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Maroc / Nigeria : lancement du projet d’extension du gazoduc d’Afrique de l’Ouest via le Sénégal

Voilà qui pourrait bouleverser la géopolitique et l’échiquier énergétique mondial. Dans une vidéo publiée sur le compte Twitter de la présidence nigériane, le ministre des Affaires étrangères, Geoffrey Onyeama, a confirmé qu’un projet d’extension d’un gazoduc transafricain qui ira du Nigeria au Maroc, pour se poursuivre jusqu’en Europe, était en discussion entre les deux pays. Confirmant ainsi l’information publiée par le site marocain spécialisé Economie-entreprises. Ce projet pourrait ainsi damer le pion à la Russie, principal fournisseur de gaz de l’Union européenne.

Le chef de la diplomatie nigériane a par ailleurs indiqué qu’il s’agissait d’ un pipeline destiné au transport de gaz qui allait « traverser toute la côte ouest africaine jusqu’au Maroc et éventuellement l’Europe ».

Selon la presse marocaine, le projet d’extension jusqu’au Maroc et l’Europe était au coeur de la rencontre entre le roi du Maroc, Mohammed VI, et le président nigérian Muhammadu Buhari,  lors de sa visite officielle à Abuja les 1er et 2 décembre. Samedi, Mohammed VI et le Chef de l’Etat du Nigéria ont officialisé le lancement du projet, le contenu devant être défini après des études. Ils ont par ailleurs convenu de mettre en place un organe de coordination bilatéral.

Pour rappel, les autorités nigérianes ont déjà mis en place une pipeline gérée par la West African Gas Pipeline Company Limited (WAPCo), dont la vocation principale est  d’assurer le transport du gaz naturel depuis le Nigéria vers les marchés du Bénin, du Togo et du Ghana ». Le coût de ce gazoduc, opérationnel depuis 2010, et dont la construction avait débuté en 2005, est estimé à 974 millions de dollars.

L’objectif du projet de gazoduc entre le Maroc et le Nigeria serait donc d’étendre ce pipeline – lequel ne traverse actuellement que quatre pays ( Nigéria, Bénin, Togo et Ghana) – vers le Maroc en passant par Dakar, la capitale sénégalaise. Le projet d’extension du pipeline vers le Sénégal a  été validé par la CEDEAO ( Communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest).

En août 2016, à l’occasion de l’atelier sur la validation du rapport final provisoire relatif à l’étude de faisabilité pour l’extension du réseau de gazoduc de l’Afrique de l’Ouest (GAO) qui s’est tenu à Dakar, Mor Ndiaye Mbaye, Directeur de Cabinet du Ministre de l’Energie et du Développement des Energies Renouvelables du Sénégal, a indiqué que « la diversification des sources d’énergies et le recours aux énergies propres répondant aux enjeux environnementaux constituaient un défi important » pour la région et pour le Sénégal en particulier.
Il a ajouté que « les efforts déployés par le Sénégal pour améliorer sa situation énergétique ont permis entre autres de faire des découvertes importantes de gaz naturel, dont l’exploitation pourra permettre au pays de renforcer sa production d’électricité et d’exporter le gaz naturel vers les autres Etats de la région. » Face à une telle opportunité pour le Sénégal, il a salué cette initiative de la CEDEAO qui permettra selon lui de renforcer le développement du secteur énergétique dans la région.

A noter qu’étaient présents à cet atelier de validation, des experts venus des pays suivants : Bénin, Burkina Faso, Gambie, Guinée, Guinée Bissau, Libéria, Mali, Niger, Nigéria, Sierra Léon, Togo et Sénégal. Tout le monde souhaitant profiter du gâteau …

Ce projet est d’ «autant plus justifié que notre région regorge d’importantes quantités de gaz naturel dont le Nigéria à lui seul détient 90% des recettes et 30% des réserves d’Afrique, sans oublier le Ghana et la Côte d’Ivoire qui sont déjà des producteurs-consommateurs de gaz naturel», a plaidé à cette occasion Morlaye Bangoura commissaire en charge de l’énergie et des mines de la commission de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao).
En vue de conforter ses propos, il a par ailleurs invoqué «les récentes découvertes d’importants gisements de gaz naturel au Sénégal, au Niger, de même que l’exploitation prochaine de nouvelles découvertes en Côte d’Ivoire et au Ghana laissent augurer d’un avenir prometteur pour cette source d’énergie dans notre région».

