombe russe a été larguée depuis un avion, ce n'est pas une bombe à grande pénétration. Nous possédons une telle bombe. Je ne peux pas dévoiler quelle profondeur elle peut atteindre, mais l'Iran ne possède pas d'abri capable de protéger contre une telle arme", a-t-il ajouté.

Commentant l'information diffusée la veille par la chaîne télévisée Fox concernant le début de l'examen dans les couloirs de la Maison blanche des scénarios militaires concernant d'éventuelles frappes contre l'Iran, M. McInerney a déclaré que suite à la décision allemande de s'opposer aux sanctions à l'encontre de l'Iran, les Etats-Unis n'avaient "plus le choix". "Ils (les Allemands) nous ont obligés à passer à la phase militaire", a ajouté l'ancien chef d'état-major.

Décrivant différents scénarios vraisemblables d'action militaire conte l'Iran, M. McInerney a annoncé qu'une campagne aérienne de grande envergure de bombardement de l'Iran était à son avis la plus adaptée. Selon lui, un tel bombardement serait au départ mené par "65 ou 70 avions, construits selon la technologie "Stealth" ainsi que 400 avions classiques". "Cette campagne aérienne de 48 heures est destinée à atteindre et à détruire les 2.500 sites nucléaires et les ouvrages de défense antiaérienne d'Iran, ses forces aériennes et navales, ses missiles de riposte "Shahab-3", ainsi que son commandement, a déclaré le militaire.

Evaluant les possibles ripostes iraniennes visant Tel-Aviv et d'autres villes israéliennes, ainsi que des frappes contre les troupes américaines en Irak, les représentants de l'administration Bush ont conclu que l'Iran pouvait difficilement mener des attaques plus puissantes que celles menées auparavant.

La chaîne télévisée a ajouté que la situation concernant le Corps des gardes de la révolution islamique serait l'indicateur utilisé à l'avenir par l'administration Bush. Si cette organisation est incluse par l'administration dans la liste des organisations terroristes internationales, ceci équivaudra pour Condoleezza Rice à une reconnaissance de la défaite diplomatique des Etats-Unis et permettra de justifier publiquement une action militaire contre l'Iran.

Nous voici prévenus ...

Sources : AFP, Ria Novosti

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28 Commentaires

  1. 1

    USA

    Nucléaire: Washington assure miser encore sur la diplomatie avec l'Iran
    AFP - 16.09.2007, 17:39


    WASHINGTON (AFP) - Les Etats-Unis continuent de miser sur la diplomatie pour gérer la question nucléaire en Iran, mais "toutes les options restent ouvertes", a affirmé dimanche le secrétaire à la Défense Robert Gates, alors que se cristallisent les points de tension entre Washington et Téhéran.

    "L'administration (Bush) estime pour le moment que la voie diplomatique et économique est de loin la meilleure approche pour continuer de gérer la menace iranienne", a indiqué M. Gates dans un entretien à la chaîne de télévision américaine Fox News.

    "Nous disons toujours que toutes les options sont sur la table. Mais évidemment, nous poursuivons une approche diplomatique et économique", a-t-il ajouté.

  2. 2

    Elisabeth

    http://www.leblogfinance.com/2007/09/russie-la-polit.html

    Pour rappel, le discours de politique étrangère de Nicolas Sarkozy parle du dossier iranien en des termes qu'on peut difficilement qualifier de diplomates, puisqu'il s'exprime ainsi sur le sujet :

    “La France maintient avec ses dirigeants un dialogue sans complaisance, qui s'est avéré utile en plusieurs occasions. Elle a pris l'initiative, avec l'Allemagne et le Royaume-Uni, d'une négociation où; l'Europe joue un rôle central, rejointe par les Etats-Unis, la Russie et la Chine. Les paramètres en sont connus ; je n'y reviens pas, sinon pour réaffirmer qu'un Iran doté de l'arme nucléaire est pour moi inacceptable, et souligner l'entière détermination de la France dans la démarche actuelle alliant sanctions croissantes mais aussi ouverture si l'Iran fait le choix de respecter ses obligations. Cette démarche est la seule qui puisse nous permettre d'échapper à; une alternative catastrophique : la bombe iranienne ou le bombardement de l'Iran. Cette quatrième crise est sans doute la plus grave qui pèse aujourd'hui sur l'ordre international...”

    Quand certains affirment grâce à moult arguments que les attentats qui ont frappé la France dans les années 80 voire même l'assassinat de Georges Besse pourraient avoir un lien avec le différent entre Paris et Téhéran sur le dossier Eurodif ... on est en droit de craindre que le terrorisme ne règne de nouveau en maître sur notre territoire.


    Heureusement pourrait-on presque dire, Ahmadinejad semble avoir d'ores et déjà “cerné” le personnage, balayant d'un revers de main la mise en garde de Sarkozy en des termes peu flatteurs : Il (Sarkozy) a pris ses fonctions récemment et veut dire quelque chose pour attirer l'attention des autres.

    Ainsi, il ne sait pas de quoi il parle “...”Il est encore inexpérimenté;, cela veut dire, peut -être, qu'il ne sait pas ce que ses propres mots veulent dire. Je pense que ce qu'il a dit c'est pour être consommé par ses cercles internes. Pour nous cela n'a pas de valeur politique.”

  3. 3

  4. 4

    yann

    La popularité de Sorkozy ne survivrait pas à une éventuelle guerre contre l'Iran. Ce type est pire que prévu et les Français qui l'on porté au pouvoir doivent s'en mordre les doigts,même s'il est vrai que la candidate socialiste ne valait guère mieux surtout sur la question iranienne.

    Une question la chine qui tien les USA par le portefeuille va-t-elle laisser Washington attaquer l'Iran?

  5. 5

    Elisabeth

    Très bonne question, à suivre de tres pres .... dans la presse étrangère , y compris anglosaxonne

  6. 6

    JP

    C'est la question cruciale.

