
En cette période de vacances (enfin, çà dépend pour qui … serveurs et serveuses, restaurateurs et commerçants qui vous accompagnent sur la route de vos congés , travaillent, eux), je vous propose quelques idées de lecture pour ne pas bronzer idiot.
Encore qu’en ce moment, il semble être plus raisonnable de rester intelligent à l’ombre sous peine de transformer vite fait votre peau en grillade, bien au delà du bronzage dit haïwaïen.
En toute partialité – ce qui a le mérite d’être clair – commençons notre « itinéraire lecture » par un livre dont la seule qualité n’est pas de bâtir en grande partie sa « démonstration » en se basant sur un article rédigé par votre honorable « bienfaitrice », traitant des vicissitudes du groupe Auchan au Maroc.
« Le Roi prédateur », ouvrage sorti en mars dernier chez « Le Seuil » et écrit à quatre mains par Catherine Graciet (ex journaliste au Journal hebdomadaire et à Bakchich) et Eric Laurent, interviewer de Hassan II nous offre une enquête pointilleuse, les deux journaliste fonçant tête baissée dans le monde des « magouilles » économiques de Mohammed VI et de son entourage affairiste. Levant ainsi le voile sur le côté obscur et cupide de la monarchie alaouite.
Si l’on en croit les deux auteurs, le souverain marocain est désormais le premier banquier, le premier assureur, le premier entrepreneur de bâtiments de son pays. Il y joue un rôle dominant dans l’agro-alimentaire, l’immobilier, la grande distribution, l’énergie et les télécoms.
La fortune personnelle du roi du Maroc a quintuplé en dix ans, et le magazine Forbes le classe désormais parmi les personnalités les plus riches du monde.
Par le biais des holdings que contrôle la famille royale, avec l’aide du secrétaire particulier de Sa Majesté et la complaisance de nombre de dignitaires et de « valets » du pouvoir, Catherine Graciet et Eric Laurent s’insurgent du fait qu’on assiste à une véritable mise en coupe réglée de l’économie du royaume depuis plus de dix ans.
La structure de gouvernement mise en place par Mohammed VI semble ériger en ligne de conduite l’accaparement privé.
« Voici comment le souverain d’un des régimes les plus menacés par la vague démocratique dans les pays arabes a transformé ses sujets en clients, l’Etat en machine à subventionner les intérêts de la famille royale, et la France en complice d’un désastre politique et moral auquel contribue, à son corps défendant, le contribuable français » précise enfin la quatrièeme de couverture.







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