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La Russie impactée par les taxes imposées à Chypre : le gaz de Leviathan comme enjeu ?

D’une pierre deux coups ? Frappe par ricochet, fine stratégie  ?

Alors que les mesures de taxation envisagées par la zone euro et le FMI en contrepartie du plan  de sauvetage proposé à  Chypre devraient durement impacter l’économie chypriote dans son ensemble – et ce, alors même  que l’île est dotée d’une importance stratégique majeure dans la course aux hydrocarbures que mène actuellement l’état d’Israël contre Liban, Syrie, Égypte et Turquie en vue d’obtenir la suprématie sur les immenses champs gaziers de Leviathan – la Russie pourrait  elle  aussi grandement souffrir de la situation.

Selon des premières estimations réalisées dimanche à Moscou,  la taxe exceptionnelle sur les dépôts bancaires prévue dans le plan de sauvetage de Chypre devrait en effet gravement toucher les avoirs russes dans l’île.

Anatoli Aksakov, député et président de l’Association des banques régionales de Russie, a d’ores et déjà indiqué  que  « la confiance envers Chypre, comme un endroit sûr pour placer de l’argent », allait être réduite à néant. Tout en  ajoutant  que des experts avaient estimé que les avoirs russes à Chypre pourraient atteindre 20 milliards de dollars (15,4 milliards d’euros).

L’édition russe du magazine américain Forbes fait état  quant à elle de  chiffres beaucoup plus importants. Précisant  qu’au 1er septembre 2012, l’agence de notation Moody’s avait estimé à 19 milliards de dollars (14,6 milliards d’euros) les seuls avoirs de sociétés russes placés à Chypre.

Auxquels devraient s’ajouter12 milliards de dollars (9,2 milliards d’euros) d’avoirs de banques russes dans des établissements chypriotes.
Selon les chiffres de  la presse économique  repris par Forbes, les avoirs de personnes physiques russes à Chypre se situeraient dans une fourchette comprise entre 8 et 35 milliards d’euros.
Selon Forbes, la nouvelle d’un prélèvement de 10% sur les dépôts dans les banques chypriotes a semé la panique parmi les hommes d’affaires russes figurant dans la liste des plus grandes fortunes.

Simple coïncidence ? Alors que les immenses champs gaziers au large de Chypre suscitent d’âpres convoitises, rappelons  qu’en juillet 2012, Erato Kozakou-Marcoullis, alors ministre chypriote des affaires étrangères, affirmait que – parmi 27 compagnies -  les deux géants gaziers russes Novatec et Gazprom  avaient exprimé leurs intérêts  vis à vis des 13 sites d’extraction offshores au large de l’île. « Expression d’intérêts »   suivant de peu une information selon laquelle Nicosie était en attente de l’acceptation par Moscou d’un prêt  de 5 milliards d’euros … Alors même que le président chypriote d’alors, Demetris Christofias, réputé «proche» du gouvernement Poutine avait jusque là laissé entendre que l’attribution de ce prêt «n’imposait aucune condition» et offrait «un meilleur taux d’intérêt» que l’offre européenne.

Par la suite, en septembre 2012, un porte-parole du ministère russe des finances déclarait  que «ces discussions  prendr(ai)ent du temps et « que rien n’a(vait) encore été décidé».

A la mi-décembre 2012, alors même que nous laissions entendre ici-même que les licences d’exploitation de l’immense champ gazier de Leviathan au large de Chypre pourraient être « monnayées » d’une certaine manière via la notation de la dette souveraine du pays et l’accord d’un prêt de la Banque centrale européenne et du FMI, le gouvernement chypriote avait  annoncé avoir mis fin aux négociations en cours avec un consortium franco-russe -  alliant la branche ENP de Total et le russe Novatec – lequel s’était vu attribuer une licence d’exploration de gaz dans ses eaux territoriales en octobre 2012.

Une annonce qui intervenait  quelques jours après  qu’un responsable gouvernemental chypriote ait indiqué que Chypre risquait de ne pas pouvoir rembourser des prêts dus en décembre ni verser les salaires des fonctionnaires en l’absence d’un accord rapide avec la troïka formée par l’Union européenne (UE), la Banque Centrale Européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI) sur un plan de sauvetage.