  7. 7

    Elisabeth

    Merci à nos amis russes d'avoir désormais des alertes Google sur le blog finance

    a suivre egalement les infos sur le sujet sur Ria Novosti

  8. 8

    Xinhua

    WASHINGTON, 16 septembre (XINHUA) -- Le gouvernement américain continue à utiliser les moyens diplomatiques et économiques pour faire face à la menace nucléaire iranienne, a déclaré dimanche le secrétaire américain à la Défense Borbert Gates.

    Dans une interview accordée dimanche à Fox News, M. Gates a affirmé qu'il ne ne penait pas que le président George W. Bush se prépare à recourir à la force pour résoudre le problème nucléaire iranien.

    "Nous disons toujours que toutes les options sont sur la table, mais évidemment, l'approche diplomatique et économique celle que nous poursuivons", a-t-il déclaré.

    Le gouvernement américain continue à chercher des sanctions contre l'Iran auprès des Nations Unies du fait de son refus de suspendre son programme nucléaire controversé.

    Le commandant des troupes américaines en Irak, le général David Petraeus, avait indiqué mercredi lors d'une conférence de presse au Club de presse nationale que l'armée américaine avait trouvé des preuves solides concernant l'implication de l'Iran dans des attaques en Irak.

    Pourtant, M. Gates a exclué la possibilité que l'armée américaine en Irak traverse la fronitère iranienne.

  9. 9

    REACTION IRAN

    L'agence officielle iranienne attaque "l'extrémisme" de Sarkozy et Kouchner
    TEHERAN - L'agence de presse officielle iranienne Irna a accusé lundi d'"extrémisme" le président français Nicolas Sarkozy et son chef de la diplomatie Bernard Kouchner, après que ce dernier eut mis en garde la veille contre les risques d'une guerre autour du programme nucléaire iranien.

    "Le nouveau locataire de l'Elysée (le président Sarkozy, ndlr) veut aujourd'hui copier la Maison Blanche", a écrit Irna en ajoutant que "cet Européen s'est mis dans la peau des Américains et imite leurs hurlements".

    L'agence, qui est l'organe officiel de la République islamique, accuse les dirigeants français d'être devenus des "traducteurs de la volonté de la Maison Blanche", ayant adopté "un ton encore plus dur, plus enflammé et plus illogique que celui de Washington".

    M. Kouchner, a estimé dimanche que le monde devait se "préparer au pire", c'est-à-dire à la possibilité d'une "guerre" avec l'Iran, si l'Iran persistait dans son refus à suspendre son programme nucléaire.

    Les Etats-Unis ont insisté le même jour sur le fait qu'ils privilégiaient toujours la voie diplomatique, par le biais de sanctions, pour faire plier Téhéran, mais sans retirer de la table l'option militaire.

    Alors que les Occidentaux insistent sur la nécessité d'une suspension par l'Iran de son enrichissement d'uranium, ce dernier s'est engagé auprès de l'Agence internationale de l'énergie atomique à faire la lumière sur certains aspects de son programme.

    Irna a dénoncé à cet égard "l'extrémisme des dirigeants français qui crée des obstacles", alors que selon l'agence "le dossier nucléaire (iranien) s'approche d'un point d'équilibre grâce aux mesures prises par l'Iran et l'AIEA".

    Le président français avait appelé le 27 août l'Iran à accepter les obligations du Conseil de sécurité de l'ONU sur son programme nucléaire, en estimant que c'était le seul moyen d'échapper à une alternative "catastrophique: la bombe iranienne ou le bombardement de l'Iran".

    La France a depuis pris la tête des Européens dans les déclarations contre le programme nucléaire iranien.

    M. Kouchner a ainsi rappelé dimanche que les autorités françaises ont déconseillé aux entreprises nationales d'engager des investissements en Iran.

    Il a également souhaité que l'Union européenne (UE) prépare des sanctions contre Téhéran, en dehors du cadre de l'ONU. Une telle politique représenterait une rupture avec celle poursuivie par le prédécesseur de M. Sarkozy, Jacques Chirac, qui privilégiait des sanctions dans le seul cadre de l'ONU.

    L'agence Irna a regretté l'époque où la France "résistait face aux Etats-Unis impérialistes et critiquait leur position". Cette "volonté d'indépendance face à la première puissance de l'Occident n'était pas limitées à une personne ou un parti, et il n'y avait pas de différence si le président était socialiste, gaulliste, communiste ou extrémiste de droite", ajoute l'agence iranienne.

    (AFP / 17 septembre 2007 09h37)

  10. 10

    Maître Capello

    Je suis assez d'accord avec la vision Iranienne du gouvernement francais, qui est vraiment une bande de guignols, Sarkozy Ier ferait mieux de temperer ses ardeurs et celles de sa cour...

  11. 11

    Jean-Philippe GREGOIRE

    Tiens Kouchner est anti-iranien. On se demande bien pourquoi ! Et pourquoi on l'a envoyé sur une telle mission.

    Je commence à trouver l'amateurisme de ce gouvernement assez effrayant.

  12. 12

    Jean-Philippe GREGOIRE

    Heureusement, certains gardent la tête froide :

    "Mohamed ElBaradei récuse tout recours à la force, après les déclarations fracassantes de Bernard Kouchner.


    Bernard Kouchner a « raison ». François Fillon, en déplacement sur une base militaire, n’a pas désavoué son ministre des Affaires étrangères après ses déclarations fracassantes sur l’éventualité d’une « guerre » avec l’Iran. « Tout le monde voit bien que la situation au Proche-Orient est extrêmement tendue et qu'elle va en s'aggravant »n a ajouté le premier ministre en ajoutant que la « tension » avec l’Iran était « à son extrême ».


    Un soutien qui pourrait faire redoubler de vigueur les protestations internationales. Le patron de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mohamed ElBaradei, a indirectement appelé les responsables français au calme. « Nous avons affaire à un dossier très lié à la paix, à la sécurité et à la stabilité régionale au Proche Orient et c'est pourquoi je demanderai à tout le monde de ne pas se laisser emporter jusqu'à ce que nous soyons parvenus au bout de la procédure » de vérification, qu’il fixe aux mois de novembre ou décembre. Il a ajouté que l'évocation d'une guerre en Iran « relève beaucoup d'une hype » politico-médiatique. Et de rappeler les éventuelles conséquences d’un tel battage : « j’aurais espéré que tout le monde aurait retenu les leçons de l’Irak, où 700.000 civils innocents ont perdu la vie sur la simple suspicion qu’un pays avait des armes nucléaires ».


