«Clôture CAC : 5219 (-0.45%) | Accueil | Airbus : plan social en dehors de la production »

Iran : ce qui devait arriver ... AREVA

Shah_saclay_1Souvenez-vous ... alors qu'en mars 2006, Gaz de France avait reconnu être en discussion avec Total et l'Iran pour prendre une participation dans le projet de production de gaz naturel liquéfié South Pars, nous envisagions que le gouvernement français sondait alors l’opinion française et internationale avant d’annoncer un accord avec AREVA.

Les faits nous donnent raison désormais puisque Téhéran vient de proposer à la France de "créer un consortium pour la production d'uranium enrichi en Iran", afin de sortir de l'impasse sur le dossier du nucléaire, a affirmé mardi le directeur adjoint de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique.

Il n'est pas insensé de penser que bon nombre d'éléments de cet éventuel accord étaient en cours de négociations depuis fort longtemps et que les Etats-Unis ont peut-être agi en vue de freiner l'avancée de ses concurrents russes et français sur le dossier. A noter également que Russe, Iran et Areva sont d'ores et déjà partenaires dans le nucléaire civil dans le cadre d'accords croisés.

I – L'Iran propose à la France de créer un consortium

"Pour pouvoir parvenir à une solution nous venons d'avoir une idée. Nous proposons à la France de créer un consortium pour la production d'uranium enrichi en Iran", a affirmé mardi le directeur adjoint de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique Mohammad Saïdi sur France Info.

Scénario bien orchestré, car tout laisse à penser que Téhéran et Areva ont depuis fort longtemps abordé le sujet. Ne soyons pas dupes.

"Ainsi la France, au travers des sociétés Eurodif (groupe européen d'enrichissement d'uranium) et Areva, pourra contrôler de façon tangible nos activités", a-t-il ajouté.

Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Mohammad al-Hosseini, avait réaffirmé dimanche que l'Iran refusait de suspendre ses activités d'enrichissement d'uranium en préalable à l'ouverture de négociations sur son programme nucléaire.

II – La France renvoie la discussion à Solana

La France a renvoyé – officiellement - mardi la discussion concernant la proposition iranienne de l' Iran en soulignant que le "canal de dialogue" devait passer par le diplomate européen Javier Solana, selon une déclaration du porte-parole du Quai d'Orsay. Fin stratèges nos diplomates,: pour être accepté par la communauté mondiale , y compris les USA qui risquent de na pas voir d'un très bon oeil partir une telle part de gâteau, la France doit donc recevoir l'aval de l'UE.

"Il y a un canal de dialogue avec les Iraniens qui est M. Solana. C'est par ce canal que nous attendons des Iraniens une réponse sur la suspension" de l'enrichissement, a dit le porte-parole du ministère des Affaires étrangères français, Jean-Baptiste Mattéi.

"Il faut que les Iraniens suspendent leurs activités d'enrichissement, c'est sur ce point que nous attendons une réponse iranienne. S'il y a une réponse positive des Iraniens sur ce point-là, il pourra y avoir des négociations où chacun sera libre d'amener les propositions qu'il souhaite", a-t-il ajouté.

La proposition iranienne est "une offre inédite, et, d'une certaine façon, elle nous a surpris", a commenté le porte-parole... Il parait qu'il faut les croire...

III – Solana trouve la proposition intéressante

Javier Solana, haut représentant de l'UE pour la politique extérieure, a jugé mardi "intéressante" la proposition iranienne de faire surveiller par la France l'enrichissement d'uranium en Iran, tout en soulignant qu'elle avait besoin d'être "analysée".

"Il faut l'analyser", a-t-il ajouté, en rappelant que les Français avaient souligné qu'il ne s'agissait pas d'une initiative franco-iranienne. Là aussi, de nombreux signes “annonciateurs” pourraient nosu faire douter de la chose.

Il a souligné que l'idée d'un contrôle de l'enrichissement iranien était en discussion "depuis le début". "Nous l'avons discutée légèrement auparavant. C'est peut-être une idée qui peut être discutée plus en détail maintenant", a-t-il estimé.

M. Solana a par ailleurs indiqué avoir eu lundi soir une conversation téléphonique avec le négociateur en chef iranien Ali Larijani, qu'il a qualifiée de "constructive".

