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Burundi : permis de recherche de coltan et d’uranium accordé dans un pays au bord du chaos ….

Alors depuis quelques jours, les violences et émeutes s’intensifient au Burundi … je soupçonnais quelques liens avec les ressources en matières premières  du pays … Bingo ….. ! Le Burundi est convoité pour le coltan – matière première aussi rare qu’indispensable pour fabriquer les téléphones portables – et l’uranium …. Le pillage de l’Afrique à coup d’émeutes, de violences ethniques et autres coups d’Etat fomentés dans l’ombre  par les plus grands pour assouvir leur soif de pouvoir, d’argent et de consommation énergétique continue … au plus grand dam des populations …

Le conseil des ministres du Burundi  a ainsi donné son feu vert mercredi 29 avril 2015  pour un permis de recherche de la Colombo-tantalite (coltan) et de ses minerais associés et de l’uranium en faveur de la société Morgan Mining SURL (filiale burundais d’une multinationale) sur le périmètre Kibuye- Inaruzuru  dans les communes Bubanza, Musigati, Mpanda et Rugazi.

Le contrat liant Morgan Mining SURL à l’Etat du Burundi précise, outre le montant des taxes dont l’entreprise devra s’acquitter qu’elle devra participer intensément au développement social et communautaire à Bubanza. Selon la presse africaine, le Burundi mise sur sa politique industrielle minière pour relever son économie et sa croissance … Souhaitons lui bonne chance …

Quant à la population, encore une fois, elle fait les frais de la bataille …  son départ  vers des contrées plus accueillantes  offrant  une voie royale aux prédateurs d’un nouveau genre … L’immigration massive pourrait restreindre les critiques envers d’éventuelles multi-nationales pour le moins voraces, facilitant aussi l’accès aux ressources tant convoitées.

En tout état de cause, la crise qui frappe le Burundi a entraîné l’exode de près de 40.000 personnes qui ont trouvé refuge dans les pays voisins, selon l’agence des Nations unies pour les Réfugiés (HCR). Lequel ajoute que ces chiffres augmentent rapidement et que des réfugiés ne se sont pas fait enregistrer comme tels.

Depuis le 25 avril, la tension est montée d’un cran, lorsque le parti du président Pierre Nkurunziza l’a désigné pour briguer un troisième mandat lors du scrutin de juin 2015. L’opposition estime que cette candidature est contraire à la constitution qui limite l’exercice de la magistrature suprême à deux mandats successifs et manifeste depuis. D’après des mouvements de la société civile, une dizaine de personnes ont été tuées dans des affrontements avec les forces de l’ordre.

La cour constitutionnelle a néanmoins validé récemment la candidature de Nkurunziza au motif que son premier mandat, en 2005, a suivi sa désignation par le Parlement et non une élection au suffrage universel direct. Le chef de l’Etat a promis aux ministres des Affaires étrangères du Kenya, de Tanzanie, d’Ouganda et du Rwanda venus évoquer la crise que sa candidature serait la dernière.

La crise est la plus grave depuis les accords d’Arusha signés en 2000. Lesquels ont mis fin en 2005 à une guerre civile entre la majorité hutue et la minorité tutsie qui a fait 300.000 morts.

Pour Jan Egeland, ancien secrétaire général adjoint des Nations unies chargées des affaires humanitaires, la communauté internationale ne pourra faire l’économie d’une opération humanitaire pour éviter une catastrophe. ”Tous les voyants clignotent au Burundi. Toutes les sirènes sonnent. Où sont les pompiers ?”, a-t-il déclaré récemment lors d’une conférence de presse à Genève.

