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Guerre du gaz Liban / Israël : Hezbollah contre USA

Guerre du gaz Liban / Israël : Hezbollah contre USA

Nouvel épisode de la guerre du gaz concernant l’immense potentiel en hydrocarbures offshores au large d’Israël, dans des eaux sujet à controverse. Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah a indiqué vendredi que le Liban devrait utiliser son – puissant – parti chiite comme principal levier dans le bras de fer qui l’oppose à l’Etat hébreu au sujet des ressources gazières de ces fonds marins.

Une déclaration qui intervient alors que le Liban a récemment signé son premier contrat de prospection d’hydrocarbures en Méditerranée avec un consortium formé par le géant pétrolier français Total, le groupe ENI (Italie) et la société Novatek (Russie). Le différent porte sur deux blocs, notamment le bloc 9, dont une partie se trouverait dans une zone maritime disputée avec Israël.

Ce discours intervient alors que l’émissaire du département d’État américain, David Satterfield, mène actuellement une médiation entre le Liban et Israël dans le contentieux au sujet du bloc 9 de la Zone économique exclusive (ZEE) du Liban, Israël arguant qu’une partie de cette zone se trouve dans son territoire. Alors que les Etats-Unis ont laissé entendre par la voix de Rex Tillerson que le Hezbollah menaçait la sécurité du Liban, Hassan Nasrallah estime que le différend entre libanais et israéliens entre dans le cadre d’une guerre régionale menée par les Etats-Unis pour le pétrole et le gaz.

  • Bataille autour du tracé des frontières maritimes

“Aujourd’hui, les ressources d’hydrocarbures offshore se trouvant au large des côtes du Liban-Sud appartiennent à tous les Libanais. Cette manne représente un espoir de prospérité. La bataille du bloc 9 est celle de tous les Libanais”, a par ailleurs déclaré le chef du Hezbollah, dans un discours télévisé prononcé à l’occasion de la “commémoration annuelle des grands martyrs du parti”.

“C’est l’Etat libanais qui est responsable du tracé des frontières terrestres et maritimes. Mais il doit mener cette bataille en position de force”, a par ailleurs affirmé le leader chiite. Ajoutant que le principal conflit n’était pas la question du tracé des frontières terrestres mais que le vrai conflit résidait dans le tracé des frontières maritimes. Une réponse aux propos énoncés par Saad Hariri, le Premier ministre libanais, lors d’une conférence de presse conjointe avec le secrétaire d’État américain, affirmant que “la frontière sud du pays” était “la plus calme au Moyen-Orient”.

Reste tout de même que la semaine dernière, le Conseil Supérieur de la Défense (CSD) libanais, réuni sous la présidence du chef de l’État, Michel Aoun, a donné ses directives pour “empêcher Israël de construire à la frontière un mur de séparation” contesté par le Liban afin de “contrer cette agression”.

Dans son communiqué, le CDS avait accusé Israël “d’agression dans la zone économique exclusive maritime sur une superficie de 860 km carrés”, rejetant “les déclarations et les agressions israéliennes relatives à la richesse pétrolière et gazière dans les eaux libanaises”.

Côté israélien, le ministre de l’Énergie de l’État hébreu avait fait savoir qu’il voulait trouver un compromis avec le Liban. “Nous espérons, et nous sommes prêts à discuter afin de trouver une solution diplomatique à ce sujet”, avait déclaré Yuval Steinitz au site Ynet, réagissant aux propos du ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman. Lequel avait accusé le Liban de “provoquer” Israël en lançant les procédures pour l’exploitation des ressources offshore dans le bloc 9, proche de ses frontières.

La semaine dernière, Total avait souligné pour sa part dans un communiqué que le groupe français et ses partenaires « étaient bien conscients de la dispute frontalière entre le Liban et Israël », précisant toutefois que le différent concernait “moins de 8% de la surface du bloc 9″.  Pour rappel, les eaux économiques du Liban sont estimées à 22 000 kilomètres carrés, tandis que le bloc 9, au centre du conflit, s’étend sur 860 kilomètres carrés.

Lors d’une conférence sur la sécurité internationale organisée à Tel Aviv le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, a déclaré quant à lui que les sociétés étrangères qui ont répondu à l‘appel d‘offres avaient commis “une grave erreur”. Des propos aussitôt qualifiés de “menace contre le Liban” par le président libanais Michel Aoun.