IV - AREVA et Russie déjà partenaires dans le nucléaire

S'il était nécessaire de créer une structure ou organisation intermédiaire, pour une acceptation plus “aisée” du contrat, les choses semblent tout de même bien préparées. En effet, l'opinion internationale est désormais “familiarisée “ avec le fait que la Russie entretienne un partenariat privilégié avec l'Iran sur le nucléaire. Toute entreprise internationale intéressée par le dossier pourrait donc s'associer aux Russes si "nécessaire" pour au final exercer des activités en Iran de manière directe ou indirecte.

Or, le groupe russe RosEnergoAtom et AREVA ont signé en février 2006 un mémorandum de compréhension dans le domaine de l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire. Le document prévoit la mise en oeuvre d'un programme de développement de la coopération pour la période 2006-2008, qui concernera notamment la modernisation et la sécurisation des centrales nucléaires, la maintenance des sites, ainsi que la gestion de la durée de vie des centrales existantes.

Mais le meilleur est toujours pour la fin, on le sait bien : en outre, les parties ont convenu de procéder à des échanges de documentation normative, scientifique et technique, de s'entraider lors du démantèlement et de la mise hors service des centrales nucléaires. Le plan de coopération prévoit également d'examiner la possibilité de mettre en oeuvre dans d'autres centrales les projets financés par la Commission européenne et déjà appliqués. RosEnergoAtom et AREVA envisagent aussi de perfectionner le comité de gestion conjoint chargé de la coopération, dont les objectifs principaux consistent à élaborer des propositions concrètes de coopération, à signer des accords additionnels, à créer des groupes de travail et à trouver des sources de financement.

V – Iran : appel à l'investissement dans le nucléaire dès 2005

N'oublions pas que dès Novembre 2005, le gouvernement iranien a approuvé un plan autorisant la participation des entreprises étrangères au programme d'enrichissement d'uranium iranien.
Le gouvernement avait autorisé également l'Organisation iranienne de l'énergie atomique à prendre des mesures nécessaires pour attirer les investissements étrangers et domestiques en vue du programme d'enrichissement d'uranium. Ce plan devrait être approuvé par le Parlement avant d'être mis en application. Selon Téhéran, une participation étrangères pourrait garantir que ses recherches nucléaires ne seraient pas utilisées pour des fins militaires....

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad avait proposé en septembre d'inviter des parties étrangères à participer au programme nucléaire iranien, lors de son discours à l'ONU, dans l'intention de dissiper le soupçon de la communauté internationale sur l'objectif du programme nucléaire iranien.

Déjà à l'époque, j'avais suggéré qu'il n'était peut être pas totalement irréaliste de penser qu'un groupe comme Areva expert mondial dans les métiers de l'énergie, puisse être éventuellement intéressé par un tel type d'investissement; des pays tels que la Chine, l'Inde et le Japon pouvant aussi y trouver leur intérêt.

En octobre 2004, l'Expansion avait informé que la France était prête à offrir sa technologie nucléaire civile à l'Iran ainsi que la Grande-Bretagne et l’Allemagne. Le journal précisait alors que la proposition comprendrait une aide à l’acquisition d’un réacteur à eau légère, selon un document révélé par l’AFP. Elle était toutefois assortie d’une importante condition : Téhéran devait promettre de ne pas chercher à se doter de l’arme nucléaire.

VI - TOTAL GDF et Russie partenaires en Iran

En tout état de cause, la France est déjà bien « positionnée » en Iran , puisqu'elle a reconnu mi-mars être en discussion avec Total et les autorités iraniennes pour prendre une participation dans le projet d’importance majeure de production de gaz naturel liquéfié Pars GNL.Des lettres d'intention auraient été signées en décembre entre les différentes parties dans le but de parvenir à un accord global d'ici l'été.

A noter, que le géant gazier russe Gazprom examine également la possibilité de poursuivre sa coopération avec l'Iran sur le gisement de gaz de Pars-Sud et, notamment, dans son exploitation. Les trois pays seront donc déjà partenaires au moins sur ce dossier.