Certains voyant semblent donc toutefois clignoter en vert … il s’agit de ceux liés au coltan et à l’uranium … Alors, si la crise politique actuelle peut conduire à une invasion humanitaire, certaines nations pourraient en profiter pour consolider leur implantation dans la région …. Une stratégie qui semble bien rodée désormais …

Sources : Reuters, AFP, Africa Génération News

Elisabeth Studer – 07 mai 2015 – www.leblogfinance.com

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7 commentaires

  1. retrouvé le retour 8 mai 2015 à 16:58

    Le Burundi a connu bien avant son voisin le Rouanda, un couvre feu qui a vu le transport et la disparition de beaucoup de monde. Des officiers français ont pu assister à la disparition des burundais qu’ils auraient du pouvoir protéger !!
    Il ne faut pas chercher Pétain au FN !! L’origine du FN c’est les guerres coloniales en particulier les partisans de ” l’Algérie Française”!! Imaginons un seul instant l’Algérie 40 millions d’habitants et l’ex-métropole environ 64 millions, dans un seul état !!
    Nos politiques marchent tous sur la tête!! Faisons l’Europe et foutons dehors les USA et les Anglais !!

  2. retrouvé le retour 8 mai 2015 à 17:02

    Les Anglais séparés de l’Irlande et de l’Ecosse devraient pouvoir bénéficier d’un statu proche de celui que la puissance chinoise va concéder à Formose, sa province située de “‘autre côté du détroit” !! :)

  3. Christ 8 mai 2015 à 21:30

    Bonjour Mr

    Depuis 15 ans je travail, Je ne suis pas un préteurs particuliers mais je travail pour une société ,nous ne vous forçons pas a venir vais nous pourquoi, [par-ce-que nombreux sont ceux qui se servent et disent qu’il sont des préteurs affins de fais de vous leurs belles vies chez eux} sur ceux il s’agit de confiance .la société est prête a vous satisfaire si il le faut a court et a long terme.
    Je me montre favorablement à vous accordez le montant dont vous avez besoin sur une durée de solvabilité de votre choix. Je suis conscient de la nécessité de faire des particuliers et professionnels un véritable levier stratégique pour la lutte contre la pauvreté, notamment par la création de nouvelles entreprises et d’emplois. Le versement des fonds se fait sur un compte bancaire et le délai est de 72 h après réception de vos pièces. Ensuite vous allez me présenter une reconnaissance de dette signer mais cela après l’obtention des fonds sur votre compte bancaire ou par transfert. Votre premier remboursement mensuel se fera trois mois après l’obtention ou l’encaissement des fonds sur votre compte bancaire. Vous aurez un tableau d’amortissement après réception des fonds sur votre compte qui vous aidera pour le remboursement mensuel.
    Je suis donc en attente de votre mail,et un contacte téléphonique

    CORDIALEMENT

  4. retrouvé le retour 15 mai 2015 à 12:30

    Le Burundi semble avoir choisi de ne pas rejoindre le Rouanda sous les jupes de sa gracieuse majesté anglophone. Maintenant que le Rouanda parle la langue des “manges merde” tout va-t-il mieux au pays des mille collines?
    Messieurs les Us font moins les malins, un boulet de plus ne semble pas nécessaire sans doute pour les affaires sordides de ces petits messieurs !!

  5. Elisabeth Studer 19 décembre 2015 à 23:28

    L’Union africaine autorise le déploiement d’une mission de 5.000 hommes au Burundi

    Addis Abeba – L’Union africaine a annoncé qu’elle allait envoyer une mission de 5.000 hommes au Burundi pour tenter de stopper les violences dans ce pays, menaçant Bujumbura de se déployer même sans son accord.

    Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA, réuni vendredi à Addis Abeba, a décidé d’autoriser le déploiement d’une Mission africaine de prévention et de protection au Burundi (Maprobu), pour une période initiale de six mois, renouvelable, et a demandé au gouvernement du Burundi de confirmer dans les 96 heures suivant l’adoption de ce communiqué qu’il accepte le déploiement de la Maprobu et de coopérer avec elle.

    Le CPS a prévenu que si Bujumbura devait s’opposer à l’envoi de cette mission, l’UA prendrait des mesures supplémentaires pour en assurer le déploiement.

    Il est peu cependant probable que les autorités burundaises, qui ne cessent de dénoncer l’immixtion de la communauté internationale dans leur gestion de la crise politique dans laquelle est plongé le Burundi depuis huit mois, acceptent un déploiement militaire sur leur sol.

    Mais le CPS a insisté sur sa détermination à prendre toutes les mesures appropriées contre toutes parties ou acteurs, quel qu’ils soient, qui empêcheraient la mise en oeuvre de cette présente décision.

