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Risque accru d’éclatement d’une bulle du crédit en Asie prévient Coface

Le risque de voir éclater une nouvelle bulle du crédit en Asie augmente  chaque jour un peu plus. Aujourd’hui, c’est Coface qui alerte sur le sujet. Alors que pour notre part, nous avions d’ores et déjà évoqué les craintes des analystes face à l’occurrence d’un tel événement en Chine, c’est désormais l’assureur-crédit français qui ose mettre le doigt là où cela fait mal.

Principaux facteurs à risque selon Coface : une croissance excessive des prêts bancaires accordés au secteur privé.

Selon l’assureur-crédit, les politiques monétaires  mises en oeuvre dans les pays émergents depuis la crise 2008-2009, et le manque de règles permettant de limiter les risques ont favorisé une croissance soutenue du crédit bancaire. Parmi les pays en dangereuse position figurent la Malaisie et la Thaïlande, la Corée du sud, la Chine  et Taïwan inquiétant également les analystes.

Pour étayer ses propos, Coface se fonde sur un indicateur croisant  le niveau du stock de crédit et sa croissance.

En dehors de  l’Asie, d’autres économies émergentes pourraient rapidement être confrontées à l’émergence  d’un véritable  boom de crédit  si l’on en croit l’assureur-crédit :  le Chili, la Turquie, la Russie et le Venezuela. Si leur stock de crédit au secteur privé est  certes moins élevé  que les pays asiatiques  cédés précédemment, son augmentation s’avère être très rapide. 

Rappelons  par ailleurs que selon les chiffres officiels publiés début février  par la banque centrale de l’Empire du Milieu, les nouveaux prêts accordés par les banques chinoises ont plus que doublé en janvier par rapport à décembre. Une manière pour le gouvernement chinois de soutenir l’activité … mais une situation qui pourrait devenir alarmante si les créances des établissements financiers chinois s’avéraient douteuses … Un contexte de nature à  engendrer une véritable bombe à retardement pour la finance mondiale ?

En tout état de cause, les  banques commerciales ont  accordé pour 1.007 milliards de yuans (120,4 milliards d’euros) de nouveaux prêts en janvier, contre 453,3 milliards de yuans en décembre, Un chiffre légèrement supérieur aux estimations des analystes interrogés par l’agence financière Dow Jones, lesquels tablaient en moyenne sur 1.000 milliards de yuans. Le financement social total, intégrant les fonds prêtés par les entreprises et les particuliers, a quant à lui bondi de 2.540 milliards de yuans (303,7 milliards d’euros) en janvier, contre 1.630 milliards de yuans en décembre. Cette forte croissance du crédit devrait permettre de soutenir l’économie chinoise, dont la croissance a affiché un ralentissement en 2012. Mais c’est une arme à double tranchant, une telle politique pouvant conduire à une reprise de l’inflation, laquelle pourrait contraindre les autorités le cas échéant à renforcer leurs contrôles.

En y regardant de près, la situation pourrait être au final des plus inquiétantes …

Fin décembre, le ministère des finances chinois avait ainsi indiqué que la forte hausse du nombre de prêts accordés par les banques, en particulier au secteur immobilier et aux gouvernements provinciaux, augmentait les risques pesant sur le système financier.

Le vice-ministre des finances, Li Yong, s’était alors inquiété du fait que les prêts bancaires avaient augmenté « à très grande vitesse » ces dernières années, alors que la qualité de ces prêts est sujette à caution. « Il y a de grands risques potentiels, en particulier dans les prêts accordés au secteur immobilier ainsi que dans la durée moyenne des prêts accordés aux pouvoirs locaux« , avait-il ajouté.

En juillet 2011, l’agence de notation Moody’s avait indiqué quant à elle que la dette publique de la Chine s’élevait à 36% de son  Produit intérieur brut (PIB), en tenant compte de la part des dettes des gouvernements locaux pour laquelle Pékin assume une responsabilité directe.

Quelques jours auparavant, le Bureau national d’audit avait indiqué que les dettes contractées par les provinces, municipalités et districts chinois s’élevaient fin 2010 à 27% du PIB chinois, représentant une somme de 1163 milliards d’euros. Le même bureau avait toutefois tenu à préciser que 63% de cette dette serait remboursée grâce à des revenus budgétaires.

Mais certaines de ces créances, considérées comme douteuses menaceraient le système bancaire. Tant et si bien que le Crédit Suisse y voit même « la bombe à retardement » la plus dangereuse de l’économie chinoise.

