A l'heure de la St Valentin, la Caisse d'Epargne et la Banque Populaire sont proches d'annoncer leur union.
Si l'on en croit la presse, la publication officielle des bans pourrait avoir lieu le 26 février, à l'occasion de la communication des résultats annuels.
Pour rappel, les deux groupes mutualistes ont ouvert en novembre des négociations en vue de rapprocher leurs organes centraux pour donner naissance à la deuxième banque française.
De source proche du dossier, on affirmait ainsi samedi que tout n'était certes pas réglé à l'heure actuelle, mais que “les discussions continuaient à avancer”. Pour l'instant, le groupe Banque Populaire s'est refusé à tout commentaire.
La ministre de l'Economie Christine Lagarde a demandé aux deux groupes concernés d'"accélérer la manoeuvre", jugeant que la fin février serait une "bonne échéance". La “demande” aurait même été faite depuis près de trois semaines, selon les propos tenus par la Ministre sur TF1. Cette dernière estime en effet qu'il y a “urgence”, arguant que “ ce n'est pas la peine de faire traîner des propositions de fusion éternellement".
Si l'on en croit Le Figaro, l'Elysée – c'est à dire, plus clairement, Nicolas Sarkozy - "exige que les négociations avancent vite". Un ultimatum aurait même été lancé jeudi lors d'une réunion des dirigeants des deux groupes bancaires dans le bureau du secrétaire général adjoint de l'Elysée, François Pérol, en présence de représentants de la Banque de France, du Trésor et du cabinet du ministère de l'Economie.
"Si les deux groupes ne parviennent pas à s'entendre, l'Etat prendra la main", avertit même le Figaro .... relayant – peut-être ? - une ferme volonté du Président.
Notons “au passage” que d'après le site Mediapart, les Caisses d'épargne s'apprêteraient à annoncer des pertes proches de deux milliards d'euros pour 2008. S'agissant des Banques populaires, les pertes avoisineraient 300 millions d'euros. Leur filiale commune, Natixis pourrait afficher un déficit compris entre 2,5 et 3 milliards d'euros. Une situation qui pourrait nécessiter une "accélération" du dossier.
Selon le directeur de cabinet de Mme Lagarde, Stéphane Richard, l'Etat aurait toujours été "favorable à une fusion des deux réseaux". Justification l'implication du gouvernement sur le dossier, par son rôle de “superviseur du système bancaire français, via la Banque de France et la direction du Trésor”, celui qui pourrait être l'un des quatre candidats potentiels pour prendre la tête du futur ensemble a tenu à préciser que l'Etat restait “vigilant" sur la situation des groupes.
Concernant son éventuelle nomination, Stéphane Richard estime pour sa part que la question du choix du patron du nouveau groupe était "prématurée".
Selon le Figaro, le directeur de cabinet de Mme Lagarde rentrerait en “concurrence pour le poste” avec François Villeroy de Galhau, membre du conseil exécutif de BNP Paribas et ex-directeur de cabinet de Dominique Strauss-Kahn à Bercy, Charles-Henri Filippi, ancien patron de la filiale française de HSBC, et Philippe Citerne, directeur général délégué de la Société Générale.
Sources : AFP, Le Figaro, Associated Press, Mediapart
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. Perquisitions à la Caisse d'Epargne et à la Banque Populaire

4 Commentaires
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L'ultimatum de l'Élysée aux Caisses d'épargne et aux Banques populaires
L'exécutif réclame un projet de fusion sous deux semaines (soit avant la publication des résultats). Faute de quoi l'État menace de prendre jusqu'à 30 % du capital et de s'installer aux commandes.
La réunion n'est pas une première, mais elle a permis de mettre fermement les points sur les «i». Jeudi soir, le patron des Caisses d'épargne, Bernard Comolet, et celui des Banques populaires, Philippe Dupont, se sont une fois encore retrouvés dans le bureau de François Pérol, le secrétaire général adjoint de l'Élysée. En présence de représentants de la Banque de France, du Trésor et du cabinet du ministère de l'Économie, les exigences de l'État vis-à-vis du projet de fusion des deux groupes bancaires coopératifs se sont faites plus insistantes.
L'Élysée, qui exige que les négociations avancent vite, a fixé le 26 février comme date limite. Ce jour-là, les deux groupes et leur filiale commune (à 35 % du capital chacun) Natixis présenteront leurs - mauvais - résultats 2008.
Fait nouveau, ce qui était implicite est devenu explicite. Si les deux groupes ne parviennent pas à s'entendre, l'État prendra la main. Pour la première fois, un chiffre a été articulé : une participation publique pouvant aller jusqu'à 30 % du capital du futur groupe est envisagée.
À la différence de ce qui a été fait pour les autres banques françaises, l'investissement de l'État comprendrait des actions classiques, assorties de droit de vote.