Selon les propres termes du communiqué officiel, le projet tend également à favoriser l’intégration économique régionale, le pipeline devant notamment permettre d’accélérer les projets d’électrification dans la région, et devant servir de base pour la création d’un marché régional compétitif de l’électricité.

Il permettra aussi de développer des pôles industriels intégrés dans la sous-région, dans des secteurs tels que l’industrie, l’agro-business et les engrais, afin d’attirer des capitaux étrangers, d’améliorer la compétitivité des exportations et de stimuler la transformation locale des ressources naturelles.

Selon Economie-entreprises, le Maroc a déjà pu obtenir l’adhésion de plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest pour ce projet estimé à plusieurs milliards de dollars. Le média marocain affirme également que Rabat et Abuja devaient signer prochainement un mémorandum d’entente pour la construction du gazoduc.

Mohammed VI semble ainsi devancer l’Algérie, pays qui a entamé en 2002 des négociations avec le gouvernement nigérian en vue d’un projet similaire à travers le Sahel. Mais le projet est toutefois demeuré lettre morte pour des raisons de financement et de sécurité.

Rappelons que le Nigeria est un important producteur de pétrole brut et détient les premières réserves prouvées en gaz naturel d’Afrique et les septièmes au niveau mondial. Reste toutefois que le delta du Niger, zone du sud du Nigeria où se situent les champs gaziers, fait régulièrement l’objet de violences perpétrées par des groupes armés, lesquels s’en prennent aux oléoducs en vue d’obtenir un meilleur partage de la manne pétrolière. En 2016, ces attaques ont fait chuter la production de gaz et de pétrole du pays.

Sources : presse marocaine, presse sénégalaise, AFP

Elisabeth Studer – 3 décembre 2016 – www.leblogfinance.com

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26 commentaires

  1. ES 8 décembre 2016 à 00:40

    John Dramani Mahama, 58 ans, est une personnalité affable et habituellement perçue comme un homme du peuple. Il peut se féliciter d’avoir instauré une discipline fiscale. Son mandat a cependant été entaché par un ralentissement économique, notamment dû à la chute des cours des matières premières, dont le Ghana est fortement dépendant (or, cacao, pétrole,…), et à des scandales de corruption au sein de l’administration, particulièrement de la justice.

    L’opposant Nana Akufo-Addo, 72 ans, juge que ce scrutin est un “moment charnière” pour le Ghana. C’est la troisième fois qu’il se présente à la magistrature suprême. Pour ses partisans, l’opposant porte l’image d’un “leader incorruptible”. Ils espèrent qu’il pourra remettre l’économie d’aplomb pour entrer en compétition avec la Côte d’Ivoire, voisin en plein regain de croissance.

    Observateurs de la Cédéao
    Bien que le Ghana soit généralement cité comme exemple de pays démocratique et pacifique en Afrique de l’Ouest, on s’inquiète de l’influence des “macho men”, des gangs financés en sous-main par des hommes politiques locaux. Cette année, bien qu’il soit peu probable que le pays s’embrase, les experts s’attendent à des violences sporadiques plus importantes.

    La campagne pour la présidentielle et les législatives a d’ailleurs déjà été marquée par des tensions et des violences. Un supporter du principal parti d’opposition a été tué lundi dans des heurts. Ces derniers ont également fait 14 blessés, dont six sont dans un état critique.

