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Les USA redoutent un conflit en mer de Chine méridionale, route énergétique de l’Asie

“Les Etats-Unis sont profondément inquiets d’un risque de conflit en mer de Chine méridionale en raison des revendications territoriales dans cette zone de plusieurs Etats, à commencer par la Chine”. C’est en tout cas ce qu’a déclaré samedi le secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter.

Mais une nouvelle fois, les tensions dans la zone pourraient être liées à une forte odeur de pétrole et de gaz.

« Les Etats-Unis partagent les profondes inquiétudes de pratiquement tout le monde dans la région sur le rythme et la portée des revendications territoriales en mer de Chine méridionale », a ainsi déclaré M. Carter lors d’un forum en Californie.

Il s’est par ailleurs dit préoccupé par les perspectives de militarisation accrue, ainsi que par le risque engendré par de telles activités d’accroître l’émergence de stratégies négatives ou de conflit entre les Etats ayant des revendications.

Ces propos interviennent alors que le 28 octobre dernier, les Etats-Unis ont provoqué l’ire de la Chine en faisant croiser un destroyer américain près d’îlots artificiels mis en place par Pékin dans l’archipel des Spratleys.

La Chine revendique des droits sur la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale (ou the South China Sea SCS), certaines zones étant parallèlement disputées par le Vietnam, la Malaisie, les Philippines et le sultanat de Brunei.

Pékin s’appuie notamment sur une délimitation en pointillés apparue sur les cartes chinoises dans les années 1940 – une source d’importants différends territoriaux avec ses voisins.

En mai dernier, s’exprimant lors d’une conférence à Singapour réunissant de hauts responsables militaires, y compris des représentants chinois, le secrétaire américain à la Défense avait estimé que « la Chine n’était pas en phase avec les règles et les normes internationales » avec ses «constructions d’îles semi-artificielles dans l’archipel des Spratleys.

Cet archipel de plus de 100 îlots, récifs et atolls, situé à mi-chemin entre le Vietnam et les Philippines, est l’une des zones les plus disputées en raison de son importance militaire stratégique. La Chine y a effectué de gigantesques opérations de remblaiement, transformant des récifs coralliens en ports et en infrastructures diverses. Mais le nerf de la guerre pourrait être encore une fois les richesses en hydrocarbures dont la zone est dotée.

En vue d’obtenir un « règlement pacifique de tous les différends », Ashton Carter a demandé « l’arrêt immédiat et durable des travaux de remblaiement par tous ceux qui revendiquent la souveraineté sur l’archipel ». Ajoutant que les Etats-Unis s’opposaient également à toute militarisation supplémentaire de la zone et indiquant que les soldats américains continueraient à évoluer en mer de Chine méridionale.

« Il ne devrait pas y avoir de méprise : les Etats-Unis voleront, navigueront et opéreront partout où les lois internationales le permettent, comme les forces américaines le font dans le monde entier », avait-t-il souligné.

Si Ahston Carter a certes reconnu que d’autres pays avaient développé des avant-postes dans la zone, à des échelles diverses, le Vietnam à hauteur de 48 avant-postes, les Philippines de 8, la Malaisie de 5 et Taïwan 1, le gouvernement américain estime que la Chine est «allé beaucoup plus loin et beaucoup plus vite que n’importe quel autre ». Lors des 18 derniers mois, «la Chine a aménagé plus de 800 hectares, soit plus que tous les autres réunis et plus que dans toute l’histoire de la région », avait-t-il poursuivi en mai dernier.

- Pétrole et gaz : les réels enjeux du dossier

Le réel enjeu du dossier ? Selon le ministère américain de l’Énergie, jusqu’à 5,4 milliards de barils de pétrole et jusqu’à 55 100 milliards de mètres cubes de gaz pourraient être extraits dans la région de Reed Bank  de l’archipel …

L’Energy Information Administration estime également que la mer de Chine méridionale (SCS) détient environ 11 milliards de barils (BBL) de pétrole et 190 billions de pieds cubes (TCF ) de gaz naturel.