Dans le même temps, les pouvoirs publics envisagent d'imposer un management au nouvel ensemble. Le nom de François Villeroy de Galhau, ancien directeur de cabinet de Dominique Strauss-Kahn à Bercy et aujourd'hui membre de la direction de BNP Paribas, circule avec insistance. Mais certains évoquent aussi Charles-Henri Filippi (ex-HS BC), Philippe Citerne, directeur général délégué de la Société générale, et Stéphane Richard, le directeur de cabinet de Christine Lagarde. De fait, même si les Caisses d'épargne et les Banques populaires bouclent leurs discussions dans le temps imparti, il paraît de moins en moins crédible que Philippe Dupont prenne les rênes du nouveau groupe, comme cela avait été avancé en octobre.
Exaspération grandissante
La pression exercée par les pouvoirs publics témoigne d'une exaspération grandissante devant les difficultés de la négociation engagée depuis octobre entre les deux banques. L'État ne considère l'opération que sous un double aspect : elle donnera naissance à un poids lourd bancaire français, de surcroît non opéable ; et elle est un préalable nécessaire, mais non suffisant, au traitement du cas Natixis, qui n'aura plus qu'un seul actionnaire.
Or, les discussions entre les deux groupes ne cessent de se gripper sur la valorisation de leurs actifs respectifs, parfois même mineurs. L'intégration dans le champ de la fusion de certaines filiales (Nexity, Crédit foncier, Océor côté « rouge », Foncia et ex-Banques HSBC côté « bleu ») cristallise les tensions, vaines aux yeux de l'Élysée. « Ce que nous exigeons, c'est un vrai projet industriel », tempête une source proche. Aux yeux du gouvernement, les problèmes comptables avancés par les uns et les autres sont davantage des prétextes que des obstacles insurmontables.
http://www.lefigaro.fr/economie/2009/02/14/04001-20090214ARTFIG00490-l-ultimatum-de-l-elysee-aux-caisses-d-epargne-et-aux-banques-populaires-.php
Les pertes de Natixis pour l'ensemble de l'année 2008 devraient dépasser les 2,5 milliards d'euros (beaucoup plus selon certains bruits). Les Caisses d'Epargne afficheraient, pour leur part, un déficit de plus de 1,5 milliard. Quant aux Banques Populaires, elles seront dans le rouge à hauteur de 0,5 milliard.
15 février 2009 à 14:44Malgré de fortes pressions, Natixis ne veut pas "brader" ses 40 milliards d'euros d'actifs à risque
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5ioyoRRgMyERbXtGjIhWTTVSTE1yw
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Banques populaires - Caisses d’épargne : la grande pagaille
L’Etat aimerait accélérer le mariage entre les Caisses d’épargne et les Banques populaires, et a fixé la date des noces : le 26 février. Mais bien des questions restent en suspens.
Les 9,4 millions de clients des Banques populaires et les 27 millions de clients des Caisses d'épargne ne devraient pas être affectés par cette fusion, ni par les pertes des filliales de chacune des enseignes (Crédit foncier, Natixis...). Ils conserveront leur compte. Chaque groupe gardera son réseau d'agences à ses couleurs.
«La fusion Caisses d’épargne-Banques populaires, c’est la débandade », souffle un banquier de la place. Il semble en effet que toutes les fées Carabosse se soient penchées sur le berceau de ce qui devrait au final constituer le 2e groupe bancaire français, derrière le Crédit agricole. Les inimitiés au sein des deux réseaux sont telles et le désordre si conséquent que ce week-end, l’Etat, par la voix de Christine Lagarde la ministre des Finances, a décidé d’appeler chacun à ses responsabilités. Quelle est la vraie valeur de Natixis, filiale commune des deux enseignes, et du Crédit foncier, qui appartient aux Caisses d’épargne ? Qui va diriger le nouvel ensemble ? L’Etat sera-t-il contraint d’entrer au capital ? Difficile d’être catégorique à quelques jours de la publication officielle des bans, annoncée pour le 26 février. Tout cela sur fond d’inquiétude générale des salariés des deux groupes. Où en est-on aujourd’hui ?
1 Natixis, holding du nouvel ensemble ? On sait que la banque d’affaires devrait afficher 2,5 Mds € à 3 Mds € de pertes en 2008. Pourtant, son avenir est loin d’être tranché. Plusieurs projets sont encore à l’étude, parmi lesquels une sortie de Natixis du périmètre de la fusion ou encore son absorption au sein du futur groupe. Mais selon nos informations, une troisième piste serait étudiée : Natixis pourrait en effet devenir la structure de tête c’est-à-dire le holding du groupe Caisses d’épargne-Banques populaires. Etant la seule société cotée du futur ensemble, cette option offrirait l'avantage au nouveau groupe de disposer d'un point d’entrée sur le marché boursier et de lui permettre ainsi de lever des fonds propres. Voire de faire entrer l’Etat dans son capital, à hauteur de 30 % par exemple.
