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RBS prévient ses clients : 2016 sera une année de cataclysmes

Alerte au feu ?! Cela y ressemble … ! Selon The Daily Telegraph, la banque écossaise Royal Bank of Scotland (RBS) recommande ni plus ni moins à ses clients de se préparer à une « année cataclysmique ».

Selon les analystes de la banque, les signes émis par les marchés sont de même type que ceux observés lors de la crise de 2008. De ce fait, leur verdict est implacable : ils anticipent tout à a fois une crise déflationniste, la dégringolade des principales places boursières de près 20 % ainsi qu’un prix du baril avoisinant les 16 dollars.

Andrew Roberts, responsable du service recherche de la banque dédié aux économies et ratios européens estime quant à lui que les échanges et les prêts globaux se contractent à l’heure actuelle, un cocktail détonnant pour les bilans des entreprises et les bénéfices en capitaux propres. Pour lui, la situation est d’autant plus inquiétante que les ratios d’endettement mondiaux ont atteint des records.

Il considère également que la Chine a déclenché une correction majeure, laquelle est en train de faire boule de neige. « Le marché actions et le crédit sont devenus très dangereux » et nous n’en sommes qu’au début selon lui.

Pire encore, dans le cadre d’une note rédigée à l’intention de ses clients, la banque leur recommande de tout vendre « sauf les obligations de bonne qualité ». Selon l’établissement financier, il s’agit désormais de récupérer son capital et non d’obtenir un retour sur capital ! De sauver les meubles, donc, en terme clair …. “Dans une salle bondée, les portes de sortie sont étroites”, résume ainsi le quotidien britannique.

Sources : RBS, Daily Telegraph

Elisabeth Studer – 15 janvier 2016 – www.leblogfinance.com

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34 commentaires

  1. Elisabeth Studer 15 janvier 2016 à 20:16

    Les financiers broient du noir pour 2016
    15 JANVIER 2016 | Mediapart
    Tous les signaux de dérèglement étaient en place depuis un an. Mais les financiers semblent n’en avoir pris la mesure que depuis la chute des marchés boursiers et pétroliers, début janvier. Leurs prévisions sont de plus en plus noires et Wall Street a fort mal commencé ce vendredi.

  2. Elisabeth Studer 15 janvier 2016 à 20:16

    « Vendez tout ! », « Une année cataclysmique », « Retour à la crise de 2008 », « Attachez vos ceintures ! ». En ce début d’année, un concours semble avoir été lancé entre les différents analystes, stratégistes, chefs économiques de banques pour savoir qui sera le « Mr Doom » 2016, celui qui sera le plus pessimiste. Leurs prévisions font froid dans le dos tellement elles sont sombres, noires même. Chine, pétrole, matières premières, États-Unis, zone euro, marchés boursiers, marchés obligataires, monnaies, croissance, banques centrales, tout leur paraît menaçant, cassé, et annoncer des lendemains qui déchantent.

  3. retrouvé le retour 16 janvier 2016 à 00:45

    Qui va vendre et quoi ES ? Personnellement j’ai fait vendre en 2006 !! Le problèmes des liquidités c’est la politique folle de la FED !!

  4. ES 16 janvier 2016 à 01:58

    oui, on en reparle tres bientot

  5. retrouvé le retour 16 janvier 2016 à 14:39

    Que faire quand des criminels ont manipulé le socle monétaire en truquant et les émissions et les parités. L’or c’est pour les crétins comme Ben Ali. Je n’en ai pas une once, en fait je pense au minimum or dentaire quand je vois le moindre reflet jaune.
    Idem pour les pierres c’est bien mieux mais la aussi chaque pierre après avoir été trouvée généralement par un homme réduit en esclavage est souvent plusieurs fois volée et recelée.
    Les vols ne se font pas toujours avec tendresse. vieilles dames agressées, doigts coupés, oreilles arrachées et j’en passe.