Cette estimation grimpe même à 22 milliards de barils de pétrole et 290 billions de pieds cubes de gaz naturel, selon une étude du US Geological Survey. La Société chinoise National Offshore Oil ( CNOOC ) est peut-être le plus optimiste, considérant que les ressources estimées de pétrole et de gaz de la zone pourraient s’élever au total espectivement à 125 BBL et 500 TCF.

- Une voie maritime cruciale pour la sécurité énergétique de l’Asie

Même si les recherches d’hydrocarbures dans la zone des Spratleys s’avéraient infructueuse, il n’en demeure pas moins que ces territoires revêtent une importance géo-stratégique notable. En effet, plus de la moitié du commerce maritime mondial transite par la mer de Chine méridionale, la voie maritime la plus achalandée du monde passant même juste à côté des Spratleys.

Cela signifie en clair des milliards de barils de pétrole par an et des centaines de milliards de pieds cubes de gaz naturel liquéfié (GNL ou LNG). Contrôler ce flux équivaut à contrôler la sécurité énergétique de l’Asie.

Environ 14 millions de barils de pétrole brut et plus de la moitié du commerce mondial de GNL transitent quotidiennement par la mer de Chine méridionale. Au total, 5,3 trillions de dollars empruntent chaque année cette route commerciale. En contrôlant pas moins de 80 % de la zone, la Chine pourrait bientôt être en mesure d’imposer sa volonté sur la structure des échanges mondiaux.

Sources : AFP, WSJ, Sputniknews, Forbes,oilprice.com

Elisabeth Studer – 8 novembre 2015 – www.leblogfinance.com

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40 commentaires

  1. Elisabeth Studer 9 novembre 2015 à 01:24

    Obama envoie un navire de guerre dans les Spratleys : Pékin crie à la provocation

    Par latribune.fr | 27/10/2015
    Pékin a fermement condamné mardi la présence du lance-missiles USS Lassen à proximité des îles artificielles que le pays construit en mer de Chine méridionale dans l’archipel des Spratleys. Les Etat-Unis comme les pays d’Asie du Sud-Est redoutent un coup de force du géant chinois sur cet axe maritime stratégique.

    Une incursion qui n’est pas du goût de Pékin. Le navire lance-missiles USS Lassen a navigué en mer de Chine méridionale le matin du mardi 27 octobre à proximité d’îlots où Pékin a effectué des travaux de renforcement ces derniers mois, dans l’archipel disputé des Spratleys, a indiqué à l’AFP un responsable américain de la Défense. Des manœuvres confirmées peu après par les autorités chinoises, qui ont exprimé “leur ferme opposition”.

    Pour rappel, la Chine considère comme appartenant à ses eaux territoriales la zone des 12 milles autour de ces îles artificielles, qu’elle a construites à partir de ce qui était à l’origine des îlots, parfois à peine affleurant à la surface des flots – des récifs.

    Mais les Etats-Unis rejettent cette revendication territoriale, estimant que la Chine ne peut se construire ainsi une souveraineté sur ces eaux stratégiques. Les Spratleys, qui comprennent une centaine d’îlots et de récifs inhabités, sont revendiquées par le Vietnam, les Philippines, la Malaisie et Brunei.

    Les Etats-Unis et des pays d’Asie du Sud-Est redoutent un coup de force du géant chinois qui lui donnerait le contrôle sur l’une des routes maritimes les plus stratégiques du globe.

    Entré “sans permission de la Chine”
    Ce navire “est entré illégalement et sans permission de la Chine” dans les eaux entourant ces îlots disputés, a déclaré Lu Kang, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, dans un communiqué.

    Cela “constitue une menace pour la souveraineté de la Chine et pour ses intérêts sécuritaires”, a-t-il poursuivi, rappelant que le pays possédait une souveraineté “indiscutable” sur l’archipel et sur les eaux environnantes.

    Pékin”répondrait de façon résolue à toute action provocatrice”
    Pékin “s’oppose absolument à ce qu’un pays tiers utilise la liberté de navigation et de survol comme un prétexte pour porter atteinte à la souveraineté nationale de la Chine ou à ses intérêts sécuritaires”, a insisté M. Lu, ajoutant que le gouvernement chinois “répondrait de façon résolue à toute action provocatrice”.