Beaucoup moins « alarmiste » dirons-nous poliment, le gouvernement chinois évaluait à cette date la dette publique à quelque 20% du PIB. Sans toutefois intégrer dans son calcul les éléments financiers des gouvernements locaux, lesquels ne sont néanmoins pas autorisés à s’endetter directement.

Or, là où la bât blesse c’est que ces derniers ont contracté des emprunts aux montants gigantesques après la crise financière mondiale, via le biais de structures ad hoc appelées »plates-formes de financement » ou PFL . Objectif : financer des infrastructures et projets immobiliers pas toujours rentables.

Mais, selon le Bureau national d’audit, la « capacité de remboursement est faible et est confrontée à des risques potentiels dans certaines régions et dans certaines industries« . En effet, dans un effet boule de neige, certains gouvernements locaux ont dû contracter de nouveaux emprunts … pour pouvoir rembourser des dettes contractées antérieurement, dépendant également fortement de ventes de terrains pour faire face à leurs échéances.

Selon les auditeurs du gouvernements chinois, 108,3 milliards de yuans (11,8 milliards d’euros) d’emprunts auraient été consentis ou utilisés de manière frauduleuse, l’argent des banques finissant dans les marchés immobilier ou boursier.

Un brin inquiète, Moody’s soulignait alors à cette date que les banques chinoises avaient prêté 8.500 milliards de yuans (905 milliards d’euros) sur un total de 10’700 milliards de yuans (1163 milliards d’euros) aux gouvernements locaux … une situation qui provoque une forte exposition aux risques.

« Ces dettes existaient avant la crise financière mondiale, mais elles se sont rapidement accumulées durant les deux dernières années alors que l’investissement par les gouvernements locaux a été utilisé comme l’un des principaux outils » de relance de l’économie, ajoutait encore Moody’s. Alarmiste ou tout simplement visionnaire ? ….

Sources : AFP, Reuters, l’Expansion, Alternatives éco, Ambassade de France en Chine

Elisabeth Studer – www.leblogfinance.com – 21 mars 2013

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26 commentaires

  1. Aurélien 22 mars 2013 à 11:54

    La Chine va tous nous faire couler!
    Plus sérieusement, il va falloir surveiller ça de près. Les autres pays ont déjà d’autres chats à fouetter, si je puis dire.

  2. La chouette 22 mars 2013 à 22:36

    L’immobilier n’est pas pret de se relever

  3. Damien@investir dans l'immobilier 24 mars 2013 à 15:46

    C’est un élément à prendre en compte dans la potentielle décadence de certains marchés mondiaux. Si cette crise s’accentue, beaucoup d’autres pays en paieront les frais!

  4. elisabeth 24 mars 2013 à 16:08

    oui, c’est à surveiller de TRES pres !

  5. Immobilier Genève 24 mars 2013 à 22:20

    Ce serait vraiment grave que la première puissance mondiale subisse un éclatement pareil !
    On va tous mourir !!!!

  6. espagneimmobilier 27 mars 2013 à 11:00

    La Chine a tellement de puissance et d’influence maintenant qu’elle pourrait facilement nous entrainer dans sa chute. A surveiller.

  7. el gringo 26 mai 2013 à 08:41

    Les voyants rouges s’allument pour l’économie chinoise

    Il a suffi d’un mauvais indicateur pour faire dévisser la Bourse de Tokyo et chuter ses consœurs européennes. Les conséquences de la publication par la banque HSBC, jeudi 23 mai, de l’indice PMI (Purchasing Managers Index, adossé aux décisions des directeurs d’achat) chinois – provisoire –, jugé décevant par les analystes, a révélé une fois de plus les inquiétudes sur la croissance de la deuxième économie mondiale.

    Selon HSBC, la production manufacturière en Chine se contracte en mai – une première depuis le mois d’octobre. L’indice PMI est tombé à 49,6, son plus faible niveau en sept mois. Un chiffre supérieur à 50 marque une expansion de l’activité manufacturière, tandis qu’un chiffre inférieur à ce seuil indique une contraction. La contraction mise en évidence par HSBC fait suite à un ralentissement de la hausse de l’activité manufacturière au mois d’avril, avec un indice PMI à 50,4, contre 51,6 en mars.

