Le Blog Finance

La Russie lorgne de plus en plus près sur les gazoducs de l’Ukraine

gazprom_naftogaz2.jpgLa Russie abat ses cartes chaque jour un peu plus. Si les récentes élections en Ukraine ont pu rapprocher les deux pays, il est de plus en plus clair que Moscou verrait d’un très bon oeil que les gazoducs ukrainiens tombent d’une manière ou d’une autre dans son escarcelle, et l’annonce désormais haut et fort.

Alexeï Miller, le patron du génat gazier russe Gazprom a ainsi déclaré samedi que les gazoducs ukrainiens devaient faire partie de la co-entreprise énergétique que Moscou envisage de créer avec Kiev.

“Nous nous sommes mis d’accord sur la possible création d’une entreprise mixte 50 à 50, prévoyant que la partie ukrainienne va apporter son système de gazoducs” a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Saint-Pétersbourg.

Lesquels pipelines s’avèrent on ne peut plus stratégiques pour le transit du gaz russe vers l’Europe, assurant 80 % des livraisons russes vers l’Union européenne.

En contrepartie – nous dit-on – Gazprom pourrait y apporter un gisement doté de “réserves équivalentes aux actifs apportés par la partie ukrainienne”.

Bien évidemment, affirme la Russie, le projet de co-entreprise ne se concrétisera que si les parties sont d’accord pour fusionner leurs groupes énergétiques, à savoir le russe Gazprom et l’ukrainien Naftogaz.

Si fin avril, le Premier ministre russe Vladimir Poutine avait proposé à l’issue d’une rencontre avec son homologue ukrainien Mykola Azarov de “fusionner” les deux groupes gaziers publics , le président russe, Dmitri Medvedev avait indiqué à la mi-mai qu’il n’y avait eu jusqu’ici “aucune négociation” sur une fusion entre le géant russe Gazprom et la société nationale ukrainienne Naftogaz . Ce qui signifiait absolument pas que le Kremlin ait renoncé au projet

Interrogé sur le sujet , M. Ianoukovitch, le Président ukrainien avait alors estimé qu’une fusion entre les deux groupes gaziers serait “impossible”. Ses arguments ? selon lui, le géant Gazprom “n’acceptera jamais une fusion à 50-50″ et un mariage “sous toute autre condition est impossible” avait-il ajouté.

Par la suite, Dmitri Medvedev avait estimé que les négociations pourraient porter non pas sur la fusion globale des deux groupes mais sur celle de “certaines parties” de leurs actifs. La création d’”entreprises mixtes” pouvant également être envisagée.

Le 8 juin, M. Ianoukovitch avait enfin reconnu pour la première fois que son pays envisageait un échange d’actifs énergétiques avec Moscou. Selon lui, l’opération aurait pour avantage de permettre à des groupes ukrainiens de participer à la production d’hydrocarbures en Russie.

Partager cet article

Article de

2 commentaires