    De son côté, l’agence Chine nouvelle, dans un commentaire au ton acerbe, a jugé que le passage du navire américain représentait “une provocation ostensible (…) et une démonstration de force sous couvert de tester la liberté de navigation dans la région”.

  2. Elisabeth Studer 9 novembre 2015 à 01:29

    ou l’on rappelle d’appels d’offres de DCNS … comme quoi, la guerre ca a du bon

    La tribune 28/07/2015
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    Dans ce contexte très tendu, le ministre malaisien de la Défense, Hishammuddin Hussein, craint notamment que ces contentieux ne finissent par déclencher “un des conflits les plus meurtriers de notre temps, sinon de l’Histoire”. Il a adjuré les parties concernées à adopter “un code de conduite”, une proposition défendue par la Maison Blanche. C’est aussi le cas de la France qui “appelle de ses vœux la conclusion rapide du Code de Conduite (COC) en mer de Chine méridionale, seul à même de prévenir les incidents dans cette région convoitée, par l’établissement de règles partagées de bon voisinage”, avait rappelé l’an dernier à Singapour le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

    Mais ce serait peine perdue. Car Pékin aurait même installé brièvement des pièces d’artillerie sur l’un des îlots, selon les États-Unis. Et selon Manille, la construction par Pékin d’une piste d’aéroport géante de 3 km de long est “à 75% achevée” sur le récif de Scarborough, un îlot revendiqué à la fois par les Philippines et la Chine, qui “peut servir de base opérationnelle avancée pour le ravitaillement de bateaux et d’avions” chinois. Le ministère chinois de la Défense a répliqué en accusant les Américains de “déformer les faits”. Mais pilotes et marins des États-Unis et de la Chine ont déjà frisé l’incident à plusieurs reprises dans les zones contestées.

    Un coup de force de Pékin?
    Washington et les pays de la région redoutent un coup de force de Pékin qui lui donnerait le contrôle, notamment à partir de l’archipel des Spratleys, sur l’une des routes maritimes les plus stratégiques du globe. De plus la mer de Chine recèle potentiellement des réserves d’hydrocarbures. Aussi, “la mer de Chine est devenue une zone de test de la réalité de l’engagement des Américains en Asie. Elle permet à la Chine, dont l’objectif premier est de peser sur la prise de décision des puissances environnantes, de faire monter les enchères face à Washington”, a estimé Valérie Niquet, maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), à l’occasion d’un débat organisé en octobre 2014.

    Du coup, les tensions en mer de Chine depuis la fin des années 2000 se sont renforcées.
    ***********
    Et les marines des pays de la région se sont dotées de nouveaux équipements, notamment de nouveaux sous-marins pour faire face à la flotte chinoise. De 2000 à 2007, la flotte sous-marine en Asie a augmenté de 50%, selon une étude de la FRS. Selon Kelvin Wong du RSIS (Rajaratnam School of International Studies), “l’environnement sous-marin en Asie va connaître une augmentation du trafic au cours de la prochaine décennie. De 80 à 100 nouveaux sous-marins vont entrer en service dans les marines d’Inde, du Pakistan, de Chine, de Taiwan, du Japon, de la Corée du Sud, du Vietnam, de la Malaisie, de Singapour et d’Indonésie à l’horizon 2018″. L’Australie a ainsi lancé un appel d’offre pour l’acquisition de douze sous-marins à propulsion classique, DCNS postule.
    ****************************

    La Chine s’offre depuis des années un budget militaire en croissance à deux chiffres et le président Xi Jinping s’est engagé à bâtir une “flotte puissante”, capable de “combattre et de gagner des batailles”. Bref, la mer de Chine va progressivement devenir une poudrière. Et la formation des équipages va être un enjeu crucial pour éviter tout incident, voire plus…

  3. retrouvé le retour 9 novembre 2015 à 23:12

    “Et les marines des pays de la région se sont dotées de nouveaux équipements, notamment de nouveaux sous-marins pour faire face à la flotte chinoise. ”
    On va voir comment l’ensemble de l’Asie va se positionner !! (Une fois bien sur bien équipée !!)

  4. ES 10 novembre 2015 à 00:46

    c’est cela !!!