« Le gouvernement a décidé de mettre fin aux négociations directes car elles se sont avérées insatisfaisantes », avait ajouté le porte-parole  du gouvernement chypriote,  sans fournir de plus amples détails. Ajoutant toutefois que les autorités allaient désormais négocier l’attribution du bloc 9 avec un consortium établi entre le groupe pétrolier italien ENI et le sud-Coréen Kogas. Ce qui  est désormais chose faite depuis janvier 2013. La compagnie française Total demeurant quant à elle toujours dans la course en ce qui concerne l’exploitation du bloc 11. Le gouvernement ayant parallèlement décidé de négocier avec elle l’attribution du bloc 10.

Autre  coïncidence ? Lundi 18 mars  le ministre chypriote des Finances, Michalis Sarris, sera à Moscou en vue de discuter de la possibilité d’allouer un crédit à la nation chypriote voire même d’étendre de 2,5 milliards d’euros les sommes empruntées tout en traitant d’une éventuelle réduction des intérêts de ce prêt. Autres scenarii à l’étude : une participation accrue de la Russie dans la Banque (nationale) de Chypre ainsi que la participation d’investisseurs russes dans la Banque populaire de Chypre.

Précisons enfin qu’en décembre 2010 un accord a été signé entre Israël et Chypre en vue de faciliter et de poursuivre les recherches off-shore d’hydrocarbures – de part et d’autre – dans la partie orientale de la Méditerranée … de gigantesques réserves de gaz  ayant été alors découvertes dans la zone. Désormais, selon les contrôles de la commission gouvernementale israélienne mise en place pour gérer un fonds d’exploitation des ventes, les recettes prévues des gisements « Léviathan », « Tamar » et « Dalit » se monteraient à 100 voire à 130 milliards de dollars jusqu’en 2040.

« Alors, quoi de plus normal que de voir les Turcs, les Libanais, les Syriens et les Palestiniens se réveiller pour réclamer leur part de propriété sur ces zones maritimes, qui n’avaient jusqu’alors attiré l’attention de personne ? » …. s’interrogeait en 2012 la presse israélienne. Laissant augurer d’un conflit importantla démarcation des frontières maritimes en Méditerranée  pouvant se révéler  être un dossier d’autant plus explosif que la région est dotée d’immenses réserves énergétiques.

Sources : AFP, Ria Novosti, La Voix de la Russie, Europolitique

Elisabeth Studer – www.leblogfinance.com – 17 mars 2013

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10 commentaires

  1. Elisabeth Studer 18 mars 2013 à 23:43

    je suis encore une fois stupéfaite qu’aucune chaine grand public ne parle du dossier énergétique ..
    ni le debat sur BFM, ni sur ARTE .. rien …
    alors que cela est un important volet du dossier.

    Enfin, pas si stupéfaite que cela … malheureusement …

  2. elisabeth 19 mars 2013 à 01:03

    MOSCOU, 18 mars – RIA Novosti

    Le groupe gazier russe Gazprom n’a pas proposé d’aide financière à Chypre en échange de licences de prospection, a déclaré lundi à l’agence Prime le porte-parole de la société Sergueï Kouprianov.

    Auparavant, la chaîne chypriote Sigma TV a rapporté que le groupe russe avait proposé d’octroyer un soutien financier aux banques chypriotes en échange de permis de prospection dans la zone économique exclusive du pays.

    « Je démens ces informations », a indiqué le porte-parole de Gazprom.

  3. elisabeth 19 mars 2013 à 01:04

    MOSCOU, 18 mars – RIA Novosti

    Le groupe gazier russe Gazprom a proposé aux autorités chypriotes un soutien financier en échange de licences de prospection dans la zone économique exclusive de Chypre, rapporte lundi la chaîne locale Sigma TV.

    Selon la chaîne, des représentants de la partie russe ont envoyé une lettre au président chypriote Nicos Anastasiadis. Le groupe gazier propose d’octroyer une aide aux organisations financières chypriotes, ce qui permettrait à Nicosie de ne pas se soumettre aux conditions drastiques imposées par ses créanciers internationaux.

    Cependant, comme l’indiquent des sources proches de la situation, M.Anastasiadis n’a pas l’intention d’examiner la proposition de Gazprom et compte toujours sur les prêts européens.

  4. Caroline Porteu 19 mars 2013 à 01:19

    Personnellement l’omerta médiatique sur ces enjeux essentiels ne m’étonne pas .
    En parler obligerait à se poser des questions sur la Grèce .. et sur l’objectivité des décisions des Institutions Européennes ..

