Cà y est ! Le président russe Dmitri Medvedev a annoncé que la Russie reconnaissait les régions séparatistes géorgiennes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie en tant qu'Etats indépendants. Le Parlement russe avait appelé lundi à reconnaître ces deux républiques de Géorgie, celles-ci en ayant elles-même fait la demande solennelle une semaine plus tôt.
Mais entre nous y-a-t-il eu une REELLE réaction de l'Union européenne et/ou des Etats-Unis face à la situation en Géorgie ? Certes, les paroles ont fusé suite à cette annonce. Mais comme le chantait si bien Dalida, il ne pourrait s'agir avant tout que de paroles, paroles.
Il faut dire qu'en excellent stratège, Poutine a su depuis fort longtemps assurer ses arrières, ou plutôt “fidéliser” ses clients majeurs, que sont justement Europe de l'Ouest et USA. Comment ? En usant encore une fois d'atouts hautement stratégiques : les matières premières. Le gaz, mais également le titane.
Il ne fait désormais aucun doute que la Géorgie constitue un “élément” majeur sur la route du pétrole et du gaz. Il n'est qu'à se rappeler la crise du gaz Russie/Ukraine de l'hiver 2005/2006 pour réaliser l'ampleur de la dépendance de l'Europe vis-à-vis des champs gaziers russes.
Mais concernant un possible “rapport de force” entre Moscou et Washington, l'intérêt que pourraient avoir les américains à ne pas trop “irriter” son “fournisseur russe” est nettement moins relayé dans la presse.
Et pourtant ...
Rappelez-vous, à la mi-2006 déjà, Russie et USA avaient engagé les prémices d'une nouvelle guerre froide, suite à la fourniture d'armements russes à l'Iran.
Les Etats-Unis avaient alors annoncé avoir imposé des sanctions contre sept sociétés étrangères, dont le fabricant russe d'appareils militaires Soukhoï, au motif qu'elles auraient fourni à l'Iran du matériel potentiellement utilisable pour développer des armes de destruction massive. Les sanctions, qui étaient entrées en vigueur le 28 juillet 2006, visaient également le fabricant d'armes russe Rosoboronexport.
Cependant, le conflit s'était rapidement soldé par un accord .... sur le titane, matériau d'un enjeu majeur pour la construction – notamment - du Boeing 787 Dreamliner.
En novembre 2006, l'avionneur américain Boeing et le producteur russe de titane VSMPO-Avisma ont créé une société commune de composants aéronautiques, dont le président russe Vladimir Poutine s'était alors ostensiblement félicité dans un contexte de tensions avec Washington. Cette coopération entre le géant américain de l'aéronautique et le leader mondial de la production de titane visait à fabriquer des composants en titane pour le futur Boeing 787 Dreamliner. La société commune étant détenue à égalité par les deux partenaires, qui devaient y investir 60 millions de dollars au total.
Les deux parties vont plus loin désormais, puisqu'en août 2007, Boeing et VSMPO-Avisma ont signé un contrat prévoyant la création d'une entreprise conjointe pour l'usinage de pièces de titane destinées à la construction de l'avion Boeing 787 Dreamliner. La Russie tient à cet égard à rappeler que les concepteurs du 787 Dreamliner ont fait appel à des matériaux composites (polymères et titane), ce qui a considérablement renforcé sa structure, tout en la rendant plus légère.
N'oublions pas cependant que le nouvel Airbus A350 est lui aussi fort friand de titane ... et que la Russie en est plus que consciente ...
Mais rappelons toutefois, qu'il y a quelques mois, François Fillon, a fait une – certes discrète – apparition au Kazakhstan pour sceller les bases d'un accord entre cet important pays producteur de titane .... et EADS/Airbus.
Ouf ... serait-on presque tenté de dire ...
Petit rappel de taille, toutefois : la banque russe VTB détient de l'ordre de 5% d'EADS tandis que le constructeur aéronautique européen est intimement lié avec le construteur russe Irkout et la Compagnie Aéronautique Unifiée russe (OAK ou UAC)...
