L'Iran, futur exportateur de gaz vers l'UE ?

iran-gas-fields.jpgGros gros message, même pas subliminal. Alors que l'Iran tente d'obtenir de l'uranium enrichi en vue de faire fonctionner sa centrale nucléaire, Téhéran revient sur le devant de la scène énergétique en annonçant vouloir investir d'importantes sommes dans les prochaines années pour développer ses exportations de gaz

Un pied de nez à la Russie ? et un appel du pied à l'Union européenne alors que les graves difficultés financières de l'Ukraine pourraient une nouvelle fois mettre dos à dos les deux protagonistes, le transit  du gaz russe vers l'Europe pouvant être alors grandement perturbé. Alors gaz iranien contre gaz russe ? Qui sait .....

L'Iran se fait fort de rappeler que ses exportations de gaz sont quasi-inexistantes actuellemnt alors que le pays possède les deuxièmes réserves mondiales. Mais les choses pourraient changer .... modifiant grandement l'échiquier énergétique mondial. La Russie tentant de maintenir sa suprématie face à l'Europe à grands renforts de "guerres des gazoducs". 

'"Quelque 85 milliards de dollars seront investis durant la prochaine décennie pour le développement des exportations de gaz", vient quant à lui d'assurer le directeur général de la Compagnie nationale iranienne d'exportation de gaz Reza Kaisazadeh.

Deuxième gros message : "le ministère iranien du Pétrole compte sur des investissements aussi bien étrangers que du secteur privé iranien" a ajouté le dirigeant du groupe pétrolier. Histoire de faire "réfléchir" les grandes puissances actuellement - officiellement - opposées à son programme nucléaire dont elles redoutent des fins militaires. Alors que la mise en oeuvre du pipeline Nabucco - destiné à s'affranchir du gaz russe - peine à résister aux assauts de son concurrent North Stream, projet mis en avant par Moscou.

Selon les derniers chiffres du ministère du Pétrole, l'Iran, dont les réserves sont estimées à 28.000 milliards de m3, ne produit qu'un peu plus de 500 millions de m3 par jour, alors que sa capacité de production s'élève actuellement à 630 millions de m3/jour. La quasi-totalité de la production est absorbée par la consommation intérieure (467 millions de m3/jour) et par les besoins nationaux.

L'Iran utilise en effet une part importante de son gaz pour maintenir la pression de ses gisements pétroliers. Elle exporte néanmoins vers la Turquie.

Rappelons qu'au cours des dernières années, le développement du secteur iranien des hydrocarbures  a souffert de l'embargo américain et des sanctions internationales. Lesquels ont freiné les investissements, ralentissant de facto les opérations de modernisation des équipements.

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1 Commentaire

  1. 1

    JP

    Je me dis que l'on devrait plus faire intervenir dans la réflexion sur le gaz iranien le fait que l'Inde ne dispose pas d'autre source d'approvisionnement disponible et aussi proche. (la Birmanie semblant vouée à approvisionner la Chine)

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