    « Rhétorique martiale »


    La ministre autrichienne des Affaires étrangères Ursula Plassnik a elle sévèrement tancé le chef de la diplomatie française, en marge du congrès de l’AIEA qui se tient à Vienne. « Le collègue Kouchner est le seul à pouvoir expliquer ce qu'il a voulu dire. Il m'est incompréhensible qu'il ait eut recours à une rhétorique martiale en ce moment », a-t-elle déclaré.


    Téhéran, qui avait déjà vertement répondu à Paris, a déclaré, par la voix du porte-parole de la diplomatie Mohammad Ali Hosseini, que « les déclarations des responsables français concordent avec la position de la puissance dominante (les Etats-Unis, ndlr) » et « portent atteinte à la crédibilité de la France devant les opinions publiques mondiales ».

  13. 13

    Elisabeth

    je vous tiesn au courant ce soir , "petite" réponse de l'Iran par rapport aux contrats de TOTAL sur Pars South

    Les paroles de Sarkozy et Kouchner ne seraient encore une fois "que" du chantage ?

    et dire qu'ils sont censés être "diplomates" ...

  14. 14

    PARS SOUTH TOTAL

    L'Iran veut "reconsidérer" un projet gazier avec Total à South Pars
    PARIS - L'Iran veut "reconsidérer" un très important projet gazier avec le groupe pétrolier français Total portant sur une usine de liquéfaction de gaz à South Pars, dans le Golfe, a indiqué le ministre iranien du Pétrole cité lundi par le Financial Times.

    Le projet portant sur plusieurs milliards de dollars doit "être reconsidéré", a assuré Gholam Hossein Nozari expliquant que les prix que Total veut pratiquer pour la vente du GNL (gaz naturel liquéfié) qui sortira de l'usine sont trop élevés.

    Les prix proposés à Téhéran par Total vont forcer l'Iran "à étudier la faisabilité d'un nouveau plan", a-t-il ajouté selon le quotidien économique.

    Le pétrolier français a refusé de commenter les propos de M. Nozari.

  15. 15

    Jean-Philippe GREGOIRE

    "South Pars" LOL !

    "South Park" oui !

  16. 16

    mollah omar

    Voici une analyse originale et dissonnante des médias de désinformation massive signée Iran-Resist. Qu'en pensez-vous ?

    Ces derniers jours, on parle beaucoup de nouvelles sanctions et la France se retrouve en première ligne de l’offensive anti-mollahs, cependant, selon notre analyse, il n’y a non seulement pas eu d’avancée dans cette crise ou d’évolution vers une solution, mais au contraire la crise piétine et les différents acteurs de la crise ont fait un retour vers le passé.

    La semaine dernière lors de la réunion annuelle du Conseil des Gouverneurs de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique, la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne ont appelé l’Iran à cesser immédiatement son programme d’enrichissement d’uranium et ce contre l’avis d’El Baradai, directeur de cette agence onusienne. La veille, les pays non-alignés avaient exprimé leur soutien à El Baradai et à l’accord qu’il avait conclu le 21 août avec l’Iran dans lequel les mollahs s’engagent à faire progressivement toute la lumière sur l’historique de leurs activités nucléaires, mais sans s’engager suspendre les activités en cours.

    Les Non Alignés – retour vers 2005 | En fait, il s’agit du train-train habituel, il y a toujours eu ces deux camps. Cependant en Janvier puis en Février 2006, les non-alignés n’avaient pas soutenu les mollahs ou les appels incessants d’El Baradai pour la poursuite du dialogue et ils avaient voté le transfert du dossier vers le Conseil de Sécurité. Leur actuel alignement sur El Baradai est le plus visible des retours en arrière parmi les différents acteurs de la crise.

    Ce retour en arrière des Non Alignés a été provoqué par les mollahs : Pour opérer ce retour vers le passé, les mollahs ont proposé à ces pays émergeants et souvent non démocratiques un moyen efficace et simple pour les libérer des contrôles inopportuns et incessants des ONG qui leur reprochent des violations permanentes des droits de l’homme.

    Cette offre iranienne est de revoir le caractère universel des droits de l’homme au nom de la diversité culturelle ou religieuse : cette réforme soutenue par les Non Alignés devrait afin assouplir les critères de contrôle des violations des droits de l’homme. De plus, de nombreux pays Non Alignés espèrent que les mollahs réussiront à obtenir le droit à l’enrichissement pour créer une jurisprudence qui leur permettra d’assouplir les règles du TNP. C’est donc sans état d’âme que les pays Non Alignés ont apporté leur soutien à l’accord concocté par El Baradai et les mollahs et sont revenus à leur position d’avant Février 2006.

    Les Européens vers 2003 | La fronde contre cet accord d’El Baradai a été menée par la France qui a évoqué les faiblesses de l’accord, faiblesses susceptibles d’être utilisées par les mollahs pour vouloir gagner du temps. Le communiqué final sur la cessation immédiate des activités nucléaires porte les signatures de la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne, les 3 vieux complices de la Troïka. Ces trois pays qui ont produit des dizaines de déclarations et communiqués de ce genre pendant leur dialogue stérile avec Téhéran qui a duré 3 ans et continue encore puisque l’accord dénoncé par les signataires du communiqué a été obtenu suite à une médiation de Javier Solana, le haut représentant pour la politique étrangère de l’Union Européenne. L’Europe des trois revient donc à ses prises de positions sans suite des années 2003 à 2006.