A lire également :
. La Russie : généreux investisseur en Abkhazie
. EADS : accord sur le titane avec le Kazakhstan
. Titane : la Russie veut doubler ses livraisons pour Boeing
. Boeing / VSMPO-Avisma : accord de titane en Russie

12 Commentaires
1
Bravo, cela fait plaisir de lire ce que personne ne veut dire ailleurs, la Russie tiens l'europe par les c...
27 août 2008 à 09:312
merci , c'est tout à fait cela ....
27 août 2008 à 09:493
C’est la main cachée des États-Unis qui a fomenté la guerre en Ossétie du Sud
Longtemps avant le 8 août, date à laquelle les dirigeants de la Géorgie, un pays du Caucase au sud de la Russie, ont attaqué une petite région autonome appelée l’Ossétie du Sud, l’armée américaine était déjà profondément impliquée en Géorgie. Washington n’a rien d’un spectateur innocent dans ces combats sanglants ayant provoqué, de la part de la Russie, une réponse qui, aujourd’hui, domine les informations.
13 août 2008
L’attaque militaire massive et bien organisée menée par la Géorgie a mis en flammes en quelques heures la ville de Tskhinvali, capitale de l’Ossétie du Sud, détruisant le siège du parlement, l’université et le principal hôpital. Selon des interviews de survivants recueillies par AP, il est difficile de trouver encore un seul bâtiment qui n’ait pas été endommagé. Eduard Kokoity, le dirigeant de l’Ossétie du Sud, a estimé que plus de 1.400 civils avaient été tués lors de l’offensive. (Reuters, 8 août)
Les forces militaires russes ont alors riposté contre les bases militaires et les champs d’aviation de la Géorgie, ainsi que contre son principal port sur la mer Noire, Poti. La plupart des informations publiées en Occident ont toutefois été déformées afin de créer l’impression que c’est la Russie qui a déclenché ce conflit avec la Géorgie.
Parmi les centaines d’articles récents publiés à ce propos, nombreux sont ceux qui détaillent l’importance de la Géorgie en tant que lieu de transit stratégique pour le pétrole et le gaz naturel en provenance de la mer Caspienne. Mais il est rarement fait mention, par contre, des rapports que ce conflit peut avoir avec les autres manœuvres américaines dans cette région stratégique.
Même si la Russie est préoccupée par une guerre à sa frontière et si l’attention mondiale est aujourd’hui concentrée sur l’Ossétie du Sud, l’administration Bush a envoyé deux nouvelles escadres de navires de guerre de l’US Navy dans les mers proches de l’Iran.
Une armée géorgienne armée et entraînée par les États-Unis
Washington ne revendique pas la paternité de l’invasion de l’Ossétie du Sud décidée par le président géorgien Mikheïl Saakachvili, surtout maintenant que les troupes de ce dernier ont subi une raclée. Les routes de retour à la capitale de la Géorgie, Tbilissi, sont parsemées de chars et d’autres véhicules militaires abandonnés par les soldats géorgiens dans leur précipitation panique à vouloir regagner leurs foyers. (BBC News, 12 août)
Mais, au moment de l’invasion, la Maison-Blanche avait annoncé clairement son soutien politique à Saakachvili et, par ailleurs, la Géorgie est la proche alliée de l’armée américaine dans sa guerre en Irak. Les États-Unis et l’Otan ont lourdement armé et entraîné les troupes géorgiennes. Il y a des « conseillers » militaires américains aujourd’hui en Géorgie. Un millier de marines américains (du 3e Bataillon du 25e Régiment des Marines) viennent précisément d’y terminer trois semaines de manœuvres communes sous le nom de « Opération réponse immédiate ».