Selon le journal "Les Echos", le groupe GDF négocierait l'achat à long terme de 1,5 à 2,5 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié (GNL) par an, entre 2010 et 2035 et envisagerait de prendre de 8 à 10% dans l'un des blocs de l'immense gisement gazier de Pars-Sud et une part de 4 à 5% dans l'usine de liquéfaction qui serait alors construite sur la côte iranienne. Ce projet l'amènerait à investir entre 250 et 350 millions de dollars. L'Iran avait indiqué fin février qu'il allait signer des contrats destinés à la production de gaz liquéfié pour développer des projets dans Pars-Sud.

L'Iran va signer des contrats avec Shell, Total et l'espagnol Repsol pour développer des projets dans l'immense gisement de gaz de Pars-Sud, dans les eaux du Golfe, avait annoncé fin février un responsable iranien. Les contrats concernent les phases 11 et 13 du gisement et sont destinés à la production de gaz naturel liquéfié (GNL) pour l'export. Les compagnies collaboreront avec la Compagnie nationale iranienne de pétrole (NIOC). L'investissement pour chaque phase est estimé à entre 1.2 et 1.5 milliard de dollars.

A lire également :

. Négociations France/Iran : Total et GDF avant Areva ?

. Nucléaire : l'enjeu du trio Russie/Iran ... AREVA

. USA : sanctions contre l'Iran et ses partenaires

. Iran : le désaccord n'est pas là où l'on croit

. Iran:Bush refuse de rencontrer Ahmadinejad

. Poutine, un Russe à Paris : Total, Eads... et GDF et Areva ?

. RUSSIE et IRAN : des frères amis

. Russie-Iran/Nucléaire:l'avenir n'est pas bouché

. Iran : la Russie candidate à un appel d'offres

. Iran-nucléaire : Espagne-Russie dile que si / USA dile que no

. Total se renforcerait en Iran 

. Pétrole : "TOTAL" bénédiction ? : TOTAL/REPSOL et Pars South

TrackBack

URL TrackBack de cette note:
http://www.typepad.com/t/trackback/80157/6263741

Voici les sites qui parlent de Iran : ce qui devait arriver ... AREVA :

Commentaires

FOURQUET Matthias

4 oct. 06 08:41:06

"Beaucoup de bruit pour rien"
Finalement tu me donnes ton pétrole et je te laisse faire ta bombe.
Papa


4 oct. 06 09:42:44

Voir même, je te laisse faire MA tombe
cf.

Eurodif, Assasinat de Georges Besses et attentats parisiens

extrait de "Eurodif" sur wikipedia

Eurodif est une coentreprise créée en 1973 entre 5 pays : la France, la Belgique, l'Italie, l'Espagne et l'Iran.

En 1974, le Shah d'Iran Mohammad Reza Pahlavi, prêta 1 milliard de dollars pour la construction de l'usine[1] en contrepartie du droit d'acheter 10% de la production du site. Le remboursement de cette somme doit commencer l'année de la mise en service d'Eurodif, en 1981. En 1977, il versa encore 180 millions de dollars. Suite à la révolution islamique de 1979, l'Iran suspend ses paiements et reclame le remboursement du prêt en faisant pression sur la France.

En avril 1979, le premier ministre Raymond Barre inaugure l'usine d'Eurodif. Dans le même temps, l'Ayatollah Khomeiny rompt le contrat de fourniture de centrales nucléaires passé avec la France. Mais il confirme l’actionnariat dans Eurodif de l’Iran qui possède toujours 10% des parts de cette usine. La France refuse de laisser l'Iran exercer son statut d'actionnaire d'Eurodif.

En 1981, après la mise en service de l'usine Eurodif, l'Iran réclame 10% de la production d'uranium enrichi auquel ils ont contractuellement droit, ce que la France refuse. De 1981 à 1991, le régime des mollahs est soupconné d'avoir perpétré plusieurs assassinats, prises d’otages et attentats meurtriers : probablement des centaines de français ont payé de leur vie avant que la France et l’Iran ne règlent le contentieux Eurodif.

Le 17 novembre 1986, après plusieurs attentats meurtriers à Paris, et l'enlèvement de journalistes français (Jean-Paul Kauffmann, Michel Seurat, ...) retenus en otage au Liban par des groupes liés à l'Iran, la France rembourse 330 millions de dollars, mais refuse de fournir toute livraison d'uranium enrichi. Le même jour se produit l'assassinat de Georges Besse, le fondateur d’Eurodif. En décembre 1987 a lieu un 2eme versement officiel de 330 millions de dollars par la France à l'Iran.