  6. SimonB 17 janvier 2016 à 13:29

    Effectivement, a quoi servent ces analystes grassement payés qui ne font qu’aboyer ensemble, une fois le danger avéré; j’attends encore celui qui aura le courage de prendre une position inverse. 2008 faisait suite à une expansion débridée des marchés, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui; de plus, la Chine n’est pas l’Occident et on sait que beaucoup de petits porteurs chinois sont désormais en état de panique avancée après avoir été fortement encouragés par leur gouvernement à investir en bourse. Méfions-nous des Cassandre d’autant que, à vrai dire, beaucoup de valeurs solides se retrouvent aujourd’hui à des prix bradés; évidemment, il faut oser…

  7. retrouvé le retour 17 janvier 2016 à 21:13

    SimonB, Oui comme tout fonctionne il faut emprunter et acheter la concurrence qui est déjà en déconfiture !! évidemment que c’est vraiment osé !!
    Quand les sociétés de RE basées aux Caymans commencent à pédaler dans la choucroute, est-ce bien prudent de se jeter dans le marigot.
    Une bourse à 4000 points, c’est déjà presque 3000 points grugés par le gonflement des liquidités versées sans aucune retenue par la FED.
    Pour ce qui est de l’Euro en cas de retour à un espèce de serpent monétaire à la Giscard, tu donnes quoi comme nouvelle parité? Attention regarde bien ton compte en banque il est bien indiqué en € et en francs !! imagine une modification de la parité !!

    • SimonB 18 janvier 2016 à 09:56

      Et pourquoi pas, comme le suggère un lecteur d’un autre blog (les Crises) une simple volonté des banques de rendre leurs clients plus liquides afin de mieux les dépouiller via bail-in? (cf. également autre article d’ES sur ce “mécanisme” récemment adopté). On peut en effet imaginer que certaines (toutes) sont dans de sales draps depuis la chute vertigineuse des cours asiatiques. Il va y avoir des ajustements violents, c’est certain, mais de là à rester liquide…
      Par ailleurs, si l’Euro devait à nouveau décrocher, il vaut certainement mieux également être long en briques ou en actions (pas en obligations, qui ne rapportent de toutes façons plus rien). Quand à l’or, son évolution défie toute logique actuellement; mieux vaut donc rester prudent à son égard.

  8. retrouvé le retour 17 janvier 2016 à 23:29

    http://www.lorientlejour.com/article/965145/lei-sur-le-declin-pas-vraiment.html

    Le site de ce journal “libanais” situé aux USA !!! c’est tout dire livre une peinture assez complète de ce qu’il se prépare sur nos frontières européennes à l’Est et au sud !! Des barbus à tous les étages !!
    Le véritable visage, si l’on peut dire, de toutes les religiomania qui nous viennent des 3 bouquins c’est surtout que l’on a des tributs de ” détraqués du calbar “. Un rien les excite surtout le poil feminin qu’il faut cacher par tout ce qu’il leur passe sous la main !! voile, burqa, hidjab, perruque, linceul (pour les cas de lapidation effectivement prescrits dans leurs gnagna.

  9. ES 19 janvier 2016 à 22:09

    La chute des marchés jugée “extrême” par l’économiste en chef du FMI

    Londres (awp/afp) – L’économiste en chef du Fonds monétaire international (FMI) a jugé “extrême” la chute des marchés depuis le début de l’année au vu des perspectives de l’économie mondiale.

    “Les marchés financiers sont connus pour réagir de façon excessive. (…) Ils réagissent de façon très vigoureuse à quelques points particuliers en période d’aversion au risque. Leur réaction est très extrême”, a expliqué Maurice Obstfeld mardi lors d’une conférence de presse à Londres.

    Les places boursières mondiales ont dévissé depuis le début de l’année, inquiètes du ralentissement de la croissance chinoise, de la chute des cours des matières premières, notamment du pétrole, et du resserrement monétaire en cours aux États-Unis.

    “Paradoxalement, les investisseurs craignant le risque se focalisent sur l’impact négatif potentiel de ces développements, mais chacun d’entre eux comporte un côté positif qui devrait faire voir les perspectives de la croissance mondiale de façon moins sombre que ce que le marché semble percevoir actuellement”, a estimé M. Obstfeld.

    “Le rééquilibrage de la Chine est essentiel pour sa transition vers un modèle de croissance plus durable et résistant basé sur la consommation. Les prix bas des matières premières profitent aux consommateurs et diminuent les coûts de production. Et l’augmentation bien communiquée des taux d’intérêt de la Fed en décembre reflète une performance relativement robuste de l’économie américaine”, a-t-il énuméré.