    Des observateurs de la Cédéao, l’organisation régionale de l’Afrique de l’Ouest, surveillent l’élection. Les résultats du scrutin sont attendus jeudi soir. Si aucun des deux principaux partis ne remporte plus de 50% des voix, un second tour aura lieu courant décembre.

    (ats / 07.12.2016 11h00)

  2. ES 9 décembre 2016 à 00:27

    attention, vives tensions probables tout le long du pipe ….
    comme par hasard
    Gambie: le président élu Adama Barrow se dit assuré du soutien de l’armée

    Banjul (Gambie) – Le président élu gambien Adama Barrow a affirmé jeudi avoir reçu le soutien du chef de l’armée, au moment où beaucoup s’interrogeaient sur l’attitude de la hiérarchie militaire depuis la défaite surprise de Yahya Jammeh qui a dirigé le pays 22 ans.

    M. Barrow, qui doit prendre ses fonctions en janvier, a par ailleurs indiqué qu’il mettra en place une Commission Vérité et Réconciliation, en réponse à une question sur d’éventuelles poursuites contre les auteurs de violations de droits de l’Homme dans son pays durant la présidence de M. Jammeh.

    Le chef d’état-major général des forces armées, le général Ousman Badjie, m’a appelé et m’a félicité. Il a dit que la sécurité de la nation était assurée par l’armée, a déclaré Adama Barrow lors d’une conférence de presse, sa première depuis l’annonce, le 2 décembre de sa victoire au scrutin organisé la veille.

    Le général Badjie a dit qu’il était fidèle au président Yahya Jammeh parce qu’il était élu président. Il a affirmé que maintenant que je suis élu par le peuple gambien, il va me soutenir, a poursuivi Adama Barrow, âgé de 51 ans, comme Yahya Jammeh.

    Dans une déclaration télévisée diffusée le soir du 2 décembre, Yahya Jammeh avait, à la surprise générale, reconnu sa défaite et avait téléphoné Adama Barrow devant les caméras pour le féliciter pour sa victoire.

    Depuis, M. Jammeh n’a pas été vu en public mais, selon des diplomates et des sources au sein de l’opposition, il n’a pas quitté la Gambie.

    Depuis que nous avons eu cette conversation téléphonique, nous ne nous sommes pas encore rencontrés. Mais nous avons une commission technique qui travaille sur le dossier, a dit Adama Barrow.

    Cette affaire de transition est une nouveauté en Gambie et nos deux équipes (pouvoir et opposition) n’en ont pas l’expérience. (…) Très bientôt, mon équipe connaîtra la date de mon investiture et nous la communiquerons aux médias, a-t-il ajouté.

    Arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en 1994 en Gambie, Yahya Jammeh a été élu une première fois en 1996, puis réélu tous les cinq ans et a dirigé le pays d’une main de fer. Mais il a échoué à obtenir un cinquième mandat le 1er décembre, obtenant 39,64% derrière Barrow (43,29%) selon les résultats officiels actualisés.

    Son régime est accusé de violations systématiques des droits de l’Homme, accusations qu’il a régulièrement balayées.

    Interrogé sur d’éventuelles poursuites contre Yahya Jammeh et des dignitaires de son régime, Adama Barrow a répondu qu’il créera plutôt une Commission Vérité et Réconciliation (TRC) sur le modèle de celle d’Afrique du Sud ayant enquêté sur les violences commises durant la période de l’apartheid.

    Quand nous serons installés au pouvoir, nous examinerons ce qui s’est produit dans le passé, la TRC est très importante ici, et nous avons vu comme cela s’est passé en Afrique du Sud. Nous établirons une Commission Vérité et Réconciliation pour étudier le passé, a-t-il déclaré, sans plus de précisions.

    En visite à Banjul la semaine dernière, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Afrique de l’Ouest et au Sahel, Mohamed Ibn Chambas, avait affirmé que l’ONU était disposée à travailler avec les Gambiens pour établir une Commission Vérité et Réconciliation.