    El Baradai | Les mollahs auraient préféré qu’El Baradai puisse obtenir un ajournement d’une nouvelle résolution et ce dernier n’a pas ménagé ses forces dans ce domaine. Il a même été jusqu’à évoquer qu’en réponse à de nouvelles sanctions, les mollahs activeraient un programme nucléaire militaire ! Ces efforts médiatiques ont été trop loin et il a dû renoncer à ses efforts dans la dernière ligne et il a même été contraint d’appeler officiellement l’Iran à cesser ses activités nucléaires immédiatement. Il avait par la suite quitté l’assemblée en guise de protestation contre ses propres recommandations. Mais même si les mollahs auraient préféré que les efforts médiatiques et polémiques d’El Baradai soient couronnés de succès, ils en ont plein les oreilles de ce genre de communiqués Européens.

    L’Iran retour vers 2003 | Les mollahs ont vite compris que tout le monde revenait aux vieilles habitudes et ils ont réagi en revenant à une stratégie qui avait fort bien fonctionné sous Khatami : le repli modéré. Il s’agit de rester très calme et très modéré, d’évoquer comme de 2003 à 2005 des accords de coopération pour relancer le dialogue et d’utiliser les menaces de sanctions comme prétextes à bouder.

    Les Alliés de l’Iran | L’autre retour vers le passé concerne les partenaires commerciaux de l’Iran (Allemagne, Italie, Espagne, Suisse, Norvège…) et les alliés stratégiques des mollahs, la Chine et la Russie. Depuis 2003, tous disent privilégier le dialogue. Téhéran a déjà commencé à les démarcher.

    La Chine, sur la défensive | Un envoyé spécial du régime des mollahs s’est rendu à Pékin et il prétend avoir reçu l’appui de Pékin, mais la Chine reste discrète comme à son habitude. La seule déclaration officielle est venue d’un collaborateur du 1er ministre chinois et elle annonce que la Chine soutient la coopération entre l’Iran et l’AIEA et espère que les parties concernées adopteront une attitude pragmatique et flexible pour détendre la situation et éviter l’escalade du conflit. La Chine revient à sa neutralité dans cette crise alors qu’elle avait suivi les Américains et avait voté des sanctions contre les mollahs, mais aussi contre la Corée du Nord. Mais les Chinois ont été mal récompensés et se sont aperçus que les Américains ne renonçaient pas à leur plan pour créer un pôle d’Etats pro Américains en Asie Centrale avec pour objectif de contrôler l’accès des Chinois aux réserves des pays musulmans.

    Par ailleurs, les Chinois se sont aperçus que Washington ne cherchait à empêcher les mollahs d’avoir accès au savoir nucléaire mais que l’Etat Américain utilisait la crise et les sanctions pour affaiblir les mollahs et les pousser à devenir ses alliés dans sa guerre pétrolière contre la Chine. Aujourd’hui, la guerre froide fait rage entre Chinois et Américains et les Chinois ont adopté un langage de guerre froide dans leur propre style.

    NB | Le problème majeur pour tous les partenaires des mollahs est que ces derniers entendent les utiliser pour parvenir à arriver à un accord avec les Américains à l’issue d’un bras de fer où tout est envisagé même en dernier point l’affrontement militaire (se faire attaquer pour perturber l’approvisionnement pétrolier par le golfe Persique). Les Chinois ont appelé tout le monde et surtout les mollahs à la modération parce qu’ils ont en horreur l’idée qu’une guerre au Moyen-Orient vienne perturber leur approvisionnement en Iran et surtout en Arabie Saoudite.

    Par ailleurs, les Chinois ont assisté à l’utilisation de la Russie par les mollahs dans l’affaire de l’accord pour un enrichissement délocalisé en Russie. La Chine sait qu’il faut recadrer sans arrêt les mollahs pour éviter qu’ils ne s’égarent en route et ne l’utilisent pour peaufiner leur entente avec les Etats-Unis.

    La Russie, la stable | La problématique est la même pour la Russie : l’Iran et ce régime en particulier sont des éléments indispensables de la stratégie Russe pour revenir au premier plan dans les différentes crises internationales. La Russie doit soutenir les mollahs tout en les encadrant : elle a d’ores et déjà affirmé la nécessité de régler le problème nucléaire iranien par la voie des pourparlers, c’est-à-dire par la négociation illimitée. La position de la Russie est sans doute la plus stable car cet Etat a besoin en permanence des crises régionales pour faire monter les prix du pétrole et pour vendre des armes à ses partenaires.

    Les partenaires commerciaux Européens retour vers les années Troïka | Les Chinois entendent encadrer les mollahs par leur capacité à les soutenir face aux sanctions bancaires mises en place par les Etats-Unis et ses alliés Européens et les Russes contrôlent les mollahs en refusant l’achèvement des travaux de la Centrale de Bouchehr. Les mollahs ont d’autres alliés qui ne disposent pas de moyens de rétorsion contre eux et ne peuvent prétendre à jouer un rôle d’arbitre : il s’agit de leurs partenaires commerciaux Européens.

    La Norvège, qui a d’importants intérêts pétroliers en Iran, aurait par la voix de son ambassadeur auprès de l’AIEA annoncé son soutien aux accords conclus entre l’Iran et El Baradai, l’indispensable pion de Téhéran. La Suisse a également confirmé son soutien au dialogue. Les Belges sont aussi dans le coup. Au sein de l’UE, les grands pays économiquement très actifs en Iran comme l’Allemagne, l’Italie ou l’Espagne ont également souhaité continuer le dialogue, tout en brandissant mollement la menace de futures sanctions qui de toute évidence ne seront pas de nature à remettre en cause leurs intérêts en Iran.

    La Spécificité Française | Selon notre analyse, la France comme la Russie a une ligne plutôt stable. La seule différence avec ces années passées est le style Sarkozy. Le nouveau président de la république a tendance à vouloir tirer profit des situations existantes en prétendant être à l’origine des évènements. On l’a vu dans le cadre du règlement de l’affaire des infirmières Bulgares.