    Bravo pour votre article . Il est superbe . Et il pointe parfaitement les véritables enjeux , sachant qu’il semble y avoir eu quelques couacs entre l’allemagne , le FMI dans cette histoire .

    Les comptables ont peut etre oublié que les colonnes débit crédit n’étaient pas toujours les priorités absolues .

  5. Elisabeth Studer 21 mars 2013 à 00:19

    merci beaucoup pour votre commentaire

  6. Elisabeth Studer 21 mars 2013 à 00:20

    Chypre: les dépôts bancaires des non-résidents atteignent 20 mrd EUR (IIF)

    Paris (awp/afp) – Les dépôts bancaires des non-résidents à Chypre atteignaient, fin septembre 2012, 20 mrd EUR, selon une étude publiée mercredi par l’Institut de la finance internationale (IIF), qui s’appuie sur des chiffres du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque de Chypre.

    A ce montant, il faut ajouter 13,1 mrd EUR levés par les filiales grecques des banques chypriotes et 4,5 mrd EUR déposés dans des succursales situées dans d’autres pays.

    Le total de 37,6 mrd EUR est supérieur au montant déposé dans l’île par les résidents chypriotes, soit 32,2 mrd EUR.

    L’IIF cite des chiffres de la Banque centrale européenne (BCE) qui indiquent que 85% environ des dépôts de non-résidents, soit 19 mrd EUR, proviendraient de pays situés hors de l’Union européenne, plusieurs sources mentionnant la Russie, l’Ukraine, voire le Liban.

    L’étude fait état d’une baisse sensible (-12%) des dépôts des non-résidents entre juin 2011, date de comparaison retenue, et septembre 2012.

    Par ailleurs, selon les données de la Banque de Chypre, les dépôts susceptibles de bénéficier d’une garantie (jusqu’à 100’000 euros par compte) pesaient 30 mrd EUR, contre 38 pour le reste.

    Le plan de sauvetage rejeté mardi par le Parlement de Chypre, une version amendée d’un premier plan négocié avec l’Europe et le FMI, prévoyait une taxe exceptionnelle de 6,75% sur tous les dépôts bancaires de 20’000 à 100’000 EUR et de 9,9% au-dessus, en contrepartie d’un prêt de 10 mrd EUR de la zone euro et du FMI pour l’île au bord de la faillite.

    (AWP / 20.03.2013 16h56

  7. Elisabeth Studer 21 mars 2013 à 00:45

    cqfd …
    La Grèce proteste contre des prospections turques dans ses eaux

    ATHENES – La Grèce va protester auprès des autorités turques contre la présence dans une zone relevant du plateau continental grec d’un bateau turc de prospection océanographique, a annoncé mercredi le ministère des Affaires étrangères.

    Les autorités turques ont annoncé que le bateau de prospection Bilim 2 (…) allait réaliser des recherches océanographiques entre les 18 et 21 mars dans les eaux internationales et dans une zone relevant du plateau continental grec en mer Égée, a déclaré le porte-parole du ministère, Grigoris Délavekouras.

    Pour entreprendre des prospections dans cette zone grecque, il aurait fallu, selon Athènes, notifier aux autorités grecques tout élément nécessaire, ce qui n’a pas été fait par les autorités turques, a expliqué M. Délavekouras, cité dans un communiqué après avoir été interrogé par des médias.

    L’ambassade de Grèce à Ankara va procéder à toute action nécessaire, conclut le communiqué.

    Athènes et Ankara se disputent au sujet de la délimitation du plateau continental de la mer Egée, qui inclut les fonds marins et leur sous-sol. La Grèce invoque en sa faveur les dispositions de la convention des Nations unies sur le droit de la mer, dont la Turquie n’est pas signataire.

    La Grèce a saisi en février l’ONU pour garantir ses droits sur les fonds marins en mer Egée, après l’attribution par la Turquie de permis de prospection à la recherche d’hydrocarbures dans cette zone.

    En 2012, la Grèce a lancé les prospections d’hydrocarbures en mer Ionienne (ouest) en vue de profiter des ressources énergétiques face à la crise qui frappe le pays.