2 Le Crédit foncier est-il vraiment une bombe à retardement ? Avec Natixis, c’est une des hypothèques qui pèsent le plus sur la valorisation et donc l’aboutissement du projet de fusion. Selon nos informations, François Blancard, directeur général du Crédit foncier, devrait annoncer vendredi prochain un bénéfice de 220 M€ pour 2008. Un profit du même ordre serait attendu pour 2009. Mais le problème le plus important viendrait des créances hypothécaires (crédits immobiliers) que détient le Crédit foncier en Grande-Bretagne et surtout en Espagne, pays dont le marché immobilier est en pleine débâcle. En effet, le Crédit foncier y est exposé à hauteur de quelque 6,5 Mds € (sur 125 Mds € de créances au total). Selon nos informations, la commission bancaire qui, il y a six mois a audité les comptes et le bilan du Crédit foncier, aurait au contraire relativisé l’impact de ces engagements. Selon elle, il faudrait que le marché immobilier espagnol dégringole de plus de 60 % pour que le CFF commence à enregistrer des moins-values. Mais cet audit date d’avant la faillite de Lehman Brothers. Depuis, le marché ibérique a déjà perdu 25 % à 30 % de sa valeur. Le projet de soustraire pour un temps le Crédit foncier du périmètre de fusion n’est pas totalement enterré.
3 Bruno Mettling, le n o 2 des Banques populaires, serait sur le départ. Pressenti un temps pour prendre la tête d’une caisse régionale, le directeur général des Banques populaires, en conflit avec d’autres dirigeants, ne trouverait plus sa place dans le nouvel ensemble. Côté Caisses d’épargne, Bernard Comolet et Alain Lemaire, les deux patrons du groupe, seraient, quant à eux, priés de revenir sur leurs terres d'origine, l’Ile-de-France pour l’un et la région Paca pour l’autre. Quant à Philippe Dupont, le président des Banques populaires, le gouvernement ne semble pas désireux de le nommer à la tête du futur ensemble, mais il entend influer fortement sur la décision finale.
16 février 2009 à 06:004 Qui pour présider le futur groupe ? Parmi les banquiers, François Villeroy de Galhau, énarque, responsable des activités de détail chez BNP-Paribas, tiendrait la rampe. Il apparaît en effet de moins en moins comme le dauphin de Baudoin Prot, le président du directoire de BNP-Paribas. Charles-Henri Filippi, ex-patron de HSBC France, est disponible, mais il n’a pas une grande expérience de la banque de détail. Philippe Citerne, longtemps n o 2 de la Société générale, a dû prendre du recul depuis la nomination de Frédéric Oudéa aux commandes. Il aurait été approché par Philippe Dupont, mais pour lui la priorité consiste à assainir les finances du futur ensemble. La nomination d’un haut fonctionnaire semble la piste privilégiée. « C’est la seule façon de faire progresser les choses », estime un fin connaisseur du dossier. Le nom de François Pérol, secrétaire général adjoint de l’Elysée, est souvent avancé, mais certains estiment qu’il n’a pas encore terminé sa mission auprès de Nicolas Sarkozy. Reste Stéphane Richard, directeur de cabinet de Christine Lagarde ; sa nomination paraît la plus vraisemblable. Seul problème : il gère le dossier de fusion à Bercy et risque ainsi d’être taxé de pantouflard. « Il pourrait être nommé d’abord au conseil d’administration et devenir, dans six mois, le futur patron », souligne un expert.
http://www.leparisien.fr/economie/banques-populaires-caisses-d-epargne-la-grande-pagaille-16-02-2009-412220.php
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La Fusion Caisses d'Epargne - Banques Populaires "Un holdup" sur la démocratie participative?
"La valse des milliards" va continuer en France le 26 Février. La Fusion Caisses d'Epargne - Banques Populaires, c'est "la prise en otage" par quelque dirigeants économiques et politiques de 7.000 000 de coopérateurs ou mutualistes ( Une personne égale une voix). "Un holdup" sur la démocratie participative couvert par le silence assourdissant de la majorité des responsables élus mutualistes, coopératifs, syndicaux et politiques. 36 millions de Françaises et de Français dépendront de cette nouvelle banque qui vraisemblablement sera une société non mutualiste, non coopérative et cotée en bourse.
16 février 2009 à 14:074
Bonjour,
Juste à titre d'information, je connais un site de comparatif de prix en ligne qui est très bien conçu, c'est www.jechange.fr
12 juin 2009 à 12:09Ajoutez un commentaire
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