    RALENTISSEMENT DE LA DEMANDE INTÉRIEURE

    Pour le mois en cours, les nouvelles commandes de l’industrie manufacturière dans son ensemble sont orientées à la baisse, alors qu’en avril, seules celles destinées à l’export connaissaient une contraction. Pour Qu Hongbin, principal économiste chez HSBC pour la Chine, cela “reflète le ralentissement de la demande intérieure et des hésitations concernant la demande extérieure”, alors que les exportateurs chinois subissent le contrecoup de la crise en Europe. Conséquence : “Le risque d’un ralentissement de la croissance au deuxième trimestre a quelque peu augmenté.”

    Au premier trimestre, la croissance du produit intérieur brut (PIB) chinois est tombée à 7,7 % en rythme annuel – un chiffre en dessous du consensus des analystes, qui misaient sur 8 % en moyenne –, après un léger rebond à 7,9 % au quatrième trimestre 2012. L’an dernier, la Chine a connu sa plus faible croissance en treize ans, à 7,8 %. Pékin s’est donné pour objectif de croissance 7,5 % du PIB pour 2013.

    BAISSE DES PRÊTS BANCAIRES…

    Préoccupé avant tout par le maintien d’une forte croissance pour préserver l’emploi et maintenir la paix sociale, le gouvernement chinois a assoupli sa politique monétaire en 2011 et ouvert les vannes du crédit pour relancer l’activité en favorisant l’investissement.

    Cependant, les nouveaux prêts accordés par les banques chinoises ont reculé en avril sur un mois, après une forte hausse en mars. Les banques commerciales ont accordé pour 792,9 milliards de yuans (98 milliards d’euros) de nouveaux prêts le mois dernier, contre 1 060 milliards de yuans en mars, selon un communiqué de la banque centrale publié début mai. Quant au “financement social total” – une mesure plus large du crédit dans l’économie chinoise qui prend en compte les fonds prêtés par les entreprises et les particuliers – il a lui aussi chuté, à 1 750 milliards de yuans en avril, contre 2 540 milliards de yuans le mois précédent.

    … ET HAUSSE DES PRÊTS INFORMELS

    De son côté, le Crédit agricole souligne dans une analyse publiée à la mi-mai que “les récents engagements pris par Pékin pour limiter l’endettement des collectivités locales [mise sous surveillance des comptes] pourraient quelque peu peser sur les investissements en infrastructures”. La majorité de ces prêts ont été contractés grâce à des véhicules d’investissement spécialement créés pour pallier l’incapacité des collectivités à emprunter en leur nom.

    Cette rigidification des contraintes a pour effet une explosion des prêts informels, souligne un rapport publié à la mi-mai par l’agence de notation Moody’s. En augmentation de 70 % sur les deux dernières années, ils représentent l’équivalent de 55 % du PIB. Pour l’agence, “le secteur bancaire informel pourrait avoir un effet de levier sur les finances de l’économie au sens large et amplifier les craintes d’une bulle de crédit”.
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/05/24/les-voyants-rouges-s-allument-pour-l-economie-chinoise_3416783_3234.html

  8. Elisabeth 26 mai 2013 à 22:08

    a suivre de tres tres près …

  9. Elisabeth 26 mai 2013 à 22:14

    Chine: explosion des prêts hors banques

    Publié le 13/05/2013 à 12:48

    Les prêts informels accordés en dehors du secteur bancaire en Chine ont augmenté de près de 70% au cours des deux dernières années et représentent l’équivalent du 55% du Produit intérieur brut (PIB), selon un rapport publié lundi par l’agence de notation Moody’s. Les produits financiers de ce secteur informel s’élevaient à la fin 2012 à 29.000 milliards de yuans (3.600 milliards d’euros), selon une mesure large de Moody’s.

    Selon une définition plus étroite du secteur excluant les prêts accordés par des sociétés fiduciaires et les obligations adossées à des actifs, le secteur informel ne pèserait que 21.000 milliards de yuans, soit 39% du PIB. La mesure étroite comprend notamment les prêts accordés par des particuliers (les “tontines”), les fonds de gestion d’actifs, les prêteurs sur gages et les sociétés de micro-crédit.

    L’importance de ces prêts vient en partie de la difficulté des emprunteurs, notamment du secteur privé et des petites entreprises, à se financer auprès des banques qui privilégient les entreprises qui, comme elles, sont étatiques.