Dans la période qui a précédé l’agression de la Géorgie contre l’Ossétie du Sud, le Pentagone a équipé la Géorgie de centaines de chars, de véhicules blindés, de pièces d’artillerie et de lance-roquettes, de douzaines d’hélicoptères de combat et de systèmes de lance-missiles antiaériens. Des centaines d’autres systèmes d’armement ont également été déversés en Géorgie, provenant d’autres membres de l’Otan et d’Israël. (Interfax, 7 août)
En échange, la Géorgie a apporté la troisième force militaire en importance dans l’occupation américaine de l’Irak. Mais, le 10 août, les États-Unis ont commencé à faire sortir de l’Irak les 2.000 militaires géorgiens afin de les acheminer vers la zone de conflit en Géorgie.
En même temps que les « conseillers » et les troupes américaines envoyés pour les manœuvres, des mercenaires et des entraîneurs militaires privés, d’origine américaine, sont à pied d’œuvre en Géorgie. En outre, des dizaines de milliers d’agents de la « société civile », de consultants internationaux, de spécialistes de la police et d’assistants techniques opèrent également en Géorgie, en Ukraine et dans d’autres anciennes républiques soviétiques.
L’Otan est divisée, à propos de la Géorgie
L’Otan, une alliance de puissances militaires impérialistes dominée par les États-Unis, a été divisée, à propos des demandes d’expansion émises par Washington. Le sommet de l’Otan, du 2 au 4 avril à Bucarest, en Roumanie, a failli se terminer prématurément par une rupture en raison des propositions provocatrices de Washington.
Les États-Unis réclamaient la poursuite de l’expansion de l’Otan vers l’est, afin d’y incorporer l’Ukraine et la Géorgie, deux pays qui ont naguère fait partie de l’Union soviétique et qui sont tous deux limitrophes de la Russie.
En dépit d’une très forte opposition populaire en Pologne et en République tchèque, l’armée américaine a également tenté de faire passer un plan destiné à installer des systèmes anti-missiles dans chacun de ces deux pays, créant ainsi une menace supplémentaire pour la Russie.
Lors de la réunion de Bucarest, l’Allemagne, la France, l’Espagne, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg se sont fortement et ouvertement opposés aux demandes de Bush concernant l’adhésion de l’Ukraine et de la Géorgie à l’Otan. Certains de ces gouvernements ont déclaré qu’ils éprouvaient des appréhensions à propos de la reconnaissance par les États-Unis de la sécession du Kosovo vis-à-vis de la Serbie. Cette sécession était une violation directe des accords des Nations unies. Tout comme l’étaient les conditions imposées par les États-Unis à la Serbie dans l’accord de cessez-le-feu de 1999, qui avait mis fin aux bombardements de terreur de l’Otan contre la Yougoslavie. L’Otan a reporté à décembre sa décision quant au statut de la Géorgie et de l’Ukraine. Mais Washington a refusé d’attendre jusqu’à cette prochaine réunion de l’Otan en décembre. La secrétaire d’État américaine, Condoleezza Rice, s’est rendue en visite en Géorgie le 10 juillet et elle a réitéré avec insistance le soutien américain à la Géorgie dans le cadre de l’intégration de cette dernière dans l’Otan.
L’expansion de l’Otan
Depuis 40 ans, l’alliance militaire qu’est l’Otan est formée de pays impérialistes, industrialisés et riches, dont la prospérité provient d’un pillage colonial perpétré durant des générations. Il s’agissait essentiellement d’une alliance antisoviétique destinée à faire cesser l’expansion des révolutions socialistes en Europe. L’Otan a utilisé sa puissance militaire, le chantage nucléaire, le sabotage économique, l’espionnage et la terreur afin de protéger et développer la richesse des entreprises privées de ses membres.
Se servant de la guerre de 1992-1999 contre la Yougoslavie pour justifier son expansion et son intervention, l’Otan est aujourd’hui passée de 16 membres avant cette guerre à 26 membres et 38 nations dans quatre accords de « partenariat » différents, comme s’en est vanté le général canadien Ray Henault, secrétaire de la Commission militaire de l’Otan, dans son rapport d’avril dernier. L’Otan a étendu son champ d’intervention bien au-delà de sa zone originale, l’Atlantique Nord, jusqu’en Europe de l’est, en Afrique et en Afghanistan.