Le 6 mai 1988, entre les deux tours de l'élection présidentielle, les otages français sont libérés. Le premier ministre Jacques Chirac assure dans un accord avec l'Iran des garanties politiques sur l'octroi sans restrictions par le gouvernement français de licence d'exportation d'uranium enrichi et le rétablissement du statut d'actionnaire de l'Iran dans Eurodif sous la condition du retour des derniers otages du Liban,.

En septembre 1989, le président François Mitterrand confie à François Scheer la formalisation d'un accord définitif de règlement du contentieux franco-iranien. Finalement un accord est trouvé en 1991 : la France remboursa plus de 1,6 millards de dollars. L’Iran est rétabli dans son statut d’actionnaire d’Eurodif via un consortium franco-iranien nommé Sofidif, avec le droit de prélever 10 % de l’uranium enrichi à des fins civiles.

De source diplomatique française, on indique que l'Iran est bien membre d'Eurodif. Mais en l'absence de centrale nucléaire civile opérant en Iran, il n'y a pas de livraison d'uranium enrichi.


Elisabeth

4 oct. 06 09:44:16

Gloups, c'était moi ! sur le commentaire précédent


Elisabeth

4 oct. 06 09:45:21

oui , et ne pas oublier avec les Russes :

tu me donnes une part du gateau ... et je te laisse une peu d'EADS ...


alnoor

4 oct. 06 11:51:00

De quoi parle-t-on? De l'Iran qui souhaite conserver son droit à disposer d'un programme nucléaire civile. Notre vision occidentale nous impose d'être circonspect vis-à-vis de l'Iran au vu de son histoire. Aujourd'hui, l'idée est de trouver un accord pour permettre non seulement à l'Iran de disposer du programme nucléaire, mais également à l'Occident de veiller à ce que ce programme ne soit pas détourné à des fins militaires. Cette idée de permettre à AREVA de s'installer et d'enrichir l'uranium et permet ainsi ce contrôle. Toutes les parties sont satisfaites et en plus, la France est en première ligne. Pourquoi donc nous couper l'herbe sous le pied? AREVA est choisi...je dis hourra!! chapeau...Les américains ne se gênent pas pour nous prendre des contrats, pourquoi n'en prendrions nous pas? Nous sommes dans une phase où la politique de Chirac à l'égard du Moyen Orient porte ses fruits. Alors capitalisons!!!!


Elisabeth

4 oct. 06 11:57:49

"Notre vision occidentale nous impose d'être circonspect vis-à-vis de l'Iran au vu de son histoire" , encore + si l'on tient compte des relations France/ Iran dans le domaine du nucléaire


Dates clés IRAN/France/Nucléaire

4 oct. 06 12:07:34

cf.

http://www.arenes.fr/livres/page-livre1.php?numero_livre=27&num_page=130


Elisabeth

4 oct. 06 12:08:38

Le must du must :) :

"Juin 1974 – Voyage officiel du chah à Paris. Le Président Giscard d’Estaing et le souverain iranien annoncent que leurs pays s’engagent dans une vaste coopération nucléaire.
La France vend à l’Iran des centrales américaines Westinghouse (via l’entreprise Framatome) et divers équipements.
En parallèle, l’Allemagne vend elle aussi des centrales américaines à l’Iran. Les Etats-Unis s’engageront un peu plus tard à en livrer "6 à 8" au chah. Le programme iranien porte sur une vingtaine de centrales.
Par ailleurs, l’Iran entre auprès de la France dans le capital d’Eurodif, le consortium européen d’enrichissement de l’uranium qui sera bâti à Pierrelatte. Il acquiert de ce fait le droit d’enlever 10 % de la production de l’usine (qui couvrira à elle seule 1/3 des besoins mondiaux). Il prête 1 milliard de dollars à la France, par le canal du Commissariat à l’énergie atomique (CEA). Le remboursement de cette somme doit commencer l’année de la mise en service d’Eurodif, en 1981."