    Mais leur croissance rapide augmente aujourd’hui les risques pour le système bancaire et l’économie chinoise dans son ensemble, selon l’agence de notation, qui a abaissé le mois dernier de “positive” à “stable” la perspective de la note souveraine de la Chine. “Le secteur bancaire informel pourrait avoir un effet de levier sur les finances de l’économie au sens large et amplifier les craintes d’une bulle de crédit”, selon le rapport.

    “Vu la taille considérable et la croissance des activités bancaires informelles en Chine, nous doutons de la capacité des banques à se prémunir contre une augmentation significative des défauts de paiement” dans ce secteur, met encore en garde Moody’s. En mars, la Commission de régulation bancaire a ordonné aux banques de contrôler plus étroitement les fonds de gestion d’actifs dans le but d’endiguer les risques et d’accroître la transparence, mais l’impact de cette mesure a pour l’instant été limité, selon l’agence.

  10. el gringo 21 juin 2013 à 11:55

    Menace de credit crunch en Chine

    Le marché interbancaire chinois a été pris de panique ce vendredi et a contraint la banque centrale à intervenir. Les marchés craignent des faillites bancaires : le risque de restriction du crédit est élevé.

    Est-on au seuil d’une crise bancaire en Chine ? En tout cas, la panique s’est emparée ce vendredi du marché interbancaire chinois. Le taux de référence au jour-le-jour, équivalent de l’Eonia européen, a atteint un record à 13,91 %, avant de reculer nettement jusqu’à moins de 8 % sous la pression, prétendent les rumeurs, d’une intervention de la banque centrale. Selon Bloomberg, 50 milliards de yuan (environ 6,15 milliards d’euros) auraient été injectés dans le marché par la banque centrale.

    « Assainir » le système bancaire

    Ce mouvement de panique s’explique par la volonté des autorités monétaires et politiques de mettre fin à l’expansion très rapide du crédit de ces dernières années. Dans le viseur de Pékin se trouveraient les petites banques qui ont beaucoup prêté et qui ont également beaucoup spéculé. Leur endettement serait devenu intenable. Le gouvernement semblerait déterminer à « assainir » le marché bancaire et coupant les vivres de ces établissements, quitte à provoquer des faillites. Une logique qui n’est pas sans rappeler aux marchés l’audace des autorités américaines en septembre 2008 dans l’affaire Lehman Brothers…

    Confusion

    Reste que le gouvernement rajoute de la confusion à l’inquiétude. On l’a vu : prompt à stopper la hausse du taux interbancaire, il multiplie les déclarations fermes vis-à-vis du secteur bancaire. Sa communication sur le sujet est souvent chaotique. En réalité, il n’est pas certain que Pékin soit prêt à assumer un « assainissement » des banques. En cas de hausse durable du taux interbancaire, les établissements devraient restreindre leur offre de crédit et le ralentissement de l’économie, déjà sensible depuis quelques mois, n’en serait qu’accéléré. C’est un risque que le gouvernement ne souhaite pas prendre. Pas plus, sans doute, qu’il est prêt à prendre le risque d’un Lehman chinois. Mais pour autant, comment maintenir un système bancaire aussi endetté sans risques ? Comment développer, comme souhaite le faire Pékin, une demande intérieure sur des bases aussi fragiles ?

    Méfiance et risques sur la croissance mondiale

    Dans l’immédiat, il y a fort à parier que la confiance des banques chinoises entre elles ne soit fortement compromise. Chacun attendra avec anxiété la chute du voisin. Le peu de transparence du système chinois rajoutera à cette défiance. Le risque d’un crédit crunch chinois ne peut donc être pris à la légère. Or, s’il devenait réalité, la contraction du crédit en Chine et de la deuxième économie mondiale réduirait à néant les espoirs de reprise par les exportations en Europe. Or, c’est le seul levier dont disposent désormais les pays de la zone euro, notamment ceux qui ont été ravagés par la crise de la dette. Le nouvel acte de la crise mondiale commencée en 2007 se joue donc en Chine.
    http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20130621trib000771606/menace-de-credit-crunch-en-chine.html

  11. el gringo 23 juin 2013 à 04:23

    Fitch says China credit bubble unprecedented in modern world history
    http://www.telegraph.co.uk/finance/china-business/10123507/Fitch-says-China-credit-bubble-unprecedented-in-modern-world-history.html

    “Fitch warned that wealth products worth $2 trillion of lending are in reality a “hidden second balance sheet” for banks, allowing them to circumvent loan curbs and dodge efforts by regulators to halt the excesses.
    This niche is the epicentre of risk. Half the loans must be rolled over every three months, and another 25pc in less than six months”

    “Overall credit has jumped from $9 trillion to $23 trillion since the Lehman crisis. “They have replicated the entire US commercial banking system in five years,” she said.
    The ratio of credit to GDP has jumped by 75 percentage points to 200pc of GDP, compared to roughly 40 points in the US over five years leading up to the subprime bubble, or in Japan before the Nikkei bubble burst in 1990.”