    Dans un entretien avec des médias francophones le 3 décembre, M. Barrow avait exclu toute chasse aux sorcières, affirmant que son prédécesseur pourrait vivre en Gambie en tant que citoyen ordinaire.

    (©AFP / 08 décembre 2016 23h03)

  3. Elisabeth Studer 10 décembre 2016 à 13:22

    gambie ? le joker des USA pour plomber le pipe ?
    Gambie: le Sénégal condamne le revirement de Jammeh, exige la transmission pacifique du pouvoir

    Dakar – Le Sénégal, unique voisin terrestre de la Gambie, a condamné vendredi soir le revirement du président gambien Yahya Jammeh, qui a rejeté les résultats de l’élection du 1er décembre une semaine après avoir reconnu sa défaite, exigeant qu’il cède pacifiquement le pouvoir.

    Le Sénégal rejette et condamne fermement cette déclaration, selon un communiqué de son ministre des Affaires étrangères Mankeur Ndiaye, disant avoir appris avec surprise cette remise en cause par M. Jammeh de sa propre reconnaissance des résultats une semaine auparavant.

    Le Sénégal exige que le président sortant respecte sans condition le choix démocratique librement exprimé par le peuple gambien, qu’il organise la transmission pacifique du pouvoir et qu’il assure la sécurité et l’intégrité physique du président nouvellement élu, Adama Barrow, candidat d’une large coalition d’opposition.

    Il engage instamment la Cédéao (Commission économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, NDLR) l’Union africaine et les Nations unies à oeuvrer ensemble et prendre toutes les mesures qu’imposent la sauvegarde des résultats du scrutin présidentiel en Gambie et le respect de la souveraineté du peuple gambien.

    Par ailleurs, Dakar met solennellement en garde contre toute atteinte à la sécurité des ressortissants sénégalais vivant en Gambie, petit pays d’Afrique de l’Ouest enclavé dans le territoire sénégalais hormis sa façade atlantique.

    Dans sa déclaration télévisée vendredi soir, M. Jammeh a assuré que l’intervention de puissances étrangères ne changerait rien.

    (©AFP / 10 décembre 2016 02h38)

  4. Elisabeth Studer 1 janvier 2017 à 19:58

    Gambie: le président Jammeh dénonce une déclaration de guerre de la Cédéao qui le presse de partir

    Banjul (Gambie) – Le président gambien Yahya Jammeh, qui conteste sa défaite électorale face à l’opposant Adama Barrow, a estimé que l’organisation ouest-africaine de la Cédéao lui a fait une déclaration de guerre en affirmant envisager tous les moyens pour le pousser à quitter le pouvoir.

    M. Jammeh s’exprimait dans un message télévisé à la Nation samedi soir à l’occasion du Nouvel an – et dont l’AFP a visionné l’enregistrement dimanche. Il a aussi exclu de participer à toute négociation avec la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (15 pays) en raison de sa partialité, et réitéré sa demande d’annulation de l’élection du 1er décembre.

    Au pouvoir depuis plus de 22 ans, Yahya Jammeh avait dans un premier temps reconnu sa défaite et félicité l’homme d’affaires Adama Barrow, vainqueur du scrutin selon les résultats proclamés le 2 décembre par la Commission électorale indépendante (IEC).

    Quelques jours plus tard, l’IEC a communiqué des chiffres corrigés réduisant l’écart entre MM. Barrow et Jammeh mais ne modifiant pas l’issue du vote.

    Le 9 décembre, M. Jammeh a fait volte-face, rejetant les résultats et réclamant un nouveau scrutin. Il a assuré qu’il demeurerait président tant que la Cour suprême ne se serait pas prononcée sur son recours, qui doit être examiné le 10 janvier, neuf jours avant l’expiration de son mandat d’après la Constitution.

    Depuis son revirement, M. Jammeh est sous pression de plusieurs pays et institutions qui lui demandent de céder son fauteuil le 19 janvier et de permettre une transition apaisée. Pour l’en convaincre, la Cédéao a dépêché une mission à Banjul, sans succès.