Nombre des nouveaux membres et « partenaires » de ce bloc militaire sont d’anciens pays socialistes de l’Europe de l’Est et de l’ancienne Union soviétique qui se sont mués en mini États « satellisés », en ce sens qu’ils ne sont ni plus ni moins que des colonies économiques de l’impérialisme européen et américain.
Toutefois, la restauration de la propriété privée capitaliste sur les ressources et la production de cette vaste région du globe n’a pas apaisé l’impérialisme américain, qui perçoit également comme une menace la concurrence du développement capitaliste de la Russie. Le pouvoir des entreprises américaines est déterminé à ne permettre que la présence de sujets coloniaux dépendants. Tout pays cherchant à contrôler lui-même le développement de ses propres ressources, quel que soit son système social, est visé. C’est aussi vrai pour la Russie que pour l’Iran, la Chine ou le Venezuela.
Depuis l’effondrement de l’Union soviétique, le pouvoir des entreprises américaines a tenté d’instaurer son contrôle sur les vastes ressources énergétiques de l’Asie centrale et des nations de la région du Caucase, de la mer Caspienne et de la mer Noire.
Via l’expansion militaire de l’Otan, le Pentagone a cherché à encercler la Russie. Chaque fois, les entreprises américaines ont utilisé les agences américaines de renseignements et les organisations non gouvernementales dont le siège est aux États-Unis pour manipuler de façon cynique les antagonismes, tensions et revendications nationalistes se manifestant un peu partout en Europe de l’Est, dans les Balkans et dans les anciennes républiques soviétiques.
Le statut de l’Ossétie
Pendant 70 ans et bien qu’elle fût entourée de trois côtés par la Géorgie, l’Ossétie du Sud a bénéficié du statut d’oblast (région) autonome au sein de la Fédération soviétique. Sa population est de 70.000 habitants. La république voisine de l’Ossétie-du-Nord-Alanie a conservé son statut de république autonome au sein de l’actuelle Fédération russe. Les Ossètes ont une langue distincte, apparentée au perse, et une culture propre. Les écoles, les maisons d’éditions et les théâtres ont contribué à préserver la nationalité ossète au sein de l’Union soviétique.
Avec l’effondrement de la planification socialiste en Union soviétique, la solidarité socialiste entre les nations constituant cette dernière s’est désagrégée aussi. Le marché capitaliste a amené le chaos et un bouleversement qui ont très durement frappé les petites nationalités au moment même de la disparition de l’Union soviétique. Des gangs rivaux de « privatiseurs » cherchant à s’emparer coûte que coûte de la propriété détenue par la nation ont alors alimenté et manipulé les sentiments nationalistes.
Les autorités réactionnaires et procapitalistes de la Géorgie ont brusquement aboli le statut d’autonomie et les droits de l’Ossétie du Sud et ont annexé la petite nation, tout comme ils l’avaient déjà fait avec l’Abkhazie, une autre petite nation autonome stratégiquement située sur la mer Noire et bordée à l’est par la Géorgie. Dans le conflit qui en a résulté, l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie ont chacune proclamé leur indépendance de la Géorgie en 1991.
Ceci a abouti à une impasse de 17 ans, avec les « garants de la paix », tant géorgiens que russes, stationnés en Ossétie du Sud. La dernière attaque géorgienne a mis fin à l’impasse via une tentative d’annexion pure et simple.
De la même façon, l’Abkhazie a proclamé son indépendance vis-à-vis de la Géorgie. L’attaque militaire de cette dernière contre l’Ossétie du Sud pouvait tout aussi bien déborder en une attaque contre l’Abkhazie. Étant donné l’ampleur de l’opération et l’influence active des forces américaines en Géorgie, il est difficile de croire que Washington aurait pu ne pas être informé de la décision de Saakachvili de lancer une guerre totale contre l’Ossétie du Sud.