Elisabeth

4 oct. 06 16:02:28

Article en lien à méditer


Iran Total et pétrole

6 oct. 06 17:17:04

A lire absolement :

"La France, le pétrole iranien et la Total connection"

http://politiquearabedelafrance.blogspot.com/2005/09/la-france-le-ptrole-iranien-et-la.html


Elisabeth

6 oct. 06 17:19:27

A lire également , mis en ligne part article précédent


L'Express du 14/01/1999

Pétrole
L'espoir au fond des puits

http://www.lexpress.fr/info/monde/dossier/iran/dossier.asp?ida=417243


TOTAL et Pars South

6 oct. 06 17:23:42

Accord Total sur Pars South sur site de TOTAL


http://www.total.com/fr/press/press_releases/pr_2004/041204_pars_lng_project_5717.htm


Article Expansion

6 oct. 06 17:44:09

L'Article de l'EXPANSION :

20/10/2004

La France prête à offrir sa technologie nucléaire civile à l'Iran LExpansion.com


http://www.lexpansion.com/art/134.0.79097.0.html


coolis

4 nov. 06 20:31:44

Je ne comprends pas cette attitude circonspecte. La France a eu également, dans son histoire, des éléments troubles et "circonspects". Faut-il pour autant avoir une attitude circonspecte vis-à-vis de la France? Ou est-ce simplement parce qu'il faut aujourd'hui avoir une attitude circonspecte envers tous les pays musulmans?


Elisabeth

4 nov. 06 21:56:39

ce n'est pas tant l'attitude à proprement parler de la France qui me gêne , c'est l'immense delta entre le discours officiel et la réalité.


France / Allemagne et Iran

19 déc. 06 13:50:04

Très très interessant

http://www.iran-press-service.com/articles_2004/Jan_04/iran_france_13104.html


France / Allemagne et Iran

19 déc. 06 13:52:06

Notamment :
----------
En janvier 2004

Speaking on condition of anonymity, sources said Mr. Rohani reminded that he agreed to sign the Protocols, that gives international nuclear inspectors unconditional and unrestricted visit to all Iranian nuclear facilities and sites on conditions that in return, Iran receives advanced nuclear technologies for civilian uses, as stipulated in the NPT.

Mr. Rohani also waved the prospects for France – as well as Germany, Iran’s major trading partner and political supporter – entering again Iran’s lucrative nuclear market worth billions of Euros.

Iran’s present 1000 megawatts atomic powered electrical plant being constructed in the Persian Gulf port of Booshehr with the help of Russia was originally designed and started by the German firm of Siemens before the Islamic revolution of 1979 and was followed by two other, situated in the oil-rich province of Khoozestan, by the French.

As a minority shareholder of the Eurodif, the French atomic firm that produces uranium, Iran expects to get some of the fuel it needs for the future nuclear power plants it intends to build from the company.

As Mr. Rohani was talking to the French, in the German Capital of Berlin, a very important agreement aiming starting large-scale technology cooperation between the two sides was signed.

According to the accord that was inked by the Iranian Energy Minister, Mr. Habibollah Bitaraf and Mrs. Edelgard Buhlman, the German Minister for Research and Technology, German firms could invest in Iran up to 660 million Euros, creating water and water cleaning and sewage factories using the most advanced technologies in the fields, covered by the German

“German companies can now form consortium with Iranian counterparts projects worth billions of Euros”, Mrs. Buhlman told reporters, informing that the first agreement of 250 million Euros has been signed, limited to water works in Tehran.

Germany and Iran have carried out water projects studies since 2000 and this new agreement would create much needed jobs for German concerns”, she added.

“The Wednesday’s almost unprecedented agreement would mark the beginning of future close cooperation in advanced technologies not only with Iran, but also aimed at the lucrative Central Asian markets’, Mr. Ra’issi told IPS. ENDS IRAN FRANCE 14104