    Dans des propos introductifs au rapport du Fonds sur les perspectives de l’économie mondiale, M. Obstfeld a néanmoins prévenu que le monde pourrait emprunter “un chemin cahoteux cette année”, particulièrement dans les pays émergents.

    L’indice de référence européen Eurostoxx 50 a perdu plus de 8% depuis le début de l’année, tout comme le Dow Jones de Wall Street.

    La première semaine d’ouverture du marché cette année a été marquée par deux jours de très fortes baisses, entraînées par des plongeons des places financières chinoises, sur fond d’inquiétude pour la croissance de l’Empire du milieu et face à la baisse continue de sa monnaie, le renminbi.

    “La gestion de la monnaie est un domaine où les autorités chinoises pourraient communiquer davantage avec les marchés. Il y a moyen d’améliorer la transparence”, a noté M. Obstfeld sur ce point.

    (AWP / 19.01.2016 13h55)

  10. retrouvé le retour 19 janvier 2016 à 23:18

    “Les prix bas des matières premières profitent aux consommateurs et diminuent les coûts de production.”
    Il ne faut pas prendre ce genre d’analyse au sérieux. Tout le monde mesure bien la situation. La chute des prix des matières premières (en plus en $ qui n’est que papier produit en masse pendant les coliques des QE) N’est que disparition du marché due à la “faillite” des acheteurs potentiels.
    Ceux qui pensent épargner sous forme papier ou dérivés sont pas mieux que les “clients” de Madoff !! Les amateurs de pyramides de Ponzi peuvent continuer à jouer !!

  11. ES 20 janvier 2016 à 21:16

    La chute des prix des matières premières n’est que disparition du marché due à la « faillite » des acheteurs potentiels tant des actions que des matières premières elles-mêmes.

  12. ES 20 janvier 2016 à 21:21

    en parlant de secousses …

    ————————————
    Dans l’industrie, les surcapacités de production sont aussi massives et se retrouvent dans la baisse des prix de la production manufacturière, malgré la pression salariale à la hausse (relative) dans certaines régions. Or, ce sont les secteurs industriels où l’Etat est très présent (acier, ciment, machines, etc.) qui sont le plus touchés par la récession. Un nombre grandissant de ces unités sont, de fait, en faillite – en déficit reconnu depuis des années – et sont tenues à bout de bras par le système bancaire administré. Sur des entreprises telles celles du recyclage (sic) ou de l’automobile, l’effet de ralentissement de l’économie mondiale, enregistré le 6 janvier par le FMI, va avoir un effet récessif. La surproduction structurelle dans la branche automobile ne cesse de se manifester à l’échelle internationale et l’affaire est classée, de ce point de vue, en termes de pente descendante. Le ralentissement des exportations chinoises, différent selon les secteurs, ressort des données de la CNUCED comme de l’OMC, cela en valeur et en volume, y compris en déphasage au premier semestre 2015 par rapport à la dynamique du commerce mondial. Il en va de même pour les importations. Elles ont baissé de plus de 15%, ce que les pays exportateurs de commodities, comme le Brésil ou l’Argentine, ressentent comme un choc.

    Dans l’immédiat joue certes le manque de données fiables pour les investisseurs centrés sur la finance de marché. A cela s’ajoute la fin – prévue pour cette semaine, mais qui peut être révisée – de règles d’intervention sur le marché boursier. D’où la précipitation à se défaire d’actifs ou de jouer à la baisse pour les spécialistes de « l’anticipation insidée ».

    Mais au plan politique – car il s’agit d’économie politique – une crise potentielle de leadership fait son chemin. Xi Jinping – comme figure de la direction centralisée du PCC, ce qui ne veut pas dire qu’elle contrôle tout l’appareil gigantesque, y compris avec l’aide décisive des sommets de l’armée – doit à la fois opérer des « ajustements » qui vont provoquer des blessures sociales intenses dans une base sociale qui ne se promène pas sur les Champs-Elysées ou à Genève, mais qui est susceptible de nombreuses révoltes. Et pour elle, le nationalisme conquérant et criard ne nourrit pas ses besoins sociaux quotidiens. Et les gagne-petit (épargnants de précaution) de la bourse ne sont pas si nombreux et se sont mués en petits grands perdants.