    A l’instar des ressources énergétiques découvertes dans les zones économiques exclusives (ZEE) à Chypre et en Israël, le Premier ministre grec Antonis Samaras a récemment indiqué qu’Athènes pouvait jouer un rôle important pour l’acheminement et la prospection des ressources énergétiques et appelé l’UE à étudier une politique européenne commune en la matière.

    (©AFP / 20 mars 2013 18h39)

  8. Elisabeth Studer 22 mars 2013 à 01:19

    Chypre: SP abaisse la note d’un cran et redoute un défaut de paiement

    WASHINGTON – Standard and Poor’s (SP) a annoncé jeudi avoir abaissé d’un cran, à CCC, la note de la dette de Chypre et mis en garde contre une faillite du pays à l’heure où Nicosie négocie un nouveau plan d’aide avec ses créanciers de l’Union européenne et du FMI.

    Tout plan d’aide risque d’être impopulaire et difficile à appliquer dans un contexte de long et profond repli de l’économie (…). En conséquence, nous pensons que les risques d’un défaut sur la dette sont en train d’augmenter, écrit l’agence de notation dans un communiqué.

    Paralysé par la crise financière, l’Etat chypriote cherchait jeudi, sous la pression d’un ultimatum européen, à éviter la ruine et la faillite de ses banques grâce à un plan B protégeant les petits épargnants mais qui reste encore suspendu à l’aval des Européens.

    Un premier plan, qui accordait 10 milliards d’euros de prêts en échange d’une taxation de l’ensemble des comptes bancaires de l’île, a été rejeté par le Parlement chypriote.

    En l’absence d’un plan alternatif crédible de recapitalisation et de financement du budget, le risque d’un événement de crédit chaotique augmente, relève encore l’agence, soulignant que la perspective du pays reste négative et que la note pourrait donc encore baisser dans les prochains mois.

    Nous abaisserons probablement la note si le gouvernement chypriote n’arrive pas bientôt à obtenir une assistance financière, prévient l’agence.

    Jeudi soir, la zone euro a dit être prête à discuter avec les autorités chypriotes d’un plan B de sauvetage du pays.

    Standard and Poor’s s’inquiète également d’un possible mouvement de fuite des capitaux une fois que les banques chypriotes, actuellement fermées, rouvriront leurs portes.

    Le risque demeure qu’une nouvelle fuite des dépôts bancaires aggrave la situation économique, rende nécessaire des mesures de contrôle des capitaux et augmente le besoin d’un soutien supplémentaire aux banques, prévient Standard and Poor’s.

    Le Parlement chypriote a reporté à vendredi le vote sur des projets de loi instituant un fonds de solidarité et imposant une limitation des mouvements de capitaux pour éviter les retraits massifs à la réouverture des banques prévue mardi.

    Le fonds de solidarité nationaliserait les fonds de pensions d’entreprises publiques et semi-publiques, avec des obligations émises en échange de revenus futurs liés aux gisements de gaz naturel récemment découverts au large de l’île.

    (©AFP / 21 mars 2013 23h03)

  9. elisabeth 12 avril 2013 à 23:41

    Chypre veut croire en une manne gazière rapide, malgré les incertitudes

    NICOSIE – Chypre, en pleine tourmente économique, compte sur une exploitation rapide de son gaz, considéré comme sa planche de salut, malgré d’importantes contraintes techniques et géopolitiques.

    Tout avance très bien. La situation économique à Chypre est assez épouvantable, mais cela n’affecte pas le développement de notre champ gazier, affirme à l’AFP Charles Ellinas, PDG de la Compagnie nationale d’hydrocarbures.

    Selon lui, le potentiel dans les eaux de la petite île méditerranéenne est de 30.000 milliards de pieds cubes de gaz.

    Pour exploiter et transporter le gaz, susceptible de générer des centaines de milliards d’euros de recettes, Nicosie a choisi de construire une usine de liquéfaction dans le sud de l’île, à Vassilikos.

    Nous pensons pouvoir prendre la décision finale d’investissement en 2015. Cela signifie que nous commencerons la construction (de l’usine) début 2016. Nous serons en mesure de commencer à délivrer du gaz à Chypre fin 2018-début 2019 (…) et nous pensons débuter les exportations fin 2019-début 2020, explique M. Ellinas, en marge d’une conférence sur le gaz dans l’est de la Méditerranée organisée à Nicosie.