Au Conseil de sécurité des Nations unies, les représentants américain et britannique ont bloqué un projet de résolution présenté par les Russes et demandant à la Géorgie et à l’Ossétie du Sud de déposer immédiatement leurs armes. Les États-Unis ont rejeté la déclaration en trois phrases qui aurait exigé des deux camps de « renoncer à l’usage de la force ». C’était une confirmation manifeste du soutien américain à la poursuite de « l’usage de la force » par la Géorgie contre la minuscule nation ossète. Toutefois, la Russie est parvenait à repousser l’invasion géorgienne de l’Ossétie du Sud. Et, le 13 août, la Géorgie et la Russie acceptaient un « plan de paix » concocté par le président français Nicolas Sarkozy.
Saakachvili est déjà occupé à critiquer l’Occident en général et l’administration Bush en particulier pour n’être pas venu à son secours, ce qui indique que cette marionnette de Washington, qui a longtemps été avocat à New York avant d’être bombardée comme homme politique en Géorgie postsoviétique, peut croire qu’elle avait eu le feu vert de ses maîtres impérialistes pour se livrer à une agression téméraire, aussi bien contre les Russes que contre les Ossètes de cette petite région autonome.
Source:http://www.workers.org/2008/world/south_ossetia_0821/
Traduction en français : Jean-Marie Flémal, pour Investig’action.
27 août 2008 à 10:274
Nous l'avions deja mis en commentaire, la géorgie et les ex republiques de l'URSS ne semblent qu'avoir le choix de leurs "colons" : USA ou Russie
cf le Kirghistan
27 août 2008 à 10:325
MOSCOU, 30 juillet - RIA Novosti.
Le géant américain de l'aéronautique Boeing estime que les compagnies aériennes russes auront besoin de plus d'un millier de nouveaux appareils civils d'ici vingt ans.
"Selon nos estimations, le marché russe de l'aviation civile est l'un des plus importants, avec un chiffre d'affaires de près de 10 milliards de dollars. Au cours des dix prochaines années, la Russie aura besoin d'environ 1.060 appareils", a déclaré le directeur de la société Boeing, Russia&CIS, Sergueï Kravtchenko, cité par la chaîne Russia Today.
D'après lui, les informations selon lesquelles Boeing pourrait réduire sa présence sur le marché russe sont erronées.
"C'est faux. Nous avons signé avec Boeing un plan de coopération qui sera valable pendant plusieurs décennies et sera systématiquement appliqué. Sans les ingénieurs, les technologies, le titane et les composantes russes, le Boeing-787 Dreamliner n'aurait jamais vu le jour", a-t-il ajouté.
27 août 2008 à 10:356
VSMPO Avisma, principal fournisseur de titane pour Airbus (société)
19:50 | 14/ 07/ 2008
MOSCOU, 14 juillet - RIA Novosti.
Le premier producteur russe de titane VSMPO-Avisma et le constructeur aéronautique Airbus et son actionnaire EADS ont signé un accord cadre sur les livraisons de titane pour 4 mds USD, a annoncé lundi la société russe.
Aux termes de cet accord, VSMPO-Avisma restera fournisseur de titane pour Airbus et d'autres divisions d'EADS jusqu'en 2020. La part des produits d'un degré de transformation plus poussé, dont des laminés plats et ronds et des pièces estampillées pour tous les modèles d'Airbus, dont les programmes nouveaux, y compris A350XWB, sera augmentée.
*******
27 août 2008 à 10:36VSMPO-Avisma restera le principal fournisseur de titane pour Airbus/EADS, couvrant la majeure partie des besoins du constructeur européen.
*******
7
petit rappel tout de même
EADS : accord sur le titane avec le Kazakhstan
27 août 2008 à 10:418
a noter tout de même
In November, RTI signed a 10-year deal to supply Boeing (nyse: BA - news - people ) Co. with structural titanium for the new 787 jet. RTI expected the contract to generate $900 million in sales.