    Le président de la Commission de la Cédéao, Marcel Alain de Souza, avait évoqué en décembre des décisions les plus draconiennes possibles si la diplomatie échouait, qualifiant l’option militaire de solution envisageable.

    Cette décision de la Cédéao d’imposer les résultats de la présidentielle par tous les moyens possibles est totalement illégale, car elle viole le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures de ses Etats membres, a déclaré Yahya Jammeh.

    C’est, en fait, une déclaration de guerre et une insulte à notre Constitution. C’est donc totalement inacceptable, a-t-il martelé, excluant de participer à toute négociation menée par la Cédéao tant qu’elle maintiendrait sa position.

    Sans la quête de la justice dans le cadre de la Constitution gambienne et sans la levée de la menace d’usage de la force dans la position de la Cédéao, l’impasse demeurera, avec le risque d’une escalade en confrontation militaire, a-t-il averti.

    Il s’est dit victime d’une campagne menée par des groupes d’intérêt et d’individus, qu’il n’a pas identifiés.

    Ces appels à son départ sont basés sur des craintes d’une confrontation militaire qui conduirait à la violence dans notre paisible pays. Mais une confrontation militaire avec qui ?

    Dans tous les cas, a-t-il averti, nous sommes prêts à défendre le pays contre toute agression et il n’y aura aucun compromis à ce sujet.

    Dimanche, on constatait une présence accrue de militaires et policiers anti-émeute à Banjul et ses banlieues, selon un correspondant de l’AFP, sans qu’aucune explication officielle puisse être obtenue dans l’immédiat.

    Le déploiement était visible notamment le long du littoral, abritant des établissements hôteliers, ainsi que dans certaines rues et stations-service.

    (©AFP / 01 janvier 2017 18h37)

  5. Elisabeth Studer 1 janvier 2017 à 20:02

    Conférence d’entente nationale au Mali en mars

    Dakar – Une conférence d’entente nationale sera organisée en mars 2017 au Mali, a annoncé son président Ibrahim Boubacar Keïta à l’occasion du Nouvel an, indiquant parmi ses priorités l’application de l’accord de paix signé en mai-juin 2015 dans ce pays toujours en proie à des attaques.

    Un jalon important dans la réhabilitation de la cohésion sociale et du vivre ensemble au Mali sera posé avec la tenue au mois de mars 2017 de la conférence d’entente nationale, a affirmé le président Keïta dans un message à la Nation télédiffusé samedi et dont l’AFP à Dakar a obtenu copie dimanche.

    Ainsi que cela est spécifié dans l’accord pour la paix et la réconciliation, cette conférence doit permettre un débat approfondi entre les composantes de la Nation malienne sur les causes profondes du conflit dans le nord du Mali, a-t-il expliqué.

    L’accord de paix, conclu après de longues négociations à Alger, a été signé en mai 2015 par le gouvernement malien et des groupes qui lui sont favorables, et en juin 2015 par l’ex-rébellion à dominante touareg du nord du Mali, mais il peine à être mis en oeuvre.

    Le président Keïta a reconnu que le processus connaissait des retards. Ceux-ci ne sont toutefois pas le fait du gouvernement du Mali, a-t-il assuré, sans toutefois mettre en cause un groupe particulier.

    Le rétablissement de la paix et de la sécurité fait partie de ses objectifs prioritaires pour 2017, a-t-il dit, avec la préservation de la cohésion nationale et la prise en charge de la demande sociale.

    Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, à la faveur de la déroute de l’armée face à des rebelles touareg, d’abord alliés à ces groupes qui les ont ensuite évincés.

    Les jihadistes ont été en grande partie chassés de cette vaste région à la suite du lancement en 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire internationale qui se poursuit actuellement et implique des Casques bleus.

    Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement la cible d’attaques meurtrières qui, depuis 2015, se sont étendues du Nord à d’autres régions.