  5. retrouvé le retour 10 novembre 2015 à 00:51

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/11/09/97001-20151109FILWWW00122-jordanie-deux-militaires-americains-tues.php

    Chaud chaud, il ne faut pas réver sur ce que va être la suite. ES va pouvoir visiter Petra, Palmyre et le reste !!

  6. ES 10 novembre 2015 à 00:52

    Pourquoi la menace sous-marine est-elle plus située en Asie du sud-est ?

    L’augmentation du nombre de sous-marins dans le monde est essentiellement localisée en Asie du Sud-est. Cette course à l’armement s’inscrit dans un contexte tendu. Les pays côtiers de la mer de Chine ont connu de nombreux conflits et les rivalités demeurent. Les points de désaccords concernent parfois de minuscules îlots non habités ; mais ce sont surtout les eaux territoriales que les pays se disputent. Ainsi, fin mai 2013, un sous-marin a été repéré dans les eaux territoriales japonaises, ravivant les tensions entre Tokyo et Pékin. Les récifs coralliens Spartley et Paracels en sont un exemple supplémentaire. Ces zones très poissonneuses et potentiellement riches en gaz et pétrole sont régulièrement le sujet de discorde entre sept pays. De plus, certains détroits sont vitaux pour le commerce de la région. Le détroit de Malacca concentre à lui-seul 25% du trafic maritime mondial. Dans ce cadre, les nations du sud-est asiatiques renforcent leur flotte sous-marine. Une étude faite par le Centre d’études Supérieur de la Marine (CESM) indique que l’ensemble aurait augmenté de 50% entre 2000 et 2007 et une centaine de sous-marins devraient entrer en service d’ici 2018. Cette flotte est utilisée essentiellement par les marines régionales comme arme de déni d’accès à leurs zones maritimes. Les sous-marins de poches, dont la Corée du Nord serait largement pourvue, sont l’outil idéal pour ce type de mission. Par ailleurs, certaines nations construisent des flottes plus conformes aux standards occidentaux. D’autres grands pays développent les technologies en matière de dissuasion nucléaire sous-marine. Enfin, les derniers se positionnent dans cette zone alors même que des puissances comme les Etats-Unis maintiennent leur flotte (30 SNA américains sont déployés dans le Pacifique).
    http://www.defense.gouv.fr/marine/magazine/traque-en-eaux-profondes/dans-le-monde-500-sous-marins

  7. Elisabeth Studer 10 novembre 2015 à 00:56

    Retrouvé, je sens que cela va vous plaire ;-) :

    Simulation : un sous-marin français coule un porte-avions américain
    Le submersible «Saphir» participait à un exercice de dix jours avec la marine américaine et a déjoué la surveillance des dispositifs anti-sous-marins de l’US Navy.

    Le Parisien | 06 Mars 2015, 12h09

    C’est un touché-coulé virtuel dont la Marine française parle peu. Le sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) Saphir était engagé mi-février dans l’Atlantique Nord afin d’entraîner un groupe aéronaval américain près des côtes de la Floride.

    Et le submersible tricolore a fait mieux que se défendre puisqu’il a réussi à déjouer les radars de l’escorte du porte-avions USS Theodore Roosevelt et l’a virtuellement coulé avec la majeure partie de son escorte.

    Ce fait d’armes a été dévoilé par un compte-rendu de la Marine qui a depuis été retiré du site Internet mais est consultable en cache. Des détails ont donc filtré alors que la Marine est souvent réticente à l’idée de partager le bilan des exercices opérationnels avec les alliés de la France. « C’est la vocation de ces entraînements de pousser l’effort au maximum. La performance du Saphir eu un fort retentissement mais cela peut arriver dans l’autre sens» tempère la Marine jointe par Le Parisien.fr.

    Un exercice grandeur nature concluant

    Le SNA Saphir faisait d’abord partie de force navale amie des Américains et était chargé de surveiller l’activité sous-marine des ennemis engagés dans une attaque fictive des intérêts économiques américains. Il partageait alors ses informations avec le reste du dispositif notamment les frégates et les destroyers de l’US Navy. Puis dans une seconde phase, le Saphir et ses 70 membres d’équipage sont passé du côté des attaquants.