Le Premier ministre libanais, Saad Hariri, a quant à lui qualifié de “provocation flagrante” les propos d’Avigdor Lieberman, annonçant parallèlement que son gouvernement saisirait “les autorités internationales compétentes” pour que soit reconnu son droit à extraire des ressources dans ses eaux territoriales.

  • Le Hezbollah exhorte le Liban à répondre aux menaces d’Israël

“La seule force que vous pouvez utiliser dans cette guerre du pétrole et du gaz, c’est la résistance car il est interdit à l’armée libanaise d’avoir les missiles et les armes pour affronter les ennemis”, a par ailleurs tenu à rappeler Hassan Nasrallah. Rappel dont – aussi étrange que cela puisse paraître – l’AFP n’a pas fait état dans sa traduction, alors même que – ironie de l’histoire – des sites pro-Israël en ont tenu compte, tout en qualifiant certes le Hezbollah, de groupe terroriste.

“Si Israël vous menace, vous pouvez le menacer”, a ajouté Hassan Nasrallah, dans une adresse au gouvernement libanais auquel son parti contribue. Dans le cas où les Américains demanderaient à Beyrouth de coopérer avec eux pour dissuader Israël  de mener combat, le chef du Hezbollah a vivement suggéré au gouvernement d’enjoindre à Washington de répondre aux revendications libanaises, attitude seule valable à ses yeux pour pouvoir dissuader le Hezbollah de se lancer dans un conflit. Exhortant ainsi le gouvernement libanais à négocier “en position de force”, dans le cadre de médiation américaine actuellement en cours.

  • Les Etats-Unis, en médiateur à Beyrouth

Depuis le 6 février dernier, le secrétaire d’État adjoint pour les affaires du Proche-Orient, David Satterfield, est en effet à Beyrouth, dépêché par les Etats-Unis en vue de négocier avec le gouvernement libanais. En vue d’appuyer sa visite, le chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson, s’est rendue lui aussi à Beyrouth, jeudi, dans le cadre d’une tournée régionale.

Le chef des affaires étrangères US a affirmé que des contacts étaient entrepris “avec les gouvernements du Liban et d’Israël pour faire en sorte que la frontière reste calme” entre les deux pays.

Mais pour le chef du Hezbollah, la question libanaise “n’est pas séparée” de celle d’autres pays, notamment de la Syrie et de l’Irak. Constatant que les Américains sont « toujours présents à l’est de l’Euphrate », il estime que leur présence est fortement liée au fait que la région renferme « les plus grands puits de pétrole et de gaz de Syrie”.

S’agissant de l’Irak, Hassan Nasrallah a déclaré sur le ton de l’ironie que l’administration Trump le voyait maintenant avec des yeux pétroliers. Faisant ainsi référence à la fonction précédente de Rex Tillerson, ancien PDG de ExxonMobil.

  • Le Hezbollah menace la sécurité du Liban selon les USA

L’engagement du Hezbollah “dans les conflits régionaux” menace “la sécurité du Liban” et a des “effets déstabilisateurs sur la région”. Tels sont les propos pour le moins fermes énoncés par le secrétaire d’État américain, Rex Tillerson, jeudi à Beyrouth, à l’encontre du parti de Hassan Nasrallah.
Pourtant, la veille, à Amman, en Jordanie, le chef de la diplomatie américaine avait reconnu que le Hezbollah faisait partie du “processus politique” au Liban. “Nous savons que le Hezbollah libanais est influencé par l’Iran, une influence que nous considérons nuisible pour l’avenir du Liban à long terme”, avait-il toutefois ajouté.
Mardi, dans des propos à la chaîne al-Horra,  Rex Tillerson avait sommé l’Iran  de “retirer ses forces du Liban, de Syrie, d’Irak et du Yémen”.

En réponse aux différents discours tenus par la diplomatie US, Hassan Nasrallah a quant à lui déclaré que les « responsables politiques » libanais ne devaient “pas permettre aux diables américains, de diviser les rangs libanais”.

