Le printemps arabe en Tunisie au bénéfice du peuple ? Honnêtement, j’en doutais un peu, les révolutions étant nécessairement soutenues par des intérêts financiers dans ce bas monde, ou tout s’achète … et où rien n’est gratuit, tant au niveau des armes que des « troupes ». Ne rêvons pas.
Les faits semblent nous donner malheureusement raison désormais, la liberté d’expression des journalistes étant très fortement mise à mal … C’est donc que la vérité dérange …
La situtaion est telle que mercredi, les journalistes tunisiens se sont mis en grève, les radios, télévisions et sites d’information privés ou publics observant un service minimum.
L’origine de leurs revendications : la presse dénonce les pressions de la part du gouvernement, alors même que ce dernier vient d’annoncer qu’il mettrait en oeuvre deux décrets sur la liberté de la presse.
Précsiosn que l’application des décrets 115 et 116, signés le 2 novembre 2011 par l’ex-président intérimaire Foued Mebazaa, était gelée par le gouvernement de coalition dirigé par les islamistes d’Ennahda depuis son arrivée au pouvoir fin 2011.
Si les autorités jugeaient ces textes incomplets, elles n’en avaient toutefois jamais rédigé de nouveaux, situation fournissant à certaisn des raisons pour les accuser d’exercer un pouvoir discrétionnaire sur les médias.
Le décret 115 « relatif à la liberté de la presse, de l’imprimerie et de l’édition » résume les droits des journalistes, interdisant notamment des « restrictions à la liberté de circulation des informations » et protégeant les « sources des journalistes ».
Le décret 116 crée de son côté une Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle qui garantit « la liberté de communication audiovisuelle ».
Toutefois, le communiqué du gouvernement concernant la msie en place de ces décrets ne mentionne pas les autres revendications des journalistes en grève, en particulier le limogeage des directeurs de médias publics nommés ces derniers mois, lesquels sont accusés de complaisance voire de soumission à l’égard du pouvoir actuel.
C’est dans un tel contexte, que les media publics ont très largement observé le mouvement de grève. Car, au delà des décrets, les rédactions accusent le pouvoir de chercher à contrôler leur ligne éditoriale depuis des mois. La nomination de personnes subordonnées aux autorités aux postes clefs étant pointée du doigt.
Pire encore, le patron d’une chaîne de télévision, Sami Fehri, a accusé en août le gouvernement d’avoir fait pression pour arrêter une émission satirique. Mal lui en a pris … Il était par la suite placé en détention dans le cadre d’une affaire de corruption.
A noter également que début juillet, l’instance chargée de la réforme des médias s’est sabordée en accusant le gouvernement d’user d’« outils de désinformation et de censure ».






