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Proche remaniement à la Maison Blanche ?

Après l’attaque menée en Syrie, Donald Trump voudrait-il une nouvelle fois frapper fort,  cette fois-ci sur son propre territoire ? Si la récente opération militaire contre Bachar al-Assad, décidée par le nouveau président américain au nez et à la barbe de l’ONU, pourrait être due en partie à sa volonté de redorer son blason auprès des citoyens US, le Wall Street Journal indique vendredi que le milliardaire envisage une grande réorganisation de son équipe, en vue, nous dit-on, de mettre fin à des querelles intestines.

Citant un haut membre de l’administration Trump, le quotidien new-yorkais ajoute que la crise syrienne aurait fini de le persuader à agir en ce sens, et que le Président devrait prochainement annoncer des décisions.

Reste néanmoins que, interrogée sur le contenu de l’article, une porte-parole de la Maison blanche a affirmé que les allégations du journal étaient “complètement fausses”. Selon Lindsay Walter, cet article vise uniquement à détourner l’attention de l’action “audacieuse et décisive” prise par Donald Trump en ordonnant des frappes contre le régime de Bachar al Assad, ainsi que la confirmation de la nomination du juge Neil Gorsuch à la Cour suprême, laquelle constitue un succès pour le Président.

Mais il n’y a pas de fumée sans feu … Argumentant ses propos, le Wall Street Journal précise pour sa part
que Donald Trump a récemment parlé avec des proches de l’action menée par le secrétaire général de la Maison blanche Reince Priebus, leur demandant qui, selon eux, pourrait le remplacer. Le journal ajoute que le nom de nom de Gary Cohn, directeur du Conseil national économique et ancien cadre de Goldman Sachs, a été notamment évoqué.

Steve Bannon, stratège en chef du président américain, pourrait également changer de poste après avoir été exclu cette semaine du Conseil national de sécurité (NSC). Son récent accrochage avec Jared Kushner, le très influent gendre du chef de l’Etat, étant loin de plaider en faveur de son maintien autour du Président.

Le remaniement au sein du NSC semble d’ores et déjà constituer une victoire pour le conseiller à la sécurité nationale Herbert Raymond McMaster. Ce dernier avait confié à certains experts qu’il se sentait engagé dans une lutte à mort avec Steve Bannon et d’autres membres du personnel de la Maison blanche.

Sources : Reuters, WSJ , Challenges

Elisabeth Studer – 7 avril 2017 – www.leblogfinance.com

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11 commentaires

  1. Elisabeth Studer 8 avril 2017 à 00:32

    La réponse russe à la frappe américaine en Syrie “très décevante” (Tillerson)

    Palm Beach (Etats-Unis) – La réponse de la Russie à la frappe punitive des Etats-Unis contre le régime du président Bachar al-Assad, accusé d’avoir usé d’armes chimiques, “est très décevante”, a affirmé vendredi le secrétaire d’Etat américain, Rex Tillerson.

    Son collègue, le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a pour sa part annoncé que ses services préparaient de nouvelles sanctions économiques contre la Syrie.

    “Nous allons annoncer des sanctions supplémentaires contre la Syrie dans le cadre de nos efforts pour empêcher ce genre d’activité et pour souligner à quel point c’est important à nos yeux”, à dit M. Mnuchin.

    Celui-ci pense que ces sanctions auront pour effet d’”empêcher les gens de faire des affaires” avec les Syriens.

    (©AFP / 07 avril 2017 22h50)

  2. Elisabeth Studer 8 avril 2017 à 00:35

    La Syrie, l’Iran ou la Turquie ?

    Les raisons de l’”attaque chimique” en Syrie divisent les experts

    AFP / Louai Beshara
    Si pour les Occidentaux la responsabilité du président syrien dans “l’attaque chimique” ne fait aucun doute, les experts sont dubitatifs sur les raisons qui l’auraient poussé à commettre un tel impair au moment où tout lui souriait.

    Vendredi, 59 missiles de croisière Tomahawk ont été tirés par deux navires américains en Méditerranée vers la base aérienne d’Al-Chaayrate (centre).

    Dans une adresse solennelle à la télévision, le président américain Donald Trump a expliqué que Damas est “directement lié” aux évènements “horribles” de mardi à Khan Cheikhoun, où au moins 86 personnes, dont 27 enfants, ont été tués à la suite d’un raid aérien.