  • Israël réaffirme l’enjeu géostratégique de la zone pour l’exportation de gaz vers l’UE

La semaine dernière, le Ministre israélien de l’ Energie, Yuval Steinitz, a déclaré pour sa part qu’il estimait que les deux pays souhaitaient régler le différend par la voie diplomatique. Selon lui, afin d’éviter toutes opérations pouvant être considérées comme une menace, le Liban ne devrait “certainement pas pénétrer” les eaux économiques d’Israël. Mais, a-t-il averti : “s’ils tentent de nous attaquer, la réponse sera beaucoup plus sévère, rapide et passera sans équivoque”.

Yuval Steinitz a par ailleurs souligné que malgré les menaces, Israël continuera ses travaux de forage comme usuellement. « Nous devons développer nos sources d’énergie, principalement les vastes gisements de gaz trouvés dans la mer Méditerranée » a-t-il poursuivi. Ajoutant que cela était “ important non seulement sur le plan économique, non seulement en termes de géopolitique, mais également en termes de capacité d’Israël à vendre du gaz à l’Europe”

Vendredi, le chef du Hezbollah a tenu quant à lui à évoquer la dimension stratégique des découvertes gazières pour le Liban, le pays étant confronté à un endettement colossal.

Sources : AFP, Reuters, Presse israélienne, L’Orient Le Jour

Elisabeth Studer – 18 février 2018 – www.leblogfinance.com

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16 commentaires

  1. Elisabeth Studer 18 février 2018 à 04:16

    RFI 17-02-2018

    Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a affirmé que son parti pouvait mettre hors d’usage en quelques heures les plateformes gazière offshore israéliennes à la demande des autorités libanaises. Cette menace intervient après le rejet par Beyrouth d’une proposition américaine pour régler un contentieux entre le Liban et Israël, qui se disputent la souveraineté sur une zone maritime riche en hydrocarbure.

    Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

    Pour Hassan Nasrallah, le règlement des contentieux frontaliers terrestres et maritimes entre le Liban et Israël est du ressort de l’Etat, et le Hezbollah ne s’en mêle pas. Mais il a conseillé au gouvernement libanais de négocier à partir d’une position de force, que lui confère la présence de la « Résistance », a-t-il dit. Le chef du Hezbollah a ajouté que son parti est capable de mettre hors service les installations gazières maritimes israéliennes en quelques heures, si les autorités libanaises le lui demandaient.

    Dans ce contexte, Hassan Nasrallah a rejeté la médiation entreprise par les Etats-Unis pour tenter de régler le contentieux libano-israélien autour du bloc 9 de la zone économique exclusive du Liban. Israël affirme qu’une partie de cette zone se trouve dans son territoire, une revendication catégoriquement rejetée par Beyrouth.

    Quelques heures plus tôt, le président du Parlement, Nabih Berry, avait rejeté une offre soumise par le secrétaire d’Etat adjoint américain par intérim pour les Affaires du Moyen-Orient, pour régler le litige frontalier. David Satterfield, qui se trouve à Beyrouth depuis plusieurs jours, a proposé au Liban d’exploiter les deux tiers du bloc 9, le dernier tiers revenant à Israël.

  2. Elisabeth Studer 18 février 2018 à 04:19

    LIBAN
    Ressources offshore : le Liban rejette les appels à des négociations directes avec Israël

    Philippe Abi-Akl | OLJ 17/02/2018

    Le Liban a fait comprendre au secrétaire d’État adjoint américain par intérim aux Affaires proche-orientales, David Satterfield, qu’il n’est pas question pour lui de renoncer à son droit souverain sur le bloc 9 qui se trouve dans sa zone économique exclusive (ZEE) en Méditerranée et, encore moins, de plier devant les tentatives d’exploitation politique de ce dossier, pour le pousser à engager des négociations directes avec Israël.

    De sources politiques informées, on indique que les États-Unis n’en sont pas à leur première tentative de manœuvrer pour porter les officiels libanais à prendre langue avec leurs homologues israéliens. L’émissaire américain a essayé au cours de son séjour à Beyrouth de convaincre ses interlocuteurs de l’utilité de négociations directes qui pourraient favoriser un règlement à l’amiable de la dispute libano-israélienne sur un triangle d’environ 860 km2 au niveau de la frontière maritime, si le Liban ne veut pas accepter la proposition de son prédécesseur, Frederic Hoff, qui lui a concédé 500 km2 sur les 860 km2 du bloc et proposé aux deux pays une répartition « temporaire » des produits de vente du gaz et du pétrole issus de l’exploration offshore, dans les 360 km2 qui restent, de sorte que la compagnie à qui ces travaux seront adjugés en verserait les deux tiers à Beyrouth et le tiers à Tel-Aviv.