    Pour éviter ces heurts sociaux, maintenir le « contrôle administratif » – autrement dit camoufler la crise de surproduction multiface avec des injections de crédits dans le but de maintenir plus d’emplois sectoriels et régionaux – doit perdurer. Mais la pression pour imposer un ajustement structurel afin de modifier plus fondamentalement les rapports entre l’accumulation « libérée » du capital et le pouvoir se fait sentir dans les chaînons de transmission entre le capital privé ou pouvant le devenir – depuis les marches occupées par la bureaucratie céleste – et l’appareil dirigeant du parti.

    Une réponse autoritaire n’est pas à exclure. Elle s’est opérée à Hongkong où l’entreprise « privée » Alibaba a mis la main sur le South China Morning Post et où « disparaissent », sans laisser de traces, les éditeurs de livres critiques sur le régime de Pékin. En conclusion, il ne s’agit donc pas d’une question boursière, mais d’un processus beaucoup plus fondamental où se joue aussi la place du renminbi dans les positions concurrentielles (conflits inter-impérialistes) dans le système monétaire international où l’économie des Etats-Unis bascule vers l’Asie Pacifique où elle rencontre le capitalisme chinois. La dévaluation du yuan (renminbi) de 5% en une semaine s’insère dans cette bataille gigantesque. (Charles-André Udry, 7 janvier 2016)

    Bis repetita. Mais cette fois, avec en prime, un joli record. Comme lundi, les autorités financières de Pékin ont dû se résigner jeudi à activer les coupe-circuit des Bourses de Shanghai et Shenzhen. Mais jeudi, le bouton n’a pas été placé sur la position off, comme lundi, à quelques heures de la clôture des deux places chinoises. Mais 857 secondes (soit moins de quinze minutes) après l’envoi du top départ de l’ouverture des cotations. Du jamais vu. Ce temps record a suffi pour que se volatilise, par le biais de la forte baisse des cours, l’équivalent de 837 milliards de dollars (770 milliards d’euros) ! Soit une baisse de 7 % (comme lundi) des indices boursiers de Shanghai et Shenzhen. Certes, sur les marchés financiers, une telle somme, aussi stratosphérique soit-elle, n’est jamais tout à fait sonnante et trébuchante. Mais cet argent, que les investisseurs auraient pu récupérer en vendant leurs actions et autres obligations, n’y est plus. Du moins pour l’instant. Et rien ne plaide en faveur d’une prochaine accalmie et donc d’un retour aux bonnes affaires boursières.

    Feu aux poudres

    Les raisons récentes de cette nouvelle bourrasque financière sont connues. Lundi, ce sont les indices PMI (Purchasing Managers Index) des directeurs d’achat des grandes entreprises, publiés par le Bureau national des statistiques (officiel), puis par le groupe privé Caixin, qui ont mis le feu aux poudres. Les investisseurs ont pris cette nouvelle révision à la baisse de ces indices comme une confirmation de plus d’un ralentissement de l’activité chinoise. Inquiétude d’autant plus grande que Pékin annonçait au même moment une réduction de la valeur du yuan face au dollar, la monnaie chinoise passant sous la barre des 6,5 yuans pour un dollar pour la première fois en plus de quatre ans et demi, alors que la pression sur la devise ne cesse de s’accroître suite au ralentissement de la croissance.

    Jeudi, les autorités ont annoncé une nouvelle dévaluation. Rien ne semble donc rassurer les investisseurs chinois et occidentaux, qui n’ont plus qu’un objectif : se débarrasser au plus vite de leurs actions avant qu’il ne soit trop tard. Ils se croyaient riches hier, lorsque les cours montaient. Voyant ces derniers s’effondrer, ils s’imaginent (demain) nettement moins argentés. C’est ce phénomène que les économistes qualifient « d’effet richesse ». L’inquiétude est d’autant plus grande, que comme le Fonds monétaire international, la Banque mondiale a revu à la baisse ses prévisions de croissance. Elle mise désormais sur 2,9 % en 2016 contre 3,3 % en juin. A Shanghai, mais aussi à Shenzhen, les séances désastreuses pourraient désormais se suivre et se ressembler.