attila

24 mars 07 23:14:35

L'Iran a profité directement de l'enrichissement de l'uranium en Europe


BERLIN - L'Iran a profité directement de
l'enrichissement de l'uranium en Europe grâce à sa participation dans une
entreprise française, Eurodif, affirme le magazine allemand Der Spiegel à
paraître lundi.
Le magazine cite une étude diffusée par le parti des Verts européens, qui
révèle des détails auparavant non publiés de l'accord de partenariat entre
Téhéran et la société française. En 1974, l'Iran a investi plus d'un milliard de
dollars dans la société commune spécialisée dans l'enrichissement de l'uranium
Sofidif (Société Franco-Iranienne pour l'Enrichissement de l'Uranium par
Diffusion Gazeuse). L'accord prévoyait, selon Der Spiegel, en contrepartie de
cet investissement, la livraison de 10% du produit enrichi pour alimenter des
centrales nucléaires.
"L'Iran a une part indirecte et ultra-minoritaire dans Eurodif. Cette
participation est de nature exclusivement financière et n'a jamais donné lieu à
une livraison d'uranium enrichi à l'Iran", a déclaré à l' un porte-parole
d'Areva.
"Tout ceci est connu et public et il n'y a là aucun secret, si ce n'est la
volonté de déclencher une polémique bien inutile sur ce sujet", a-t-il ajouté.
L'Iran, via l'Organisation de l'Energie atomique de l'Iran, possède 40% de
Sofidif, qui elle-même détient 25% d'Eurodif. A l'arrivée, l'Iran détient
indirectement environ 10% d'Eurodif qui est détenu à 60% par Areva.
Selon le magazine allemand, l'organisation publique iranienne de l'Energie
atomique, dirigée par le vice-président Gholamresa Aghasade, tire un bénéfice
annuel de 7 millions d'euros de sa participation à hauteur de 40% dans Sofidif.
La député européenne verte et spécialiste du nucléaire, Rebecca Harms, a
estimé dans l'hebdomadaire qu'il était "absurde que l'ONU, sous la pression des
Etats-Unis, décrète des sanctions commerciales contre l'Iran, alors que l'Europe
fait des affaires avec lui sur le nucléaire".
Le Conseil de sécurité de l'ONU devait voter samedi sur un projet de
résolution prévoyant de nouvelles sanctions économiques et commerciales contre
l'Iran, pour son refus de suspendre ses activités nucléaires sensibles -
enrichissement et retraitement de l'uranium - comme le demande la résolution
1737 votée le 23 décembre 2006.


Elisabeth

25 mars 07 00:18:16

comme quoi, ce qui devait arrivé ... areva

sur "La député européenne verte et spécialiste du nucléaire, Rebecca Harms, a
estimé dans l'hebdomadaire qu'il était "absurde que l'ONU, sous la pression des
Etats-Unis, décrète des sanctions commerciales contre l'Iran, alors que l'Europe
fait des affaires avec lui sur le nucléaire".
cf.

Iran et nucléaire : réunion des Six ... et de l'hypocrisie ?

ca me fait quand même tout drôle d'avoir raison ... :)


Eurodif/sofidid

25 mars 07 00:20:22

cf.

egalement


Voici les sites qui parlent de Sarkozy: gaz contre nucléaire avec l'Iran, sans Eurodif ?
et les commentaires


Elisabeth

25 mars 07 00:24:37

Sur SOFIDIF ... et ses membres


SOCIETE FRANCO IRANIENNE POUR L'ENRICHISSEMENT DE L'URANIUM PAR DIFFUSION GAZEUSE (SOFIDIF)


http://siren303587216.societes.org/

RCS Versailles B 303 587 216
Nom commercial : SOFIDIF


Renseignements juridiques
Siège social 2 Rue Paul Dautier
78140 VELIZY VILLACOUBLAY
SIRET 30358721600027
Forme juridique SA à conseil d'administration
Capital social 20.968.750,00 EURO
Code activité 652C - Distribution de crédit
Nationalité France

Dirigeant(s)
PCA M. GOBERT Christian
DG M. GOBERT Christian
Administrateur COMPAGNIE GENERALE DES MATIERES NUCLEAIRES COGEMA SA représenté par M. MALLET Olivier
Administrateur M. PETIT Christian
Administrateur M. ***HOSSEINI Seyed ****


Ou l'on retrouve les mêmes

***Administrateur M. HOSSEINI Seyed ***
------------------------

Mohammad Ali Hosseini: l'Iran rejette la suspension de l'enrichissement TEHERAN.IRNA.09 OCTOBRE 2006.

Politique. Iran.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, ***Seyed Mohammad Ali Hosseini **** a rejeté dimanche toute perspective de suspension d'enrichissement d’uranium par l'Iran.

Il a tenu ces propos devant des journalistes iraniens et étrangers, durant le point de presse de cette semaine.


Le responsable a écarté l'idée à court terme de toute suspension pendant 90 jours, qui a été évoquée par les médias.


« Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a souligné que l'Iran n'acceptera pas une suspension » a noté le porte-parole.