    Mais déjà en décembre dernier, lorsque le Conseil des ministres avait adopté deux décrets portant respectivement sur la délimitation des blocs de concession pour l’exploration du gaz offshore du pays et les modalités du contrat devant lier l’État aux concessionnaires, Washington avait proposé au Liban des négociations quadripartites (Liban-Israël-ONU-États-Unis) politiques directes, afin de régler le litige autour des blocs 8, 9 et 10, situés dans la partie sud du pays à la frontière avec Israël. La proposition avait été rejetée par le Liban pour qui son droit souverain sur le bloc 9 n’est pas discutable. En 2012 déjà, lorsque le conflit autour des frontières maritimes s’était exacerbé, la délégation militaire israélienne à Naqoura avait proposé d’élever au niveau diplomatique le degré des réunions périodiques qui sont organisées depuis 2006 sous la houlette de la Finul, afin que les questions politiques puissent être abordées, mais le Liban avait également refusé. À l’époque, le successeur de Frederic Hof, Amos Hochstein, qui avait visité le Liban en mai 2016, avait plaidé devant les responsables libanais en faveur de la proposition Hof en laissant entendre que c’était à prendre ou à laisser et qu’un autre choix était pratiquement impossible.

    Reste à savoir si les Américains considèrent toujours que leur offre est aujourd’hui aussi à prendre ou à laisser ou si, au contraire, ils envisagent de faire une autre proposition. De sources qui suivent le dossier, on s’interroge sur le point de savoir si David Satterfield, qui doit se rendre en Israël, essaiera d’arracher aux deux parties un accord sur une ligne bleue maritime en attendant le règlement du contentieux autour des frontières ? Quel sera le tracé de cette ligne fictive ?

    De mêmes sources, on souligne que le Liban reste attaché à une intervention onusienne dans ce dossier, même si les États-Unis et Israël s’y opposent.

    Dans ce contexte, il convient de rappeler que Washington avait insisté sur la mise en application de la proposition Hoff, avant d’arrêter sa médiation. Beyrouth avait alors essayé de saisir les Nations unies de ce dossier, mais les Américains devaient exprimer des réserves sur cette démarche, en conseillant aux autorités de régler la question par le dialogue. Les tractations devaient par la suite s’arrêter parce que le Liban avait pris du retard dans l’adoption des décrets relatifs à la prospection pétrolière. Et si aujourd’hui la médiation américaine a repris, c’est parce que la tension est montée entre Beyrouth et Tel-Aviv, à cause non seulement de la construction du mur en ciment du côté israélien, mais de l’échange de menaces entre les deux parties. Durant l’une des réunions tripartites de Naqoura, la délégation militaire libanaise a fait savoir à la partie israélienne que si jamais Tel-Aviv empêche le pays de mener les opérations d’exploration offshore, le Liban neutralisera à son tour ses plateformes pétrolières. Entre-temps, le Hezbollah était entré en lice pour promettre lui aussi de protéger les ressources pétrolières libanaises.

    Face à l’impasse qui se confirme, le Liban a obtenu un conseil d’amis occidentaux, qui lui ont suggéré de recourir à l’arbitrage international.

  3. retrouvé le retour 18 février 2018 à 06:27

    Pour ce qui est du Tribunal spécialiste de “l’arbitrage international” Je recommande au Liban de faire appel au célèbre JP Cot qui comme Momo a écarté la flotte dans la Mer de Chine !!

  4. Elisabeth Studer 18 février 2018 à 15:23

    A lire également :

    Par-dessus le marché, Israël a raison d’avoir des remords à propos de son rejet des offres répétées du Président Vladimir Poutine au Premier Ministre Binyamin Netyanyahu pour que des entreprises d’Etat russe viennent explorer et développer ces gisements, financent un réseau de pipeline vers l’Europe et apportent la sécurité à ce projet. Poutine maintenait que ni l’Iran ni le Hezbollah ne s’aventureraient à attaquer les plateformes ni les pipelines sous propriété et protection russe.