    Ainsi le président a laissé entendre qu’il n’y aurait plus de nouveaux investissements en Iran notamment dans le domaine pétrolier avec Total. Or, les investissements pétroliers étrangers en Iran sont arrêtés depuis longtemps en raison de la situation économique et Total n’est pas la seule grande compagnie à se montrer réticente ; les Chinois et les Japonais boudent également le marché iranien. Cette annonce d’interdiction de nouveaux investissements n’est pas réellement une sanction décidée par Sarkozy. Mais en adoptant ces attitudes très voyantes, la France veut rester très en vue dans le règlement de la crise comme au bon vieux temps de Jacques Chirac.

    L’autre point de stabilité de la diplomatie Française est la volonté de Paris de continuer comme sous Chirac à jouer un grand rôle international : les 3 centres d’intérêt de la France sont le Liban, le règlement du conflit Israélo-Palestinien et l’Irak. C’est bien là le problème.

    Dans les deux premiers cas, la France ne dénonce pas les ingérences des mollahs par l’intermédiaire du Hezbollah et du Hamas et ne parle que de possibilités de dialogue avec ces deux représentants du régime des mollahs, l’un au nord d’Israël et l’autre au sud. Et dans le cas Irakien, la France fait semblant de ne pas voir le rôle d’instigateur et d’arbitre du chaos joué les mollahs en Irak.

    On ne peut à la fois afficher de la fermeté vis-à-vis des mollahs tout en faisant les yeux doux au Hezbollah, aux Chiites Irakiens ou au Hamas. La France a changé de discours mais dans les faits, elle continue à occuper le devant de la scène (comme sous Chirac) sans rien apporter comme solution pour diminuer l’agitation régnante dans cette crise.

    Etat des lieux | La crise iranienne est revenue en arrière en partie en raison des intérêts économiques occidentaux en jeu et la volonté pour de nombreux Etats comme la Russie, la Chine et la France de jouer à l’arbitre de cette crise.

    Pour ne rien changer dans ce contexte de retour vers les bonnes vieilles méthodes de 2003, les mollahs ont commencé à mettre sur le marché à prix sacrifié les richesses inestimables du sous-sol iranien. Après avoir vendu leur pétrole en Buy-Back, les prix du gaz ont été diminués et finalement les mollahs ont décidé de vendre la 2nde plus grande mine de cuivre au monde (qui se trouve en Iran) au millième de leur prix.

    Une vingtaine d’entreprises liées aux industries pétrolières seront également privatisées et mises en vente cette semaine, entreprises destinées à être vendues aux étrangers après la fin de cette crise. Cette promesse de solderie de l’Iran ravira sans doute les partenaires du régime, les Européens mais aussi les Chinois et les Russes tout comme les Américains qui investiront via des sociétés écran basées à Dubaï. Par ailleurs, le prix du baril monte et cette hausse joue en défaveur de la mise en place de nouvelles sanctions.

    Mais la véritable raison de ce retour en arrière est due aux Etats-Unis et leur vrai objectif dans cette crise. Les Etats-Unis entendent utiliser les sanctions contre les mollahs pour leur faire accepter une entente régionale dans laquelle les chiites devraient jouer leur rôle d’agitateurs régionaux pour affaiblir les Sunnites qui contrôlent les ressources pétrolières des pays arabes. L’objectif des Américains est de créer un certain désordre pour affaiblir cette région et l’OPEP.

    Leur objectif n’est donc pas de renverser les mollahs, mais de les affaiblir et c’est pourquoi les Américains demeurent sur leurs positions du passé et exigent un processus via le Conseil de Sécurité.

    Nous pensions que cette approche avait pour objectif d’obtenir un consensus international pour abattre les mollahs mais cette approche onusienne n’est que le moyen le plus sûr pour éviter un large front anti-mollahs et aussi le seul moyen d’affaiblir le régime sans l’abattre afin de l’encourager à accepter l’entente proposée par les Etats-Unis.

    Malgré tout, les Américains continuent donc de demander des sanctions onusienne sans envisager par exemple un désinvestissement de leurs capitaux en Iran et ce alors que le désinvestissement ne nécessite aucun consensus d’aucune sorte ni avec des alliés comme la France ni avec le Conseil de Sécurité ou les adversaires Russes et Chinois. Les Américains laissent eux-mêmes entendre également de temps à autre la possibilité d’une attaque militaire.

    La stratégie américaine d’épuiser les mollahs a seulement contribué à épuiser les acteurs de la crise et chacun a décidé de revenir à ses positions traditionnelles afin de ne pas devenir l’instrument d’une stratégie américaine fort discutable. Ce retour en arrière fait les jeux des mollahs maître chanteurs qui n’ont besoin que d’une chose : encore plus de temps, pour épuiser leurs partenaires, leurs adversaires et en tête de tous, les Etats-Unis.

    Bizarrement, ce retour en arrière et cette volonté d’aller plus loin pour épuiser les adversaires peuvent être porteur de grands bouleversements.

    © WWW.IRAN-RESIST.ORG

  17. 17

    Elisabeth

    Attention à Iran Resist , pas foncièrement objectif de manière générale
    j'evite de m'en servir comme source

  18. 18

    Anonyme

    Cette offre iranienne est de revoir le caractère universel des droits de l’homme au nom de la diversité culturelle ou religieuse : cette réforme soutenue par les Non Alignés devrait afin assouplir les critères de contrôle des violations des droits de l’homme. De plus, de nombreux pays Non Alignés espèrent que les mollahs réussiront à obtenir le droit à l’enrichissement pour créer une jurisprudence qui leur permettra d’assouplir les règles du TNP. C’est donc sans état d’âme que les pays Non Alignés ont apporté leur soutien à l’accord concocté par El Baradai et les mollahs et sont revenus à leur position d’avant Février 2006.

    ****************************************

    Vraiment, ça c'est la meilleur, ils ont fumé quoi à l'iran resist pour raconter des bétises pareils ??

    Ils ne savent pas que ces sois disant droits de l'homme n'ont jamais été aussi piétinés que pendant cette sombre période du début de ce siècle ?? Et par qui ? par les pseudo grandes démocraties eux meme avec à leur tete les Etats-Unis de Bush !!!

  19. 19

    Jean-Philippe GREGOIRE

    "(...) par les pseudo grandes démocraties eux meme avec à leur tete les Etats-Unis de Bush !!!"