    Les images de victimes agonisantes, dont les symptômes étaient similaires à ceux constatés sur des victimes d’attaques chimiques selon des médecins sur place, ont choqué le monde.

    Pour l’expert Salman Shaikh, qui dirige un groupe de consultants portant son nom, la culpabilité de Bachar al-Assad est certaine “car il ne s’agit pas d’un acte isolé, le régime a déjà commis (des attaques chimiques) à plusieurs reprises”.

    Carte des réactions de plusieurs pays du monde, après les frappes américaines contre la Syrie / © AFP / Jean Michel CORNU, Elia Vaissière
    Si d’après ses informations “de hauts responsables militaires du régime comme Maher al-Assad ou Ryad Makhlouf ont paniqué en affirmant à qui voulait les entendre qu’ils ne savaient rien sur cette attaque, nous savons que les fois précédentes (le régime) a multiplié les tests pour voir si (les Occidentaux) allaient réagir”, a-t-il expliqué à l’AFP.

    Depuis le début du conflit il y a six ans, les Occidentaux ont à plusieurs reprises demandé des sanctions à l’encontre de Damas qui n’ont pas abouti en raison des vétos de la Russie, mais n’ont pas frappé, même après l’attaque chimique dans la banlieue de Damas qui avait causé la mort de plusieurs centaines de personne à l’été 2013.

    - Motivations ‘pas claires

    “Ce qui est moins clair, ce sont les motivations stratégiques derrière l’attaque aux armes chimiques attribuée au régime d’Assad, car elle a ouvert la voie à des interventions ultérieures qui peuvent réduire les capacités militaires de la Syrie”, s’interroge Reed Foster, analyste militaire à l’institut Jane?s.

    Pour le directeur de recherche au Royal United Service Institute (RUSI), le professeur Malcolm Chalmers, la stratégie du régime “vise surtout à démoraliser les populations civiles dans les territoires qu’il ne contrôle pas. C’est une tactique que (le régime) a utilisé à maintes reprises (…) car il croit encore pouvoir contrôler la majorité de la Syrie”.

    Une autre hypothèse pourrait être une opération menée par l’appareil militaire syrien sans l’aval de Bachar al-Assad.

    “Je pense que ce sont les ultras à Damas qui auraient pris la décision pour se venger des Russes qui négocient sur le dos de la Syrie. Toute la question est de savoir si Assad lui-même est dans le coup”, estime pour sa part l’expert de la Syrie au Washington Institute, Fabrice Balanche.

    “Si les Russes et le régime restent calmes, il n?y aura pas d?escalade après la frappe de vendredi. Le but est de punir les excès du régime et non d’aller à la confrontation. Poutine a compris le message. Lui aussi est furieux contre Assad mais il est obligé de le soutenir”, soutient M. Balanche.

    - Les suspects -

    Autres suspects, les Iraniens qui “voient d’un mauvais oeil les Russes prendre toute la place en Syrie”, ajoute l’expert. “Il ne faut pas exclure l’Iran car ce pays ne veut pas voir de rapprochement entre les Etats-Unis et la Syrie”, estime lui aussi un chercheur libanais qui souhaite garder l’anonymat car il travaille en Syrie.

    Le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson avait déclaré lors d’une visite en Turquie fin mars que le sort du président Assad devait être décidé par “le peuple syrien”. “Il faut choisir ses batailles”, avait de son côté affirmé l’ambassadrice américaine à l’ONU Nikki Haley, jugeant que la priorité de Washington n’était plus de se concentrer sur le départ d’Assad.

    Pour Waddah Abded Rabbo, directeur du quotidien al-Watan proche du pouvoir à Damas, “le régime n’avait aucun intérêt à provoquer une attaque chimique surtout après qu’Assad a obtenu ce qu’il attendait depuis six ans: la reconnaissance et la légitimité par les États-Unis.

    “Pourquoi aurait-il gâché cette opportunité en lançant une attaque chimique dans une localité qui n’a aucune importance stratégique ou militaire?”

    Pour lui, ce sont “vraisemblablement les Turcs qui ont mené cette opération car le rapprochement entre le gouvernement syrien et Washington leur est inacceptable”.

    “Toute cette opération les remet en scène et les rapproche de nouveau des Américains avec l’espoir que Washington changera d’avis sur Assad”, estime-t-il.