    Par ailleurs, des groupes armés signataires de l’accord se sont affrontés en 2016 autour de Kidal (extrême nord-est), fief de l’ex-rébellion. Les troubles, opposant des factions tribales au sein de la communauté touareg, ont fait un nombre indéterminé de morts.

    Avec la conférence d’entente nationale, a précisé Ibrahim Boubacar Keïta, c’est à un exercice décisif pour notre devenir que sont conviés sans exclusive les Maliens. La rencontre devra notamment adopter une charte pour la paix, l’unité et la réconciliation.

    Le président a par ailleurs annoncé l’installation prochaine d’autorités intérimaires, prévues par l’accord de paix, dans les zones où n’ont pu se tenir les élections municipales le 20 novembre.

    Ces élections, dont les résultats n’ont toujours pas été annoncés, visaient à désigner à la proportionnelle quelque 12.000 conseillers municipaux dont les mandats sont échus depuis 2014. Elles ont été perturbées par des violences meurtrières et une faible participation.

    Au cours du premier trimestre 2017, seront installées les autorités intérimaires dans toutes les localités où n’ont pu être organisées les élections communales, a affirmé M. Keïta.

    A terme, a-t-il ajouté, cette opération permettra d’accélérer le redéploiement de l’administration et facilitera la réinstallation des services sociaux de base dans les zones concernées.

    Il a par ailleurs indiqué qu’il soumettra à l’Assemblée nationale, à sa prochaine session, un projet de loi pour réviser la Constitution. Le texte proposera notamment la création d’un Sénat.

    (©AFP / 01 janvier 2017 18h15)

  6. Elisabeth Studer 1 janvier 2017 à 20:04

    Attention aux turbulences dans tous les pays traversés par le futur pipe …. l’aubaine est trop belle pour les concurrents pour mettre des batons dans les roues à un projet susceptible de réduire fortement leur manne.

  7. Elisabeth Studer 3 janvier 2017 à 01:28

    9 SEPTEMBRE 2016
    Suite à la soumission et à la validation du rapport final provisoire concernant l’étude de faisabilité de l’extension du réseau de gazoduc ouest-africain à Dakar, le 31 août dernier, les parties prenantes de l’infrastructure veulent aboutir rapidement à son extension aux autres pays de l’espace CEDEAO. Le conduit gazier ne traverse actuellement que quatre pays, en l’occurrence le Nigéria, le Bénin, le Togo et le Ghana.

    Mor Ndiaye Mbaye, le directeur de cabinet du ministre sénégalais de l’énergie, a salué l’initiative qui permettra de renforcer le développement du secteur énergétique ouest africain, avant de déplorer la situation énergétique de la région, caractérisée par l’un des plus faibles taux d’accès à l’électricité au monde. Abondant dans le même sens, Dr Morlaye Bangoura (photo, à droite), le commissaire en charge de l’énergie et des mines de la commission de la CEDEAO, a fait savoir que le niveau de déficit énergétique des pays membres de l’organisation sous-régionale nécessite de privilégier la voie de la coopération pour assurer un meilleur approvisionnement en énergie électrique de la région, indiqueNews alome.

    En mai dernier, un atelier régional portant sur les modalités d’extension du réseau de gazoduc ouest-africain s’était tenu à Ouagadougou dans ce sens. Les travaux d’extension devraient permettre de raccorder dans un premier temps la Côte d’Ivoire et le Burkina-Faso, puis dans un second temps le Niger et la Guinée avant une interconnexion à partir du Sénégal et un développement des portions à partir de la Guinée et du Niger pour atteindre les autres Etats de l’espace.