    La Maprobu comptera à ses débuts jusqu’à 5.000 hommes, soldats et policiers, ainsi qu’une composante civile, et intégrera les observateurs des droits de l’Homme et experts militaires déjà déployés au Burundi, a expliqué le CPS.

    Elle aura pour objectif d’éviter la détérioration de la situation sécuritaire, de contribuer à la protection des populations civiles en danger immédiat, d’aider à créer les conditions nécessaires à la réussite d’un dialogue inter-burundais, et de faciliter la mise en oeuvre de tout accord auquel parviendraient les différentes parties.

    Aucun détail n’a été fourni sur les pays qui pourraient participer à cette mission. Mais le CPS a demandé à l’UA d’entamer rapidement des discussions avec ses Etats membres et avec les pays de la région impliqués dans la Force est-africaine en attente (EASF), pour qu’ils fournssent les troupes et les policiers nécessaires à la création rapide de cette mission.

    La Force est-africaine en attente (EASF) est une composante régionale de la Force africaine en attente (FAA) et n’a encore jamais été déployée. Dix pays fournissent des troupes à l’EASF: le Burundi, les Comores, Djibouti, l’Ethiopie, le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda, les Seychelles, la Somalie et le Soudan.

    La décision du CPS intervient une semaine après l’attaque le 11 décembre de trois camps militaires à Bujumbura et en province, les affrontements les plus intenses au Burundi depuis une tentative ratée de coup d’Etat militaire en mai.

    Les affrontements et les opérations de ratissage qui ont suivi ont fait officiellement 87 morts, mais des ONG et l’ONU évoquent un bilan bien plus élevé, dénonçant des exécutions extra-judiciaires.

    Le Burundi a plongé dans une profonde crise politique depuis la candidature fin avril de Pierre Nkurunziza à un troisième mandat jugé par ses adversaires contraire à la Constitution et à l’Accord d’Arusha ayant permis la fin de la guerre civile (1993-2006) entre l’armée dominée alors par la minorité tutsi et des rébellions hutu.

    La mise en échec du putsch en mai, la répression brutale de six semaines de manifestations quasi-quotidiennes à Bujumbura à la mi-juin et la réélection de M. Nkurunziza lors d’un scrutin controversé à la mi-juillet n’ont pas empêché l’intensification des violences, désormais armées.

    (©AFP / 19 décembre 2015 09h24)

  6. retrouvé le retour 20 décembre 2015 à 11:50

    L’AFP arrose comme à son habitude, Il faut remarquer que ce qui est en jeu ici ce n’est pas la modification de la constitution du Rouanda, qui a été obtenue par plus de 98%
    Bravo !
    Va-t-on faire de l’anglais la langue officielle du Burundi? Et pour que tout se passe bien le Burundi doit-il faire parti du Commonmachin ?
    Le médecin qui a rapatrié ma fille vers Paris, avait géré un hôpital au Burundi.
    Il avait cru bon de dire a ses infirmiers malheureusement Hutu qu’il pouvaient venir avec lui à Bujumbura. Après plusieurs jours de disparition comme il se plaignait à la police. On lui a simplement répondu ” vôtre passeport français n’est pas un passeport US. Vous feriez bien d’arrêter vos recherches”.
    Ceux qui prennent depuis pas mal de temps le parti des bourreaux finiront par connaître ici comme ailleurs des tribunaux internationaux.
    En attendant la religion venue de la péninsule arabique s’étend tranquillement dans le secteur à un affrontement va suivre un autre!!
    Les anglosaxons et leur alliés ne maîtrisent rien, la crise va bouleverser toutes leurs petites combines

  7. retrouvé le retour 13 mars 2018 à 09:04

    https://africa.la-croix.com/16-personnes-tuees-foudre-eglise-adventiste-rwanda/

    C’est sur que quelqu’un de génocidaire se cache derrière ce tir au but foudroyant, sur une foule assemblée depuis le vendredi soir au coucher du soleil pour faire ses salamalecs. :) :)
    Cette équipe s’était déjà fait remarquer dans le Pacifique au moment d’un changement minime de la ligne de changement de date !! est un exemple parfait des militants de la terre plate avec son “nombril” au milieu.

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