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La Hongrie plébiscitée par Daimler

Daimler va investir environ 580 millions d’euros supplémentaires d’ici 2018 dans son usine Mercedes-Benz de Kecskemét, en Hongrie. L’objectif est d’y produire une nouvelle génération de voitures compactes. Le constructeur souhaite agrandir l’usine actuelle, située à 70 kilomètres au sud de Budapest, et la doter de nouvelles installations.

“Cet investissement est un engagement clair envers notre site de production et offre aux salariés de Kecskemét une bonne perspective d’avenir”, a déclaré à cette occasion dans un communiqué Christian Wolff, directeur de Mercedes-Benz en Hongrie.

La Hongrie se félicite quant à elle d’un tel investissement. Le ministre hongrois des Affaires étrangères Peter Szijjarto a ainsi indiqué vendredi lors de la pose de la première pierre d’un nouvel atelier de carrosserie que la relation entre Mercedes et la Hongrie prenait “une toute nouvelle dimension”.

Il s’agit d’une bonne nouvelle pour le pays, alors qu’en juin 2013, plusieurs medias hongrois laissaient entendre que le projet du groupe automobile allemand – annoncé en août 2012 – de doubler la production de son usine de Kecskemét  à 300.000 voitures par an d’ici 2015, pourrait échouer.
L’agence de presse roumaine Mediafax, citant alors le portail hongrois index.hu, indiquait ainsi que « des études menées par Daimler, relatives aux coûts de construction et de logistique, orienteraient le groupe à déplacer ce projet de développement en Roumanie ». En vue d’argumenter ses propos, la presse hongrois avait argué de l’affaiblissement de l’industrie automobile et la chute des ventes de voitures neuves, sans oublier le mécontentement des Allemands concernant la politique économique de la Hongrie.

Rappelons que l’usine de Kecskemét a été inaugurée en mars 2012, pour une expansion prévue initialement en 2013. Face à des rumeurs de presse, Daimler avait officiellement démenti l’information selon laquelle cette expansion n’aurait pas lieu. Le lancement de la production avait eu les honneurs du Premier ministre Viktor Orban, les 800 millions d’euros investis alors dans la construction de l’usine constituait l’un des plus gros investissements réalisés dans le pays depuis la chute du régime communiste.

Le site emploie désormais plus de 4.000 personnes et a produit environ 180.000 véhicules en 2015 à partir de la plate-forme MFA de Mercedes (compactes Classe B, CLA et CLA Shooting Brake). Il constitue un élément clé de la production de voitures compactes de Mercedes-Benz, lesquelles rencontrent un succès grandissant.

Sources : Daimler, index.hu

Elisabeth Studer – www.leblogfinance.com – 30 avril 2016

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17 commentaires

  1. Elisabeth Studer 30 avril 2016 à 18:35

    La aussi, les investissements peuvent être menés en echange du controle des flux migratoires . La presence du Ministre des Affaires Etrangères et non de l’Industrie le laisserait sous entendre.

    ———————————
    Face aux afflux migratoires grandissants, la Hongrie va rouvrir un camp de transit pour migrants

    Malgré tous les efforts du gouvernement de Viktor Orbán et la construction d’une barrière à ses frontières avec la Serbie et la Croatie, la Hongrie subit de nouveau une pression migratoire de plus en plus forte.

    C’est la raison pour laquelle la réouverture d’un camp de transit pour migrants est envisagée dans la commune de Körmend. Le choix géographique de la commune n’est sans doute pas anodin : située à quelques kilomètres de la frontière autrichienne, cela devrait sans doute faciliter le passage des migrants vers l’Autriche. En effet, extrêmement peu de migrants semblent intéressés par la perspective de s’établir dans les pays d’Europe centrale, où le niveau de vie est très faible en comparaison des pays d’Europe occidentale.

    Une reprise des flux migratoires

    Désormais, la Hongrie reçoit plus de 200 migrants par jour qui franchissent la barrière frontalière. Ceux-ci sont généralement appréhendés, mais étant donné que la Serbie n’est pas spécialement désireuse de les récupérer, ils reçoivent un avis d’expulsion de la Hongrie puis sont stationnés dans un camp de transit d’où la plupart du temps ils s’en vont pour rejoindre l’Europe occidentale.

    Ce regain des flux migratoires en Hongrie, qui avaient quasiment totalement cessé durant l’hiver, s’explique par la relative fermeture de la route des Balkans.

    Durant des mois, le transport des migrants a été organisé par voie ferroviaire de façon officielle par les États de transit (à ce sujet, revoir le documentaire de TV Libertés).

    Ce système a plus ou moins pris fin aux alentours de février-mars, à partir du moment où les réticences d’un nombre grandissant de pays (notamment l’Autriche) a amené l’Union Européenne et la Turquie à un accord consistant à envoyer les migrants considérés comme réfugiés directement en Europe par avion depuis la Turquie, moyennant le renvoi de migrants économiques (venant du Maghreb, du Pakistan, di Bengladesh, etc…) stationnés en Grèce vers la Turquie.