    Les différents responsables de 12 des 15 Etats membres de la CEDEAO ont, entre autres, recommandé à la commission d’élaborer une feuille de route pour le développement du réseau du gazoduc intégrant l’identification des sources probables de financement par la CEDEAO. Ils ont également recommandé au consultant britannique qui a réalisé l’étude d’actualiser l’analyse du marché sur la base des données et informations récentes transmises par les experts des Etats membres. Ils souhaitent également que le consultant prenne en compte dans la détermination du CAPEX et de l’OPEX certains aspects de coûts qui n’ont pas été précédemment intégrés.

    L’idée de la mise en place d’un réseau ouest africain de gazoduc a germé lors du 26ème sommet ordinaire de la CEDEAO en 2003. Le Nigéria, le Bénin, le Togo et le Ghana avaient alors signé un traité pour sa construction et son exploitation. Sa réalisation a coûté 500 millions $.

    Par: Olivier de Souza

    Source : Agence Ecofin

  8. Elisabeth Studer 18 janvier 2017 à 21:39

    ALERTE – Gambie: l’armée sénégalaise prête à intervenir à partir de minuit “si la solution politique échoue” (porte-parole)

  9. Elisabeth Studer 18 janvier 2017 à 21:41

    bingo …. ou comment se servir de la Gambie pour plomber le projet …

  10. Elisabeth Studer 18 janvier 2017 à 21:42

    Gambie: le Sénégal demande à l’ONU de soutenir “toutes les mesures nécessaires”

    Nations unies (Etats-Unis) – Le Sénégal a présenté mercredi un projet de résolution au Conseil de sécurité des Nations unies visant à autoriser la Cédéao à prendre “toutes les mesures nécessaires” pour assurer une passation de pouvoirs en Gambie, selon le texte consulté par l’AFP.

    La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao, 15 pays) a demandé à maintes reprises au président gambien sortant Yahya Jammeh de respecter le résultat de l’élection du 1er décembre en quittant le poste qu’il occupe depuis 22 ans, mais il refuse toujours de reconnaître la victoire d’Adama Barrow.

    Dans l’attente de son investiture prévue jeudi, M. Barrow s’est installé au Sénégal depuis le 15 janvier.

    M. Jammeh a proclamé mardi l’état d’urgence pour 90 jours dans le pays.

    A la demande du Sénégal, le Conseil de sécurité va évoquer la crise en Afrique de l’Ouest mercredi, avaient indiqué plus tôt des diplomates.

    L’envoyé spécial de l’ONU en Afrique de l’Ouest Mohamed Ibn Chambas avait fait savoir la semaine dernière au Conseil que la Cédéao était prête à réclamer son feu vert pour déployer des troupes en Gambie.

    Le projet de résolution relève que l’”instabilité en Gambie pourrait menacer la paix internationale et la sécurité de la région”. Il demande aussi au Conseil de soutenir les décisions de la Cédéao et de l’Union africaine de reconnaître Adama Barrow comme président élu.

    Le Conseil, stipule également le projet de résolution, “réitère son soutien total à la Cédéao dans son engagement à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer le respect de la volonté du peuple de la Gambie”.

    Le mois dernier, le Conseil avait réclamé à l’unanimité que M. Jammeh reconnaisse le résultat de l’élection présidentielle et qu’il cède le pouvoir à M. Barrow.

    Le texte présenté mercredi par le Sénégal presse M. Jammeh de “mener un processus de transition pacifique et ordonné, et de transmettre le pouvoir au président élu Barrow le 19 janvier”.

    Un calendrier concernant le vote du Conseil sur ce texte n’a pas été communiqué dans l’immédiat.

    (©AFP / 18 janvier 2017 19h05)

  11. Elisabeth Studer 18 janvier 2017 à 21:43

    Le projet de résolution relève que l’ »instabilité en Gambie pourrait menacer la paix internationale et la sécurité de la région » …

    et le pipeline !!!!!!!!!!!!!!!!
    . Il demande aussi au Conseil de soutenir les décisions de la Cédéao et de l’Union africaine de reconnaître Adama Barrow comme président élu.

  12. Elisabeth Studer 18 janvier 2017 à 21:43

    on en reparle au plus tot.

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