    «Le Saphir s’est glissé discrètement au cœur de l’écran formé par les frégates américaines protégeant le porte-avions, tout en évitant la contre-détection des moyens aériens omniprésents» explique la Marine. Lorsque l’ordre d’ouvrir le feu a été donné, le SNA était en position idéale pour envoyer au fond de l’océan l’USS Theodore Roosevelt qui doit prendre prochainement la relève d’un autre porte-avion dans le golfe Arabo Persique afin de combattre Daech.

    Mise en service en 1984, le Saphir fait partie de la classe Rubis et est spécialisé dans la chasse sous-marine selon le site officiel de la Marine. Ce type de vieux sous-marins, apparemment toujours performants, sera remplacé à partir de 2017 par des submersibles de type Barracuda fabriqués par DCNS.

  8. Elisabeth Studer 10 novembre 2015 à 01:01

    A votre porte-feuille, messieurs les ministres de la défense !
    Achetez DCNS !!!

    Sous-marins : le rêve australien de DCNS
    Publié le 05/06/2015 18:22 | Mis à jour le 09/06/2015 12:00
    Douze sous-marins, pour une valeur approchant les 20 milliards d’euros : pour Hervé Guillou, PDG de DCNS, les besoins australiens ne sont rien de moins que « le contrat du siècle ».
    L’affaire à ne pas rater pour l’équipe France de la sous-marinade, formée autour de l’industriel, de l’équipe gouvernementale, et évidemment, de la marine. Le premier ministre australien a été reçu récemment en France, pour trois visites : il est allé au RAID, à l’Elysée et… chez DCNS, à Cherbourg, la nef où se construisent tous les sous-marins français.
    Les Français ne sont pas en reste : Jean-Yves Le Drian est allé deux fois en Australie en quelques semaines, et le n°2 de la délégation générale des relations internationales et de la Stratégie (DGRIS, ex-DAS), le vice-amiral Charles-Henri de la Faverie du Ché, s’y est également déplacé récemment.
    Filiale en Australie

    DCNS a aussi créé une filiale en Australie, dirigée par Sean Costello, l’ancien directeur de cabinet du ministre de la Défense. Un officier australien vient aussi d’embarquer sur un sous-marin nucléaire d’attaque de la classe Rubis. un avant-goût de ce que l’Australie pourrait avoir, avec sa nouvelle classe de submersibles, qui auront, eux, une propulsion conventionnelle.
    Pour l’heure, la marine australienne ne dispose que de sous-marins Collins produits par le Suédois Kockums, avec lesquels elle a accumulé les problèmes. D’où la procédure d’acquisition particulière, qui met en concurrence les candidats potentiels, sur une période de six mois. DCNS a reçu un contrat dans ce cadre, en mai.
    Le n°1 européen du naval de défense doit convaincre qu’il a le meilleur submersible, mais qu’il peut aussi y intégrer un système de propulsion anaérobie (fonctionnant sans oxygène) ou AIP, qui permet la performance en durée de plongée, et endurance de patrouille, fixée à 3 500 nautiques à partir de la base de Perth.
    L’expérience de l’Inde et du Brésil

    Le concurrent le plus direct semble être japonais : la classe Soryu, mais de 1 000 tonnes plus légère par rapport aux besoins australiens qui ciblent des submersibles de 4 000 tonnes. Les Japonais ont néanmoins réussi un produit abouti, disposant d’une propulsion anaérobie Stirling éprouvée.
    Jusqu’à présent, DCNS n’a encore que le MESMA à proposer, développé à Indret et produit à trois exemplaires pour les sous-marins Agosta 90B pakistanais (Khalid, Saad, Amza). Malgré la perte récente du contrat singapourien, faute d’AIP performant, Hervé Guillou ne reste pas bloqué par ce point : il annonce des investissements dans le développement d’une solution anaérobie.
    La solution d’AIP sur laquelle travaille DCNS repose sur une pile à combustible de deuxième génération, alimentée en hydrogène par le procédé du réformage, associée à des batteries lithium-ion. Le réformage consiste à extraire l’hydrogène du gas-oil embarqué par le sous-marin. Le stand de DCNS lors du dernier salon Euronaval présentait un projet de sous-marin océanique à propulsion classique, le « SMX ocean », reprenant cette option technologique.
    Hervé Guilou souligne aussi la présence d’un de ses actionnaires, Thales, en Australie (plus d’un millier de salariés), ou encore du groupe aéronautique Safran.
    Le chantier français ne cache pas plancher sur trois solutions : une fabrication à Cherbourg, en Australie, ou une formule mixte. Il a déjà des références dans ce domaine, avec le contrat pour le développement au Brésil d’un chantier et d’une base navale, ou encore, en Inde, où le premier sous-marin doit prochainement être mis à l’eau, révèle Guillou. L’engin empruntera au SMX Océan présenté lors d’Euronaval 2014, mais avec des technologies éprouvées.
    L’armement, lui, devrait être acquis directement par les Australiens auprès des Etats-Unis.