En réponse à une question au sujet de la possibilité d'imposer des sanctions contre l'Iran il a déclaré que les responsables et les iraniens considèrent toujours la sanction comme un outil désuet.


Le porte-parole a déclaré que les sanctions laisseraient des impacts des deux côtés, ajoutant que les deux côtés y perdraient.


« Cependant, la sanction la plus grave pour un gouvernement est de priver la nation de son droit légitime d'accéder à l'énergie nucléaire à des buts pacifiques.


« Nous ne cherchons pas une solution qui aura comme conséquence les sanctions, mais nous sommes disposés à continuer nos activités, » a t’il ajouté.


Evoquant les quatre séries d’entretiens entre le négociateur nucléaire Ali Larijani et Javier Solana il a dit qu’ils avaient permis de faire progresser le dossier nucléaire iranien.


« La bonne volonté démontrée par l'Iran pendant ces négociations nucléaires prouve que nous cherchons à résoudre la question pacifiquement » a ajouté le porte-parole.

---------------------------------------
Mars 2007

Seyed Mohammad Hosseini,**** ambassadeur d'Iran en Arabie Saoudite,***** a souligné, dans sa déclaration au journal, la grande importance des prochains pourparlers, (entre Iran et Arabie) car "les deux pays islamiques peuvent jouer un rôle efficace dans le règlement des problèmes de la région et du monde islamique".

------------------------------------

La marque du partenariat nucléaire franco-iranien
Diplomatie
Document de 62 pages, daté de 1964 à 2003, rédigé par l'ambassade de France à Téhéran et par la SOFIDIF.


Le 1.06.06. Un document pour remonter aux origines de la SOFIDIF, la société française participant à l'enrichissement de l'uranium iranien. Une plongée dans les archives des relations entre Paris et Téhéran, et un éclairage sur les origines françaises de l’atome iranien… 62 pages de correspondances diplomatiques et de documents de société.

Depuis que le dossier nucléaire de Téhéran occupe l’actualité internationale, des diplomates ou des journalistes s’interrogent sur les débuts du développement du patrimoine atomique iranien. Certains évoquent souvent le site d’enrichissement de Pierrelatte, gérée par le consortium Eurodif, comme responsable des transferts de technologie de la France vers l’Iran.

Certes les ingénieurs français ont bien enrichi une partie de l’uranium civil iranien au nom d’un accord passé au temps du Shah d’Iran et réactivé après 1987. L’opération est en réalité encadrée par une entreprise basée à Vélizy en région parisienne, la Société franco-iranienne d’enrichissement de l’uranium par diffusion gazeuse, ou SOFIDIF. Une structure fondée par Jacques Giscard d’Estaing (le cousin germain de l’ancien président) et par Akbar Etemad, le père du programme nucléaire iranien…

D’abord ce document contient les rapports diplomatiques datant des années 60 qui relatent le développement des partenariats technologiques entre Paris et Téhéran et, à la même époque, l’ascension de l’Ayatollah Khomeini suivie par l’Ambassade de France à Téhéran. Ensuite, il renferme les statuts de la SOFIDIF.


Elisabeth

25 mars 07 00:27:43

merveilleux !!!

si je reprends mon article , on peut lire" "Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Mohammad al-Hosseini, avait réaffirmé dimanche que l'Iran refusait de suspendre ses activités d'enrichissement d'uranium en préalable à l'ouverture de négociations sur son programme nucléaire."....

lequel Hosseini est membre du conseil d'administration de SOFIDIF ....


Elisabeth

25 mars 07 00:33:37

Bizarre tout de même alors que Total vient d'avoir une dead line sur Pars South

Pour ma part , si j'osais, je dirais même, qu'une éventuelle participation du Qatar dans EADS ... n'est pas totalement étangère à toute l'histoire ...

Qatar et Iran partageant l'exploitation des champs offshore de gaz liés à Pars South , il peut y avoir encore une fois des accords croisés ... pour au finish s'accorder avec l'Iran en tenant compte des engagements français sur Eurodif.


