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L’arrivée d’une tempête financière prédite par New Statesman, journal britannique

Les alertes sur la santé de l’économie mondiale se font de plus en plus pressantes. Après l’Autorité française des Marchés financiers (AMF)  s’inquiétant des risques qui pèsent sur les marchés en ce début de l’année,  la banque écossaise Royal Bank of Scotland (RBS)  recommandant à ses clients de se préparer à une « année cataclysmique » et Mario Draghi lui-même, c’est au tour du journal britannique New Statesman de montrer les plus vives inquiétudes.

“La tempête arrive”,  titre ni plus ni moins le journal pour qui “les turbulences sur les marchés risquent d’avoir un impact sur nous tous”.

Pour justifier ces craintes, New Statesman rappelle tout d’abord que selon lui, les trois valeurs ”qui gouvernent aujourd’hui l’économie mondiale” sont le rendement des obligations d’Etat américain, l’indice boursier des 500 plus grandes entreprises américaines – le Standard &Poor’s 500 – et le taux de change du dollar.

Or, observe le journal, à l’heure actuelle  “ces trois valeurs présentent des extrêmes historiques”. Un constat qui pourrait évoluer vers  trois scénarios possibles à court terme. Les plus optimistes parieront sur une poursuite de la reprise économique, tandis que les spécialistes sont de plus en plus nombreux chaque jour à considérer que la récession est à nos portes. Autre possibilité : “une nouvelle normalité de croissance, d’inflation et de taux d’intérêt bas”,  sans ni récession, ni reprise. Mais selon l’hebdomadaire, le problème majeur est la nécessité de l’adaptation rapide de l’une des trois valeurs dès la réalisation de l’un de ces trois scénarios.

New Statesman précise également que le dernier scénario – statu quo – est celui qui inquiète le plus les investisseurs. Il confirmerait en effet que“ni les investisseurs ni les hommes politiques ne comprennent vraiment ce qui se passe”.

Les interventions des banques centrales pourraient perdre de leur efficacité dans un tel contexte. Un risque non négligeable lié notamment au degré de scepticisme des marchés. « Si jamais une crise de confiance dans les pouvoirs des banques centrales touchait la Réserve fédérale américaine, les conséquences seraient très graves » prévient le journal.

Elisabeth Studer – 20 février 2016 – www.leblogfinance.com

A lire également :

Géopolitique, shadow banking et volatilité : 3 risques majeurs pour 2016 selon l’AMF

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26 commentaires

  1. retrouvé le retour 21 février 2016 à 01:05

    C’est bête, mais comme la bourse ne tourne qu’à coup de QE, les perdants seront ceux qui auront les poches pleines !! (de vide!!)

  2. Elisabeth Studer 21 février 2016 à 01:12

    surtout que les bulles sont vouées à éclater !

  3. Nenuphar 21 février 2016 à 20:04

    Taux des T-Bons, $ et S&P feraient vaciller le monde ?

    Ces trois indices sont manipulés par la Fed relayée par la BoJ et la BCE, sans même prendre en compte la Banque D’Angleterre.

    Ces prévisions oublient les montagnes de dettes et de dérivés qui ne seront jamais remboursées par les banksters.

    Les USA ont vocation à s’écrouler et leur leadership ne tiendra plus longtemps.

    La déflation est latente et les mesures accommodantes des banques centrales n’y font rien et les munitions de ces dernières sont arrivées à leur point de rupture.

    Le monde sera donc dans une situation catastrophique et les états incapables de trouver de solutions propres à relancer la machine pour plus de progrès et plus d’équilibre.

    Le capitalisme est à l’agonie et n’a aucun avenir.

  4. retrouvé le retour 22 février 2016 à 00:43

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2016/02/21/97002-20160221FILWWW00186-moscovici-l-accord-tafta-doit-etre-favorable-a-notre-agriculture.php

    Ce Moscovici, encore un pingouin qui n’a pas compris d’où viennent les fortunes amassées dans les colonies anglosaxonnes.
    1) On élimine physiquement les habitants, ou on les enferme dans des réserves !!
    2) Tout est à Moâ, les milliers d’hectares de terrain, les forêts, les puits de pétrole, et le reste
    3) Avec le fric amassé, je pense revenir coloniser l’Europe, et alors là, c’est pas bien calculé !! car nos paysans même s’ils sont un peu lents a comprendre, ils ne sont pas tous suicidaires, 100 ou 200 hectares contre des “ranchs” de plusieurs milliers d’hectares, c’est le mot FIN pour 90% des exploitations !!

  5. ES 29 février 2016 à 17:33

    Signe de l’inquiétude des investisseurs, les cours de Bourse font le yo-yo. En cause : l’explosion de la dette mondiale alimentée par les banques centrales.

    Les marchés paniquent. Les économistes, les banquiers centraux, les responsables politiques, les barons de la finance et les chefs d’entreprise ont beau savoir que les fondamentaux de l’économie ne justifient pas ces ventes à tout-va, les marchés s’en fichent.