    Zone instable

    La Chine, que beaucoup présentaient comme le sauveur de la croissance mondiale, serait en passe de devenir la zone du monde la plus instable économiquement. C’est ce que redoutent de plus en plus d’économistes qui n’hésitent plus à parler d’atterrissage brutal de l’économie chinoise. Chacun tente de plonger loin dans les profondeurs du modèle chinois pour comprendre ces violents retournements financiers. « La Chine est désormais confrontée à un problème fondamental qui reflète une double évolution, estime l’économiste Patrick Artus. D’un côté, une hausse très rapide des salaires moyens. Et de l’autre, des surinvestissements. C’est son modèle de croissance qui est aujourd’hui remis en cause. » Un avis que partagent de plus en plus d’économistes.

    En raison de salaires très bas nourris par un exode rural massif, de nombreuses entreprises ne rêvaient hier que d’une chose : délocaliser leur production en Chine, devenue « l’atelier du monde ». Mais cet eldorado n’est plus. La faute à la hausse du coût unitaire du travail qui, selon la plupart des données statistiques, aurait augmenté d’environ 8 % par an depuis une quinzaine d’années. « Au bout du compte, c’est la rentabilité du capital qui s’effondre », poursuit Patrick Artus. La preuve par le commerce extérieur de la Chine. Afin de faire tourner son économie, la Chine importait, assemblait et exportait. Dans ce régime de croissance, la part de l’industrie dans les exportations représentait encore 70 % en 2010. Elle n’est plus que de 30 % aujourd’hui. Une baisse qui a son corollaire : celle des importations de produits semi-ouvrés et autres matières premières qui entrent dans l’assemblage de produits manufacturés avant de repartir aux quatre coins du monde.

    Les détenteurs de capitaux, qu’ils soient Chinois ou non, n’ont plus qu’un objectif : faire des placements, productifs ou financiers, ailleurs qu’en Chine. Et c’est exactement cette situation qui frappe Pékin. Là encore, les statistiques sont suffisamment parlantes pour illustrer le phénomène de recherche de nouvelles opportunités financières. 150 milliards de dollars quittent, chaque mois, la Chine pour se réfugier sous des cieux plus cléments. Soit une saignée de 20 % du PIB sur un an. « Aujourd’hui tout le monde vend, alors qu’hier tout le monde était acheteur », ajoute Pierre Larrouturou, l’un des rares économistes qui avait annoncé la crise financière chinoise. Mais, selon lui, cette dernière exprime surtout un excès d’investissement dans la construction de logements. Une véritable bulle immobilière s’est constituée au fil des années. « Lorsque l’Espagne explose, c’est avec un secteur de la construction qui pèse 14 % du PIB. En Chine, c’est plus 16 % aujourd’hui. Ce sont en réalité des millions de mètres carrés qui ne trouvent plus preneurs », poursuit Pierre Larrouturou.

    Mais il est, selon ce dernier, une autre partie de l’économie qui montre une fragilité et qui explique la crise financière : la consommation des ménages chinois. « Elle reste deux fois plus petite en Chine que dans le reste du monde. En clair, le socle de l’économie de l’Europe, des Etats-Unis ou encore de l’Inde se caractérise par cette consommation, qui atteint des taux supérieurs à 60 % du PIB. La Chine ne dépasse pas les 30 %», conclut l’économiste.

    Perdants et gagnants

    Le pays n’a donc pas été capable de créer un nouveau modèle de croissance dans lequel la demande intérieure prendrait la relève d’un système fondé sur les bas coûts salariaux pour servir l’exportation. Certes, les autorités chinoises peuvent jouer sur la valeur de la devise locale en misant sur une série de dévaluations, histoire de restaurer la compétitivité perdue. Mais c’est au risque de ne pas inciter à la modernisation de l’appareil productif. Beaucoup estiment que le salut viendrait du côté des services, dont la part ne cesse de monter dans le total du PIB (40 % de l’économie). Mais pas de quoi (encore) prendre la relève d’une industrie en panne. En attendant, l’effondrement de l’économie chinoise entraîne dans son sillage des perdants et des gagnants. Les premiers sont les émergents (Taïwan, Corée du Sud…) et les gros pays exportateurs (Etats-Unis, Allemagne, France…) qui voient se réduire la part des exportations en direction de la Chine. Les seconds sont le Vietnam, le Cambodge, l’Inde, le Bangladesh… Autant de pays qui récupèrent une partie des capitaux en fuite.