Son Altesse Royale Princesse Edwige Vincent de Bourbon

17 mai 08 19:43:47

Le plus interessant ce que ce 19 mai 2008 Mr Nicolas sarkozy veut vendre AREVA a son ami BOUYGUES comme son autre ami Bollore possede deja FRAMATOME devenez qui est derriere ce merdier?
Mais, pour ce qui est de donner leur "Private Budget WHF" aux Francais soit 1000,-EUROS par mois par individu durant la vie, sans discrimination ni condition, et cela des le 15 Juin 2008 Nicolas sarkozy est nettement moins presse - Pourquoi? nous pensons que son election a bien ete programmee et que le fait que l'IRAN n'intervienne pas dans ces negociations tout au moins officiellement, prouve que depuis 1954 lors des premiers accords entre la France, l'Iran, la Belgique a Teheran par l'intermediaire du President Français Mr Pierre Mendes France, avec le Roi Baudoin et le Shah d'Iran Mohammed Reza Pahlavi, contrat FORMATOME qui deviendra EURODIFF puis AREVA... c'etait pour marquer la naissance de ses deuxc filles Chantal et moi meme, deux petites jumelles nees le 7 juillet 1954 de Son Altesse Royale Princesse Gisele Anaïs Myriam d'Amblard de Bourbon de France et du Shah Mohammed Reza Pahlavi, mais comme c'etaient des filles et pas "l'Heritier male" escompte, alors le Shah a simplement signe un accord pour le developpement de l'energie nucleaire et un partenariat de recherche scientifique, laissant à la France l'education et l'entretien de ses deux filles!!!!


el gringo

17 mai 08 20:33:20

ALSTOM : L'Elysée prépare la fusion avec Areva, "cadeau" pour Bouygues


La balle est dans le camp du gouvernement », déclarait récemment, Patrick Kron, le PDG d'Alstom, dans un entretien au Journal des Finances, à propos d'une possible fusion avec Areva.


Or justement, d'après l'édition de mercredi du Canard Enchaîne, le dossier de la privatisation d'Areva a été rouvert « à la demande de l'Elysée, évidemment ». Les ambitions de Bouygues, ami personnel de Nicolas Sarkozy et premier actionnaire d'Alstom, dans le nucléaire, sont de notoriété publique en effet. Le projet avait toutefois été mis en sourdine en septembre dernier, avec les premières conclusions des conseils mandatés par l'Etat, McKinsey et HSBC, relativement pessimistes sur les bienfaits potentiels d'un mariage entre Alstom et Areva.


D'après le Canard Enchaîné, les spécialistes de l'Elysée et de Bercy auraient cette fois élaboré un montage financier prévoyant la fusion d'Areva et d'Alstom à travers une holding de tête dont Bouygues contrôlerait 35% « et l'Etat, pour sauver les apparences, 18%, le reste étant placé en Bourse ». Chose étonnante, Areva et Alstom seraient chacun valorisés au même montant de 20 milliards d'euros.


« Ceci se traduirait par un cadeau implicite de près de 3 milliards d'euros à Bouygues », commentent aujourd'hui les analystes de CM-CIC Securities. En effet, explique le broker, « la part de Bouygues dans l'ensemble représenterait en conséquence 14 milliards d'euros… pour une valeur en Bourse actuel de 7.4 milliards d'euros (35% d'Alstom), plus 9.5 milliards d'euros (35% d'Areva), soit près de 17 milliards d'euros ». CM-CIC Securities y voit donc « un risque politique considérable ». D'ailleurs, le Canard Enchaîné croit savoir que la crainte du scandale susciterait une « opposition feutrée » de François Fillon et de Matignon à « ce joli Meccano en préparation ».


Par ailleurs, pour convaincre Angela Merkel de ne plus s'opposer - l'allemand Siemens détient 35% de la filiale Areva NV - au projet de fusion Alstom-Areva, l'Elysée aurait trouvé une solution. Elle consisterait à faire vendre à EADS la participation qu'Alcatel-Lucent détient dans Thales.
http://www.lavf.com/news-bourse/Alstom_L_Elysee_prepare_la_fusion_avec_Areva_cadeau_pour_Bouygues-ALO-0000035589.html

Les réqactions des principaux intéressés :
http://www.challenges.fr/actualites/business/20080514.CHA1411/ce_quils_pensent_dune_fusion_arevaalstom.html


Elisabeth

17 mai 08 21:04:01

sur l'Allemagne ...

j'en parle de suite

"La Basse-Saxe veut que la filiale GAC d'Airbus siège à Hambourg"


Poster un commentaire