    Ce qui les effraie, ce sont les “inconnus connus” et les “inconnus inconnus” chers à Donald Rumsfeld [référence à la réponse célèbre du secrétaire américain à la Défense, interrogé en 2002 sur la présence d’armes de destruction massive en Irak].

    Dans ce monde où personne ne comprend vraiment les risques, les gouvernements et les banques centrales sont à cours de munitions et la peur s’autoalimente. Aucun investisseur ne veut être le dernier à lever le camp. Alors ils se ruent tous vers la sortie, en faisant s’écrouler la maison dans leur précipitation.
    Il y a de sérieuses raisons de s’inquiéter. Le monde semble plus dangereux que jamais. Entre 2007 et 2015, la dette globale est passée d’environ 100 000 milliards à 140 000 milliards de dollars. A peu près la moitié se concentre sur les marchés émergents, où, selon les estimations du Fonds monétaire international, 3 300 milliards de dollars de prêts ont été excessivement accordés au secteur privé.

    Les compagnies pétrolières et minières sont les débitrices d’un quart de la dette totale contractée par les entreprises du monde développé, qui est souvent libellée en dollars. Depuis juin 2014, les cours du pétrole ont chuté de 70 % et les prix des matières premières de 45 %. Les recettes se sont effondrées, les monnaies aussi [contre le dollar], rendant ces dettes en dollars encore plus difficiles à honorer.
    Les pertes et les faillites sont inévitables. Et elles contamineront les pays avancés par le biais des marchés financiers. Personne ne peut prédire leur gravité, mais on parle déjà ouvertement de crise au Brésil et en Turquie. Voilà pour les “inconnus connus”.

    Mais c’est ce qui se produira ensuite qui fait vraiment peur aux traders. Les autorités politiques, et en particulier les banques centrales, ont transformé le monde depuis [la faillite de la banque] Lehman Brothers [en 2008]. La bulle formée par la dette des marchés émergents a été alimentée, notamment, par les tentatives délibérées d’injecter plus de crédits dans l’économie mondiale via des politiques d’assouplissement quantitatif et de baisses records des taux d’intérêt.
    En essayant de stimuler la croissance, les banques centrales ont aussi fondamentalement changé la manière dont la dette est créée. Après le durcissement de la réglementation des banques, les activités de prêt se sont déplacées vers les “banques de l’ombre” – des gestionnaires de fortune et des fonds spéculatifs peu réglementés. “Depuis la crise, quasiment tout le crédit net provient du marché obligataire”, commente le gouverneur de la Banque d’Angleterre Mark Carney.

    Alors que le marché des obligations a explosé – il a augmenté de 60 % pour atteindre 74 000 milliards de dollars –, d’autres règles ont découragé les banques de jouer le rôle “d’animateurs de marché”, c’est-à-dire d’intermédiaire entre les acheteurs et les vendeurs. Résultat : les liquidités sur les marchés se sont asséchées. Si un fonds spéculatif veut vendre des actifs aujourd’hui, il aura bien de la peine à trouver preneur. En conséquence, les prix font les montagnes russes.

    Dans ce monde où les taux d’intérêt sont bas, les banques de l’ombre font la chasse aux actifs à haut rendement. Les fonds communs de placement détiennent par exemple 30 % du marché américain des obligations pourries, soit deux fois plus qu’il y a dix ans. S’ils réclamaient en même temps le remboursement de leur argent, cela provoquerait une chute catastrophique des prix qui contaminerait les autres marchés.

    Les banques centrales sont tellement inquiètes qu’elles parlent de jouer “les animateurs de marché en dernier ressort”. Ce serait une extension de leur rôle traditionnel de prêteur d’urgence à des banques comme Northern Rock [un établissement britannique nationalisé en 2008 puis vendu en 2012 à Virgin Money], qui impliquerait d’intégrer des actifs risqués comme les obligations pourries dans leur bilan, mettant ainsi l’argent des contribuables en péril.

    Pour l’heure, cette possibilité reste théorique. Les banques centrales ne disposent pas des mécanismes nécessaires. En cas de nouvelle crise, et les traders pensent qu’il pourrait y en avoir une prochainement, elles devront improviser une politique à la va-vite, exactement comme en 2008.
    N’oublions pas les banques traditionnelles. De nouvelles règles, mises en place pour protéger les contribuables, répartissent les pertes entre les détenteurs d’obligations (les marchés, encore une fois). La Deutsche Bank vient d’entrer dans l’œil du cyclone. Les dirigeants politiques laisseront-ils le géant allemand s’effondrer ? En comparaison, la faillite de Lehman Brothers aurait l’air d’un galop d’essai.