But Boeing has delayed the jet, which it calls the Dreamliner, several times until the third quarter of 2009 - more than a year behind schedule.
RTI Chief Executive Dawne S. Hickton said the company anticipated the current slowdown and reduced outside processing, overtime and staff expenses to boost operating profit margins.
Hickton said the next 12 to 18 months would be challenging but would improve in 2010 and beyond due to demand for newer and more fuel-efficient commercial planes and new military aircraft.
27 août 2008 à 11:129
Boeing/Canada
C 17 contre titane ....
-------------------------
Boeing confirme un contrat de 346 M$ à RTI Claro
Fruit de la Politique fédérale des retombées industrielles
par Stéphane St-Amour
Article mis en ligne le 21 janvier 2008
Une entreprise fraîchement établie à Laval touche la part du lion des contrats que Boeing a consentis à des entreprises québécoises dans la foulée de l'achat militaire, par Ottawa, de quatre avions C-17 en février 2007.
En présence des ministres fédéraux Jim Prentice (Industrie) et Micheal Fortier (Travaux publics), un haut dirigeant du constructeur d'avions américain confirmait lundi, l'octroi de contrats totalisant 420 M$ au Québec dont 346 M$ profiteront directement à ** RTI Claro **, une société spécialisée **dans l'usinage de pièces d'aéronefs en alliage de titane ** qui a pignon sur rue à l'entrée du parc autoroutier de la 25.
Obligations
**************************
«Boeing s'assurera que chaque dollar déboursé par le gouvernement canadien pour l'acquisition de la flotte de C-17 soit compensé par des partenariats et l'attribution de contrats à des entreprises canadiennes», a indiqué Mark Kronenberg, vice-président de Boeing Integrated Defense Systems.
******************
Ces investissements de Boeing s'inscrivent dans le cadre de la Politique des retombées industrielles au Canada en vertu de laquelle les acquisitions importantes du gouvernement sont assorties d'une obligation qui incombe aux multinationales étrangères d'investir dans l'économie canadienne un montant égal à la valeur de leur contrat.
B-787 Dreamliner
Ce qu'il faut savoir c'est que la faramineuse commande confiée à RTI Claro n'est évidemment pas liée à la construction des quatre avions de transport stratégique C-17 achetés par Ottawa au coût de 1,8 G$, mais plutôt à la fabrication des nouveaux appareils B-787 Dreamliner de la société Boeing.
Essentiellement, cette manne proviendrait ** des quelque 50 nouvelles pièces en titane usinées et assemblées ** dans les installations de la rue Ernest-Cormier. Ces pièces, dont la taille varie entre 3 pouces et 32 pieds, permettront éventuellement de soutenir une cadence de production annuelle de 120 appareils B-787 par année à l'usine de Boeing de Seattle.
Pour mettre le tout en perspective, RTI Claro produit et assemble déjà plus de 1800 pièces au profit de Bombardier et Bell Helicopter.
Lors de l'inauguration de la nouvelle usine à Laval, l'automne dernier, la direction de RTI Claro anticipait une hausse de plus de 400% de ses revenus dès 2009. En clair, son chiffre d'affaires avoisinant actuellement les 18 M$ grimperait en l'espace de 24 mois entre 70 M$ et 75 M$.
Emplois déjà créés
Incidemment, cette manne en provenance de Boeing a été à l'origine d'un investissement de 43 M$ que RTI Claro a consacré en 2007 aux fins de relocalisation de son usine et de modernisation de ses équipements à Laval.
En l'espace de quelques mois, l'entreprise a doublé ses effectifs de 130 à 280 employés. «Nous sommes toujours en période de recrutement pour des machinistes», informe la directrice des Ressources humaines, Sylvia Pinto. Une quarantaine de nouveaux postes devraient être comblés d'ici la fin de nouvelle année, précise-t-elle.
