Greenpeace s'oppose au transfert d'uranium d'Areva vers la Russie

Cherbourg__La_grue-nucleaire.jpgOù l'on reparle encore une fois de Greenpeace, l'action musclée des adeptes de la "Paix Verte" à l'Assemblée Nationale demeurant encore dans tous les esprits.

Un militant de Greenpeace s'est enchaîné dimanche soir à la voie ferrée à Cherbourg, en vue d'empêcher l'arrivée d'un train transportant de l'uranium qui doit être chargé sur un cargo à destination de la Russie.

Le navire Kapitan Lus battant pavillon maltais est attendu "dans les tout prochains jours" à Cherbourg où il doit embarquer une cargaison d'uranium appauvri en provenance de l'usine Areva de Pierrelatte (Drôme) pour l'acheminer vers la Russie, a confirmé par ailleurs dimanche Areva. Cette annonce faisant suite à une information du journal Ouest-France.

Le train qui transporte cet uranium est quant à lui parti jeudi de la Drôme, a confirmé le groupe nucléaire français. Son départ de Sotteville-lès-Rouen est prévu pour dimanche soir, pour une arrivée dans la nuit à Cherbourg. L'uranium appauvri devrait être acheminé en Russie pour y être réenrichi avant d'être de nouveau expédié en France où il servirait à fabriquer du combustible nucléaire.

A son arrivée à Cherbourg, le navire Kapitan Lus débarquera parallèlement plusieurs lots d'uranium naturel. Lesquels seront acheminés vers les sites Areva de Pierrelatte et de Romans-sur-Isère (Drôme) pour fabriquer du combustible nucléaire, si l'on en croit Areva. Le navire débarquera également plusieurs conteneurs de concentré minier en provenance du Kazakhstan qui seront transportés vers le site Areva de Malvesi (Aude).

Rappelons que Greenpeace demande un moratoire sur les exportations d'uranium tant que les enquêtes commanditées par le ministre de l'Environnement Jean-Louis Borloo sur le devenir de ces exportations vers la Russie ne sont pas achevées.

 Attention les résultats de l'étude pourraient avoir un effet boomerang pour la France, alors que le site du Tricastin situé en amont de la chaîne - et où est implantée l'usine AREVA NC de Pierrelatte - a été en grande partie financé par l'Iran dans le cadre de la société Eurodif .... avec les conséquences qui en ont suivi ...

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1 Commentaire

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    Elisabeth

    Arrestation d'un antinucléaire qui s'était entravé sur les rails
    Reuters 07.12.09 | 12h20

    OUEN (Reuters) - Le militant de Greenpeace qui s'était entravé dimanche soir sur les rails à la gare maritime de Cherbourg (Manche) pour empêcher le passage d'un convoi d'uranium appauvri a été interpellé puis libéré après deux heures de garde à vue, a-t-on appris auprès de son avocat.

    L'arrestation a eu lieu lundi vers 07h30, a précisé maître Alexandre Faro, avocat de Greenpeace.

    Selon lui, les policiers ont éprouvé beaucoup de difficultés à désentraver le militant, Yannick Rousselet, dont les mains étaient menottées dans un manchon en acier passé sous les rails.

    "Pour l'instant, aucune charge n'a été retenue contre lui", a précisé l'avocat.

    Joint au téléphone par Reuters, Yannick Rousselet a fait savoir que le convoi qui est parvenu à la gare maritime juste après son arrestation était composé "de wagons chargés d'une trentaine de cuves d'hexafluorure d'uranium (US6) ainsi que de wagons chargés de neuf conteneurs d'U308, une forme stable d'uranium destiné au stockage."

    Toujours selon le militant, responsable de la campagne Énergie/Nucléaire de Greenpeace France, ces conteneurs doivent être chargés sur un navire qui n'est pas spécialement aménagé, le Kapitan Lus, en vue d'un départ vers la Russie prévu dans la soirée.

    Selon un rapport du "Service de défense de sécurité et d'intelligence économique" cité par Greenpeace, sur 33.000 tonnes d'uranium qui auraient été exportées vers la Russie depuis 2006, seulement 3.090 tonnes auraient été réexpédiées en France, ce qui prouve, selon l'organisation, que "les déchets nucléaires sont bel et bien abandonnés en Russie".

    La présidente du directoire d'Areva, Anne Lauvergeon, a estimé lundi que Greenpeace se trompait de bataille en organisant cette action à Cherbourg.

    "De la part de Greenpeace c'est la démonstration qu'ils se trompent de bataille", a-t-elle déclaré sur France Info.

    "Le nucléaire ne fait pas de CO2 c'est vraiment une façon de faire moins de changement climatique", a-t-elle ajouté, alors que s'ouvre à Copenhague la conférence mondiale sur le réchauffement de la Terre.

    Selon Anne Lauvergeon, "il n'y a aucun secret" en la matière et les produits transportés ne sont pas des déchets.

    "La loi est très claire : on ne sort pas un déchet nucléaire de France", a-t-elle dit.

    Marc Parrad, avec Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse


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