    Cet argumentaire a, effectivement, fonctionné den octobre 2017, quand les forces des milices irakiennes et chiites des Ashd al Shaabi se sont emparés de la ville pétrolière de Kirkouk pour l’arracher à la région semi-autonome du Kurdistan d’Irak, tout en s’abstenant, jusqu’à présent, de mettre la main sur les gisements pétroliers fournissant la Turquie, parce que les Kurdes avaient préalablement transmis leur gestion au Géant russe de l’énergie Rosneft.

    Netanyahu a rejeté la proposition de Poutine, à l’époque, pour favoriser au maximum les liens étroits avec Washington (rendus plus problématiques et fragiles par le règne d’Obama).

    Dans les circonstances géostratégiques présentes, les sources des renseignements militaires sont très sceptiques sur les chances du Secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson et du Sous-Secrétaire David Satterfield, dans leur tentative pour lancer une négociation en vue d’un accord entre le Liban et Israël sur le sort de ce fameux bloc 9.

    Même si un compromis était négocié, Beyrouth le rompra avec que l’encre ne soit sèche, exactement comme il ‘la fait à propos de la résolution 1701 du Conseil de Sécurité de l’ONU, qui interdisait au Hezbollah de se réarmer après sa guerre de 2006 contre Israël ou à stationner des forces armées au Sud du Litani, soit dans tout le Sud Liban.

    Cinq obstacles impérieux se tiennent en travers du chemin de la tentative de médiation américaine :

    La question du Bloc 9 a évolué, depuis les dernières phases de la guerre en Syrie, en partie intégrante d’un test bien plus vaste : les Etats-Unis contrôlent les sites pétroliers et gaziers de l’Est de la Syrie dont les Forces Démocratiques Syriennes, qu’ils soutiennent, se sont emparés en les arrachant des mains de Daesh l’an dernier, dont l’installation de gaz naturel de Conoco. Pour contrebalancer cette perte, l’Iran, le Hezbollah et la Syrie sont en position de retenir en otages les installations pétrolières et gazières d’Israël en Méditerranée.
    Une résolution de cette impasse est dépendante de l’atteinte d’un pacte d’entente entre les Etats-unis et la Russie en Syrie. En son absence, les forces américaines ont, le 7 février et pour la première fois attaqué des “mercenaires” russes aidant les Syriens et les pro-Iraniens à prendre le contrôle des gisements pétroliers de Tabiyeh sur la rive Est ; et Moscou, pour sa part, ne lèvera pas un petit doigt pour empêcher le Général Soleimani, Commandant des Forces Al Quds, ou le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah, de continuer à menacer les plateformes off-shore d’Israël. Nasrallah a ainsi dit explicitement vendredi 16 février : La région est entrée dans “La bataille pour les gisements de pétrole et de gaz. Personne ne devrait plus voir cela comme un conflit distinct”, a t-il dit. Si le Conseil de Défense Libanais le décide, nous, Hezbollah, somme prêts à mettre hors-service les installations de gaz off-shore d’Israël en à peine quelques jours”.
    Le conflit israélo-libanais n’est pas la seule querelle dans la région, en lien avec des problèmes énergétiques, que les Secrétaire Tillerson tente de résoudre. Depuis des mois, il tente sans succès de mettre un terme, même provisoire, au bras de fer que mènent l’Arabie Saoudite, riche en pétrole, les EAU et l’Egypte contre le Qatar. Tout comme le premier est encore embourbé dans la crise syrienne, ce dernier est aussi confronté au défi que posent les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite, face à la tentative iranienne de prendre le contrôle de la Mer rouge en poursuivant la guerre du Yémen.
    La perception qu’a l’Administration Trump du gouvernement et de l’armée libanaise, qu’ils ne seraient pas encore complètement sous la domination iranienne est irréaliste. Ses responsables semblent croire qu’on puisse encore les arracher des griffes de ces impérialistes chiites. Washington continue, par conséquence, à fournir des armes et des financements à Beyrouth, bien que ce soit le Hezbollah qui en avale la première coupe.
    Pour Israël, le conflit autour du Bloc 9 est un handicap majeur pour sa position stratégique face à ses ennemis. Jusqu’à présent, Israël devait rivaliser sur trois fronts d’hostilité menés par l’Iran et le Hezbollah : leur renforcement à Quneitra sur les Hauteurs du Golan, dans le Sud de la Syrie et au Sud Liban. Les menaces off-shore du Hezbollah contre les gisements de gaz et de pétrole en ont ajouté un quatrième.

