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La dette de la France alourdie en 2006, incertaine en 2007

Hamiltondavid_ladanse4mLa méthode Coué n’aura duré qu’un temps. La nouvelle tendance est au flou "artistique" style David Hamilton. Un préambule à la démarche de danseuse que pourrait suivre le gouvernement français ?

Ce dernier a en effet laissé planer l’incertitude mercredi sur l’objectif de stabilisation de sa dette publique en 2007, et maintenu l’objectif d’une réduction en 2008, après avoir été "obligé" d’intégrer une partie de la dette de la SNCF.

Laquelle dette SNCF, n’arrange décidément pas les choses … puisque sa prise en compte a alourdi la dette publique de la France de plus de 8 milliards d’euros pour 2006, passant de 63,7% à 64,2% du PIB.

"Après discussion avec l’institut de statistique européen Eurostat, le traitement du service annexe d’amortissement de la dette (SAAD) de la SNCF en comptabilité nationale sera modifié", annonce en effet un communiqué de l’Institut national de la statistique (Insee).

Pour rappel, le SAAD avait été créé le 1er juin 1991, conformément à une directive européenne sur le transport ferroviaire, comme un service d’amortissement des dettes de la SNCF mais distinct de l’entreprise publique. "Un montant de dettes s’élevant à 5,7 milliards d’euros" y avait à l’époque été cantonné et l’Etat s’était engagé à verser une dotation annuelle au SAAD dans le cadre du contrat de plan, indique l’Insee.

Cette pratique de versements annuels par l’Etat s’est poursuivie "en l’absence d’un cadre juridique bien établi", tandis que des dettes supplémentaires étaient affectées au SAAD en 1997 et 1999. Le montant total de dettes cantonnées dans cette structure atteignait 8,2 milliards d’euros à la fin 2006, selon le communiqué.

Dans un communiqué, les ministères de l’Economie et du Budget ont rappelé que la dette de la SNCF avait été réintégrée dans la dette publique à la demande de l’office statistique européen Eurostat. Dans ces conditions, "la réalisation de l’objectif de stabilisation de la dette publique fin 2007 dépend en particulier du niveau de cessions d’actifs non stratégiques", a indiqué le gouvernement.

Pour rappel, la France s’était engagée auprès de la Commission européenne à stabiliser sa dette publique cette année, au niveau de 63,7% du PIB. Pour 2008, les ministres de l’Economie Christine Lagarde et du Budget Eric Woerth "maintiennent l’objectif de réduction de la dette publique", fixé initialement à 63,6% du PIB mais le gouvernement n’a pas précisé de nouvel objectif chiffré. Pas peur de se faire taper sur les doigts ?

Le président de l’Eurogroupe (forum des ministres des Finances des pays de la zone euro), Jean-Claude Juncker, a en effet critiqué vendredi dernier le manque d’"ambition" de la France en matière de réduction de son déficit public, à l’issue d’une réunion à Porto.

"Nous pensons que les ambitions dont la France a fait preuve (…) ne correspondent pas tout à fait au niveau des attentes qui est le nôtre", a lancé Juncker en rappelant que les engagements pris à Berlin pour 2010 devaient être honorés. "La France devra amplifier son effort de réduction de la dépense publique", a-t-il ajouté.

Les réformes structurelles engagées par la France "vont dans la bonne direction et sont de nature à augmenter le potentiel de croissance", mais "nous pensons que réformes structurelles et amélioration budgétaire doivent aller ensemble", a ajouté le ministre des Finances et Premier ministre luxembourgeois.

"Cela demande des efforts des autorités françaises et cela demande une pression des pairs qui se poursuivra" a également fait remarquer le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Joaquin Almunia.

La France ne prévoit le retour à un quasi-équilibre en 2010 que si la croissance atteint 3% à compter de 2009, une performance qu’elle n’a plus atteint depuis la période 1997-2001 et avec laquelle elle ne semble pas près de renouer, puisque la Commission prévoit une hausse de l’activité de 1,9% seulement cette année.

Le 9 juillet dernier, Nicolas Sarkozy était venu en personne expliquer devant l’Eurogroupe sa stratégie économique, qui revient à provoquer un choc fiscal pour doper la croissance française. Mais l’opération supposait de reporter de 2010 à 2012 le retour à l’équilibre budgétaire, en violation du programme de stabilité français et d’un engagement pris à l’unanimité par tous les pays de la zone euro en avril dernier, à Berlin. Devant le tollé que cela avait suscité, notamment en Allemagne, le président français s’était engagé à "tout faire" pour y parvenir dès 2010 si la croissance est au rendez-vous. Il avait promis de fournir en septembre un programme de réformes économiques qui permettrait d’y voir plus clair, assorti de prévisions pour la réduction du déficit.

Sources : AFP, Reuters

A lire également :

. L’UE baisse sa prévision de croissance pour la France

. Le déficit budgétaire en augmentation

Sarkozy pas sur la même longueur d’onde que Trichet

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6 commentaires

  1. laurent 20 septembre 2007 à 07:27

    Vos dettes s’accumulent ?
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  2. Zelectron 20 septembre 2007 à 09:16

    Pour ceux qui ont de la mémoire:
    Charbonnages de France laissera à l’Etat une ardoise de 4,5 milliards
    L’Expansion.com le 11/01/2006
    L’Etat se serait sans doute passé de cet encombrant passif. Quoi qu’il en soit, selon la Tribune, la dissolution programmée de Charbonnages de France (CDF) au 1er janvier 2008 coûtera en effet aux finances publiques 4,5 milliards d’euros. C’est en effet le montant du passif que CDF prévoit de laisser à cette date. A cette ardoise conséquente s’ajoutera cependant une autre charge de 7,5 milliards destinée à couvrir les prestations liées au statut des mineurs (chauffage, logement…) jusqu’en 2050.

  3. gregory 20 septembre 2007 à 11:51

    on vois la paille qui est dans l’oeil du voisin, on vois pas la poutre qui est dans le sien
    sarko devrait s’inspirer de ce proverbe, plutot que de conspuer a tour de bras Ms junker et trichet, car a force la credibilité de la france en souffrira

  4. etsy rustic wedding invitations 12 avril 2017 à 12:10

    Milk the karma horse and then once it’s dead, beat the ever loving shit out of

  5. retrouvé le retour 12 avril 2017 à 16:04

    “shit out of ?” oui je pense

    «En toute franchise, j’ai fait par erreur un commentaire inapproprié et insensible au sujet de l’Holocauste et il n’y a aucune comparaison», a déclaré Sean Spicer sur CNN”

    Franchement on nage dans l’horreur des crimes US depuis les guerres de Corée du Vietnam et du reste !! Monsieur Sean Epicé ne manque vraiment pas de sel !! Si les horreurs du passé ne servent qu’à cacher ou relativiser les crimes des USA et de leur alliés, y compris la seule utilisation de l’arme atomique sur des population civiles, c’est d’un minable tellement absolu !!!

  6. retrouvé le retour 12 avril 2017 à 20:53

    C’est vraiment bien cet article trop nul, car il montre comment une propagande invraisemblable et numérisée pourra ressortir à tout moment contre son auteur !! Il ne manque plus qu’un allongement des délais de prescription et une prétention à étendre notre bras judiciaire comme le font les US. On pourra poursuivre “all around the world” !!