    En lisant votre commentaire, je me rends effectivement compte que le mot "droits de l'homme" a été complétement vidé de son sens

  20. 20

    réaction Russie

    qui rappelle le rôle de l'ONU, au passage ....

    Le lancement d'opérations militaires en Iran compromettrait tout espoir de stabilité dans la région (Marguelov)
    21:40 | 17/ 09/ 2007

    MOSCOU, 17 septembre - RIA Novosti. Le déclenchement d'opérations militaires en Iran aurait les conséquences les plus négatives pour toute la région, a déclaré lundi à RIA Novosti le président du Comité pour les affaires internationales du Conseil de la Fédération (Chambre haute du parlement russe), Mikhaïl Marguelov.

    "Une guerre contre l'Iran peut avoir des conséquences difficilement prévisibles, bouclerait l'anneau Afghanistan-Iran-Irak, ne manquerait pas d'affecter les Territoires palestiniens, Israël et la Syrie, tout en pulvérisant l'espoir d'une stabilité sur l'ensemble de la région", a notamment estimé le sénateur russe, commentant la déclaration du ministre français des Affaires étrangères sur l'Iran.

    Intervenant dimanche dernier à la chaîne de télévision LCI, le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a estimé que la crise autour du dossier nucléaire iranien signifiait que le monde devait se "préparer au pire", c'est-à-dire à la possibilité d'une "guerre" avec l'Iran.

    Dans le même temps, le sénateur a reconnu que le programme nucléaire de l'Iran préoccupait très sérieusement l'ensemble de la communauté internationale.

    "Quoi qu'il en soit, cette préoccupation ne doit pas servir de prétexte pour le lancement de quelconques opérations militaires auxquelles le chef de la diplomatie française appelle à se préparer", s'est dit persuadé Mikhaïl Marguelov.

    Ce disant, le président du Comité pour les affaires internationales de la Chambre haute du parlement russe a tenu à rappeler que toute action militaire devait être avalisée par le Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies. Quant à la Russie, a-t-il souligné, elle ne voit pas de raisons objectives de voter pour le lancement d'opérations militaires à proximité immédiate de ses propres frontières.

    "L'Iran doit rendre évidemment son programme nucléaire absolument transparent, renoncer à des technologies à double destination et permettre toutes les inspections nécessaires sur son territoire. Seulement, il est nécessaire de chercher à l'obtenir rien que par le durcissement des pressions diplomatiques et économiques sur Téhéran", a avancé Mikhaïl Marguelov.

    Par ailleurs, le sénateur a cité les données de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), selon lesquelles on n'avait toujours pas découvert en Iran de preuves qui attestent la nature militaire de son programme nucléaire. "Nous n'avons pas de raisons pour ne pas croire à l'AIEA, et en l'absence de telles preuves, n'importe quelles opérations militaires à l'encontre de l'Iran seraient pour le moins un acte irraisonnable", a-t-il ajouté.

    Mikhaïl Marguelov a qualifié de "mesure contreproductive" des opérations militaires contre plusieurs pays. "Nous tous sommes témoins d'une triste expérience américaine en Afghanistan et en Irak qui apprend que l'Orient demande une approche très délicate, que la politique orientale ne peut se faire ni avec une hache ni par des bombes", a poursuivi le parlementaire.

    Selon Mikhaïl Marguelov, on ne peut recourir à des opérations militaires qu'en présence d'un danger effectif de frappe nucléaire de la part de l'Iran "et non sur la base de quelconques hypothèses".

  21. 21

    Réaction CHINE

    Nucléaire iranien: Téhéran et Pékin s'opposent aux sanctions contre l'Iran
    18:52 | 14/ 09/ 2007

    PEKIN, 14 septembre - RIA Novosti. Téhéran et Pékin s'opposent à toute pression sur l'Iran, a déclaré le ministre iranien de l'Intérieur, Mostapha Pourmohammadi.

    "Les deux parties ont dénoncé les tentatives pour adopter des sanctions ou faire pression sur l'Iran, car ces démarches ne donneront pas de résultats positifs", a affirmé M. Pourmohammadi lors d'une conférence de presse à l'ambassade iranienne en Chine.

    Envoyé spécial du gouvernement iranien, le ministre de l'Intérieur Mostapha Pourmohammadi était arrivé la veille à Pékin en visite de deux jours. Durant son séjour en Chine, il a rencontré le membre du Conseil d'Etat Tang Jiaxuan et le chef de la diplomatie chinoise Yang Jieshi.

    Selon M. Pourmohammadi, la partie chinoise soutient entièrement les contacts de l'Iran avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). "La partie chinoise nous a souhaité d'approfondir notre coopération avec l'AIEA afin d'empêcher les Etats-Unis de décréter de nouvelles sanctions contre l'Iran", a souligné le ministre iranien.

    Il a ajouté qu'en cas de nouvelles sanctions, l'Iran cesserait toute coopération avec l'AIEA, ce qui "ne contribuera pas à la paix et à la sécurité".

    L'Iran et la Chine estiment que le dialogue et les négociations avec l'AIEA sont le moyen qui convient le mieux pour régler les contradictions.

  22. 22

    revirement !

    Bernard Kouchner se dit prêt à se rendre à Téhéran
    Reuters 19.09.07 | 21h27

    PARIS (Reuters) - Bernard Kouchner se déclare prêt à se rendre à Téhéran et à laisser le temps nécessaire au directeur de l'AIEA pour vérifier si l'accord passé en août avec l'Iran sur son programme nucléaire est respecté.

    "On doit absolument laisser une chance supplémentaire pour qu'un accord puisse être trouvé entre l'Occident et l'Iran, sur la base d'une suspension du programme d'enrichissement d'uranium", déclare le ministre français des Affaires étrangères dans Le Figaro, à paraître jeudi.

    Bernard Kouchner se dit prêt à accepter l'accord passé au mois d'août par le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) avec Téhéran et à lui "donner le temps nécessaire" pour aller sur place et "vérifier qu'il est appliqué."