    En savoir plus sur http://www.jforum.fr/liban-israel-le-conflit-gazier-dans-le-bras-de-fer-russo-u-s.html#PwFcodtUVu9RqUfp.99

  5. retrouvé le retour 19 février 2018 à 06:00

    “La perception qu’a l’Administration Trump du gouvernement et de l’armée libanaise, qu’ils ne seraient pas encore complètement sous la domination iranienne est irréaliste.”
    Le Liban n’est pas un état directement fondé sur une religion, c’est une mixture dans un cadre géographique mis en place par quelques individus de nationalité française après 18.
    Les amateurs de la sauce à la mode Ali et les USA ont directement ici comme ailleurs un doigt dans la soupe des autres. Ce pays est en+ envahi par des réfugiés directement ou indirectement mis sur la paille par les USA et quelques criminels comme Fabius !!
    La prudence pour les pseudo états religieux fondés sur des crimes de guerre et sur des grimoires farfelus serait effectivement de bien mesurer ce qui va arriver aux USA.
    Nous aussi, la France est malheureusement en train de faire n’importe quoi dans cette zone.

    Le gaz découvert est une fantaisie, même pas de quoi payer une plate forme.

  6. Elisabeth Studer 19 février 2018 à 22:02

    “Cauchemar” en cas de conflit Israël/Hezbollah (ONU)
    Par Le Figaro.fr avec Reuters le 19/02/2018

    Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a fait ce lundi part de sa préoccupation devant la perspective d’un conflit ouvert entre Israël et le mouvement libanais Hezbollah. “Le pire cauchemar serait celui d’une confrontation directe entre Israël et le Hezbollah (…), l’ampleur de la destruction au Liban serait absolument désastreuse “, a-t-il dit lors d’une conférence de presse organisée à Lisbonne.

    Déjà vives, les tensions entre Israël et le Liban se sont accrues depuis l’annonce d’un projet de construction d’un mur à la frontière séparant les deux pays et l’apparition d’un contentieux sur un programme libanais de prospections maritimes d’hydrocarbures en Méditerranée. Puissant tant au niveau politique que militaire, le Hezbollah participe à la coalition au pouvoir à Beyrouth. Il a prévenu la semaine dernière qu’il pourrait mener des actions contre des installations pétrolières israéliennes.

  7. retrouvé le retour 20 février 2018 à 02:02

    Portail de l’humanitaire et du développement !!!
    Principaux acteurs: ……Oxfam International est une confédération composée de vingt organisations indépendantes de même sensibilité qui agissent « contre les injustices et la pauvreté »……
    Etc.. etc…

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Humanitaire_et_d%C3%A9veloppement

    ES il ne faut pas focaliser et sur un gaz qui n’existe pas en quantité stratégique et sur deux adversaires désignés par un clone onusien de Barroso.
    Il faut préparer la suite comme en 1944 il fallait prévoir le remplacement des tribunaux nazi par d’autres.

    Pour soit disant protéger l’homme, la “recette actuelle” est débile et il est criminel de travestir une réalité qui va nous conduire a perdre !! Après nous avoir ruinés

  8. retrouvé le retour 20 février 2018 à 11:50

    “Selon Gauthier Rybinski, spécialiste politique internationale FRANCE 24, il n’y a pas d’autres solutions possibles que l’intervention militaire en Syrie.”

    FRANCE 24 (9 oct. 2012) Finalement les obscènes, ceux qui sont à l’origine de la situation actuelle ne sont pas mieux que leurs ancêtres embarqués par Pétain à Siegmaringen !!
    Les copains d’Oxfam et “save the Children” présentent leurs excuses !! Les anglosexons on la larme facile on connait.

  9. retrouvé le retour 20 février 2018 à 20:30

    David Satterfield ??? Ce gars là devrait être derrière une paroi vitrée pour s’expliquer comme Goering à Nürnberg , il a été imposé à Trump mais il est envoyé dans son propre “caca”, c’est bien vu.