Le ministre responsable de la région métropolitaine, Michael Fortier, a tenu pour sa part à rappeler que l'industrie aérospatiale canadienne ne se limite pas aux Bombardier, CAE, Héroux-Devtek et Bell Helicopter, mais repose également sur une solide chaîne de fournisseurs et de sous-traitants méconnus du grand public. «RTI Claro démontre la profondeur de notre industrie liée à l'aérospatiale et à la défense».
De l'argent neuf
Enfin, considérant que Boeing avait attribué ses contrats depuis un bon moment déjà, la véritable nouvelle annoncée aujourd'hui par les ministres conservateurs est l'octroi de nouveaux contrats pour 241 M$ à des entreprises québécoises par le géant américain Lockheed Martin.
Cet engagement découle de la même politique des retombées industrielles s'appliquant suite à l'achat, la semaine dernière, par le gouvernement canadien de 17 avions Hercules C-130J au coût de 1,4 G$. Depuis, Lockheed Martin s'est engagé à investir au Canada pour 842 M$ en contrats divers. «Ces investissements donnent aujourd'hui un aperçu de l'activité économique que l'acquisition d'avions de transport stratégique et tactique a commencé à générer, a déclaré le ministre de l'Industrie Jim Prentice. Ce n'est que le début des retombées industrielles considérables qui seront réalisées au cours des prochaines années.»
Bachand réagit
En milieu d'après-midi, lundi, le ministre du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation, Raymond Bachand, a réagi par voie de communiqué.
«Le gouvernement du Québec est satisfait de la première série de contrats annoncée aujourd'hui quant aux retombées d'achat des avions C-17 de Boeing. Quant aux retombées associées à l'achat des avions C130-J de Lockheed Martin, les résultats préliminaires sont intéressants, mais le gouvernement attendra la suite des attributions pour se prononcer sur le résultat final.»
Le ministre Bachand n'a pas manqué de rappeler que son gouvernement avait réclamé, au printemps dernier, que l’industrie aéronautique québécoise ait sa part des retombées de ces mégacontrats militaires.
27 août 2008 à 11:1810
No comment ....
25.08.2008 (eh oui !!!) ,
ca ne s'invente pas !!!
VSMPO-AVISMA – the Best Russian Company
According to the estimation of Expert Committee on the «The Russian Economy Leader» National Award, the VSMPO-AVISMA Corporation fully complies with the criteria, required to qualify for the honorary title of «The Best Russian Company».
This decision was taken by the Organizational Committee on the National Awards based on the results of the comprehensive economic evaluation performed by the Federal Statistical Service, as well as the company’s business reputation and social activity.
The ceremony of granting “The Best Russian Company” awards and diplomas shall take place in October 24th 2008 at President Hotel in Moscow.
----------------
A noter par ailleurs
Partners of VSMPO-AVISMA Corporation – the leading world aircraft manufacturers companies: Boeing, Airbus, SNECMA, General Electric, Rolls Royce, Pratt&Whitney, etc. In total - more than 350 firms in 50 countries of the world. VSMPO-AVISMA Corporation has more than 300 international certificates on system of a quality management, methods of manufacture and the control, separate kinds of production.
VSMPO-AVISMA Corporation is deeply integrated into the world aerospace industry and for many companies the basic strategic supplier of products from the titanium.
27 août 2008 à 11:3711
voir aussi précision caspart corporation, société américaine ayant une filiale dans les pyrénées atl. société fabricant les stators de réacteurs a base de titane
30 août 2008 à 19:1812
la dépendance est à double sens. La Russie exporte son gaz vers l'Europe certes mais les gazoducs ne sont pas amovibles...
15 décembre 2008 à 19:42Quasi tout le gaz russe exporté part vers l'Europe sans cette économie, le Russie ne pèse pas lourd. Comment pourrait-elle en user de manière contraignante?
Ajoutez un commentaire
Merci de consulter notre charte de modération avant de poster votre commentaire.