    (©AFP / 07 avril 2017 21h55)

  3. Elisabeth Studer 8 avril 2017 à 00:36

    Le magistrat Neil Gorsuch a été confirmé vendredi comme neuvième juge de la Cour suprême des Etats-Unis, d’où il pourrait rapidement donner des premières satisfactions aux conservateurs américains et des coups de pouce à la politique de Donald Trump.

    Au terme d’un bras de fer de plus d’un an opposant démocrates et républicains sur ce siège laissé vacant par le décès du juge Antonin Scalia, le Sénat à majorité républicaine a adoubé le magistrat de 49 ans choisi par le président.

    Les républicains avaient abaissé jeudi la majorité requise pour permettre ce scrutin, un changement historique des règles de la chambre haute du Congrès. Neil Gorsuch a été finalement confirmé par 54 voix contre 45.

    Le président Donald Trump a félicité dans un communiqué le magistrat conservateur, en soulignant qu’il était le “choix parfait pour officier au sein de la plus haute cour de la nation”.

    Le juge Gorsuch prêtera deux serments lundi. Il jurera d’abord de respecter la Constitution lors d’une cérémonie à la Cour suprême, puis de servir la Justice lors d’une cérémonie à la Maison Blanche.

    Nommé à vie, il devrait siéger dès la seconde moitié d’avril dans l’élégant édifice de marbre blanc qui fait face au bâtiment du Capitole à Washington.

    On s’attend à ce qu’il se positionne nettement à la droite du collège, dont il va rajeunir la moyenne d’âge. La cour est actuellement composée de quatre magistrats conservateurs et quatre progressistes, dont trois femmes.

    Il rejoint Elena Kagan (56 ans) et Sonia Sotomayor (62 ans), nommées par Barack Obama, Stephen Breyer (78 ans) et Ruth Bader Ginsburg (84 ans), nommés par Bill Clinton, John Roberts (62 ans) et Samuel Alito (67 ans), nommés par George W. Bush, Clarence Thomas (68 ans), nommé par George H.W. Bush et enfin Anthony Kennedy (80 ans), nommé par Ronald Reagan.

    - Promouvoir le port d’arme -

    Grâce à Neil Gorsuch, l’institution qui tranche les grands débats de la société américaine va s’arrimer dans le conservatisme, possiblement le temps d’une génération. Cela, au grand soulagement des religieux traditionalistes, des militants des armes à feu, des opposants à l’avortement ou encore des puissants intérêts financiers.

    Concrètement, les experts s’attendent à ce que la Cour suprême tente de faire avancer la jurisprudence sur certains dossiers qui divisent fortement les Américains.

    Le juge conservateur Neil Gorsuch, témoignant devant le Sénat à Washington, le 21 mars 2017 / © AFP/Archives / Mandel Ngan
    “Je pense qu’ils vont commencer à se pencher sur le sujet des armes, notamment les restrictions sur les armes portées en dehors du domicile. Avec Gorsuch, les conservateurs peuvent avoir une majorité permettant d’invalider certaines de ces restrictions”, explique à l’AFP le professeur Lee Epstein, de l’université Washington à Saint Louis.

    L’arrivée du juge Gorsuch était également attendue avec impatience par la Maison Blanche, qui voit actuellement sa capacité d’action bridée par le pouvoir judiciaire.

    Deux juges fédéraux ont ainsi suspendu les deux versions du décret anti-immigration de Donald Trump. Après ce double camouflet, le président américain s’est gardé d’immédiatement saisir la Cour suprême, par crainte d’être retoqué une nouvelle fois. Mais, l’instance recommençant à pencher à droite, les perspectives changent.

    “Vu son importance, il est bien possible que la controverse sur le décret migratoire finisse à la Cour suprême”, confirme à l’AFP l’expert en immigration Stephen Yale-Loehr, selon qui l’audience pourrait se tenir à l’automne plutôt qu’au printemps.

    - Revirement sur le décret migratoire? -

    “Quand elle se prononcera, la Cour suprême pourrait bien offrir la victoire au président. La Cour suit généralement l’exécutif sur les sujets d’immigration, car l’immigration touche aux questions de souveraineté nationale et d’affaires étrangères. Cela sera d’autant plus vrai avec Neil Gorsuch”, ajoute-t-il.

    Depuis la mort inattendue en février 2016 du juge Antonin Scalia, un pilier conservateur, la haute cour a rendu certains arrêts sans véritable portée, à égalité quatre juges contre quatre.