  10. retrouvé le retour 22 février 2018 à 01:08

    Kouchner et les Fabius et les autres ” droits dans leurs sabots” comme Fillon nous ont mis dans la “M….” en créant des guerres d’Algérie géantes à nos frontières avec une profondeur de champs de plus d’un milliard de zozos !! Ils seront poursuivis dans un nouveau procès de Nurnberg et leur porte feuilles confisqués !!

    http://www.lefigaro.fr/international/2018/02/21/01003-20180221QCMWWW00104-la-france-doit-elle-bombarder-la-syrie-en-cas-d-utilisation-d-armes-chimiques.php

  11. retrouvé le retour 22 février 2018 à 01:39

    http://www.francesoir.fr/actualites-societe-lifestyle/le-senat-adopte-un-texte-pour-encadrer-les-ecoles-libres-hors-contrat

    Trop drôle pour ceux qui s’opposent depuis le départ aux pseudo enseignements religieux !! Avec par exemple de l’autocensure dans les examens !!
    ou des changements d’équipes de correcteurs pour satisfaire des débiles qui refusent d’étudier ceci ou cela !!

  12. retrouvé le retour 24 février 2018 à 07:21

    “Selon un dossier de réservation publié ce vendredi par le site d’informations Muslim Post et consulté par Libération”
    C’est vraiment grave de lire ça !! Dans le Figaro !! :) :) Sur frère Tarik en plus !! On n’est pas sorti de cette merde communautariste et il va falloir à nouveau remettre au goût du jour les coups de pieds au derrière pour les journaux qui sentent comme le Maroialles !!

    Comme une équipe de merde de la BBC m’interrogeait sur un premier jugement des petites copines de fréro qui avaient gagné de se balader partout avec leur déguisement. J’avais déclaré face à la caméra: “Ce n’est pas la loi ce n’est qu’une interprétation de la loi”
    Comme l’appel a envoyé les déguisements au tapis ( certainement tourné dans une mauvaise direction ) et que mon blabla a été traduit dans toutes les langues j’ai reçu des félicitations de partout !!

    Ceci dit les petits malins des autres équipes ne devraient pas se réjouir des problèmes du fréro !!

  13. retrouvé le retour 1 mars 2018 à 22:57

    Nach den von US-Präsident Trump angekündigten Strafzöllen bahnt sich ein Handelskrieg zwischen den USA und Europa an !!!

    Quand Junker commence a flairer l’odeur du “Münster” c’est déjà un indice. Barroso et autres Fabius ne sont plus hors d’atteinte d’un tribunal !! Je ne parle pas d’un tribunal irakien, ni iranien !! :)

  14. retrouvé le retour 5 mars 2018 à 20:49

    Le réprouvé pseudo “parti démocrate italien” a gagné un bavardage exclusif sur France 24, à défaut d’avoir gagné les élections !! A mourir de rire: pédalage et rétropédalage sont les deux mamelles de cette chaine que je paie directement sur ma feuille d’impôt !! Le plus fort dans cette boucle permanente de débilité c’est la déclaration verdâtre de Macron !!

    Je n’ai pas attendu pour conduire il y a 4 ans Maja sur les traces de mon père et de la 1er armée de Molle en vallée d’Aoste et nous avons eu la chance d’attendre à une terrasse qu’un Monsieur dont je connais bien le look “chemise noire et crâne rasé daigne nous “servir en nous narguant !!
    J’espère que cette leçon francopollack était claire, en fait j’en suis sur.
    Je cherche des films dans lesquels mon père visite le nid d’aigle de la petite merde autrichienne à moustache !!

  15. retrouvé le retour 6 mars 2018 à 20:52

    http://www.ledauphine.com/isere-nord/2018/03/06/un-reseau-de-cambrioleurs-demantele-en-isere-drome-et-savoie

    Ou comment le fils général **, d’un général *** résistant, organisa un système visant de façon “non raciste” la “délinquance itinérante” voyageuse aujourd’hui largement convertie à une “religion us”

  16. retrouvé le retour 6 mars 2018 à 21:05

    Nicolas Tenzer bavasse sur France 24!! Que je paie direct avec mes impôts !! je verse donc au pseudo “institut Aspen France”
    Bonne maison filiale d’un merdier fondé dans le Colorado !!!

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Institut_Aspen#L'institut_Aspen_France

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