    Interrogés par l’AFP, des experts jugent néanmoins ce calendrier très optimiste.

    Cela va prendre beaucoup plus longtemps que toutes les prévisions officielles. En aucun cas, il n’est possible de construire une usine de liquéfaction de gaz en deux ou trois ans, estime l’analyste Fiona Mullen.

    Ce que le gouvernement est en train de faire, c’est essayer de maintenir l’espoir au sein de la population, ajoute-t-elle alors que le pays, contraint d’accepter des conditions draconiennes en échange d’une aide financière européenne, s’enfonce dans le marasme et le chômage.

    A partir de la décision finale d’investissement, qui sera prise d’ici deux ans si on est optimiste, il faudra 10 ans à Chypre pour construire son usine, dit-elle.

    un espoir plus qu’une planche de salut

    Pour Pierre Godec, un Français expert en hydrocarbures à Chypre, le gaz est un espoir, plus qu’une planche de salut pour l’instant.

    Le délai de 7 ans évoqué me paraît très optimiste: les schémas globaux ne sont pas encore définis, et le gaz chypriote ne se développera pas sans tenir compte de ce qui se passe en Israël et éventuellement plus tard au Liban (…) Il y a encore beaucoup d’incertitudes, souligne-t-il.

    Un facteur complique en effet la donne: alors que Nicosie pensait qu’Israël, qui a aussi découvert d’immenses gisements, enverrait son gaz dans son usine, permettant ainsi de réaliser des économies d’échelle, la chose semble désormais loin d’être acquise.

    Israël a d’autres options sur la table, comme construire sa propre usine de liquéfaction, ou un éventuel gazoduc vers la Turquie.

    Pressé par les Etats-Unis, Israël a en effet effectué ces dernières semaines un rapprochement inattendu avec Ankara, en présentant ses excuses pour la mort de neuf Turcs lors de l’arraisonement en 2010 d’une flottille brisant le blocus de l’enclave palestinienne de Gaza.

    Deux ministres chypriotes effectuent actuellement une visite en Israël, avant celle prévue en mai du président Nicos Anastasiades.

    Si Chypre construit cette usine seule, sans Israël, elle devra attendre que de nouvelles réserves soient confirmées car pour construire une usine de liquéfaction économiquement viable, il faut plus de volume que les réserves évaluées dans le bloc 12, le seul où des explorations ont été menées, explique l’analyste. Un avis partagé par M. Godec.

    De son côté, M. Ellinas estime que le projet est viable, même avec seulement un seul champ gazier. Il se dit néanmoins confiant qu’une coopération soit mise en place avec Israël, voyant mal ce pays devenir dépendant de la Turquie pour les 25 à 30 prochaines années.

    Alors que l’île est divisée depuis 1974 après l’invasion du Nord par la Turquie, Nicosie exclut de son côté toute idée de gazoduc avec ce pays.

    (©AFP / 10 avril 2013 10h33)

  10. elisabeth 12 avril 2013 à 23:55

    l’arme de la guerre ? l’usine de liquéfaction
    on l’ou retrouve Israel … et USA
    on en reparle.
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    Un facteur complique en effet la donne: alors que Nicosie pensait qu’Israël, qui a aussi découvert d’immenses gisements, enverrait son gaz dans son usine, permettant ainsi de réaliser des économies d’échelle, la chose semble désormais loin d’être acquise.

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    Israël a d’autres options sur la table, comme construire sa propre usine de liquéfaction, ou un éventuel gazoduc vers la Turquie.

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    Pressé par les Etats-Unis, Israël a en effet effectué ces dernières semaines un rapprochement inattendu avec Ankara, en présentant ses excuses pour la mort de neuf Turcs lors de l’arraisonement en 2010 d’une flottille brisant le blocus de l’enclave palestinienne de Gaza.

    Deux ministres chypriotes effectuent actuellement une visite en Israël, avant celle prévue en mai du président Nicos Anastasiades.

    Si Chypre construit cette usine seule, sans Israël, elle devra attendre que de nouvelles réserves soient confirmées car pour construire une usine de liquéfaction économiquement viable, il faut plus de volume que les réserves évaluées dans le bloc 12, le seul où des explorations ont été menées, explique l’analyste. Un avis partagé par M. Godec.

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    En résume … Chypre est désormais dependante financièrement directement d’Israel et des USA

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