    Prié de dire s'il est prêt à se rendre lui-même à Téhéran, s'il y est invité, le ministre répond par l'affirmative.

    Après l'escalade verbale de ces derniers jours entre Paris et Téhéran, Bernard Kouchner s'était déjà défendu mardi d'être un "va-t-en guerre."

    Dans une interview au quotidien Le Monde, il recadrait ses propos du week-end, soulignant qu'il avait simplement voulu "attirer l'attention sur la gravité de la crise" liée au programme nucléaire iranien.

    Il répète dans Le Figaro avoir été "mal compris".

    "Nous ne sommes pas hostiles au dialogue avec les Iraniens, au contraire. Nous l'avons toujours maintenu. J'ai moi-même reçu à Paris Ali Larijani", président du Conseil de sécurité iranien, dit-il.

    "Aucun échec ne nous fera renoncer au dialogue nécessaire. Mais ces discussions ne peuvent pas durer des années : il faut trouver une solution", précise cependant Bernard Kouchner.

    "Je ne veux surtout pas faire de procès d'intention à l'Iran, mais certains observateurs estiment que l'accord que l'Iran a passé avec l'AIEA est une façon de gagner du temps. Tous les experts de la planète sont inquiets."

    Bernard Kouchner réaffirme que la France "est l'un des rares à pouvoir dire qu'elle est l'amie des deux parties" et qu'elle est "disponible pour faire avancer la paix."

  23. 23

    PY

    Réponse à Yann

    Les chinois n'ont aucun intérêt à couler l'économie américaine par la vente de leur bons au trésor car du coup les économies européennes et du monde entier qui sont interdépendantes s'écrouleront aussi. Il suffit de regarder la crise immobilière et ses conséquences (la théorie des dominos).
    Alors les chinois, à moins qu'ils ne soient adeptes du suicide économique, n'ont guère d'intérêts dans cette manoeuvre. S'ils le font en représailles d'une guerre lancée contre l'iran, je ne donne pas cher de leur économie vu que les pricipaux importateurs de made in china sont en europe, amériques et afrique (l'essentiel étant en europe, USA, Canada, Australie). Leurs économies, pour leur malheur, sont très liées aux notres... . Les masses sous employées et sous payées n'auraient alors plus de travail. N'ayant plus de boulot, la consommation chinoise s'effondre par manque d'argent sur leur marché, s'en suivent des révoltes massives.....Ne parlons pas des paysans qui constituent encore les 3/4 des 1,300 M de la population chinoise. Notons que les nouveaux riches et membres du parti communiste n'achètent pas chinois, eux, mais ils sont très minoritaires.
    Alors aucun risque qu'ils prennent la responsabilité du chaos économique sur la planète pour sauver un régime de fous musulmans, à mois qu'ils ne soient aussi fous.
    C'est la mondialisation.

  24. 24

    Elisabeth

    Les pays de la Caspienne font bloc contre une agression
    Reuters 16.10.07 | 23h10

    TEHERAN (Reuters) - Le président russe Vladimir Poutine a affirmé que Moscou n'accepterait aucune attaque contre l'Iran depuis le pourtour de la Caspienne et persuadé les autres Etats de la région de faire bloc autour de lui.

    Poutine a par ailleurs invité le président iranien Mahmoud Ahmadinejad à se rendre à Moscou pour des pourparlers, ont rapporté les agences de presse russes, précisant que la date de cette visite serait fixée ultérieurement par voie diplomatique.

    Washington n'exclut pas l'option militaire contre l'Iran au cas où la diplomatie échouerait dans la crise liée au programme nucléaire de Téhéran. Aussi la déclaration adoptée au sommet sur la Caspienne prend-elle une allure de réplique aux menaces d'attaque américaine.

    La déclaration finale du sommet a été adoptée après un discours du président russe Vladimir Poutine en ce sens, qui visait selon toute vraisemblance l'Azerbaïdjan.

    Des représentants de l'armée américaine ont inspecté des pistes aériennes situées dans cette ex-république soviétique, qui a conclu un accord de partenariat avec l'Otan, et les médias russes ont laissé entendre que les militaires américains avaient peut-être l'intention d'utiliser ces installations en cas d'intervention contre l'Iran. Les autorités de Bakou ont écarté une telle éventualité.

    L'Iran, la Russie, le Kazakhstan, l'Azerbaïdjan et le Turkménistan ont déclaré qu'"en aucune circonstance, ils ne permettront (l'utilisation de leurs) territoires par des pays tiers pour lancer une agression ou quelque autre intervention militaire contre l'un ou l'autre des pays membres".

    Ils reconnaissent également dans la déclaration finale les droits de tous les signataires du Traité de non prolifération (TNP), dont l'Iran, à se doter d'un secteur nucléaire civil.

    "Nous ne devrions pas même penser à recourir à la force dans cette région", a déclaré au cours du sommet Vladimir Poutine.

    Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, qui assure que Téhéran ne renoncera pas à ses ambitions nucléaires, a qualifié de "très ferme" la déclaration du sommet.

  25. 25

    analysabeth

    merci mais quelle est votre analyse ? ou alors n'êtes-vous qu'un Reuters bis ?

    (vous ne répondez jamais aux questions génantes que vos lecteurs vous posent. Répondez au moins à celle(s)-ci)

  26. 26

    Elisabeth

    Vous avez vu bcp de gens qui analysent à 1 H 44 :) du matin, on en reparle tout à l'heure

    Je cherche avant tout à savoir ce qui se cache et QUI se cache derrière les motivations actuelles de la Turquie et le conflit avec l'Iran

    Tout est lié

    Attention aussi la Russie peut profiter de la situation pour faire revenir à elle ses enfants "égarés"
    La Copnstitution actuelle russe interdit à Poutine de se réprésenter dans le cadre actuel du territoire russe
    Si le territoire venait à "s'élargir" en prenant en compte comme par hasard les ex republiques soviétiques, cela permettrait à Poutine de changer la Constitution et donc de se re présenter
    n'oublions pas ce qui s'est passé avec la Tchetchenie
    La fausse (à mon avis) alerte à un attentat contre Poutine en Iran n'est qu'un debut de la mise en oeuvre de sa stratégie, (à mon avis)

  27. 27

    Elisabeth

    Pour rappel

    le Kazakhstan : pétrole, uranium

    l'Azerbaïdjan : pétrole, transit des hydrocarbures ....


    ca peut "aider" ....