    Sauf que la Grèce compte encore plus de 100.000 migrants qui ne comptent pas retourner en Turquie puis dans leurs pays d’origine. D’où leurs tentatives de passage en Italie via l’Albanie ou par la route des Balkans (Macédoine, Serbie, Hongrie) avec des filières de passeurs.

    Le gouvernement hongrois poursuit sa politique contre l’immigration

    Loin de se laisser démobiliser, Orbán poursuit sa politique, au niveau national comme au niveau européen, pour tenter d’endiguer la vague migratoire.

    Début avril, le gouvernement a lancé les premiers travaux permettant le déploiement d’une barrière à la frontière hungaro-roumaine, avec la pose des points de repères sur lesquels mettre en place la barrière.

    Cette semaine, Orbán déclarait encore que la Constitution qu’il a fait adopter en 2011 était un rempart contre l’islamisation : « Nous avons le droit de choisir avec qui nous voulons vivre, et avec qui nous ne le voulons pas. […] Pour être clair et sans équivoque, je dirai que l’islamisation est constitutionnellement interdite en Hongrie ».

    En automne 2016, un référendum se tiendra en Hongrie, avec pour question : « Acceptez-vous que l’Union européenne puisse imposer l’installation de citoyens non hongrois sans le consentement du Parlement ? »

    Si la réponse négative des électeurs ne fait aucun doute, l’enjeu majeur de ce référendum sera le taux de participation.

    Au niveau européen, outre le soutien des pays du groupe de Visegrád (Hongrie, Slovaquie, République Tchèque, Pologne), Orbán peut désormais compter sur l’Autriche. En effet, le chancelier Faymann, qui n’avait pas manqué de mots extrêmement durs à l’endroit d’ Orbán, a été rattrapé par les réalités migratoires et électorales (avec une poussée inédite du FPÖ) et a durci sa politique migratoire.

    La jugulation de la crise migratoire sera un enjeu politique majeur en Hongrie lors des élections législatives qui auront lieu dans deux ans. En cas d’échec, Viktor Orbán pourrait se voir sérieusement concurrencer par le parti nationaliste Jobbik. 30/04/2016

  2. Elisabeth Studer 4 mai 2016 à 23:16

    tiens , tiens, ou l’on re-parle de la Hongrie et des flux migratoires ….

    La Hongrie juge “inacceptable” l’amende suggérée par la Commission

    Le chef de la diplomatie hongroise Peter Szijjarto qualifie de “chantage” l’amende de 250’000 euros (275’000 francs) par personne, suggérée par la Commission européenne pour les pays refusant des réfugiés. Budapest la juge “inacceptable et non-européenne”.

    S’exprimant à Prague à l’issue d’une réunion des ministres des Affaires étrangères du groupe de Visegrad, M. Szijjarto a affirmé que “le concept des quotas est une impasse”. “Je voudrais demander à la Commission de ne pas s’engager dans cette impasse”, a-t-il ajouté.

    “C’est contraire au bon sens, c’est inapplicable et c’est contre les régulations européennes”, a-t-il poursuivi.

    Son collègue polonais Witold Waszczykowski a déclaré qu’il “se demandait encore si cette proposition est sérieuse, car elle ressemble à un poisson d’avril”.

    Le chef de la diplomatie tchèque Lubomir Zaoralek s’est borné, lui, à observer que “le principe de la répartition obligatoire de migrants revient, mais c’est quelque chose pour lequel il n’y a pas d’accord”, et “c’est malheureux”.

    Frein à la souveraineté
    A Varsovie, le porte-parole du gouvernement conservateur Rafal Bochenek a déclaré, en réaction aux propositions de Bruxelles, que forcer des pays membres à accepter des quotas de réfugiés “limite leur souveraineté”, et que ce problème devrait être réglé à l’extérieur des frontières de l’UE.

    Le groupe de Visegrad avait déjà rejeté le principe des quotas obligatoires de migrants lors d’un sommet en septembre à Prague.

    Le chef de la diplomatie hongroise a critiqué aussi l’exemption de visas pour les Turcs, également proposée par la Commission. “Seuls les pays qui remplissent tous les critères peuvent obtenir le régime sans visa. De notre point de vue, il serait inacceptable que la Géorgie et l’Ukraine en bénéficient plus tard que la Turquie”.

    (ats / 04.05.2016 16h05)

  3. retrouvé le retour 1 mars 2018 à 21:06

    http://www.sueddeutsche.de/wirtschaft/autoindustrie-chinese-wird-groesster-aktionaer-bei-daimler-1.3881351

    Kein Problem !! :) :)

    Les merdouilles pseudo religieuses autour de Mare Nostrum dues à quelques imbéciles pourrissent l’Europe . Ceux qui en sont à l’origine se préparent des lendemains sordides !!

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