  9. retrouvé le retour 10 novembre 2015 à 01:02

    Le Bugaled Breizh virtuellement vengé ?

  10. Elisabeth Studer 10 novembre 2015 à 01:03

    :-)

  11. Elisabeth Studer 10 novembre 2015 à 01:04

    ctout ceci me rappelle le vaste marché à l’armement organisé à dakar en decembre 2014, denomme tres poétiquement Forum Paix et sécurité en Afrique
    le but : faire peur aux Africains pour qu’ils achetent armement français
    rien à voir avec la paix ….
    http://www.leblogfinance.com/2015/01/paix-et-securite-en-afrique-quand-gerard-longuet-exhorte-a-acheter-du-neuf-bataille-industrielle-et-bataille-de-linfo.html

  12. retrouvé le retour 10 novembre 2015 à 01:12

    Franchement si les Africains se jettent en grand nombre dans la Méditerranée c’est certainement que l’avenir leur semble assez compromis !! On verra pour nous, j’ai bien peur que ça ne soit pas terrible non plus.
    Il ne faut pas avoir peur de la suite, on se renforce dans l’expérience.

  13. retrouvé le retour 10 novembre 2015 à 01:18

    http://www.lorientlejour.com/article/953866/jordanie-les-deux-americains-tues-formaient-des-policiers-palestiniens.html

    On organise la merde religieuse et là ça devient de plus en plus compliquer de tirer la manne du feu !!
    Désolé d’avoir mis cette réponse dans la mère de chine mais …

  14. Elisabeth Studer 12 novembre 2015 à 15:35

    Extrait de http://www.colsbleus.fr/articles/7431

    ALPACI : Le développement de la région Asie-Pacifique ainsi que le maintien de la puissance des États-Unis sont à l’origine du basculement du centre de gravité économique du monde, de l’océan Atlantique au XXe siècle vers l’océan Pacifique au XXIe siècle. Au cœur d’enjeux internationaux extrêmement sensibles, cette région représente d’abord une part importante de la croissance économique mondiale. À ce titre, elle est naturellement traversée par des flux d’échanges essentiels à nos économies. La liberté des voies d’approvisionnement y est primordiale. Les enjeux sont également géopolitiques avec des ressources océaniques incommensurables, des menaces qui prolifèrent et des frictions régionales exacerbées par une montée des nationalismes. Ces enjeux sont aussi environnementaux, car la géographie locale démultiplie la gravité des phénomènes naturels déjà dévastateurs. Zone de tensions, zone de transits et zone de ressources, la région Pacifique est donc stratégique.

  15. ES 7 août 2017 à 00:59

    Querelles au sein de l’Asean sur la mer de Chine méridionale

    Manille – Les pays du Sud-Est asiatique peinaient dimanche à Manille à trouver un compromis sur l’attitude à adopter face à Pékin sur ses revendications expansionnistes en mer de Chine méridionale, le Cambodge défendant le géant asiatique à rebours du Vietnam, selon des diplomates.

    Les ministres des Affaires étrangères des dix pays de l’Association des nations du Sud-Est asiatique (Asean) ne sont pas parvenus à publier comme prévu un communiqué conjoint à l’issue de leur rencontre samedi.

    Et de nouvelles négociations dimanche n’ont pas permis de débloquer la situation, ont déclaré à l’AFP deux diplomates prenant part aux discussions.

    Pékin revendique la quasi totalité de la mer de Chine méridionale, y compris près des côtes d’autres membres de cette organisation, le Vietnam, les Philippines, la Malaisie et Brunei.