    Mais voilà, ces derniers sont peu de chose face à la menace que fait peser au reste du monde cette crise économique et financière. Les marchés financiers ne seront pas les seuls touchés. Les économies partenaires de la Chine le seront aussi. Et l’ogre chinois, dont l’appétit en matières premières ne cesse de diminuer, n’est plus une locomotive pour les pays émergents. Le ralentissement chinois contribue enfin à la baisse du prix du pétrole.

    Chine, pétrole : de quoi gripper une économie mondiale déjà (trop) faible et dont le dynamisme des émergents, moteur de la croissance, décline à mesure que plonge la Chine… De quoi ranimer les peurs d’une grande déflation mondiale. (Article publié dans Libération du 8 janvier 2016 par Vittorio De Filippis)

  13. retrouvé le retour 30 janvier 2016 à 23:52

    Méthode Thomas Fabius, pas de problème !!! On fabrique chacun sa petite monnaie !! On fait à l’échelle individuelle ce que la FED réalise en plus large:

    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/01/30/01016-20160130ARTFIG00087-thomas-fabius-mis-en-examen.php

    Surtout n’oublions pas Papa Laurent Fabius !!: ” Assad ne mérite pas d’être de ce mode ” !!

  14. Elisabeth Studer 31 janvier 2016 à 00:42

    effectivement : ce sont toujours les mêmes ;-) les cheques de fiston Fabius au nom de Banca Monte dei Paschi di Siena SpA

    et …
    Banca Monte dei Paschi di Siena SpA : Le Vatican se défend dans le dossier Monte Paschi-Antonveneta

    05/02/2013 | 19:45
    L’Institut pour les oeuvres de religion (IOR), une banque vaticane, n’est pas impliqué dans le rachat en 2007 d’Antonveneta par Monte dei Paschi di Siena, a déclaré mardi le porte-parole du Vatican, démentant des informations parues lundi dans la presse italienne.

    Selon le Corriere della Sera, l’adminstrateur délégué de l’IOR a participé à des réunions “sensibles et importantes” avec Monte dei Paschi lors du rachat d’Antonveneta, un dossier désormais au centre d’une affaire de corruption.

    Monte dei Paschi avait versé plus de neuf milliards d’euros à Banco Santander pour s’emparer d’Antoveneta, quelques semaines à peine après l’avoir rachetée pour 6,6 milliards.

    La justice italienne cherche actuellement à déterminer si des pots-de-vin ont été versés pour faciliter l’opération.

    Le quotidien a écrit avoir identifié une série de numéros qu’il a reliés à des comptes de l’IOR qui auraient été utilisés pour transférer des fonds à Monte dei Paschi lors de l’acquisition.

    Ce n’est pas la première fois que l’IOR se retrouve ainsi pointé du doigt. On lui a notamment reproché par le passé de manquer de transparence. Moneyval, un organisme lié au Conseil de l’Europe, l’a prié l’année dernière de prendre davantage de dispositions pour lutter contre le blanchiment.

    “Les réunions de l’IOR dans le dossier Antoveneta que mentionne l’article Corriere n’ont jamais eu lieu et on peut exclure que les dirigeants de Monte Paschi aient reçu des fonds de l’IOR, a déclaré Frederico Lombardi chef du Bureau de presse du Saint-Siège. (Nicolas Delame pour le service français)

  15. retrouvé le retour 31 janvier 2016 à 01:15

    Et wouii on tourne en rond !! Banca Monte dei Paschi di Siena SpA probablement une distillerie d’eau bénite chargée de la multiplication des pains !! Pas très catholique dirait le borgne Jean Marie héritier du cimentier !!! :(

  16. ES 31 janvier 2016 à 13:45

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