    “The journal said total credit in China’s financial system may be as high as 221pc of GDP, jumping almost eightfold over the last decade, and warned that companies will have to fork out $1 trillion in interest payments alone this year. “Chinese corporate debt burdens are much higher than those of other economies. Much of the liquidity is being used to repay debt and not to finance output,” it said.”

  12. ES 23 juin 2013 à 19:52

    merci bcp
    je traduis :-)

  13. el gringo 23 juin 2013 à 20:40

    L’assèchement de liquidités en Chine est dû au “shadow banking”

    La Chine dispose de liquidités amplements suffisantes et la récente envolée des taux sur le marché monétaire résulte des distorsions engendrées par le développement des opérations spéculatives et du financement non-bancaire, a déclaré l’agence de presse officielle Xinhua dans un commentaire publié dimanche.

    Les marchés monétaires chinois ont été secoués cette semaine par la décision de la Banque populaire de Chine (PBOC) de limiter ses injections de liquidités.

    Vendredi, certains établissements financiers ont dû accepter des taux allant jusqu’à 25% pour des prêts au jour le jour.

    Les commentaires de l’agence Xinhua tendent à confirmer le sentiment des analystes que cet assèchement de liquidités, ou “cash squeeze”, vise à limiter le financement alternatif, ou “shadow banking”, en plein essor depuis quelques années.

    Ce “cash squeeze” a soulevé la crainte d’une véritable crise du crédit en cas d’erreur d’appréciation.

    L’agence Xinhua a souligné qu’il y avait largement assez de liquidités sur le marché, les récentes statistiques ayant montré que la masse monétaire M2 en Chine avait augmenté de 15,8% au mois de mai par rapport à la même période de l’an dernier.

    INVESTISSEMENTS SPÉCULATIFS

    “Les banques sont à court de liquidités, la Bourse et les petites et moyennes entreprises sont à court de liquidités, mais il y a une offre amplement suffisante sur le marché,” dit-elle.

    “Bon nombre de grandes sociétés font des dépenses massives et des achats importants de produits d’investissement. Il y aussi beaucoup d’argent en quête d’investissements spéculatifs et le crédit privé reste très répandu”, ajoute-t-elle.

    Ces éléments prouvent que la crise de liquidités n’est pas le résultat d’un manque de fonds, mais de problèmes structurels qui font barrage au financement de l’économie réelle, dit-elle.

    La banque centrale de Chine a renouvelé dimanche son engagement à mener une politique monétaire prudente et à oeuvrer en faveur d’une croissance modérée du crédit.

    Elle utilisera plusieurs instruments de politique monétaire afin que l’argent soit mieux orienté vers l’économie réelle et soutienne la restructuration de l’économie, a déclaré la Banque populaire de Chine (PBOC) dans son rapport du second trimestre.

    L’encours global de financement dans l’économie chinoise a augmenté de 52% au cours des cinq premiers mois de 2013 par rapport à la même période de l’an dernier, avec l’explosion du financement parallèle et des produits de placement offrant des rendements élevés aux investisseurs.

    Le refus de la banque centrale d’injecter des liquidités dans le système malgré l’envolée des taux à court terme suggère un début de changement d’orientation, d’une politique monétaire focalisée sur la quantité vers une politique plus soucieuse de la qualité des liquidités en circulation, a précisé l’agence.

    La banque centrale chinoise explique rarement sa politique, mais l’inquiétude déclenchée par sa position de retrait vis-à-vis du marché monétaire a incité les intervenants, qui cherchent à comprendre s’il s’agit ou non d’un changement fondamental de stratégie, à demander davantage de transparence.
    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/reuters-00530645-l-assechement-de-liquidites-en-chine-est-du-au-shadow-banking-578528.php

  14. henri 10 mai 2014 à 21:59

    Il faut mettre des visas , fermer les frontières et réduire le commerce pour abattre ce colosse au pied d ‘argile sans délai.

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