    Pékin a renforcé ces dernières années sa présence dans cette mer stratégique où transitent chaque année cinq milliards de dollars de fret, en construisant des îlots artificiels susceptibles d’accueillir des bases militaires.

    Le Vietnam a réclamé que l’Asean durcisse le ton face à Pékin dans ce communiqué exprimant la préoccupation des membres face aux travaux entrepris par la Chine dans cette région disputée.

    Mais le Cambodge, l’un des principaux alliés de Pékin au sein de l’Asean, freine des quatre fers, selon ces diplomates.

    “Le Vietnam ne veut pas bouger et la Chine se sert de fait du Cambodge pour défendre ses intérêts”, selon ces sources. Les Philippines, pour leur part, “font tout leur possible pour aider à un compromis”.

    Les tensions en mer de Chine méridionale sont de longue date une épine dans le pied de l’Asean, organisation qui fonctionne au consensus et doit ménager des intérêts contradictoires sur le sujet.

    Les ministres des Affaires étrangères de l’Asean et leur homologue chinois Wang Yi ont toutefois adopté dimanche une feuille de route en vue de tenir des négociations sur la mise en place d’un code de bonne conduite en mer de Chine méridionale.

    M. Wang a salué cette décision comme une avancée.

    Mais les analystes avaient tempéré par avance la portée d’une telle feuille de route, faisant valoir en particulier qu’elle surviendrait à l’issue de 15 années de négociations dont s’est servie la Chine pour consolider ses revendications sur des îles disputées. Ils soulignent aussi qu’on est vraisemblablement à des années de la mise en place effective d’un tel code.

    La réunion ministérielle de l’Asean s’est tenue en amont d’un forum sur la sécurité prévu lundi dans la capitale philippine avec les représentants de 26 pays et de l’Union européenne.

    (©AFP / 06 août 2017 12h38)

  16. retrouvé le retour 8 août 2017 à 12:10

    Fini les vacances ES ? Trop chaud probablement !!
    Pour ton retour un nouveau chapitre financier :
    Comment gérer des systèmes informatiques qui en dehors de toute attaque présentent un “caractère pendulaire” (exemple ce qu’il se passe à la SNCF que l’on cherche a nous faire prendre pour des “problèmes d’aiguillage” !!
    Comment croire que des systèmes complexes comme ceux des gestions boursières ne sont pas touchés par des “erreurs d’aiguillage”.

    Pour ce qui est le la relation entre la colonisation et les frontières actuelles sur les frontières de la Chine c’est un vrai problème et tout le monde a bien compris que faire avaler par la Chine la colonisation à Hong Kong par les Anglais ou de l’Indochine Vietnam compris c’est tirer la queue d’un tigre qui n’est pas de papier !!
    Monsieur le “juge” JP Cot venu directement des collines des Molettes est un petit nigaud!!

  17. retrouvé le retour 26 mars 2018 à 00:47

    La question de la mer de l’Est pour le Vietnam ( ancienne partie de l’empire arrachée à l’Empereur de Chine) Mer Orientale pour d’autres membres de l’ASEAN (Dont les tracés ont été fait par des puissances coloniales hollandaises ou anglaise s ou autres ). C’est la Question de la MER DE CHINE, La mer de l’Empereur de Chine :) :)

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  30. Dannie 7 février 2019 à 08:17

    A financial advisor is your planning partner.

  31. Clement 8 février 2019 à 05:07

    All forms of investments include certain dangers.

  32. Orville 8 février 2019 à 05:28

    Thanks for your curiosity in Investment Recommendation.

  33. Rosaura 15 février 2019 à 03:19

    A financial advisor is your planning partner.

  34. Danelle 17 février 2019 à 02:39

    Think about investments that offer instant annuities.

  35. Karl 18 février 2019 à 01:19

    Now it’s time to pick your particular investments.

  36. Lucile 18 février 2019 à 02:52

    And this is an funding threat price taking.

  37. Vernon 18 février 2019 à 03:29

    Schwab Clever Portfolios invests in Schwab ETFs.

  38. Virgil 19 février 2019 à 04:14

    Thank you for your curiosity in Funding Advice.