  28. 28

    el gringo

    L'AIEA détient des preuves que l'Iran a mené un programme nucléaire militaire après 2003

    Les experts de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), bras de l'ONU chargé de vérifier le respect des normes de non-prolifération, détiennent des documents indiquant que l'Iran a mené des travaux sur l'élaboration d'une ogive nucléaire et que ces efforts se sont poursuivis au-delà de l'année 2003, contrairement à ce qu'ont affirmé les agences de renseignement américaines en décembre 2007.

    Ces éléments ont été exposés pour la première fois dans le détail, le 25 février, par le directeur général adjoint de l'AIEA, le Finlandais Olli Heinonen, lors d'une présentation à huis clos devant des représentants des missions étrangères auprès du siège de l'Agence, à Vienne. Depuis 2005, M. Heinonen pilote les équipes d'inspecteurs internationaux qui enquêtent sur le programme nucléaire de l'Iran. Son exposé est allé plus loin que le contenu du rapport transmis le 22 février par le directeur de l'AIEA, Mohamed ElBaradei, qui évoquait à la fois une meilleure coopération de l'Iran avec l'Agence et une "possible dimension militaire" du programme nucléaire iranien, sans se prononcer sur la nature de ce programme. L'exposé de M. Heinonen va aussi à l'encontre de la conclusion du rapport du renseignement américain de décembre 2007, selon lequel les travaux iraniens sur la mise au point d'une ogive nucléaire ont marqué un "arrêt" à l'automne 2003, sans reprendre depuis. Le rapport de M. ElBaradei ne se prononçait pas sur un tel "arrêt".

    La présentation de M. Heinonen a suscité une vive colère du représentant iranien, Ali Asghar Soltanieh, présent lors de la réunion. Ce dernier a parlé d'une falsification des documents et d'une tentative américaine de saborder la coopération entre l'Iran et l'AIEA. L'exposé portait sur trois projets iraniens : la conversion de dioxyde d'uranium (Green Salt Project), des études sur des explosifs de haute intensité et la mise au point d'un corps de rentrée de missile. Des documents ont été montrés sur des travaux portant sur des systèmes de mise à feu à haute tension et des détonateurs multiples pouvant se déclencher simultanément.

    M. Heinonen a montré une description d'un système de détonateurs relié à une distance de 10 km à un puits de 400 m de profondeur. Selon les officiels iraniens, ce dispositif est destiné à tester des armes conventionnelles. Mais M. Heinonen a commenté que, d'après les renseignements en sa possession, la seule application possible était le développement d'une arme nucléaire. Il a en outre dévoilé des documents (schémas, photographies, planches, films) que l'AIEA n'avait jusque-là jamais soumis aux officiels iraniens. Ils concernent la fabrication d'une ogive nucléaire. L'un d'eux est un compte rendu établi par une équipe iranienne sur l'état d'avancement d'un projet de corps de rentrée de missile (projet "P111"). Il porte sur l'une des multiples étapes du projet, celle allant du 9 juillet 2003 au 14 janvier 2004, c'est-à-dire au-delà de l'"arrêt" dont parlait le rapport du renseignement américain.

    Le compte rendu iranien s'ouvre sur une phrase en farsi : "Le destin ne change quiconque que s'il change le destin." Le document détaille le développement d'une enceinte capable d'accueillir une arme pour tête de missile. Des croquis montrent la tête de missile intégrant l'arme, de forme sphérique, ainsi que des éléments électroniques. Des simulations mathématiques ont été faites. Les paramètres correspondent à ceux d'une tête de missile Shahab-3. M. Heinonen a présenté des animations montrant le fonctionnement du missile, et une séquence pouvant mener à une explosion à une altitude d'environ 600 m. Il a affirmé qu'une telle altitude n'était compatible qu'avec l'emploi d'une charge nucléaire, et que l'utilisation d'explosifs de type conventionnel, ou bien de charges chimiques ou biologiques, était exclue. M. Heinonen a projeté un film montrant sous différents angles les éléments de la tête de missile, ainsi que leur montage et des préparatifs pour des tests en laboratoire. Il a dit fonder sa présentation sur trois types de renseignements : des éléments fournis par les services secrets de plusieurs pays, des informations propres à l'Agence et des documents issus des réseaux d'acquisition auxquels l'Iran a eu recours.

    A la sortie de cette réunion, l'ambassadeur britannique auprès de l'AIEA, Simon Smith, s'est dit frappé par le fait que "certaines des dates évoquées se situent au-delà de 2003". L'ambassadeur iranien, Ali Asghar Soltanieh, a de son côté accusé l'AIEA d'avoir outrepassé son mandat. Il a contesté l'authenticité des documents, affirmant que "n'importe quel étudiant" pourrait en être l'auteur.

    Les affirmations de M. Heinonen signalent une différence de ton par rapport à M. ElBaradei, dont le rapport était plus ambigu. Cela semble confirmer l'existence de tiraillements au sein de l'AIEA entre, d'un côté, les experts vérificateurs techniques et, de l'autre, le directeur, qui revendique un rôle de "politique" et voue une farouche hostilité à l'administration Bush depuis les manipulations du renseignement qui ont précédé la guerre d'Irak en 2003. Le briefing de M. Heinonen est intervenu à l'approche de la réunion du Conseil des gouverneurs de l'Agence, qui s'ouvre lundi 3 mars à Vienne. Il précède aussi un vote prochain, à l'ONU, sur un nouveau train de sanctions contre la République islamique.

    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2008/03/01/l-aiea-detient-des-preuves-que-l-iran-a-mene-un-programme-nucleaire-militaire-apres-2003_1017661_3218.html#ens_id=677013

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