    Voilà pour les “inconnus inconnus” : le développement de la finance de marché, l’assèchement des liquidités, de nouvelles règles de renflouement interne des banques [avec l’argent de leurs actionnaires et créanciers] et un hypothétique filet de sécurité.
    Les banques centrales se sont mis une nouvelle idée en tête : le taux d’intérêt naturel est plus bas que jamais du fait des changements fondamentaux survenus dans l’économie mondiale. C’est un prétexte pour justifier des taux bas, voire négatifs, permanents.

    Il suffit de jeter un coup d’œil à ce qui se produit sur les marchés pour voir que le raisonnement ne tient pas et qu’il peut même s’avérer dangereux. Les taux d’intérêt négatifs compriment les marges des banques et les affaiblissent. Et peut-on vraiment dire d’un marché sur lequel les investisseurs payent pour prêter 6 500 milliards de dollars aux Etats qu’il est fonctionnel ?

    La Banque des règlements internationaux [BRI, la banque des banques centrales] a peut-être une explication plus sensée. D’après elle, “les taux d’intérêt diminuent à mesure que la dette gonfle”. En baissant toujours plus ces taux, les banques centrales aggravent les problèmes de l’économie mondiale. Elles renforcent en effet “notre dépendance vis-à-vis d’un modèle de croissance alimentée par la dette, modèle qui est à l’origine de la crise”, estime la BRI.
    Ce ne sont pas les fondamentaux qui effraient les marchés. Ce dont ils ont peur, c’est que ce nouveau monde étrange créé par les banques centrales soit si fragile qu’un simple hoquet le fasse s’écrouler.

    Philip Aldrick
    SOURCE
    THE TIMES

  6. retrouvé le retour 29 février 2016 à 19:31

    “Depuis juin 2014, les cours du pétrole ont chuté de 70 % et les prix des matières premières de 45 %. Les recettes se sont effondrées, les monnaies aussi [contre le dollar], rendant ces dettes en dollars encore plus difficiles à honorer.”
    Il ne manque qu’un élément dans cette analyse, C’est la masse énorme de QE annoncés et clandestins dans la zone $, depuis 2006

  7. ES 1 mars 2016 à 01:05

    Sur le sujet tout de même :
    “Mais c’est ce qui se produira ensuite qui fait vraiment peur aux traders. Les autorités politiques, et en particulier les banques centrales, ont transformé le monde depuis [la faillite de la banque] Lehman Brothers [en 2008]. La bulle formée par la dette des marchés émergents a été alimentée, notamment, par les tentatives délibérées d’injecter plus de crédits dans l’économie mondiale *** via des politiques d’assouplissement quantitatif *** et de baisses records des taux d’intérêt.
    En essayant de stimuler la croissance, les banques centrales ont aussi fondamentalement changé la manière dont la dette est créée. Après le durcissement de la réglementation des banques, les activités de prêt se sont déplacées vers les “banques de l’ombre” – des gestionnaires de fortune et des fonds spéculatifs peu réglementés. “Depuis la crise, quasiment tout le crédit net provient du marché obligataire”, commente le gouverneur de la Banque d’Angleterre Mark Carney.”
    Shadow banking

  8. retrouvé le retour 1 mars 2016 à 10:24

    “des gestionnaires de fortune ” !! Oui une fortune de papier vert, pas encore sec !!

  9. ES 1 mars 2016 à 13:35

    double sens de gestionnaire de fortune ….

  10. retrouvé le retour 2 mars 2016 à 15:12

    “En 2008, le fonds NML du milliardaire Paul Singer, rachète des titres en défaut pour 48 millions de dollars, alors que leur valeur nominale est d’environ 400 millions.”

    Quatre ans plus tard, le juge américain Thomas Griesa condamne l’Argentine à payer 100% de la valeur des bons, plus les intérêts. La Cour suprême confirme en 2014 cette sentence inédite.”

    Un bon exemple de personnage qui fait un pari, laisse sa trace et risque gros pour la suite !! Car cette interprétation de la loi faite au USA n’est pas la loi !!

    http://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/dette-accord-de-principe-entre-l-argentine-et-les-fonds-vautours_1768829.html

  11. Elisabeth Studer 30 avril 2016 à 14:53

    La dette publique de la Chine dépasse celle des États-Unis

    “Le poids de la dette de la Chine ne cesse d’augmenter et est désormais comparable aux indices de la zone euro et des États-Unis. Le poids de la dette du pays a atteint 237% de son PIB. Cependant, selon la Banque des règlements internationaux, la dette cumulative de la Chine au troisième trimestre de l’année 2015 était de 259% de son PIB contre 248% du PIB pour les États-Unis et 270% du PIB pour la zone euro, rapporte le journal Financial Times. « N’importe quel pays serait en crise ou en récession suite à une telle augmentation de la dette publique », estime Ha Jiming, stratège d’investissements de la banque Goldman Sachs. Le Japon, qui est pour le moment en stagnation, est en tête de ce classement, avec une dette s’élevant à 379% du PIB. La Grèce occupe la deuxième place avec une dette atteignant 300% du PIB.”

    Source : Business Bourse

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