    Certains de ces dossiers risquent désormais de revenir devant l’instance pour être véritablement tranchés, notamment une affaire emblématique du droit du travail concernant les cotisations syndicales obligatoires.

    Les neuf juges pourraient examiner d’autres dossiers sensibles, comme un programme migratoire de Barack Obama offrant des permis de séjour aux mineurs arrivés sur le territoire américain avant l’âge de 16 ans.

    Ou encore des questions relatives au droit à l’avortement ou aux relations conflictuelles entre l’Etat et les églises.

  4. Elisabeth Studer 8 avril 2017 à 00:47

    En termes d’aide de la part d’autres pays, «la Syrie a bénéficié de coopérations avec l’URSS puis la Russie, l’Iran, la Chine ou encore la Corée du Nord, ********
    mais s’est également procuré des équipements et des produits chimiques auprès de firmes occidentales. *****
    Elle resterait dépendante de l’importation de précurseurs, de «pré-précurseurs», et d’équipements à double usage. L’Iran serait son principal fournisseur, mais il y aurait aussi acquisition par le biais de sociétés écrans liées au Centre d’études et de recherches scientifiques ou Cers («Syrian Scientific Research Council», SSCR). Établi à Damas en 1971 et officiellement chargé de promouvoir la recherche scientifique et technologique civile, le CERS est la principale entité impliquée dans le programme chimique syrien. L’Institut supérieur des sciences appliquées et de technologie («Higher Institute of Applied Science and Technology», Hiast), créé en 1983, formerait des ingénieurs affiliés au Cers. Ces deux entités sont visées depuis 2007 par des sanctions américaines, dans le cadre de l’Executive Order 13382».

  5. SimonB 8 avril 2017 à 09:02

    Une chose est certaine, les masques sont malheureusement tombés et l’illusion d’un Trump agissant en bon père de famille, imperméable aux trépignements incessants des va-t’en-guerre de tous poils, a bel et bien volé en éclat. Non seulement, au vu des nombreux “falses flags” précédemment utilisés par les antagonistes – malheureusement toujours au dépend de victimes civiles – il y a tout lieu de se méfier des interprétations hâtives et diabolisantes dont ‘on’ s’est empressé de nous abreuver, mais la simple idée d’un ‘potus’ balançant ses missiles sur un coup de tête (et la pression de l’émotion sociale) sans tenir compte le moins du monde de ses “alliés” ni des autres puissances concernées est extrêmement préoccupante.
    Sur ce qui s’est vraiment passé, la thèse du dépôt ISIS d’armes chimiques (vraisemblablement fournies par la Turquie) ayant sauté suite à un raid aérien syrien me semble certainement plus logique que la décision absurde d’un chef d’état surfant sur un consensus international de plus en plus avéré de se saborder purement et simplement, le tout sans aucun bénéfice tactique ni stratégique.
    Quoi qu’il en soit, seule une enquête approfondie et neutre (on peut toujours l’espérer) aurait pu aboutir à des prises de positions claires. Je crains malheureusement que ce coup de tête de Mr Trump ne soit le signal d’un retour à la case départ, confirmant la mentalité profondément agressive d’un pays qui, prétextant vouloir sauver le monde de ses turpitudes, n’ait de cesse de lui imposer SA vérité par la force.
    La période de grâce semble bel et bien terminée, et c’est une cuisante déception.

  6. ES 8 avril 2017 à 13:32

    déception et inquiétude, bcp de chefs d’Etat ayant dans l’Histoire tentés d’asseoir leur pouvoir en interne par des opérations militaires externes ….

  7. retrouvé le retour 8 avril 2017 à 14:41

    Même pas peur !! BHL grand criminel de guerre et promoteur d’état religieux en Europe et ailleurs, à la télé avec d’énormes poches sous les yeux !! même les criminels fatiguent !! Bientôt un vrai Tribunal International pour ce Monsieur !! déjà défait !!

  8. retrouvé le retour 8 avril 2017 à 14:45

    Retrouvons le trouble Béta HL dans soyons clairs !!Avec la reluquée Claire Chazal !!
    Le voilà “Macroniste” !! :) :) On vole maintenant en rase motte !!

  9. ES 8 avril 2017 à 21:08

    pauvres paquerettes !!

  10. retrouvé le retour 9 avril 2017 à 09:19

    Malheureuses violettes “macronisées”

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