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Grèce : Tsipras souhaite négocier avec la Troïka une “nouvelle solution viable », bonne nouvelle ou début de la fin ?

Affaire à suivre de très très près … tant elle est importante pour l’avenir économique et financier de l’Union européenne.

Alors qu’Alexis Tsipras, le dirigeant de la gauche grecque Syriza vient de remporter la victoire aux législatives de dimanche, il s’est déjà dit prêt à “négocier” avec les créanciers du pays une “nouvelle solution viable qui bénéficie à tous“.

“Le nouveau gouvernement sera prêt à collaborer et négocier pour la première fois avec nos partenaires une solution juste, viable, durable » a-t-il par ailleurs précisé. Il a par ailleurs tenu à affirmer qu’il n’y aurait pas “d’affrontement” et que la Grèce ”décevra(it) tous les Cassandre à l’intérieur et l’extérieur du pays”, lesquels tablent sur un échec.

“C’est un signe important pour l’Europe qui change”, a également ajouté M. Tsipras. “Le verdict du peuple grec signifie selon lui la fin de la troïka”, formé par l’UE, la BCE et le FMI. Trio qui s’est engagée depuis 2010 à lui prêter quelque 240 milliards d’euros en échange d’une austérité drastique.

Mais la presse internationale n’est pas toute de cet avis, le résultat du scrutin pouvant si l’on n’y prenait garde annoncer le déclin progressif de l’Union européenne.

Ainsi le quotidien britannique The Daily Telegraph estime que si les leaders européens accordent des larges concessions à Alexis Tspiras, ils encourageront de fait les mouvements et les révoltes populistes en Europe. Contexte de nature à la déstabiliser au final, à la plus grande joie des Etats-Unis qui pourraient profiter alors de la situation de chaos pour mieux tisser sa toile. Si ce n’était déjà fait.

La veille du scrutin, le quotidien – conservateur – a ainsi publié un long article dont l’intitulé à lui seul résume la situation qui prévaut actuellement aux yeux du journal : “Comment le rêve européen meurt, État par État.”

Plusieurs titres allemands se montrent également très réservés sur la victoire de Syriza. La Frankfurter Allgemeine Zeitung estime ainsi que si Tsipras ne tient pas ses promesses, le soufflé pourrait retomber très vite.
Le journal populiste Bild redoute quant à lui que ce triomphe électoral « coûte des milliards” à l’Europe.

Quant à la presse suisse, elle redoutait déjà en fin de semaine qu’une telle victoire de Tspiras ne conduise à la sortie de la Grèce de la zone euro … et à une nouvelle flambée du franc suisse.

Elisabeth Studer – 25 janvier 2015 – www.leblogfinance.com

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5 commentaires

  1. retrouvé le retour 26 janvier 2015 à 23:15

    Nous sommes au départ d’une crise, aucun moment n’est vraiment décisif.
    Les Usa peuvent toujours tenter de rejouer en Europe ce qu’ils ont fait en Yougoslavie. Il semble que tout le monde soit un peu vacciné.
    La tank de Madame la chancelière ( dont le tel portable était sous écoute !!) a visiblement beaucoup plus de vitesses en marche arrière qu’en marche avant.

  2. retrouvé le retour 26 janvier 2015 à 23:21

    Es dit moi que c’est faux cette histoire de directrice du FMI, en deux pièces chez les Saoud

  3. ES 27 janvier 2015 à 08:48

    je regarde

  4. Elisabeth Studer 1 février 2015 à 15:04

    Plein d’infos synthèse en cours

  5. Elisabeth Studer 1 février 2015 à 15:06

    A surveiller de près en regardant le dessous des cartes :
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    La Grèce choisit Lazard, la banque qui veut effacer 100 milliards de dettes

    Le patron de la banque franco-américaine déclarait vendredi dans les médias que la restructuration de la dette grecque était non seulement possible mais “absolument nécessaire”.

    La Grèce a annoncé avoir choisi la banque Lazard pour la conseiller sur la question très épineuse de sa dette. Depuis l’élection du parti de gauche radical Syriza au scrutin du 25 janvier, la question de la dette grecque est au cœur des débats économiques de la zone euro. Le nouveau gouvernement grec souhaite effectivement restructurer cette dette qui atteint près de 175% du PIB du pays.

    Matthieu Pigasse prône la baisse de la dette dans les médias
    La banque Lazard n’a pas été choisie au hasard puisque c’est déjà celle-ci qui avait conseillé Athènes en 2012 lors de l’opération de restructuration de la dette privée grecque. Vendredi 30 janvier, sur BFM Business, Matthieu Pigasse, dirigeant de la banque franco-américaine, déclarait qu’il était non seulement possible mais également nécessaire d’alléger la dette grecque de 100 milliards d’euros.

    “Cette restructuration est absolument nécessaire. Elle est non seulement nécessaire mais elle est possible”, a estimé Matthieu Pigasse, ajoutant que “la Grèce est devenue le laboratoire de ce que peut être l’Europe demain”.

    Un contrat en or pour Lazard
    Il a précisé que cette opération aurait un impact “quasi-nul” pour les citoyens français. “Cette dette a déjà été émise donc elle est déjà incorporée dans les ratios dette sur PIB des pays européens. Vous pouvez annuler une partie de la dette grecque, une partie des créances françaises, cela n’impactera en rien la dette française”, selon lui.

    Dans cette même interview sur BFM Business, Matthieu Pigasse a admis que le contrat de conseil pour la restructuration de la dette privée en 2012 avait rapporté 20 millions d’euros à sa société.

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